
« La médiation cherche depuis 40 ans à trouver sa voie et sa place en France. Elle bénéficie aujourd’hui d’une bonne estime générale, de la motivation de médiateurs sans cesse plus nombreux, et d’un nombre croissant de domaines d’application. Mais elle se heurte aussi dans la pratique à une faible culture française de l’amiable, voire à une préférence nationale pour l’affrontement judiciaire, qui se traduisent encore par une insuffisante progression.
Compte tenu de la complexité de cette situation, le travail du premier conseil national de la médiation (juin 2023 – avril 2026) a permis, sous la présidence engagée de Frédérique Agostini, de réunir ses membres éminents, avec des experts invités, dans des échanges bien ouverts à toutes les médiations représentées. Il a ainsi effectué avec beaucoup de méthode un premier état des lieux. Dans son rapport final, remis en avril au Garde des sceaux (voir en pj), ce conseil a émis 75 recommandations pour une médiation de qualité.
Ces recommandations couvrent quantité de sujets qui intéressent les médiateurs comme les prescripteurs au sens large. Nous ne perdons pas de vue qu’il s’agit de recommandations donc qu’elles restent à traduire dans la réalité des pratiques et parfois des règlements.
Mais ce conseil est aussi marqué par la mission qui lui a été assignée et par sa composition. Son rapport, orienté sur la qualité de la médiation, est-il suffisant pour permettre l’émergence d’une nouvelle profession dont la finalité est une rénovation profonde du traitement des litiges et des conflits ? C’est sûrement une étape indispensable, mais le travail doit encore se poursuivre et la question est de savoir comment. C’est ce que nous allons aborder ci-après. » (Extrait de syme.eu
En savoir plus sur https://www.syme.eu/articles/209731-un-bilan-du-premier-cnm-et-une-reflexion-sur-son-devenir