« Les pratiques narratives font référence aux travaux de Michael White, que notre équipe de médiateurs internes de la Direction générale des Finances publiques propose de mobiliser dans le cadre du processus de médiation de projet.
Mise en oeuvre à l’occasion d’un changement dans l’organisation de travail représentant un enjeu local fort et une situation relationnelle à risque, la médiation de projet offre aux équipes de la DGFIP un cadre structuré d’échange pour s’exprimer et s’écouter.
💡Cheminer dans le paysage de l’action
L’usage des pratiques narratives par les médiateurs internes permet aux personnes concernées de se positionner comme des sujets du changement en élaborant ensemble un plan d’action dans un mode coopératif.
💡Prendre soin du paysage relationnel
La médiation de projet débute en explorant le paysage de la relation : comment chacun perçoit son rôle et sa place dans l’équipe, en élaborant avec les participants une cartographie des relations.
Ce travail narratif, conduit dans une approche progressive, de l’individuel vers le collectif, mobilise des outils métaphoriques (le voyage, la randonnée, la musique…). Il permet de reconnaître les besoins, les émotions, mais aussi les gestes de coopération et de soutien qui existent déjà et qui peuvent servir de points d’appui pour soutenir la confiance et l’engagement collectif.
💡Révéler le paysage de l’identité : ce que le projet dit de “qui nous sommes”
Dans la phase finale du processus, la médiation de projet invite les participants à explorer ce qui fonde l’identité de leur service, en exprimant les valeurs professionnelles partagées, ce à quoi l’équipe tient pour bien faire son travail et ce vers quoi elle tend, ce que signifie pour ce collectif le sens du service public et la qualité du travail bien fait.
En reliant les expériences aux intentions, aux engagements et aux valeurs des personnes, ce travail narratif renforce la robustesse des équipes pour mieux aborder la conflictualité, faire face aux imprévus et à la complexité. » (Extrait .linkedin.com du 22/02/2026)
« La société agro-industrielle Plantations et Huileries du Congo (PHC) a annoncé, dans un collège, ce vendredi 20 février, la fin de la médiation entamée en 2018 avec les communautés voisines de ses sites d’exploitation, notamment de Lokutu dans la province de la Tshopo, de Boteka dans la province de l’Equateur et de Yaligimba dans la Mongala, réunies au Centre Boboto à Kinshasa.
Les différentes parties prenantes ont officiellement acté la clôture du processus de médiation conduit sous l’égide du Independent Complaint Mechanism (ICM), renseigne le communiqué. La médiation trouve son origine dans une plainte déposée en 2018 par l’ONG RIAO-RDC au nom des communautés vivant à proximité des plantations dans les agglomérations citées ci-haut.
À l’époque, l’entreprise était encore sous la gestion du Groupe Feronia et bénéficiait de financements de banques européennes de développement. Saisies, ces institutions avaient sollicité l’ICM afin de mettre en place une médiation indépendante destinée à instaurer un cadre de dialogue structuré. En 2020, après un changement d’actionnariat et le retrait des bailleurs européens, la poursuite de la médiation « ne constituait plus une obligation formelle », précise le communiqué. » (Extrait de actualite.cd du 24/02/2026)
« Les élèves de l’école Montessori de Maisons-Laffitte, dans les Yvelines, ont sans doute enrichi leur vocabulaire d’un mot : médiation. C’est grâce à elle, qu’ils peuvent à nouveau, depuis quelques semaines, (ré)utiliser leur cour de récréation. Son accès leur était interdit depuis de longs mois, à la suite d’une décision du tribunal, saisi en 2023 par les membres d’une copropriété voisine, se plaignant du bruit. Le bras de fer aurait pu durer, sans recours à la médiation, ordonné par la cour d’appel de Versailles. Les deux parties ont finalement réussi à trouver un terrain d’entente. » (Extrait de leparisien.fr du 19/02/2026)
« Un conflit foncier naît souvent d’un malentendu : une limite de champ, un héritage mal expliqué, un accord oublié. LRAP renforce la médiation pour favoriser des solutions apaisées.
