« Le ministère de la Justice, en partenariat avec le Comité national de l’environnement des affaires (CNEA) et avec l’appui de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a organisé, ce vendredi 12 juin à Casablanca, un colloque international sous le thème «Médiation nationale et internationale : regards croisés sur les dynamiques institutionnelles et sectorielles», réunissant des responsables institutionnels, des experts, des praticiens,ainsi que des représentants d’organisations nationales et internationales spécialisées dans les domaines de la médiation, de l’arbitrage et du règlement des différends.
La rencontre intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la médiation, tant au niveau national qu’international, et par les transformations profondes qui en font désormais un levier essentiel de prévention, de gestion et de règlement des différends. De plus en plus sollicitée, la médiation contribue à renforcer la sécurité juridique, à consolider la confiance entre les acteurs économiques et à favoriser un environnement des affaires plus attractif et compétitif. » (Extrait de lavieeco.com du 12/06/2026)
Un peu d’auto-promotion pour ce numéro n° 19 d’INTER-médiés, consacré aux « jeunes », ces « futurs artisans de la paix », comme le soulignent dans leur éditorial, Joëlle Dunoyer et Marion Delisse, les coordinatrices du numéro. En ces temps troublés par les guerres et d’autres événements violents, elles rappellent à juste titre qu’il ne faut pas sombrer dans le pessimisme et qu’il convient de continuer à « semer les graines du dialogue et de la paix », surtout auprès des jeunes générations. En ce sens, comme le souligne mon article, la médiation scolaire et, plus particulièrement, l’apprentissage de la médiation dès le plus jeune âge constituent l’un des meilleurs moyens de développer une culture de la médiation dans nos sociétés.
Sur cette question de l’apprentissage de la médiation, Mariane Souquet, pionnière dans le domaine scolaire, souligne également que la médiation scolaire s’inscrit dans « un processus éducatif qui permet un changement d’attitude vis-à-vis du conflit ». Elle considère qu’« apprendre à vivre ensemble fait partie intégrante des missions de l’école » et regrette qu’aujourd’hui, après une période faste, les établissements scolaires s’investissent davantage dans d’autres approches que dans la médiation par les pairs.
À côté de la médiation par les pairs, le numéro relate d’autres initiatives, notamment pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec la présentation de projets de prévention et de médiation menés dans deux établissements scolaires à Paris. Ces projets reposent en particulier sur la mise en place d’« ateliers sur les émotions », sur l’utilisation de la technique des « messages clairs » et sur la formation d’élèves au rôle d’« ambassadeurs ». Dans le même esprit, Pablo Ferez, enseignant d’EPS, présente dans un entretien, un projet mis en œuvre dans un collège, inspiré de la justice restaurative. Ce projet vise notamment à repérer les situations de « bouc émissaire » à partir de « la théorie du triangle de l’abus », développée par Eric Verdier, psychologue et formateur.
Ce foisonnement d’initiatives relaté dans ce numéro montre à la fois l’existence d’une richesse créative dans les établissements scolaires, mais traduit aussi une certaine carence du ministère de l’Éducation dans la prise en charge de ses missions éducatives. En effet, on peut regretter qu’il n’existe pas de véritable politique d’évaluation de ces dispositifs afin d’en faire ressortir « les bonnes pratiques » et de les développer à l’échelle nationale.
« Penser la médiation comme une infrastructure du compromis suppose d’instruire au moins trois questions :
Qu’est-ce qu’un compromis, et qu’elle est sa singularité ?
Pourquoi est-ce si difficile de nouer des compromis ?
Et que peut ou que doit faire le médiateur pour que les parties parviennent à des compromis équitables et efficients ?
Je vais tenter d’apporter ici des éléments de réponse en m’efforçant de partir des problèmes, tels qu’ils me semblent se présenter – ce sera ma première partie – puis d’identifier les équipements nécessaires pour fonder cette infrastructure souhaitée du compromis, les deux parties suivantes.
