Français English Dans un contexte propice à la désillusion et au désenchantement, la participation citoyenne des personnes réfugiées se développe depuis quelques années en France. Elle est le signe d’une intégration pluraliste dans la société. Elle est également le résultat d’un long parcours qui nécessite l’accompagnement par un tiers. C’est le rôle de ce médiateur interculturel, souvent invisible, que nous analyserons dans cet article, en prenant appui sur les résultats de deux projets, coLAB et Partage de Cultures. Nous montrerons que, selon la nature de l’expérience vécue, ce tiers accompagne le cheminement des personnes réfugiées le long de leur parcours d’intégration pluraliste, leur permettant ainsi de quitter la posture de demandeur pour aller vers celle de participant.
In a context conducive to disillusionment and disenchantment, the civic participation of refugees has been developing in France over the last few years. It is a sign of pluralist integration into society. It is also the result of a long process that requires the support of a third party. It is the role of this often invisible intercultural mediator that we analyse in this article, based on the results of two projects, coLAB and Partage de Cultures. We will show that, depending on the nature of the experience, this third party accompanies the progress of refugees along their pluralist integration path, enabling them to move away from the posture of applicant towards that of participant.
« Les candidatures sont ouvertes pour le DU Gestion de conflit, Médiation et Interculturalités (GCMI) de l’Institut des Droits de l’Homme de Lyon (IDHL – UCLy) pour l’année universitaire 2026-2027 ! Here you go (et cliquez sur le bouton « Candidater ») : https://lnkd.in/e5aSw4-T
Dans un contexte marqué par des tensions intra/inter-étatiques, sociales, environnementales, interculturelles et organisationnelles croissantes, la maîtrise des outils de gestion de conflit et de médiation est devenue une compétence stratégique. Le DU GCMI propose une formation pluridisciplinaire associant apports académiques et retours d’expérience de praticiens reconnus. Les enseignements s’inscrivent pleinement dans les enjeux contemporains avec des modules consacrés entre autres à :
🔹 La justice restaurative 🔹 Le fait militaire dans la gestion des conflits 🔹 La médiation environnementale, la gestion de conflit en entreprise ou dans les organisations 🔹 Le patrimoine des conflits et les enjeux de mémoire, etc.
Cette formation est ouverte aux ou à celles/ceux qui veulent devenir : -Médiateur(trice) professionnel(le) (entreprises, collectivités, associations, secteur de la santé) -Chargé(e) de médiation et de gestion des conflits (enseignement supérieur, administrations, entreprises, hôpitaux) -Médiateur(trice) interculturel(le) (santé, éducation, collectivités territoriales, accompagnement des publics) Le DU est accessible en formation initiale et en formation continue et certains cours sont mutualisés avec la nouvelle Faculté des sciences sociales ou encore €4labellisés par la Chaire UNESCO de l’UCLy. 👉 Dépôt du dossier avant le 2 octobre 2026 (commission le 9 octobre 2026).
Résumés Français English Nous repensons ici les situations de communication plurilingue et interculturelle en contexte médical sous l’angle des injustices épistémiques (Fricker, 2007). À l’aide d’entretiens narrativo-explicitatifs portant sur deux situations relevant du rapport à la naissance et à la mort, décrites par deux médiatrices interculturelles, nous analysons les pratiques de ces dernières et mettons en évidence la manière dont elles s’y prennent pour que la parole des personnes allophones soit écoutée et crue. Notre étude contribue, d’une part, à mettre en lumière certains aspects liés aux injustices épistémiques dans la communication interculturelle, et, d’autre part, à repenser de manière critique le rapport entre les ontologies sous-tendant la relation à autrui, au corps et à la santé, mobilisées dans les institutions médicales.
