« Un ballon disputé, un jeu qui tourne mal, une broutille qui dégénère en bouderie. Ces petits conflits du quotidien à l’école, tous les enfants les connaissent. Une réponse existe pour les désamorcer : la médiation par les pairs. Derrière ce dispositif, une idée forte : « donner aux enfants les moyens de régler eux-mêmes leurs différends, c’est aussi leur permettre d’apprendre à exprimer et gérer leurs émotions et de développer la confiance en soi » explique Elvin Lavenir, responsable de l’accueil périscolaire et de l’accueil de loisirs Félix Tessier.
De mars à mai 2026, les animateurs, enseignants et des enfants de l’école Félix Tessier ont suivi une formation à cette méthode, encadrée par des professionnels spécialisés dans la gestion des conflits entre enfants. » (Extrait de sainte-luce-loire.com du 10/09/2026)
« Enseignante à CY Cergy Paris Université, elle est également médiatrice de l’établissement depuis 2022. Un rôle encore parfois méconnu, qui va pourtant bien au-delà de la résolution des conflits.
Créer ou restaurer du lien, prévenir les conflits et accompagner leur résolution : dans ce nouvel épisode, Virginie nous fait découvrir sa mission et la manière dont elle accompagne au quotidien étudiants, enseignants et personnels de l’université.
Son histoire avec CY commence d’ailleurs bien avant 2022 : elle y arrive en 2001 comme étudiante en droit, avant d’y faire ses premiers pas en tant qu’enseignant » (Extrait de linkedin.com/posts/ami-maezdiationinterne du 10/09/2026)
« Cette rentrée 2026 marque les 30 ans de la médiation éducative dans les collèges des Hauts-de-Seine. Un engagement fort du Département en faveur de la réussite éducative et de l’épanouissement des jeunes Altoséquanais.
Depuis trois décennies, ce dispositif accompagne les élèves au quotidien pour favoriser un climat scolaire serein et prévenir les situations de conflit.
Des médiateurs au cœur des établissements
À la rentrée, 91 médiateurs éducatifs seront déployés dans 80 collèges publics du Département. Présents au cœur des établissements, ils interviennent auprès des jeunes pour prévenir les violences, lutter contre le harcèlement et le cyberharcèlement, accompagner les situations de mal-être et favoriser l’inclusion de tous les élèves.
Une action menée en partenariat avec la communauté éducative
Leur action s’appuie sur une collaboration étroite avec les équipes éducatives, les personnels médico-sociaux et les partenaires associatifs du territoire. Grâce à leur expertise de terrain, les médiateurs contribuent également à sensibiliser les collégiens aux questions d’égalité filles-garçons, de santé mentale, de discriminations et de conduites à risque.
Un dispositif essentiel pour le bien-être des élèves
Par leur présence quotidienne et leur capacité d’écoute, ils jouent un rôle essentiel dans la prévention du décrochage scolaire et le renforcement du bien-être des élèves. Un engagement fort du Département en faveur de la réussite éducative et de l’épanouissement des jeunes Altoséquanais. » (Extrait de hauts-de-seine.fr du 20/08/2026)
L’activité de l’année 2025 a été particulièrement intense pour les médiateurs. Confrontés à des problématiques sociétales et familiales de plus en plus complexes ainsi qu’à une forte augmentation des conflits et des violences au sein des établissements, ils ont poursuivi leur mission de pacification et de résolution amiable des litiges tout en répondant à une demande croissante d’écoute, de considération et d’explications de la part des usagers comme des personnels, souvent inquiets, vulnérables et exigeants vis-à-vis de leur administration.
Les mutations sociétales et le contexte international créent, par ailleurs, chez les jeunes en particulier, beaucoup d’anxiété, entraînant une souffrance psychique et un sentiment d’insécurité. Ce constat largement partagé, qui s’est aggravé depuis la crise sanitaire, a fait de la santé mentale des élèves, des étudiants et des personnels une question prioritaire pour les ministères chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Qu’il s’agisse de renforcer la prévention, de faire de la santé mentale un objet d’éducation et de formation ou de promouvoir le bien‑être à tous les niveaux du système éducatif, le sujet ne fait plus débat dès lors que l’équilibre psychique et la qualité de vie au travail sont reconnus comme des enjeux à fort impact sur les apprentissages et la réussite de tous.