Première partie : Les problèmes. Distinguons cinq manières de résoudre un conflit entre des personnes, c’est-à-dire, en fait : cinq manières de prendre une décision à plusieurs, sachant que ces personnes sont en désaccord sur les options possibles :
en imposant la volonté d’un seul, par des moyens de persuasion ou de coercition ;
en utilisant la règle majoritaire ;
en se tournant vers un juge, et on lui demande de trancher ;
en consultant les Augures et en observant le vol des oiseaux ;
ou se mettant autour d’une table, en recherchant un accord satisfaisant pour tous, avec l’aide d’un médiateur. » (Extrait)
« Le DU Médiation & justice participative a pour objectif d’une part : l’enseignement des fondamentaux du droit de la médiation, des différents Modes Alternatifs de Règlement des Différends et de l’Arbitrage appliqués au champ de la consommation, des affaires économiques et l’industrie immobilière. Il permet la découverte de la psychologie et des sciences humaine et l’initiation à la pratique des modes alternatifs de règlement des conflits, par la négociation, la gestion ou la compréhension des conflits. Familiariser les professionnels du droit et du chiffre en leurs exposant l’intérêt et l’efficacité de la justice participative. Former les participants à la connaissance générale des outils de la médiation et des modes alternatifs de règlement des différends, et notamment de favoriser la connaissance des statuts de médiateur ou conciliateur de justice. Cet apprentissage des techniques de médiation, de négociation et d’arbitrage est complémentaire de la formation traditionnelle des juristes intéressés par le contentieux, quel qu’il soit. La formation s’adresse aux candidats statut de médiateur de justice, à tous professionnels du droit et du chiffre (avocat, expert-comptable, expert de justice etc.), aux professionnels de l’entreprise ainsi qu’aux étudiants, dans le domaine des sciences économiques, juridiques, humaines, sociales ou techniques. » (Extrait)
« Un an après la première édition organisée à la Cour d’appel de Nancy, l’Institut François Geny et le DU « Médiation et autres MARD » de l’Université de Lorraine vous donnent rendez-vous à Épinal pour un retour très attendu !
Organisée conjointement avec le Tribunal judiciaire et le Barreau d’Épinal, cette journée se tiendra à la Faculté de droit à Épinal et réunira universitaires, magistrats, avocats, médiateurs, conciliateurs et experts judiciaires autour d’un enjeu central : comment la justice amiable a-t-elle évolué depuis juin 2025.
Le matin sera consacré aux évolutions législatives et pratiques induites par les décrets des 8 et 18 juillet 2025 : pratiques de renvoi en amiable, articulation entre temps du procès et temps de l’amiable, nouvelle place des experts judiciaires, transformation des postures professionnelles, attentes des justiciables…
L’après-midi, quatre ateliers participatifs et résolument pratiques permettront d’approfondir des questions concrètes : l’entrée en procédure amiable, l’accompagnement des parties, la rentabilité économique de l’amiable et la formation universitaire dans ce domaine.
Un colloque conçu comme un temps de bilan, d’appropriation des réformes et de co-construction de nouvelles pratiques entre le monde académique et les professionnels du droit. » (Extrait)
L’année 2025-2026 a été marquée par une forte croissance : structuration de la médiation sociale, amélioration des pratiques et rayonnement accru au niveau national et international.
La force du réseau
Le réseau peut compter sur des membres actifs et engagés : 90 médiatrices et médiateurs accrédités, 264 bénévoles, 80 nouvelles personnes formées, 280 heures de formation, 16 comités de travail actifs et 65 personnes impliquées.
Avancées stratégiques
Innovation
Renforcement de la médiation sociale grâce à un financement structurant du Fonds d’études notariales, adaptation organisationnelle et innovation des pratiques.
Collaboration
Travail concerté avec les partenaires communautaires, institutionnels et universitaires pour améliorer l’accès à la justice.
Rayonnement
Présence accrue au Québec, au Canada et à l’international pour partager l’expertise québécoise en justice réparatrice.
Une réponse aux enjeux sociojudicaires prioritaires
L’accès à la justice,
la non-judiciarisation des problèmes sociaux,
La réparation des torts et la réappropriation des trajectoires de justice par les personnes concernées,
les situations de violences interpersonnelles et intimes,
L’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité,
La prévention et les règlements des différends,
La cohabitation dans l’espace public.
La justice réparatrice et la médiation sociale offrent des démarches complémentaires au système de justice pénale. C’est une approche qui permet de réduire la pression sur les tribunaux, de prévenir l’escalade des conflits et la détérioration du tissu social, enfin de favoriser un sentiment de justice et un pouvoir d’agir pour les personnes concernées. » (Extrait)
« Dans le cadre du schéma départemental d’accueil des gens du voyage en vigueur depuis 2019, une action avait été mise en œuvre en matière de médiation et d’accompagnement social des voyageurs dans l’Eure. Ainsi, depuis plusieurs années, SOLIHA Terres de Normandie assurait cette mission en mettant à disposition une médiatrice départementale, Magali Guingnier.
Cette mission, jusqu’alors financée par l’État, la CAF et le conseil départemental, revêtait deux actions principales : la prévention et la médiation dans le cadre des installations illicites dans les communes d’une part et l’accompagnement social des voyageurs dans le besoin en matière de santé, d’accès au droit, de démarches administratives d’autre part.
Pour l’année 2026, le conseil départemental a annoncé son retrait financier de cette mission après avoir prolongé son financement une année supplémentaire. Sollicités, une majorité des EPCI de l’Eure n’ont pas souhaité financer le dispositif. Dès lors, faute de financement complémentaire, la mission de médiation départementale a été recentrée depuis le 1er avril 2026 exclusivement sur l’activité d’accompagnement social des voyageurs, le périmètre d’action correspondant aux fonds État mobilisés. » (Extrait de eure.gouv.fr du 4/06/2026)