Through this paper, we explore plurilingual and intercultural communication’s situations in a medical context from the point of view of epistemic injustices (Fricker, 2007). Using narrative-explicitative interviews on two situations (concerning birth and death), described by two intercultural mediators, we analyze their practices and highlight what they do to ensure that non-native speakers’ voice is listened to and believed. Our study contributes, on the one hand, to highlighting certain aspects related to epistemic injustices in intercultural communication, and on the other hand, to rethinking critically the relations between the ontologies underlying the relationship to the other, to the body and to health, mobilized in medical institutions (Extrait)
Dans un monde de plus en plus multiculturel et polarisé, les récits identitaires et culturels façonnent la manière dont les individus perçoivent les conflits. Ces divergences peuvent exacerber les tensions et rendre le dialogue difficile. Comment la médiation peut-elle aider à créer un espace d’échange qui favorise la compréhension mutuelle et la cohésion sociale ?
Lors de cet échange, Joanna Kalowski partagera son expertise sur :
✔️ Déconstruire les récits opposés : Comment les histoires que nous racontons influencent les conflits et comment les redéfinir pour favoriser le dialogue. ✔️ Prendre en compte l’impact de la culture et de la diversité en médiation : Comment adapter les processus de médiation pour éviter les biais et intégrer des perspectives interculturelles. ✔️ Favoriser une approche inclusive : Outils et techniques pour créer un terrain commun et restaurer la confiance entre des parties issues d’horizons variés.
À travers des exemples concrets tirés de ses nombreuses médiations à travers le monde, Joanna Kalowski nous fera découvrir comment le dialogue peut devenir un levier puissant pour construire des ponts dans une société de plus en plus fragmentée.
🎯 Une médiatrice internationale reconnue Joanna Kalowski est une médiatrice, facilitatrice et formatrice judiciaire australienne de renom. Diplômée de l’Université de Sydney, elle possède plus de 30 ans d’expérience en médiation interculturelle et en gestion des conflits complexes.
🎯 Une expertise globale en médiation interculturelle ✔️ Elle a mené plus de 300 médiations, touchant des sujets aussi variés que les revendications territoriales autochtones, les conflits environnementaux, les projets d’infrastructure publique, les litiges commerciaux et académiques. ✔️ Elle a formé des médiateurs en Australie, Europe et Asie, et a dirigé une université d’été pour le Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris (CMAP) en 2005. ✔️ Co-présidente de la task force sur la médiation interculturelle de l’International Mediation Institute (IMI), elle a contribué à l’élaboration de standards internationaux dans ce domaine.
« Nous repensons ici les situations de communication plurilingue et interculturelle en contexte médical sous l’angle des injustices épistémiques (Fricker, 2007). À l’aide d’entretiens narrativo-explicitatifs portant sur deux situations relevant du rapport à la naissance et à la mort, décrites par deux médiatrices interculturelles, nous analysons les pratiques de ces dernières et mettons en évidence la manière dont elles s’y prennent pour que la parole des personnes allophones soit écoutée et crue. Notre étude contribue, d’une part, à mettre en lumière certains aspects liés aux injustices épistémiques dans la communication interculturelle, et, d’autre part, à repenser de manière critique le rapport entre les ontologies sous-tendant la relation à autrui, au corps et à la santé, mobilisées dans les institutions médicales. » (Extrait)
« Des cadres de référence distincts conduisent à un écart de perception et de compréhension entre les individus, ce qui peut alimenter une incompréhension réciproque, des malentendus et, à terme, des conflits. Il est utile pour le médiateur de disposer d’une grille de lecture pour décrypter comment le cadre culturel peut influencer des secteurs de la relation comme la communication, la prise de décisions, la manière d’aborder la confiance et le désaccord. Pour autant, on ne saurait réduire l’individu à son inscription dans un cadre culturel ; l’ambition de toute médiation n’est-elle pas d’inviter chacun à ne pas essentialiser l’Autre et d’aider les médiés à s’affranchir de leurs biais respectifs, que ces biais résultent de leur culture ou de toute autre donnée contribuant à caractériser leur singularité ? » (Extrait linkedin.com)
« Cette formation sur la médiation interculturelle se concentre sur la compréhension et la gestion des identités culturelles en lien avec la posture du médiateur. Les participants apprendront à naviguer dans les dynamiques interculturelles, à rechercher des clés de compréhension des différents cadres de références des médiés, et à utiliser des stratégies de communication efficaces pour éviter les risques d’impasse.
