A consulter sur https://www.fenamef.asso.fr/wp-content/uploads/2026/06/FENAMEF-defense-et-maintien-DEMF-29052026.pdf
Archives du 9 juin 2026
« L’intérêt de la médiation : restaurer le dialogue et apaiser les relations pour préserver les intérêts de votre client » par Maïyadah Bashmilah, Avocate et Rim Souissi, Médiateure (village-justice.com)

« Avocat, vous vous interrogez peut-être sur l’intérêt, pour les parties, de recourir à la médiation ?
Orienter son client vers la voie de la médiation permet de lui proposer un processus qui s’avère très efficace pour résoudre le conflit en altérité, sans pour autant vous éloigner de votre rôle de protection des intérêts de votre client.
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I. Préserver la relation : un intérêt essentiel de la médiation pour le client.
1- La médiation permet de résoudre le conflit en altérité.
La médiation permet de résoudre le conflit en altérité.
De quoi s’agit-il ?
L’altérité est la capacité à reconnaître l’autre en tant qu’il est autre, et non en tant qu’alter-ego. Autrement dit, il s’agit de considérer le monde et les autres sous un autre prisme que le sien.
La médiation rend possible cette résolution « en altérité » et cette reconnaissance mutuelle. C’est un processus dans lequel chacun peut d’abord être reconnu par l’autre dans ce qu’il vit.
Le médiateur joue un rôle essentiel pour faciliter cette étape.
Une fois cette prise de conscience opérée par les personnes, elles ont alors la capacité de construire ensemble leur projet relationnel commun, en explorant les options possibles et en s’accordant sur l’issue de leur conflit.
La médiation, grâce à une résolution d’un conflit en altérité, permet de préserver la relation, même en cas de rupture. » (Extrait village-justice.com du 3/06/2026)
« Croissance et explosion des modes de prévention et de règlement des différends internationaux » par Laurence Marquis, Revue de prévention et règlement des différends, Volume 1 (2025)

« L’ordre international fondé sur les principes de la Charte des Nations Unies
de 1945 traverse une crise systémique sans précédent. Les récentes
guerres en Ukraine et à Gaza, couplées à la guerre commerciale déclarée
par les États-Unis au Canada (et au monde) ne sont que les plus récents
exemples de conflits qui exacerbent les tensions entre le respect du droit
international et les logiques de puissance, et participent à un déclin potentiel
d’un monde multipolaire. Il semble ainsi plus urgent que jamais de se
pencher sur les voies pouvant mener à la prévention, ou le règlement, de ces
différends internationaux. L’article 33 de la Charte des Nations Unies prévoit
ainsi que :
Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer
le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent en
rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d’enquête,
de médiation, de conciliation, d’arbitrage, de règlement judiciaire, de
recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d’autres moyens
pacifiques de leur choix.
Le Conseil de sécurité, s’il le juge nécessaire, invite les parties à régler
leur différend par de tels moyens.1
Qu’il s’agisse de diplomatie, de négociation, de médiation, d’arbitrage ou
de tribunaux internationaux, pour ne nommer que les principaux, ce numéro spécial prétend offrir quelques pistes de solution pour les recours existants en
soulignant la croissance et l’explosion des modes de prévention et règlement
des différends internationaux (PRDI). (Extrait)
Article à consulter sur https://usherbrooke.scholaris.ca/collections/6517f8ce-b49c-4e9f-9b49-6a28a8800946/search