Quand on préfère parler avant de se fâcher
Dans un hameau de la région des plateaux, deux voisins se croisent chaque matin depuis vingt ans. Leurs champs se touchent, leurs familles se connaissent, leurs enfants jouent ensemble. Un jour, après les pluies, une petite rigole change légèrement de trajectoire. Rien de spectaculaire, mais assez pour que chacun se demande si la limite du champ est toujours au même endroit. On en parle d’abord à la maison puis chez un oncle, puis chez le chef. Les voix montent un peu, les souvenirs deviennent soudain très précis, et chacun est convaincu d’avoir raison. Rien de dramatique, mais le genre de situation qui, mal gérée, peut laisser des traces bien plus profondes que la rigole elle-même.
C’est exactement ce type de situation que la Méthodologie 4 du Projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole, le projet LRAP, cherche à prévenir et à mieux gérer. Son objectif n’est pas de multiplier les tribunaux ni d’encourager les procédures longues et coûteuses mais de renforcer les mécanismes locaux de prévention et de résolution des malentendus fonciers en s’appuyant à la fois sur les autorités coutumières, les dispositifs administratifs de proximité et les passerelles vers la justice formelle quand cela devient nécessaire. » (Extrait de omcatogo.tg du 14/02/2026)
« Une expérimentation est actuellement menée pour proposer de la médiation scolaire dans trois établissements de la métropole de Lyon, classés en Réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP +). Rencontre avec les médiateurs des collèges Paul‑Éluard de Vénissieux et Simone-Lagrange de Villeurbanne Saint-Jean.
Elle commence sa journée à 7h45. Audrey Belliard se rend chaque jour de la semaine aux abords du collège Paul‑Éluard à Vénissieux, il lui arrive même de faire quelques pas avec des élèves avant d’entrer, elle aussi, dans l’enceinte de l’établissement. Âgée de 31 ans, cette ancienne Conseillère principale d’éducation (CPE) exerce le métier de médiatrice en milieu scolaire depuis la rentrée de septembre : « J’aime ce lien de proximité avec les élèves mais aussi avec les familles. L’enjeu est énorme, beaucoup ne font plus confiance à l’école. Le décrochage scolaire est important. Certains collégiens sont convaincus d’être bons à rien alors qu’ils ont des compétences. Je travaille beaucoup sur la gestion des émotions. »
Si le collège Paul‑Éluard a été choisi par le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), c’est en raison de la dégradation du climat scolaire. » (Extrait de grandlyon.com du 17/02/2026)
« Le décret n° 2026-74 du 12 février 2026, publié au Journal officiel le 13 février 2026, marque une étape importante dans la structuration de la résolution amiable des différends en France. En unifiant la gouvernance des activités de conciliation et de médiation, en clarifiant le statut des conciliateurs de justice et en renforçant leur formation, ce texte répond à un double enjeu : d’une part, simplifier les procédures pour les justiciables et d’autre part, élargir le vivier des acteurs impliqués dans la justice de proximité.
Nous nous proposons d’étudier successivement ce texte composé de 21 articles sous deux angles : d’une part, la gouvernance unifiée et d’autre part, la modernisation du statut des conciliateurs de justice.
1° Une gouvernance unifiée pour la résolution amiable des différends
2° Une modernisation et une clarification du statut des conciliateurs de justice«
Dans un contexte sociétal marqué par des tensions croissantes et un besoin renouvelé de dialogue, la pratique de la médiation est en plein essor et bénéficie désormais d’une légitimité institutionnelle reconnue. Cette évolution appelle la création d’un centre de recherche dédié, capable de consolider une discipline encore jeune au sein des sciences humaines et sociales.
C’est dans cette perspective qu’a été engagé le projet de préfiguration du Centre de Recherche « Médiation, Négociation et Société » (CREMENS). Ce centre a vocation à devenir un pôle de référence pour tous les chercheurs sur la médiation et la négociation ; il est , fondé sur une approche pluridisciplinaire et sur le dialogue entre les pratiques professionnelles et la recherche académique.
Porté par l’Ifomene (Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation) de l’Institut Catholique de Paris, le CREMENS s’inscrit dans l’héritage institutionnel et intellectuel de l’ICP, dont l’histoire repose sur une philosophie du dialogue, une tradition d’ouverture interreligieuse, et une conception profondément humaniste de la relation à l’autre.
