La négociation collective en 2024 (Publication du bilan annuel, par la DGT et la DARES) présentation par Christian Thuderoz ( thdz-negociationcollective.org)


« Cinq cent quarante sept pages, quatre vingt douze contributeurs, quatre vingt neuf tableaux et graphiques, onze dossiers thématiques, huit chapitres, quatre parties, et un objet d’étude : la négociation collective. Mérite-elle cet énorme effort d’analyse et de compilation de connaissances ? Oui, assurément.

Car ce mécanisme de régulation sociale (ce que produit la négociation collective, ce sont des règles), de décision conjointe (deux parties – l’employeur et les représentants des salariés – décident, après confrontation de leurs points de vue, de s’accorder sur une option que chacune a refaçonnée et que toutes ont finalement approuvées) et de résolution d’un désaccord (ces deux parties, divergentes quant à l’option à adopter, ont surmonté leur désaccord, notamment en se désistant de certaines prétentions), que l’on nomme en France négociation collective (et en Grande-Bretagne, collective bargaining, depuis que cette locution a été forgée par un couple d’intellectuels socialistes britanniques, Beatrice et Sydney Webb, en 1897 à Londres, dans leur opus Industrial Democracy ; lire ici) –, ce mécanisme, donc, est étonnement moderne, équitable et efficient. » (Extrait de thdz-negociationcollective.org du 2/01/2026)

En savoir plus sur https://thdz-negociationcollective.org/2026/01/02/la-negociation-collective-en-2024-publication-du-bilan-annuel-par-la-dgt-et-la-dares/

Catherine Tirvaudey (dir.) « Les acteurs de la médiation » Editeur Mare & Martin, Collection Droit privé & sciences criminelles janvier 2026, 176 pages


La Lettre des Médiations vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2026

« Alors même que le Code de procédure civile multiplie les incitations à la médiation, et encore plus après le décret du 18 juillet 2025, le recours effectif à ce mode amiable demeure encore limité. Comprendre les raisons de cette réserve, identifier les leviers d’un véritable développement, tel est l’enjeu des contributions réunies dans cet ouvrage. Croisant les regards de professionnels de la justice, de médiateurs et d’universitaires, ces travaux analysent les pratiques, les représentations et les contraintes propres à chacun. Plaçant les acteurs plutôt que les textes au coeur de la réflexion, l’analyse met en lumière les risques perçus notamment en termes de culture professionnelle, les attentes partagées et les conditions nécessaires, notamment en matière de formation de ces acteurs à l’émergence d’une culture commune de la médiation. Au fil des échanges se dessine une réflexion collective sur la place de la médiation dans la justice civile contemporaine, entre ambition institutionnelle, bénéfices pour la justice et les justiciables, et réalités du terrain.  » (Extrait éditeur)

A commander sur https://www.mareetmartin.com/livre/les-acteurs-de-la-mediation

« Le décret du 18 juillet 2025 portant recodification du livre V du CPC : l’amiable en scène, la médiation murmure en coulisses » par F. Housty et P. Aufiere, Les Petites Affiches, Novembre 2025


En savoir plus sur https://www.kiosque-lextenso.fr/reader/preview/4dbc99cf-03fe-4d3d-8c12-686ea7f31245

Livre : Marie-Line Dubuis, L’esprit de médiation à l’œuvre  en entreprise. Un guide pratique de travail sur la prévention et la gestion des risques psychosociaux, Médias § Médiations, 2025, 99p.


« À travers de nombreuses situations vécues, l’autrice partage son approche à la fois humaniste et concrète pour gérer des situations sensibles en entreprise en mettant en œuvre l’esprit de médiation et ses postures.

Sans l’esprit de médiation, ces situations n’auraient pas pu trouver de solution ou se seraient transformées en conflits.

L’auteure témoigne que cela fonctionne quand, au-delà de la seule compréhension intellectuelle, nous nous attachons à la compréhension émotionnelle en adoptant un regard différent sur l’autre, en acceptant sa différence. » (Extrait éditeur)

A commander sur https://www.medias-mediations.fr/nouvelles-parutions/

« Le traitement négocié du conflit dans les sociétés traditionnelles » par Guy-Olivier Faure, Négociations 2011/1 n° 15, pages 71 à 87


« Les sociétés traditionnelles ont produit un ensemble de pratiques de résolution de conflit dont nous ignorons presque tout. L’article qui suit vise à entamer un inventaire de celles-ci en retenant deux importantes parties du monde, l’Afrique et la Chine. Dans une visée descriptive, il s’agit
d’abord d’élargir le répertoire des pratiques connues. Sont ici étudiés, non seulement les aspects processuels des négociations mais également le rôle de la communauté dans laquelle elles se déroulent ainsi que la dimension cognitive de la situation d’ensemble et du problème posé. Une emphase particulière est mise sur les approches holistes et métaphoriques propres à ces types de sociétés par rapport aux approches analytiques prévalant dans les sociétés occidentales.