Enfin, une part de plus en plus importante des réclamations adressées aux médiateurs fait état de violences ou d’atteintes aux droits, à la dignité ou à la sécurité des enfants, dans leur établissement d’enseignement, ou à proximité. Les saisines mettent parfois en évidence des défaillances ou des insuffisances dans leur prise en charge, leur protection ou leur suivi, entamant la confiance des familles à l’égard de l’institution scolaire. Ce bilan a conduit à la création récente, par le ministre de l’Éducation nationale, d’un poste de déléguée à la protection des enfants à l’école placée au côté de la médiatrice, qui a vocation à venir en appui au réseau des médiateurs académiques déjà fortement mobilisés sur toutes les questions relevant de la défense des droits des enfants.
Dans ce contexte, se fait sentir plus que jamais la nécessité de développer et de faire vivre l’esprit et les valeurs de la médiation. L’impartialité, l’indépendance et la juste distance du médiateur par rapport aux autorités sollicitées, doivent lui permettre de contribuer pleinement au rétablissement de la confiance et à l’instauration d’un climat d’étude serein s’appuyant sur le dialogue et le respect réciproque de tous les acteurs de la communauté éducative.
Catherine Becchetti-Bizot Médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur
Un peu d’auto-promotion pour ce numéro n° 19 d’INTER-médiés, consacré aux « jeunes », ces « futurs artisans de la paix », comme le soulignent dans leur éditorial, Joëlle Dunoyer et Marion Delisse, les coordinatrices du numéro. En ces temps troublés par les guerres et d’autres événements violents, elles rappellent à juste titre qu’il ne faut pas sombrer dans le pessimisme et qu’il convient de continuer à « semer les graines du dialogue et de la paix », surtout auprès des jeunes générations. En ce sens, comme le souligne mon article, la médiation scolaire et, plus particulièrement, l’apprentissage de la médiation dès le plus jeune âge constituent l’un des meilleurs moyens de développer une culture de la médiation dans nos sociétés.
Sur cette question de l’apprentissage de la médiation, Mariane Souquet, pionnière dans le domaine scolaire, souligne également que la médiation scolaire s’inscrit dans « un processus éducatif qui permet un changement d’attitude vis-à-vis du conflit ». Elle considère qu’« apprendre à vivre ensemble fait partie intégrante des missions de l’école » et regrette qu’aujourd’hui, après une période faste, les établissements scolaires s’investissent davantage dans d’autres approches que dans la médiation par les pairs.
À côté de la médiation par les pairs, le numéro relate d’autres initiatives, notamment pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec la présentation de projets de prévention et de médiation menés dans deux établissements scolaires à Paris. Ces projets reposent en particulier sur la mise en place d’« ateliers sur les émotions », sur l’utilisation de la technique des « messages clairs » et sur la formation d’élèves au rôle d’« ambassadeurs ». Dans le même esprit, Pablo Ferez, enseignant d’EPS, présente dans un entretien, un projet mis en œuvre dans un collège, inspiré de la justice restaurative. Ce projet vise notamment à repérer les situations de « bouc émissaire » à partir de « la théorie du triangle de l’abus », développée par Eric Verdier, psychologue et formateur.
Ce foisonnement d’initiatives relaté dans ce numéro montre à la fois l’existence d’une richesse créative dans les établissements scolaires, mais traduit aussi une certaine carence du ministère de l’Éducation dans la prise en charge de ses missions éducatives. En effet, on peut regretter qu’il n’existe pas de véritable politique d’évaluation de ces dispositifs afin d’en faire ressortir « les bonnes pratiques » et de les développer à l’échelle nationale.
« Lutter contre la violence et améliorer la sécurité au quotidien est une question au centre des préoccupations dans les établissements scolaires. À Villeurbanne, dans le quartier du Tonkin, la mairie a mis en place, depuis 3 ans, une expérience de médiation scolaire par les enfants eux-mêmes. » (Extrait de france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes du 3/04/2026)
« Depuis 2019, la Clinique de la médiation de l’université propose un espace absolument unique en France pour accompagner la gestion des conflits et les difficultés relationnelles rencontrées par les étudiantes et les étudiants (conflits entre colocataires, tensions familiales, désaccords entre locataires et propriétaires…)
Assurées par des étudiantes et étudiants du DU Médiation ou du master Justice, Procès et Procédures, Parcours Médiation, les permanences sont conduites en binôme pour garantir la qualité et la neutralité du dispositif et encadrées par une médiatrice professionnelle. « Ce projet remplit à la fois une mission pédagogique, en permettant aux étudiantes et étudiants de transmettre leurs connaissances sur la médiation au grand public mais aussi une mission sociale, en permettant à des personnes en conflit d’avoir des informations sur la médiation et de rencontrer un médiateur. » explique Adrien Bascoulergue, Doyen de la Faculté.