Genèse et contexte du projet
Depuis vingt-sept ans, l’Ifomene occupe une position de référence dans la formation à la médiation et la négociation en France. Son engagement constant dans la professionnalisation, la diversité de ses approches pédagogiques et son ancrage institutionnel en font un acteur naturel pour contribuer à la structuration académique de la médiation.
Ambitions et objectifs
Le CREMENS poursuit plusieurs objectifs complémentaires :
offrir à la communauté des médiateurs et négociateurs un espace de réflexion scientifique sur les pratiques, les postures et les dispositifs d’intervention ;
contribuer à la structuration de la médiation comme champ de recherche à part entière au sein des sciences humaines et sociales ;
favoriser le dialogue entre chercheurs, praticiens et institutions ;
produire des connaissances susceptibles d’éclairer les politiques publiques, les organisations et la société civile.
Activités
En 2026, un comité de préfiguration est chargé de définir le programme scientifique du CREMENS pour les trois premières années du centre.
Au cours de cette année de préfiguration, le CREMENS initiera notamment les activités suivantes :
Workshops interdisciplinaires et rencontres scientifiques en ligne pour structurer une communauté de chercheurs intéressés par la médiation et la négociation, et élargir les partenariats institutionnels
Création d’un fonds documentaire dédié à la médiation
Comité de préfiguration
Le comité de préfiguration a pour objectif de préparer la création du centre de recherche CREMENS. Il sera constitué de :
Frédérique Agostini, Magistrate, Conseillère à la Cour de Cassation. Présidente du Conseil National de la Médiation (CNM) et Présidente du Groupement Européen des Magistrats pour la Médiation (GEMME)
Dr Marie-Claire Belleau, Professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, Médiatrice
Stephen Bensimon, Philosophe, médiateur (AME FFCM et Cour d’appel), Président-Fondateur de l’Ifomene, Professeur affilié ScPo ExEd
Dr Linda Benraïs, Professeure affiliée à l’ESSEC, Directrice des programmes IRENE en gouvernance et résolution des conflits, Médiatrice, Co-auteure du Guide Dalloz des MARD.
Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene, CEDR accredited mediator
Dr Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, Chercheur associé à l’unité de recherche Transversales – Université Lyon II. Auteur d’ouvrages et articles en médiation, rédacteur de la Revue des Médiations et de la Lettre des Médiations
Anne-Laure Brun Buisson, Médiatrice, Intervenante et membre du Comité d’Orientation de l’Ifomene, Responsable du programme de recherche-action « Le médiateur dans la Cité », Avocate à la Cour (honoraire)
Dr Véronique Fraser, Professeure de droit, Co-Directrice de la Maitrise en prévention et règlement des différends (PRD) à l’Université de Sherbrooke.
Dr Sèdjro Hountohotegbè, Professeur de droit, Co-Directeur des programmes de deuxième cycle en Prévention et Règlement des Différends (PRD) à la Faculté de Droit de l’Université de Sherbrooke.
Dr Paul Lignières, Vice-Recteur de l’Institut Catholique de Paris, membre du Comité d’Orientation de l’Ifomene, Avocat à la Cour (honoraire)
Dr Tiffany Morisseau, Chercheuse en psychologie cognitive, affiliée à l’ICP, spécialiste de la communication
Jean-Baptiste Van der Henst, Directeur de recherche au CNRS et Membre du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon. Ses travaux portent sur la perception des interactions sociales et la communication
Laurence Villeneuve, Médiatrice de l’ICP, Formatrice à l’Ifomene. Présidente de l’ONG Women’s WorldWide Web (W4), Membre du CA d’Avocats Sans Frontières et membre de l’ANM et du GEMME
« En 2025, 1034 dossiers ont été éligibles à la médiation du crédit ce qui confirme la baisse des sollicitations amorcée en 2022 et le retour à un niveau de saisine comparable à la période pré-pandémique. Parmi ces demandes, 215 ont porté sur des restructurations Prêts Garantis par l’État (PGE) prévues dans le cadre de l’Accord de place spécifique (signé début 2022 et prolongé jusqu’à fin 2026) soit un recul de 45% par rapport à l’année précédente.