« L’hôtel de Région Nouvelle Aquitaine a accueilli le 29 janvier 2026 le colloque « Médiation en santé, enjeux et perspectives ». Trois tables rondes, trois heures de débats, treize intervenants : la médiatrice nationale de la santé, des directeurs d’hôpitaux publics et privés, des professionnels de la médiation et avocats en santé, des représentants de commissions d’usagers.
Sans prétendre à l’exhaustivité tant les thèmes abordés ont été riches et variés, voici quelques-unes des observations et pistes de réflexions issues de ces échanges.
Une progression des questions relationnelles en santé
Le recours à la médiation non seulement s’accroît dans le secteur médical et médico-social, mais il se transforme. La tendance montre que les saisines de médiateurs sont réalisées plus en amont, avant que les tensions et conflits ne deviennent un risque pour la santé des personnes.
C’est l’indice d’une progression des préoccupations relatives à la qualité des relations, mais aussi de l’importance de recourir à des professionnels formés. « (Extrait de syme.eu du 13/05/2026)
AFIM et CSMC ont le plaisir de vous inviter à une série exceptionnelle de 6 webinaires interactifs de 2 heures chacun, représentant 12 heures de formation continue (CPD) certifiées par la Chambre Suisse de Médiation Commerciale et reconnues par la Fédération Suisse Médiation (FSM).
Cette formation est conçue pour les professionnels confrontés à des tensions complexes où se mêlent enjeux financiers, gouvernance, relations personnelles, succession, contrôle et continuité de l’entreprise. » (Extrait de afim-mediation.com)
« Depuis près de deux décennies le mot « médiation » s’est mis à désigner toute forme de résolution amiable d’un différend interpersonnel.
Cette dilution du terme empêche les directions générales de structurer un dispositif cohérent. Elle conduit les RH à porter, dans la confusion des rôles, un mandat structurellement intenable.
Ce qui suit est une clarification pratique, à destination des dirigeants et des directions des ressources humaines qui souhaitent construire un dispositif clair articulant prévention, régulation et médiation autour du conflit dans leur organisation. » (Extrait de linkedin.com du 23/06/2026)
« Martin Ajdari, le président de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, estime que Canal+ et les signataires de la tribune « doivent se parler » et « redescendre un peu après la vivacité des polémiques ».
La Société des réalisateurs et réalisatrices de films (SRF), qui regroupe 500 cinéastes, propose une « médiation » entre les signataires de la tribune anti-Bolloré et les équipes cinéma de Canal+ afin de « rétablir la confiance », selon un communiqué publié mardi 19 mai. » (Extrait de lemonde.fr du 19/05/2026)
L’objet de ces modules de formation à la médiation vise à combiner progressivement l’acquisition de connaissances à la fois théoriques et pratiques sur la médiation, comme mode de résolution des conflits.
L’accent sera mis à la fois :
– sur l’acquisition de techniques en matière de médiation à partir de méthodes pédagogiques interactives,
– sur des objectifs de développement de la médiation à caractère professionnelle,
– sur une formation généraliste à la médiation.
Public visé :
La formation s’adresse en priorité aux personnes exerçant une activité ou ayant une compétence dans le domaine de la gestion des conflits et désirant acquérir une formation spécialisée et pratique de niveau universitaire en médiation. Une formation supérieure de niveau Bac + 2 ou équivalent est attendue. A défaut, le candidat doit pouvoir justifier de 5 ans d’expérience professionnelle.
La formation vise particulièrement :
– les personnes exerçant la fonction de médiateur et voulant se perfectionner,
– les personnes désirant se spécialiser dans la médiation,
– les personnes voulant se familiariser avec les techniques et la pratique de médiation et exerçant une activité par ailleurs.
Le DU est enregistré au répertoire spécifique et éligible au CPF. Le suivi de la formation peut être financé par le compte personnel de formation. (Extrait)
« Depuis les années 2000, et plus encore au cours de la dernière décennie, la médiation sociale s’est affirmée comme un secteur structurant de l’action sociale, en réponse aux mutations profondes des territoires, notamment dans les quartiers urbains confrontés à des fragilités économiques et sociales. Initialement centrée sur la facilitation de l’accès aux droits, le renforcement de la citoyenneté et la prévention des conflits, elle a vu ses missions évoluer et se diversifier.
L’essor de dispositifs de médiation en milieu scolaire, le développement d’actions d’accompagnement face à la dématérialisation des services publics ou encore les interventions liées aux transitions sociales et numériques illustrent cette adaptation continue aux besoins contemporains des habitant·e·s.
Pour autant, toujours confrontée à un triple enjeu de reconnaissance, de professionnalisation et de pérennisation de ses emplois et des activités, la médiation sociale doit poursuivre son affirmation en tant qu’outil incontournable des politiques publiques. À cet effet, un nouveau référentiel d’évaluation de l’utilité sociale de la médiation sociale, intitulé PACTES, a été construit puis expérimenté sur trois territoires (Angoulême, La Rochelle, Lyon) sur lesquels évoluent trois associations de médiation sociale professionnelle. À cette démarche, s’est adossée, pour la première fois, une mesure des coûts évités permis par les activités de médiation sociale, centrée sur celles menées en milieu scolaire et dans l’habitat social.
Dans la continuité de cette étude, France Médiation organise avec ses adhérents, des chercheurs, des institutions publiques, des élus et des experts du secteur, une journée nationale autour de la mesure d’impact de la médiation sociale. Cette dernière a pour ambition d’analyser les implications de l’évaluation pour les structures et les financeurs, de présenter les méthodes d’évaluation et leur pertinence selon les contextes et les objectifs poursuivis, d’examiner le rôle de l’évaluation dans le financement des structures, et les moyens de la valoriser auprès des partenaires financiers, de favoriser l’échange de pratiques entre acteurs, afin d’harmoniser et d’enrichir les démarches d’évaluation. » (Extrait)
« Cet article entend identifier les normativités à l’œuvre dans les modes amiables de règlement des différends (MARD). La première partie expose les tensions axiologiques structurant les discours théoriques sur l’amiable, entre opérations de justification et démarches critiques au sujet de la transposition des rapports marchands dans les formes du droit. La seconde partie s’appuie sur une observation participante au sein d’une formation aux MARD pour dégager les orientations éthiques et les prescriptions techniques qui, au-delà des sources formelles du droit étatique, régulent la pratique des modes amiables, confirmant ainsi l’opérationnalité du concept de petites sources pour appréhender le droit négocié. » (Extrait)