« Dans le cadre du schéma départemental d’accueil des gens du voyage en vigueur depuis 2019, une action avait été mise en œuvre en matière de médiation et d’accompagnement social des voyageurs dans l’Eure. Ainsi, depuis plusieurs années, SOLIHA Terres de Normandie assurait cette mission en mettant à disposition une médiatrice départementale, Magali Guingnier.
Cette mission, jusqu’alors financée par l’État, la CAF et le conseil départemental, revêtait deux actions principales : la prévention et la médiation dans le cadre des installations illicites dans les communes d’une part et l’accompagnement social des voyageurs dans le besoin en matière de santé, d’accès au droit, de démarches administratives d’autre part.
Pour l’année 2026, le conseil départemental a annoncé son retrait financier de cette mission après avoir prolongé son financement une année supplémentaire. Sollicités, une majorité des EPCI de l’Eure n’ont pas souhaité financer le dispositif. Dès lors, faute de financement complémentaire, la mission de médiation départementale a été recentrée depuis le 1er avril 2026 exclusivement sur l’activité d’accompagnement social des voyageurs, le périmètre d’action correspondant aux fonds État mobilisés. » (Extrait de eure.gouv.fr du 4/06/2026)
« L’hôtel de Région Nouvelle Aquitaine a accueilli le 29 janvier 2026 le colloque « Médiation en santé, enjeux et perspectives ». Trois tables rondes, trois heures de débats, treize intervenants : la médiatrice nationale de la santé, des directeurs d’hôpitaux publics et privés, des professionnels de la médiation et avocats en santé, des représentants de commissions d’usagers.
Sans prétendre à l’exhaustivité tant les thèmes abordés ont été riches et variés, voici quelques-unes des observations et pistes de réflexions issues de ces échanges.
Une progression des questions relationnelles en santé
Le recours à la médiation non seulement s’accroît dans le secteur médical et médico-social, mais il se transforme. La tendance montre que les saisines de médiateurs sont réalisées plus en amont, avant que les tensions et conflits ne deviennent un risque pour la santé des personnes.
C’est l’indice d’une progression des préoccupations relatives à la qualité des relations, mais aussi de l’importance de recourir à des professionnels formés. « (Extrait de syme.eu du 13/05/2026)
🔹 Intervenant : Philippe Gazagnes, Membre du Conseil d’administration de l’ANM, Membre du Conseil National de la Médiation, Médiateur national de Clariane 🔹 Animatrice : Catherine GUY 📚🧭, Médiatrice, Editrice de Médias & Médiation
Résumés Français English Nous repensons ici les situations de communication plurilingue et interculturelle en contexte médical sous l’angle des injustices épistémiques (Fricker, 2007). À l’aide d’entretiens narrativo-explicitatifs portant sur deux situations relevant du rapport à la naissance et à la mort, décrites par deux médiatrices interculturelles, nous analysons les pratiques de ces dernières et mettons en évidence la manière dont elles s’y prennent pour que la parole des personnes allophones soit écoutée et crue. Notre étude contribue, d’une part, à mettre en lumière certains aspects liés aux injustices épistémiques dans la communication interculturelle, et, d’autre part, à repenser de manière critique le rapport entre les ontologies sous-tendant la relation à autrui, au corps et à la santé, mobilisées dans les institutions médicales.
Through this paper, we explore plurilingual and intercultural communication’s situations in a medical context from the point of view of epistemic injustices (Fricker, 2007). Using narrative-explicitative interviews on two situations (concerning birth and death), described by two intercultural mediators, we analyze their practices and highlight what they do to ensure that non-native speakers’ voice is listened to and believed. Our study contributes, on the one hand, to highlighting certain aspects related to epistemic injustices in intercultural communication, and on the other hand, to rethinking critically the relations between the ontologies underlying the relationship to the other, to the body and to health, mobilized in medical institutions (Extrait)
« Nous repensons ici les situations de communication plurilingue et interculturelle en contexte médical sous l’angle des injustices épistémiques (Fricker, 2007). À l’aide d’entretiens narrativo-explicitatifs portant sur deux situations relevant du rapport à la naissance et à la mort, décrites par deux médiatrices interculturelles, nous analysons les pratiques de ces dernières et mettons en évidence la manière dont elles s’y prennent pour que la parole des personnes allophones soit écoutée et crue. Notre étude contribue, d’une part, à mettre en lumière certains aspects liés aux injustices épistémiques dans la communication interculturelle, et, d’autre part, à repenser de manière critique le rapport entre les ontologies sous-tendant la relation à autrui, au corps et à la santé, mobilisées dans les institutions médicales. » (Extrait)
« Dans un système de santé qui peut être complexe, le médiateur en santé accompagne les personnes les plus vulnérables afin de les aider à accéder à leurs droits, à des informations de prévention et à un parcours de soins adapté. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’ARS finance les postes de 85 médiateurs santé, qui ont accompagné près de 10 000 personnes en 2024.
