
« En tant qu’acteur engagé depuis plus de 25 ans dans la formation à la médiation, l’Ifomene observe, en ce début d’année 2026, une évolution nette des pratiques et du cadre d’intervention des MARD.
Au-delà des réformes, plusieurs signaux récents confirment que la médiation change de place : elle s’inscrit davantage dans les usages, se structure, et tend à devenir un outil pleinement intégré à la gestion des conflits.
1. Une effectivité renforcée sous l’impulsion du juge
Une décision récente du Tribunal judiciaire de Paris (5 février 2026, n° RG 24/09128) marque une étape importante.
Pour la première fois, une juridiction a prononcé une amende civile de 3 000 euros à l’encontre d’une partie ayant refusé, sans motif légitime, de se rendre à une réunion d’information avec un médiateur.
En l’espèce, le défendeur — une mutuelle d’assurance — avait invoqué un problème de disponibilité, puis une position de principe liée à la non-divulgation de l’identité de ses agents. Le juge a considéré que ces éléments ne constituaient pas un motif légitime, relevant notamment qu’aucun risque concret pour la sécurité des agents n’était établi.
Cette décision illustre une évolution importante : l’injonction de rencontrer un médiateur tend à devenir une étape procédurale effective, dont le non-respect peut désormais être sanctionné. » (Extrait de linkedin.com du 28/04/2026)
En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/m%C3%A9diation-des-%C3%A9volutions-concr%C3%A8tes-%C3%A0-observer-de-pr%C3%A8s-ifomene-3cl1e/







