Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du hors-série N°2 de la Lettre des Médiations : « Courants et méthodes en médiation» , 44 p .Il est publié en lien avec le n°6 de la Revue des Médiations
Nous voulons améliorer la présentation de la Lettre des Médiations pour la rendre plus agréable à lire et augmenter sa diffusion et nous faisons appel à votre soutien en faisant un don ou en adhérant à l’Association Francophone pour le Développement de la Médiation (AFDM) : https://forms.gle/r2o1wcLmkEfnSHwXA
Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du 6ème numéro de la Revue des Médiations : « «Courants et méthodes en médiation» , 123p. Il est publié en lien avec la Lettre des Médiations dans le cadre d’un hors-série n° 2
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Nous vous rappelons que la Revue des Médiations est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et européens nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés, merci de nous contacter à : revuedesmediations@gmail.com
« Notre toute nouvelle Association pour une Approche Transformative du Conflit (AATC) est désormais bien lancée ! Nous avons passé hier la barre symbolique des 50 membres et, à en juger par la liste des « aficionados » de l’approche (personnes abondamment formées voire certifiées, affichant volontiers leur adoption du modèle, contribuant parfois à sa promotion voire son enseignement…) que je connais et qui n’en font pas encore partie, il n’y a pas de raison que cela s’arrête en si bon chemin 🙂
Mais il ne suffit pas d’être nombreux, encore faut-il se mettre en mouvement !
A cet effet, d’ici la fin du mois d’avril, nous consulterons les membres pour identifier des dates au mois de juin, afin d’organiser une série de réunions destinée à mettre en commun nos envies, nos attentes et nos idées quant à l’action de notre association.
L’objectif est que chaque membre qui le souhaite puisse partager ce qu’elle ou il attend de cette association, et entrevoir ce qu’elle peut y trouver et/ou lui apporter.
Par ailleurs, la création de l’association donne naturellement lieu à une évolution de notre dispositif de communication, qui a commencé et va se poursuivre progressivement :
Mise à jour du site web, sommaire pour l’instant, plus significative dans les mois qui viennent, au service d’un public plus large et diversifié (membres, grand public, partenaires et institutions) – Visiter le site
Utilisation de la plateforme HelloAsso pour les inscriptions aux événements et activités pour les membres et les non membres – S’inscrire à nos prochaines activités
Création d’une page Linkedin, ouverte à tous les utilisateurs de ce réseau social pour un partage d’informations « au fil de l’eau » – S’abonner à la page Linkedin
Maintien de la lettre d’information régulière par courriel pour les « sympathisants » de notre liste de diffusion (environ 700 à ce jour)
Mise en place prochaine d’une lettre d’information dédiée aux membres
Création d’un groupe privé Linkedin pour des interactions libres et des partages d’informations au fil de l’eau réservés aux membres – Rejoindre le groupe
Enfin, en attendant de reprendre nos conférences ouvertes à toutes et tous, nous invitons les personnes initiées à l’approche transformative à s’inscrire à nos prochaines activités, en particulier celles à très court terme : – Café thématique du 16 avril, sur le thème « Poser le cadre » transformatif(Introduction par un formateur et partage d’expériences entre praticiens)- gratuit et réservé aux membres – Foire Aux Questions du 23 avril (un formateur agréé répond à toutes vos questions sur la théorie ou la pratique) – gratuit et réservé aux membres
– Entraînements libres des 23 et 27 avril – gratuit pour les membres » (Extrait)
Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du 6ème numéro de la Revue des Médiations : « «Courants et méthodes en médiation» , 123p. Il est publié en lien avec la Lettre des Médiations dans le cadre d’un hors-série n° 2
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Nous vous rappelons que la Revue des Médiations est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et européens nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés, merci de nous contacter à : revuedesmediations@gmail.com
Robert A. Baruch Bush, l’un des fondateurs de la médiation transformative, est décédé le 27 février 2026. Pour lui rendre hommage, La lettre des Médiations reprend le texte publié par mon ami Olivier Chambert-Loir pour saluer sa mémoire :
« C’est avec beaucoup de tristesse que je prends enfin le temps d’annoncer ici le décès, à la fin du mois dernier, de Robert A. Baruch Bush. Peu connu du grand public, Baruch Bush était et restera pourtant une figure de la médiation, qui a apporté une contribution majeure à ce domaine. Diplômé de Harvard et de Stanford, conférencier et formateur reconnu à l’échelle internationale, il a enseigné avec passion pendant plus de 40 ans diverses matières juridiques fondamentales, mais aussi la négociation, et surtout la médiation. En particulier avec l’ouvrage The Promise of Mediation, coécrit avec Joseph P. Folger (1994, édition augmentée et modifiée en 2004), il a introduit et formulé le modèle, disruptif, de la médiation dite transformative. Par cette approche, il a redéfini le conflit comme une crise de l’interaction humaine plutôt que comme un problème à résoudre, et par suite comme une opportunité de (re)connexion et de compréhension mutuelle. Ainsi a-t-il également redéfini la médiation, à rebours de la seule recherche d’un accord ou encore d’une injonction à l’apaisement ou à la réconciliation, comme un soutien non directif des protagonistes dans leurs efforts pour recouvrer leur agentivité et (re)trouver ainsi, par eux-mêmes, le chemin d’une interaction constructive.