Mots-clefs :résolution de conflits, symboles, rituels, rhétorique, mythes, processus de socialisation, réconciliation.


While traditional societies have produced a rich set of practices in the domain of conflict resolution, these methods are widely ignored. This article aims to start drawing an inventory of these practices in two major parts of the world, Africa and China, to contribute to widening the repertoire. The purpose is first to describe and shed light on the negotiation processes, on the role of the commu
nity where the conflict takes place, and ultimately on the way the various actors conceive the problem and its solution. A particular emphasis is put on holistic and metaphorical approaches in contrast to the analytical approach prevailing in Western societies.


Keywords : conflict resolution, symbols, rituals, rhetoric, myths, processes of socialization,
reconciliation.

REMISE DU RAPPORT D’ACTIVITÉ DU MÉDIATEUR DU LIVRE 2024-2025


« Le Médiateur du livre, autorité chargée de se prononcer sur l’application des lois de 1981 et de 2011 sur le prix unique du livre ainsi que sur les rapports entre édition privée et édition publique, rend aujourd’hui son rapport d’activité depuis 2024.

Ce rapport rend compte des principaux chantiers d’une activité nourrie par l’actualité et les mutations du secteur, en particulier :

  • un travail avec les professionnels et une charte sur le cadre applicable, pour les détaillants et les éditeurs, en matière de modifications de prix des livres, dans le contexte de hausse des coûts et de transparence à assurer pour les lecteurs ;
  • un avis sur la conformité de la livraison gratuite de livres en casiers automatisé par Amazon et un autre avis sur la livraison en points de retrait par les principales enseignes de distribution établissant un état des lieux des pratiques ;
  • les conclusions des travaux sur les nouvelles plateformes de lecture en ligne de mangas et webtoons, leurs modèles économiques et l’application du prix unique prévu par la loi ;
  • un projet de charte sur le recours par les éditeurs aux codes prix pour certaines catégories de livres.

Sur tous ces sujets, et encore d’autres, le Médiateur du livre assure un travail de concertation permanente avec tous les acteurs professionnels impliqués afin d’identifier les difficultés et de les résoudre en conformité avec la loi.

Il contribue ainsi à assurer la pleine effectivité et la complète actualisation de la législation sur le prix, du livre sur laquelle reposent les équilibres d’un secteur culturel et économique de premier plan.  » (Extrait de mediateurdulivre.fr du 23/09/2025)

Rapport à consulter sur https://mediateurdulivre.fr/fr/les-publications/communiques-de-presse

Soutenance de thèse : « L’analyse économique du droit de la médiation administrative dans le contentieux fonction publique », par Florent COURRÈGES,  sous la direction de la Professeure Florence CROUZATIER-DURAND, le 9 décembre 2025, Faculté de droit et science politique de Nice


Extrait de https://cerdacff.univ-cotedazur.fr/soutenance-de-these-de-monsieur-florent-courreges

Publication du numéro 18 d’INTER-Médiés


En savoir plus et commande sur https://intermedies-mediation.com/la-lettre-inter-medies-decembre-2025/

Publication du rapport d’activité2022-2025 de la Commissiond’évaluation et de contrôle de lamédiation de la consommation (CECMC)


« La médiation de la consommation fêtera en 2026 les 10 ans d’existence de son cadre juridique actuel
issu de la transposition d’une directive européenne de 2013. Ce dispositif permet à tout
consommateur de saisir gratuitement un médiateur en cas de litige avec un professionnel relatif à
l’achat d’un produit ou d’un service lorsque sa réclamation préalable auprès du professionnel n’a pu
lui donner satisfaction. Il incombe aux professionnels de garantir, sous le contrôle de la DGCCRF,
l’effectivité de ce recours notamment en informant les consommateurs de cette voie de recours
et du médiateur qu’ils ont désigné.
En favorisant ainsi la résolution amiable des litiges de consommation de la vie quotidienne dans tous
les secteurs d’activité économique, ce dispositif contribue à pacifier les relations commerciales tout
en évitant d’encombrer les tribunaux. En 2024, les médiateurs de la consommation ont été saisis de
plus de 200 000 demandes, soit 18% de plus qu’en 2022, ce qui atteste de l’ancrage progressif de ce
mode de résolution des litiges dans les pratiques commerciales.
La CECMC publie son troisième rapport d’activité sur la période 2022-2025. Ce rapport a été inspiré
par le double souci d’associer à son élaboration l’ensemble des parties prenantes de la médiation de
la consommation en France et de fournir des éclairages sur des expériences étrangères.
Présidée par un Conseiller d’Etat, M. Marc El Nouchi, cette commission est garante du bon
fonctionnement de ce dispositif. Elle veille en particulier à ce que les médiateurs qu’elle référence (77
en septembre 2025) répondent aux exigences d’indépendance, d’impartialité et d’efficacité du
processus de médiation qui fondent leur légitimité auprès des parties. Elle est assistée dans ses travaux
par la DGCCRF, qui en assure le secrétariat.