La région est l’une des plus avancées sur la médiation en santé, avec 75% des habitants des Quartiers prioritaires de ville (QPV) couverts par ce dispositif. Pour valoriser ce métier essentiel pour le patient et le praticien, mais trop méconnu des professionnels de santé, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a lancé une campagne d’information le 5 janvier 2026.
Un enjeu fondamental pour accompagner les publics les plus éloignés du système de santé
Les médiateurs en santé accompagnent les personnes éloignées du système de santé, dont la situation est considérée comme vulnérable par l’un ou plusieurs de ces facteurs :
• problèmes de compréhension : allophonie, illettrisme, illectronisme ; • difficultés financières ; • isolement social ou géographique ; • discriminations, stigmatisations et/ou mauvaises expériences avec le système de santé.
Les médiateurs en santé interviennent aussi bien dans les QPV que dans des territoires ruraux ou auprès de publics spécifiques (personnes à la rue, gens du voyage, personnes hébergées, etc.)
Concrètement, ils accompagnent les patients dans leurs démarches (accès aux soins, aide à la prise de rendez-vous) et créent des espaces d’échanges avec eux (entretiens individuels, ateliers collectifs, etc.). L’objectif pour eux est que les patients ne décrochent pas du système de santé et deviennent autonomes dans leur parcours de soin.
Juliette LUTTUN, médiatrice en santé à Bron, l’explique : Le temps de consultation pour un médecin est précieux et limité. J’interviens en renfort, en complément. Je peux aborder avec le patient des aspects que le médecin n’a pas le temps de traiter, notamment les démarches administratives. Je m’assure que le patient rencontre toutes les conditions nécessaires pour poursuivre son parcours de soins.
Les médiateurs en santé peuvent être employés par des associations de prévention et de promotion de la santé, des collectivités, des structures d’exercice coordonné ou des établissements de santé. Pour permettre le maintien et le développement des médiateurs en santé en AuvergneRhône-Alpes, l’ARS participe au financement de leur poste en mobilisant un budget d’environ 4,5 millions d’euros par an et veille à leur bonne répartition sur le territoire. » (Extrait de auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr du 8/01/2026)
« Afin d’améliorer l’accès aux droits de santé, à la prévention, aux dépistages et aux soins des personnes résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, l’ARS s’appuie sur le dispositif adulte-relais depuis 2011 en co-finançant avec la préfecture des postes de médiateurs sociaux dédiés à la santé.
Créé en avril 2000, le dispositif adulte-relais, outil de la politique de la ville, nait dans un contexte de redéploiement des interventions de l’Etat visant à renforcer les liens entre les habitants et améliorer leurs rapports avec les institutions. Il s’inscrit dans une double logique :
Améliorer, dans les quartiers relevant de la politique de la ville, les rapports sociaux dans les espaces publics ou collectifs, ou entre les habitants et les services publics ;
Favoriser l’insertion professionnelle des médiateurs bénéficiant de la mesure ≪ adulte-relais ≫ a l’issue de leur(s) contrat(s).
Qu’est-ce que la médiation santé ?
La médiation santé se définit comme une interface de proximité pour faciliter l’accès aux droits, à la prévention et aux soins, assurée auprès d’un public par une personne de confiance, issue de ce public ou proche de lui, compétente et formée à cette fonction d’information, d’orientation et d’accompagnement. Le médiateur santé crée du lien entre «l’offre» (ou système de santé) et une population qui éprouve des difficultés à y accéder.
La médiation santé s’inscrit dans le cadre générique de la médiation sociale. Il s’agit d’un métier à part entière et non d’une fonction médiatrice annexe, qui s’appuie sur une formation spécifique, un référentiel précis et un cadre éthique et déontologique formalisé par une charte. » (Extrait de hauts-de-france.ars.sante.fr du 2/07/2025)
« MONTRÉAL — La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et le gouvernement du Québec ont annoncé s’être entendus sur un processus de médiation. Une première rencontre avec le médiateur était prévue dès la fin de la journée, mardi.
«La FMSQ confirme en être venue à une entente avec le gouvernement du Québec pour lancer un processus de médiation à l’égard des négociations liées au renouvellement de son Accord-cadre», a écrit la Fédération, sur les réseaux sociaux. » (Extrait de msn.com du :10/2025)