« Parce que nous avons tort  de nous croire dotés de droits absolus. Éléments pour une infrastructure du compromis » par Christian Thuderoz, 1er Congrès de la FFCM, 11-12 juin 2026


« Penser la médiation comme une infrastructure du compromis suppose d’instruire au moins trois questions :

  • Qu’est-ce qu’un compromis, et qu’elle est sa singularité ?
  • Pourquoi est-ce si difficile de nouer des compromis ?
  • Et que peut ou que doit faire le médiateur pour que les parties parviennent à des compromis équitables  et efficients ?

Je vais tenter d’apporter ici des éléments de réponse en m’efforçant de partir des problèmes, tels qu’ils me semblent se présenter – ce sera ma première partie –  puis d’identifier les équipements nécessaires pour fonder cette infrastructure souhaitée du compromis, les deux parties suivantes.

Première partie : Les problèmes. Distinguons cinq manières de résoudre un conflit entre des personnes, c’est-à-dire, en fait : cinq manières de prendre une décision à plusieurs, sachant que ces personnes sont en désaccord sur les options possibles  :

  • en imposant  la volonté d’un seul, par des moyens de persuasion ou de coercition ;
  • en utilisant la règle majoritaire ;
  • en se tournant vers un juge, et on lui demande de trancher ;
  • en consultant les Augures et en observant le vol des oiseaux ;
  • ou se mettant autour d’une table, en recherchant un accord satisfaisant pour tous, avec l’aide d’un médiateur. » (Extrait)

En savoir plus sur https://thdz-negociationcollective.org/2026/06/11/parce-que-nous-avons-tort-de-nous-croire-dotes-de-droits-absolus-elements-pour-une-infrastructure-du-compromis/


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