Intervenants : Anissa Benchekroun, intervenante systémicienne et stratégique en entreprises, Florence van de Putte, médiatrice systémicienne agréée et avocate honoraire, et Stéphanie Degrave, Médiatrice agréée et avocate » (Extrait de trialogues.be du 5/11/2024)
« Mon souhait est que cet ouvrage ouvre la porte à un large partage d’expériences face au conflit et qu’il nous encourage à être médiateur, ou à recourir à la médiation, ou à tout mode amiable de règlement des différends dans le respect de chacun en cas de conflit larvé ou avéré. »
L’auteur nous fait part de son expérience pluridisciplinaire et partage sa pratique de la médiation pour nous emmener dans un voyage interculturel destiné à la résolution des conflits.
Son approche est fondée sur la rencontre. Comment créer du commun entre deux personnes en conflit, entre deux étudiants qui se forment à la médiation ? Comment soutenir chez chacun cette attitude intérieure propice à la rencontre ?
Les lecteurs seront les médiateurs fraîchement diplômés ou confirmés en recherche de partage d’expériences, les avocats, les magistrats, les formateurs, les DRH, les coachs, les superviseurs, les thérapeutes, les personnes en médiation… toute personne concernée par le conflit. » (Extrait Editeur)
Dominique Retourné, avocate et médiatrice, s’est engagée dans une évolution professionnelle et personnelle tout au long de sa carrière. Fidèle à son serment d’avocate, elle découvre le coaching et en enrichit sa pratique avec enthousiasme dès les années 90. Coach certifiée, superviseure et formatrice en médiation, elle anime des groupes d’analyse de pratique. Sans relâche, elle poursuit ses recherches et partage ses découvertes à travers sa propre méthode d’enseignement
« Le Diplôme Universitaire « Gestion des conflits, Médiation et Interculturalité » est une formation professionnalisante dont la vocation est de répondre à :
La demande sociale de la prise en compte de l’interculturalité par les différentes instances politiques, judiciaires et administratives;
La demande de formation des professionnels de l’éducation, de la santé et de l’entreprise, sur la problématique des conflits interculturels;
La demande des acteurs de la société civile (associations, Organisations non-gouvernementales…).
Objectifs
Il s’agit d’une formation à dominante juridique, axée sur les enjeux culturels et sociétaux, à l’issue de laquelle les participants auront développé des compétences juridiques et anthropologiques dans le domaine de l’interculturalité, mais aussi des capacités de médiation et de gestion des conflits à caractère culturel.
Compétences visées
Développement des compétences juridiques avec une prise en compte des paramètres et des enjeux culturels.
« La stabilité de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est gravement menacée depuis que le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont décidé de quitter le bloc régional en janvier dernier. Lors de son sommet à Abuja, au Nigeria, la CEDEAO a nommé le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en tant qu’envoyé spécial pour tenter de renouer le dialogue avec ces pays.
Cette mission intervient dans un contexte de forte tension régionale. Les trois États concernés, qui ont tous connu des coups d’État ces dernières années, avaient déjà affirmé lors d’un sommet tenu la veille dudit sommet qu’ils avaient « irrévocablement tourné le dos à la CEDEAO ».
C’est une première dans l’histoire de près de 50 ans du bloc régional, qui n’avait jamais perdu des membres de cette manière. Les analystes s’accordent à dire que la mission de M. Faye sera difficile et probablement infructueuse dans l’immédiat, en raison des profondes tensions qui subsistent. » -RI-(Extrait de jeune-independant.net du 9/07/2024)