Matinale IEAM : « Environnement et Transition durable : quelle nouvelle place pour la Médiation ? » le 23 juin 2026, de 8h30 à 9h30 en visio-conférence.


Inscription sur https://www.ieam.eu/agenda/matinale-ieam-230626

Médiation : Le Maroc renforce son engagement pour les modes alternatifs de règlement des différends (lavieeco.co)


« Le ministère de la Justice, en partenariat avec le Comité national de l’environnement des affaires (CNEA) et avec l’appui de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a organisé, ce vendredi 12 juin à Casablanca, un colloque international sous le thème «Médiation nationale et internationale : regards croisés sur les dynamiques institutionnelles et sectorielles», réunissant des responsables institutionnels, des experts, des praticiens,ainsi que des représentants d’organisations nationales et internationales spécialisées dans les domaines de la médiation, de l’arbitrage et du règlement des différends.

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la médiation, tant au niveau national qu’international, et par les transformations profondes qui en font désormais un levier essentiel de prévention, de gestion et de règlement des différends. De plus en plus sollicitée, la médiation contribue à renforcer la sécurité juridique, à consolider la confiance entre les acteurs économiques et à favoriser un environnement des affaires plus attractif et compétitif. » (Extrait de lavieeco.com du 12/06/2026)

En savoir plus sur https://www.lavieeco.com/au-royaume/mediation-le-maroc-renforce-son-engagement-pour-les-modes-alternatifs-de-reglement-des-differends/

Publication : « Jeunes : préparer demain avec eux, dès maintenant », INTER-médiés N° 19, mai 2026, 68p.


Un peu d’auto-promotion pour ce numéro n° 19 d’INTER-médiés, consacré aux « jeunes », ces « futurs artisans de la paix », comme le soulignent dans leur éditorial, Joëlle Dunoyer et Marion Delisse, les coordinatrices du numéro. En ces temps troublés par les guerres et d’autres événements violents, elles rappellent à juste titre qu’il ne faut pas sombrer dans le pessimisme et qu’il convient de continuer à « semer les graines du dialogue et de la paix », surtout auprès des jeunes générations. En ce sens, comme le souligne mon article, la médiation scolaire et, plus particulièrement, l’apprentissage de la médiation dès le plus jeune âge constituent l’un des meilleurs moyens de développer une culture de la médiation dans nos sociétés.

Sur cette question de l’apprentissage de la médiation, Mariane Souquet, pionnière dans le domaine scolaire, souligne également que la médiation scolaire s’inscrit dans « un processus éducatif qui permet un changement d’attitude vis-à-vis du conflit ». Elle considère qu’« apprendre à vivre ensemble fait partie intégrante des missions de l’école » et regrette qu’aujourd’hui, après une période faste, les établissements scolaires s’investissent davantage dans d’autres approches que dans la médiation par les pairs.

À côté de la médiation par les pairs, le numéro relate d’autres initiatives, notamment pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec la présentation de projets de prévention et de médiation menés dans deux établissements scolaires à Paris. Ces projets reposent en particulier sur la mise en place d’« ateliers sur les émotions », sur l’utilisation de la technique des « messages clairs » et sur la formation d’élèves au rôle d’« ambassadeurs ». Dans le même esprit, Pablo Ferez, enseignant d’EPS, présente dans un entretien, un projet mis en œuvre dans un collège, inspiré de la justice restaurative. Ce projet vise notamment à repérer les situations de « bouc émissaire » à partir de « la théorie du triangle de l’abus », développée par Eric Verdier, psychologue et formateur.

Ce foisonnement d’initiatives relaté dans ce numéro montre à la fois l’existence d’une richesse créative dans les établissements scolaires, mais traduit aussi une certaine carence du ministère de l’Éducation dans la prise en charge de ses missions éducatives. En effet, on peut regretter qu’il n’existe pas de véritable politique d’évaluation de ces dispositifs afin d’en faire ressortir « les bonnes pratiques » et de les développer à l’échelle nationale.

Jean-Pierre Bonafé-Schmitt

Lettre des Médiations

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