Ce rapport présente les chiffres clés de l’activité des médiateurs de la consommation et de la
CECMC sur cette période. Il tire également les leçons du fonctionnement actuel du dispositif et
formule des propositions d’amélioration de son cadre juridique et de pratiques confrontés à de
nouveaux enjeux tels que le développement des achats en ligne et le recours à l’intelligence
artificielle dans le traitement des litiges.
Il ressort positivement de ce rapport :

un allongement des délais de traitement des saisines recevables, qui se sont élevés à 142 jours en
2024 excédant sensiblement la norme réglementaire de 90 jours. Même si les données de 2025
traduisent une amélioration significative de ces délais dans beaucoup de secteurs, le Président de la
CECMC « considère comme prioritaire d’enrayer cette tendance. Il en va en effet de la crédibilité d’une
voie de résolution conçue pour être plus rapide que le recours au juge. La commission veille notamment
à ce que les professionnels mettent des moyens suffisants à la disposition des médiateurs qu’ils ont
institués » »

un recours croissant à ce mode amiable de résolution des litiges. Le nombre de demandes de
médiation effectuées par les consommateurs a doublé depuis 2017. En 2024, les médiateurs ont
reçu plus de 207 000 saisines (+ 18% par rapport à 2022) ; ils ont en traité 212 000 (+ 25% sur la même
période). Comme le relève le Président de la CECMC, « La France est de très loin en tête des Etats
membres de l’Union européenne en nombre de saisines et de médiation traitées. » ;

une efficacité du dispositif puisque plus de 77% des saisines sont menées à terme. Et 85% d’entre
elles donnent lieu à un accord entre les parties ou à des propositions de solution du médiateur
acceptées par elles. Dans près de 60 % des cas, ces propositions ont donné partiellement ou
totalement satisfaction aux consommateurs ;

une implication satisfaisante des professionnels au processus de médiation, leur intérêt bien
compris étant d’utiliser cette voie amiable pour renforcer la confiance des consommateurs. Alors
qu’en France ce processus demeure volontaire et non contraignant, le refus des professionnels d’y
prendre part concerne moins de 10% des saisines recevables.
Toutefois, pour Marc El Nouchi, « ces données d’activité encourageantes, qui laissent espérer la
réussite de ce dispositif dans la durée, ne doivent néanmoins pas masquer les difficultés persistantes
relevées par la CECMC » :

« le dispositif demeure globalement insuffisamment connu, tant des consommateurs que des
professionnels, et donc sous-utilisé. Les consommateurs ne sont pas suffisamment informés de
l’existence de cette voie de recours, ni avant la souscription du contrat, ni au moment de contracter, ni
même lors de la survenance du litige » (Extrait du communiqué de presse)

Rapport à consulter sur https://www.economie.gouv.fr/mediation-conso/la-cecmc-publie-son-rapport-dactivite-2022-2025

Médiateur de Bercy : rapport de l’activité 2024 (actu-juridique.fr)


« Le Médiateur des ministères Économiques et Financiers (MEF), Pierre Hanotaux, vient de rendre public son rapport d’activité 2024. En 2023, le service de médiation de Bercy a reçu 5 983 demandes de médiation (un chiffre en hausse de 9,6 %), en a réorienté 4 077, pour au final traiter 1 499 demandes de médiation. 81 % des demandes recevables émanaient des particuliers. L’occasion de faire le point sur ce service offert aux usagers, son fonctionnement et son intérêt en matière fiscale. » (Extrait de actu-juridique.fr du 2/12/2025)

En savoir plus sur https://www.actu-juridique.fr/fiscalite/fiscal-finances/mediateur-de-bercy-rapport-de-lactivite-2024/?utm_source=flipboard&utm_content=symf%2Fmagazine%2FACTUALIT%C3%89S+CHOISIES+DE+LA+M%C3%89DIATION

Thèse : « La médiation en ligne », Servane RAMPILLON, soutenance en vue de l’obtention du doctorat de droit privé et sciences criminelles, Université Paris Nanterre le 27/11/2025


Membres du jury :

Mme Frédérique AGOSTINI, Conseillère à la Cour de Cassation, Présidente du Conseil nationale de la médiation
Mme Soraya AMRANI-MEKKI, Professeure à Sciences Po Paris, Directrice
M. Samir MERABET, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon III, Rapporteur
Mme Natacha SAUPHANOR-BROUILLAUD, Professeure à l’Université Paris Nanterre
M. Jean-Philippe TRICOIT, Maître de conférences à l’Université de Lille, Rapporteur

(Extrait de https://ed141.parisnanterre.fr/soutenances/theses-soutenues/droit-prive-these-la-mediation-en-ligne)