« Blocus des lycéens : les médiateurs sur le front » (lagazettedescommunes.com)


« Face à l’ampleur du mouvement lycéen, la médiation sociale tente de jouer le rôle du tiers neutre et impartial qui apaise les tensions

Alors que le mouvement lycéen, qui a débuté le 17 septembre à Créteil (Val-de-Marne) touche aujourd’hui près de 400 établissements et a parfois dégénéré en violences, les médiateurs sont plus que jamais sur le front. Leur mission ? Dialoguer, apaiser les tensions éventuelles et éviter tout débordements lors des manifestations ou des blocus, sans jamais prendre parti.

A Marseille (Bouches-du-Rhône), la vingtaine de médiateurs qui interviennent tout au long de l’année dans une quinzaine de lycées, sont ces jours-ci particulièrement vigilants. « Les médiateurs se doivent d’être impartiaux, particulièrement dans des situations de crise comme celle-ci, rappelle Nourredine Bougrine, directeur de l’association Dune. Ils n’émettent aucun avis sur la légitimité des manifestations ou des blocus, mais expliquent aux lycéens dans quelles conditions ces manifestations et ces blocus peuvent avoir lieu : ne pas entrer en conflit avec la direction de l’établissement, éviter toute violence, etc. ». » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 7/10/2026)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/club-prevention-securite/prevention-de-la-delinquance/mediation-sociale/blocus-des-lyceens-les-mediateurs-sur-le-front.TLNRLNW2WJGXLI6COPK3KVEWDE.html

« Blocus des lycées : sortir du piège de la violence par la médiation ? » par Fabrice Vert, magistrat, membre du Conseil national de la médiation (actu-juridique.fr)


« Laisser s’envenimer, pourrir un conflit, ou à l’inverse le réprimer au risque de troubles à l’ordre public et d’atteintes graves à l’intégrité physique des personnes, ne sont pas les seules réponses possibles. Il existe une troisième voie qui mérite d’être tentée : la médiation.

La médiation ne se résume pas à la vision caricaturale que l’on en a parfois, celle d’un gadget utilisé par un juriste ayant choisi l’option « psycho en fac de droit », c’est un outil de pacification sociale, encore trop méconnu, mais qui s’est révélé particulièrement efficace pour résoudre certains conflits collectifs sociaux ou politiques connaissant une escalade de la violence.

Ouvrir un espace de dialogue sécurisé 

En tant que juge des référés, j’ai pu à plusieurs reprises constater l’utilité de la désignation de médiateurs, notamment dans des conflits collectifs du travail tendus qui présentaient de nombreuses similitudes avec le conflit des lycéens : blocage de bâtiments, dégradations, perte de confiance entre les parties prenantes, sentiment d’être méprisé et de ne pas être reconnu dans ses revendications, incapacité de se retrouver autour d’une table pour négocier, escalade du conflit.

L’intérêt de recourir dans ce contexte à un médiateur indépendant, impartial, neutre, formé, est d’ouvrir un espace de dialogue sécurisé, de permettre aux parties de se retrouver ensemble autour d’une table de négociation, de renouer un dialogue rompu, de tenter de rétablir un climat de confiance, de permettre aux parties prenantes de véritablement s’écouter en tentant de comprendre et de reconnaître les ressentis de l’autre partie, de recevoir les émotions (colère, peur, déception, sentiment d’injustice, déception), pour ensuite tenter de revenir à la raison et d’objectiver le conflit. Ce processus de communication éthique permet aux parties de dégager leurs intérêts et leurs besoins et de tenter de trouver une solution constructive tournée vers l’avenir. » (Extrait de actu-juridique.fr du 12/10/2026)

En savoir plus sur https://www.actu-juridique.fr/arbitrage-marl/blocus-des-lycees-sortir-du-piege-de-la-violence-par-la-mediation/

Semaine de la médiation 2026 du 10 au 18/10 : « Développer une culture de la médiation »


« La 8ème Semaine de la médiation se déroulera du 10 au 18 octobre 2026. Une série d’événements locaux pour faire connaitre la médiation auprès du public, des prescripteurs et des décideurs. » (Extrait)

En savoir plus sur https://www.facebook.com/semainemediation

Colloque : « La médiation – Rencontres et Réflexions » organisé par MDPA le 12/10/2026, Université Panthéon-Assas


Inscription sur https://semainedelamediation.fr/evenement/la-mediation-rencontres-et-reflexions/

« Le nouveau Conseil national de la médiation » par Jean Rooy, et Jean-François Pellerin, membres du CNM 2023 2026, Lettre du SYME n°73, octobre 2026



« Dans ce conseil siègeront 9 représentants d’associations œuvrant dans le domaine de la médiation, l’APMF (association pour la médiation familiale), la FFCM (fédération française des centres de médiation), France médiation, le Cercle Montesquieu, le Club des médiateurs de services au public, Médiation 21, l’AMCT (association des médiateurs de collectivités territoriales), le GEMME (groupement européen des magistrats pour la médiation), et l’ANM (association nationale des médiateurs).