Au-delà du changement de paradigme majeur que cela représente pour les professionnels de la médiation, cette approche du conflit véhicule une vision du monde humaniste qui invite tout un chacun à conjuguer l’affirmation de soi en tant qu’individu singulier, et la connexion respectueuse à l’autre, semblable en humanité bien qu’irréductiblement différent.
Il manquera à toutes les personnes qui ont eu la chance de le côtoyer, et qui se souviendront de lui non seulement pour son intelligence exceptionnelle, mais aussi pour sa chaleur humaine, son humilité, sa générosité et son intégrité morale. Exemple lumineux d’un humain dont la vie est porteuse de sens, il savait mieux que personne écouter profondément, confronter et questionner avec respect, et révéler le meilleur de celles et ceux avec qui il interagissait.
Le hasard a voulu que la tristesse de voir partir notre ami et mentor vienne se mélanger à la joie de célébrer la naissance, la semaine suivante, de notre Association pour une Approche Transformative du Conflit (AATC)
Il se réjouissait justement de voir « son bébé » prendre ainsi son essor dans l’espace francophone, et nous n’en avons que plus à coeur de lui faire hommage en prolongeant patiemment et humblement son oeuvre.
En attendant d’évoquer plus amplement sa mémoire dans les prochaines semaines, je souhaitais partager ces quelques mots et cette photo « non officielle » de lui, encore plein de vie, prise à New-York en compagnie de Janet Mueller Muller et Dan Simon, 2 autres fellows et board members de L’Institute for the Study of Conflict Transformation«
« Les pratiques narratives font référence aux travaux de Michael White, que notre équipe de médiateurs internes de la Direction générale des Finances publiques propose de mobiliser dans le cadre du processus de médiation de projet.
Mise en oeuvre à l’occasion d’un changement dans l’organisation de travail représentant un enjeu local fort et une situation relationnelle à risque, la médiation de projet offre aux équipes de la DGFIP un cadre structuré d’échange pour s’exprimer et s’écouter.
💡Cheminer dans le paysage de l’action
L’usage des pratiques narratives par les médiateurs internes permet aux personnes concernées de se positionner comme des sujets du changement en élaborant ensemble un plan d’action dans un mode coopératif.
💡Prendre soin du paysage relationnel
La médiation de projet débute en explorant le paysage de la relation : comment chacun perçoit son rôle et sa place dans l’équipe, en élaborant avec les participants une cartographie des relations.
Ce travail narratif, conduit dans une approche progressive, de l’individuel vers le collectif, mobilise des outils métaphoriques (le voyage, la randonnée, la musique…). Il permet de reconnaître les besoins, les émotions, mais aussi les gestes de coopération et de soutien qui existent déjà et qui peuvent servir de points d’appui pour soutenir la confiance et l’engagement collectif.
💡Révéler le paysage de l’identité : ce que le projet dit de “qui nous sommes”
Dans la phase finale du processus, la médiation de projet invite les participants à explorer ce qui fonde l’identité de leur service, en exprimant les valeurs professionnelles partagées, ce à quoi l’équipe tient pour bien faire son travail et ce vers quoi elle tend, ce que signifie pour ce collectif le sens du service public et la qualité du travail bien fait.
En reliant les expériences aux intentions, aux engagements et aux valeurs des personnes, ce travail narratif renforce la robustesse des équipes pour mieux aborder la conflictualité, faire face aux imprévus et à la complexité. » (Extrait .linkedin.com du 22/02/2026)
Dans un contexte sociétal marqué par des tensions croissantes et un besoin renouvelé de dialogue, la pratique de la médiation est en plein essor et bénéficie désormais d’une légitimité institutionnelle reconnue. Cette évolution appelle la création d’un centre de recherche dédié, capable de consolider une discipline encore jeune au sein des sciences humaines et sociales.
C’est dans cette perspective qu’a été engagé le projet de préfiguration du Centre de Recherche « Médiation, Négociation et Société » (CREMENS). Ce centre a vocation à devenir un pôle de référence pour tous les chercheurs sur la médiation et la négociation ; il est , fondé sur une approche pluridisciplinaire et sur le dialogue entre les pratiques professionnelles et la recherche académique.
Porté par l’Ifomene (Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation) de l’Institut Catholique de Paris, le CREMENS s’inscrit dans l’héritage institutionnel et intellectuel de l’ICP, dont l’histoire repose sur une philosophie du dialogue, une tradition d’ouverture interreligieuse, et une conception profondément humaniste de la relation à l’autre.
Genèse et contexte du projet
Depuis vingt-sept ans, l’Ifomene occupe une position de référence dans la formation à la médiation et la négociation en France. Son engagement constant dans la professionnalisation, la diversité de ses approches pédagogiques et son ancrage institutionnel en font un acteur naturel pour contribuer à la structuration académique de la médiation.