Chaque mois, ce dispositif gratuit et confidentiel permet aux étudiantes et étudiants de l’université d’aborder des situations de tension dans un cadre sécurisé, respectueux et bienveillant. » (Extrait de univ-lyon2.fr)
« Au collège Saint-Vincent, à Brest (Finistère), des élèves-médiateurs sont « les yeux et les oreilles » des adultes pour détecter et désamorcer les situations conflictuelles pouvant mener au harcèlement scolaire.
Moqueries, dénigrements, regards insistants qui se répètent chaque jour… Le harcèlement commence à bas bruit avant de prendre un jour une tournure dramatique. Le repérer fait partie de la mission de Taïna, Valentin ou Lucas, médiateurs en 3e au collège Saint-Vincent, à Brest (Finistère).
Après avoir été avertis par les référents de classe d’une situation conflictuelle, nous mettons en place une médiation entre la personne qui subit et l’aute.ouest-france.frur des agissements, explique Taïna. La plupart du temps, le simple fait qu’ils se parlent suffit à désamorcer le conflit. » (Extrait de ouest-france.fr du 13/03/2026)
« Une expérimentation est actuellement menée pour proposer de la médiation scolaire dans trois établissements de la métropole de Lyon, classés en Réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP +). Rencontre avec les médiateurs des collèges Paul‑Éluard de Vénissieux et Simone-Lagrange de Villeurbanne Saint-Jean.
Elle commence sa journée à 7h45. Audrey Belliard se rend chaque jour de la semaine aux abords du collège Paul‑Éluard à Vénissieux, il lui arrive même de faire quelques pas avec des élèves avant d’entrer, elle aussi, dans l’enceinte de l’établissement. Âgée de 31 ans, cette ancienne Conseillère principale d’éducation (CPE) exerce le métier de médiatrice en milieu scolaire depuis la rentrée de septembre : « J’aime ce lien de proximité avec les élèves mais aussi avec les familles. L’enjeu est énorme, beaucoup ne font plus confiance à l’école. Le décrochage scolaire est important. Certains collégiens sont convaincus d’être bons à rien alors qu’ils ont des compétences. Je travaille beaucoup sur la gestion des émotions. »
Si le collège Paul‑Éluard a été choisi par le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), c’est en raison de la dégradation du climat scolaire. » (Extrait de grandlyon.com du 17/02/2026)
« La Clinique de la Médiation C’est un service d’information et d’accompagnement à la médiation gratuit et ouvert à toutes et tous. Elle offre un espace d’écoute et de dialogue pour accompagner la gestion des conflits et des difficultés relationnelles rencontrées par les étudiantes et étudiants.
❓ Pourquoi venir ? Ces permanences offrent un cadre gratuit, confidentiel et bienveillant pour être écouté, réfléchir à votre situation et envisager des voies d’apaisement adaptées à vos besoins.
❓Pour qui ? Les permanences sont ouvertes à tous les étudiantes et étudiants de l’Université Lumière Lyon 2 qui rencontrent une situation conflictuelle ou une rupture de communication, que l’autre partie soit ou non étudiante à l’université. – Conflits entre colocataires, amis ou camarades de classe; – Tensions familiales (parents, frères, sœurs, etc.); – Désaccords entre locataire et propriétaire.
⚠️ Ne sont pas concernées : les urgences, les procédures judiciaires, les litiges liés au travail ou à la famille, ainsi que les conflits entre étudiants et personnel de l’université.
❓Par qui ? Les permanences sont assurées par des étudiantes et étudiants du D.U., Master 1 ou Master 2 Justice, Procès et Procédures / Médiation, encadrés par une médiatrice professionnelle. Chaque rencontre est conduite en co-médiation (binôme d’étudiants et étudiantes), garantissant la qualité et la neutralité du dispositif.
📅 Dates des 2 prochaines permanences : 06 février et 27 mars 📍 Lieu : Campus Berges du Rhône