Une analyse des personnes nommées à ce conseil montre qu’il est désormais composé de 17 juristes, soit 74% de l’effectif : magistrats et magistrats honoraires, membres du ministère de la justice ou du conseil d’Etat, représentants des professions juridiques ordonnées, une professeur des universités. Le décret de 2026 a acté la disparition de trois entités indépendantes du ministère de la Justice, les représentants de la CECMC (commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation), de la CNAF (caisse nationale d’allocations familiales) et du Défenseur des droits. De plus, alors que le décret d’août 2026 prévoyait la présence d’un directeur de l’administration centrale d’un autre ministère que celui de la justice, ce directeur n’a pas été nommé dans l’arrêté du 16 septembre… » (Extrait de syme.eu)

En savoir plus sur https://www.syme.eu/articles/219064-le-nouveau-conseil-national-de-la-mediation

COLLOQUE IRMOC : « La responsabilité du médiateur » 20/11/2026 à Béziers


Inscription sur https://www.linkedin.com/posts/savethe-date-linstitut-r%C3%A9gional-de-share-7502795485234225152-wOoZ/

Article : « Les transactions par ceux qui les font. Perception professionnelle de la transaction (XIVe-XVe siècle) par Isabelle Bretthauer dans « Éléments d’une ethnographie des transactions médiévales », Julie Claustre (dir), Éditions de la Sorbonne, 2020, 516p.


Résumé

La fin du Moyen Âge est caractérisée par la place sans cesse plus importante prise par l’écrit juridique dans les interactions sociales, phénomène associé à l’apparition de professionnels de l’écrit chargés de leur rédaction. Cet article éclaire la relation entre ces experts et la société médiévale à travers la perception professionnelle de l’écrit juridique. L’étude de différents documents montre une normalisation mise en place par l’autorité royale et le poids des professionnels et de leurs « clients » dans la formalisation des transactions, lié à une « culture juridique » largement diffusée dans la société.

The late Middle Ages witnessed a significant increase in the use of legal writing to codify social interactions, a phenomenon linked to the growing number of scribes and lawyers responsible for producing these documents. This paper analyses the relationship between these professionals and members of medieval society who required their assistance with a variety of transactions. The study of various documents shows that there existed both a standard fixed by the Royal authorities and a flexibility that attests to the widespread dissemination of a “legal culture” in which the needs of both professionals and their “clients” could be met.

Article à consulter sur https://books.openedition.org/psorbonne/54713#anchor-fulltext

Agence Universitaire de la Francophonie: Deux ateliers régionaux de l’AUF sur la médiation à Chypre (auf.org)


« Du 21 au 25 septembre 2026, l’AUF Moyen-Orient, le ministère des Affaires étrangères de Chypre et Cyprus Aid, en collaboration avec le Centre professionnel de médiation de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth ont organisé, à Nicosie, deux ateliers régionaux consacrés aux techniques de médiation, réunissant 48 enseignants et responsables académiques issus de 43 universités membres de l’AUF, en provenance de 12 pays : Arabie saoudite, Chypre, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Irak, Jordanie, Liban, Palestine (Cisjordanie et Gaza), Soudan, Syrie et Yémen. (Extrait de auf.org du 25/09/2026)

En savoir plus sur https://www.auf.org/deux-ateliers-regionaux-de-lauf-sur-la-mediation-a-chypre/

« Les conciliateurs de justice, bénévoles au service de la justice de proximité » par Anne-Laure Pineau, journaliste (actu-juridique.fr)


« Alors que la politique de l’amiable s’est invitée dans les conflits des Français, avant ou pendant la procédure judiciaire, le rôle des conciliateurs de justice – bénévoles – est devenu capital.

(…)

Qu’ils ou elles soient d’anciens fonctionnaires, cadres, agents territoriaux, professeurs de droit ou juristes, à la retraite ou non, plus de 2 686 conciliateurs de justice assermentés exercent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Ils peuvent être saisis gratuitement par les justiciables (par exemple à travers les permanences France Services, à la mairie et au centre communal d’action sociale), ou saisis par le juge (dans 5 % des cas), et traitent plus de 20 0000 différends chaque année, ce qui correspond à 535 181 contacts qui ne coûtent rien au justiciable. Plus de la moitié (68 %) trouve des issues favorables, parfois en quelques minutes à peine, grâce à une connaissance du droit, une vie riche d’expériences humaines ou professionnelles, une grande psychologie et un dévouement pour la chose publique et le bien-être des concitoyens. La valeur d’économie du temps donné gratuitement (seuls les frais sont remboursés, à hauteur de 900 euros maximum par an), a récemment été mesurée par la Fédération des associations de conciliateurs de justice : elle dépasserait les 20 millions d’euros par an (pour une heure valorisée à 30 euros). » (Extrait de actu-juridique.fr du 18/09/2026)

En savoir plus sur https://www.actu-juridique.fr/professions/les-conciliateurs-de-justice-benevoles-au-service-de-la-justice-de-proximite/

Audio (rediffusion) : « La place du beau parent en médiation familiale » avec Laurence Guédon, avocate et médiatrice familiale, émission du 2/07/2026 de l’ABC de la médiation familiale (cfmradio.fr)


« Le beau parent est le grand absent de la pratique de la médiation familiale, il est pourtant souvent au cœur des motifs de médiation. 

Invité(s) : Laurence Guédon, avocate au barreau de l’Aveyron et médiatrice familiale DE

Présenté par Justine Lacombe et Lucia Vintila » (Extrait de CFM Rodez)

A écouter sur https://www.cfmradio.fr/la-place-du-beau-parent-en-mediation-familiale-

Soirée débat -« Conversations et controverses : Souffrance au travail et médiation collective » le 14/10/2026 organisée par Médiations Plurielles et le Service de Médiation interne de la DGFIP « 


Inscription sur https://www.helloasso.com/associations/mediations-plurielles/evenements/conversations-et-controverses-soiree-du-14-octobre