Ambitions et objectifs
Le CREMENS poursuit plusieurs objectifs complémentaires :
offrir à la communauté des médiateurs et négociateurs un espace de réflexion scientifique sur les pratiques, les postures et les dispositifs d’intervention ;
contribuer à la structuration de la médiation comme champ de recherche à part entière au sein des sciences humaines et sociales ;
favoriser le dialogue entre chercheurs, praticiens et institutions ;
produire des connaissances susceptibles d’éclairer les politiques publiques, les organisations et la société civile.
Activités
En 2026, un comité de préfiguration est chargé de définir le programme scientifique du CREMENS pour les trois premières années du centre.
Au cours de cette année de préfiguration, le CREMENS initiera notamment les activités suivantes :
Workshops interdisciplinaires et rencontres scientifiques en ligne pour structurer une communauté de chercheurs intéressés par la médiation et la négociation, et élargir les partenariats institutionnels
Création d’un fonds documentaire dédié à la médiation
Comité de préfiguration
Le comité de préfiguration a pour objectif de préparer la création du centre de recherche CREMENS. Il sera constitué de :
Frédérique Agostini, Magistrate, Conseillère à la Cour de Cassation. Présidente du Conseil National de la Médiation (CNM) et Présidente du Groupement Européen des Magistrats pour la Médiation (GEMME)
Dr Marie-Claire Belleau, Professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, Médiatrice
Stephen Bensimon, Philosophe, médiateur (AME FFCM et Cour d’appel), Président-Fondateur de l’Ifomene, Professeur affilié ScPo ExEd
Dr Linda Benraïs, Professeure affiliée à l’ESSEC, Directrice des programmes IRENE en gouvernance et résolution des conflits, Médiatrice, Co-auteure du Guide Dalloz des MARD.
Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene, CEDR accredited mediator
Dr Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, Chercheur associé à l’unité de recherche Transversales – Université Lyon II. Auteur d’ouvrages et articles en médiation, rédacteur de la Revue des Médiations et de la Lettre des Médiations
Anne-Laure Brun Buisson, Médiatrice, Intervenante et membre du Comité d’Orientation de l’Ifomene, Responsable du programme de recherche-action « Le médiateur dans la Cité », Avocate à la Cour (honoraire)
Dr Véronique Fraser, Professeure de droit, Co-Directrice de la Maitrise en prévention et règlement des différends (PRD) à l’Université de Sherbrooke.
Dr Sèdjro Hountohotegbè, Professeur de droit, Co-Directeur des programmes de deuxième cycle en Prévention et Règlement des Différends (PRD) à la Faculté de Droit de l’Université de Sherbrooke.
Dr Paul Lignières, Vice-Recteur de l’Institut Catholique de Paris, membre du Comité d’Orientation de l’Ifomene, Avocat à la Cour (honoraire)
Dr Tiffany Morisseau, Chercheuse en psychologie cognitive, affiliée à l’ICP, spécialiste de la communication
Jean-Baptiste Van der Henst, Directeur de recherche au CNRS et Membre du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon. Ses travaux portent sur la perception des interactions sociales et la communication
Laurence Villeneuve, Médiatrice de l’ICP, Formatrice à l’Ifomene. Présidente de l’ONG Women’s WorldWide Web (W4), Membre du CA d’Avocats Sans Frontières et membre de l’ANM et du GEMME
« Pour notre Réseau Francophone, cette année commence par une nouveauté importante : la création imminente d’une association loi 1901, l’AATC (Association pour une Approche Transformative du Conflit). Au-delà de nous simplifier la tache sur divers aspects pratiques, cela va nous permettre d’exister formellement sur la scène de la médiation, et d’augmenter ainsi notre visibilité auprès du grand public, nos possibilités de dialogue avec nos pairs, et notre capacité de « plaidoyer » auprès des institutions.«
(…)
« webinaire en accès libre, proposé par Olivier Chambert-Loir le 26 février, intitulé « Le dialogue transformatif ou la co-création de conversations constructives au sein d’un collectif ou d’une organisation : aux frontières de la médiation, du coaching et de la facilitation de groupe » –
« La médiation est universelle, mais loin d’être uniforme. Cet article résume quatre grands modèles de médiation : l’approche anglo-saxonne « Getting to Yes », le modèle nord-européen de « l’escalade du conflit », le modèle francophone de la « Roue de Fiutak » et un paradigme asiatique basé sur l’harmonie, reflétant les traditions collectivistes. Bien que les généralisations comportent un risque de simplification, ces cadres offrent des repères utiles pour naviguer dans les différends interculturels.
La médiation est universelle, mais loin d’être uniforme. Son enseignement, sa pratique et son évaluation dépendent du cadre culturel dont elle émane. Cela est particulièrement évident à travers l’Europe depuis la Directive européenne sur la médiation, où plus de 25 pays ont adopté des lois distinctes reflétant leur propre conception culturelle du rôle du médiateur. (Extrait de adric.ca ND)