« La médiation bancaire : une “médiation” qui ne ressemble pas à la médiation de droit commun » par Vanessa Pinto, avocat (village-justice.com)


« Gratuite, écrite, encadrée par le droit de la consommation, adossée aux établissements eux‑mêmes : la médiation bancaire, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, ne ressemble que de loin à la médiation de droit commun telle qu’issue de la directive “Médiation civile et commerciale” et du Code de procédure civile.
Derrière un même mot – “médiation” – coexistent en réalité deux logiques très différentes, dont il est utile de prendre la mesure, surtout lorsque l’on conseille des clients particuliers ou des établissements de crédit.

I. Une “médiation bancaire” pensée comme mode de règlement des litiges de consommation, et non comme véritable processus de médiation.

A. Une médiation intégrée au dispositif consumériste, standardisée et essentiellement écrite.

La médiation bancaire actuelle est, en pratique, une médiation de la consommation sectorielle. Elle est née dans le sillage de la directive 2013/11/UE sur le règlement extrajudiciaire des litiges de consommation et de son dispositif français : obligation d’offrir un recours gratuit, facilement accessible, après échec de la réclamation interne. » (Extrait de village-justice.com du 16/06/2026)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/mediation-bancaire-une-mediation-qui-ressemble-pas-mediation-droit-commun,57706.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS_twitter&utm_campaign=RSS_Reseaux

Médiation sociale : Rencontre Territoriale du mardi 16 juin 2026 au CIARUS de Strasbourg


« Une journée riche en échanges qui a rassemblé les acteurs de la médiation sociale de la région Alsace autour de la thématique :

« Intervention du médiateur social : interroger la pratique pour rendre visible le cœur du métier »

Entre réflexions collectives, ateliers participatifs et partage d’expériences, cette rencontre a permis de mettre en lumière les réalités du métier et les enjeux qui l’accompagnent. » (Extrait)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/m%C3%A9diation-sociale-dispositif-adulte-relais-grand-est_retour-en-images-sur-notre-rencontre-territoriale-ugcPost-7472964324337152001-8sp1/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Suisse : Journée de la médiation 18 juin 2026


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Symposium de la Profession de Médiateur 2026 : « une éducation de l’altérité ?  » les 18 et 19 juin 2026 à Paris


« Les 18 et 19 juin à Paris se tiendra le Symposium de la Profession de Médiateur 2026.

Cette année, professionnelles et professionnels se réuniront autour du thème :
« La médiation professionnelle, l’ingénierie relationnelle, entre discipline et pratique d’une instruction et d’une éducation de l’altérité. »

Pendant deux jours, ateliers, échanges et travaux permettront d’explorer :
– l’évolution des relations humaines,
– la professionnalisation de la médiation,
– l’ingénierie systémique relationnelle,
– les perspectives ouvertes par l’altérité dans les modes de régulation. » (Extrait)

Programme et inscription sur https://www.linkedin.com/posts/cpmn-symposium2026-altaezritaez-share-7472105710487670784-V9Az/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

« Médiation à Genève: entre serments solennels et potentiel inexploité » par Marie-Laure Canosa (letemps.ch)


« Le 27 mai dernier, 530 magistrat·e·s, juges suppléant·e·s et assesseur·e·s prêtaient serment pour un mandat d’une durée de six ans: «Je jure/promets solennellement d’être fidèle à la République et canton de Genève, comme citoyen et comme juge […] en me conformant strictement aux lois.» Se conformer strictement aux lois est une chose. Mais quid de la Constitution et de son article 120, qui proclame que «l’Etat encourage la médiation»?

Théoriquement, Genève a tout pour réussir: la Constitution, une loi spécifique, un bureau de médiation au Palais de justice qui prend en charge financièrement les médiations. Et plus de 130 médiatrices et médiateurs assermentés. Pourtant, les chiffres du rapport d’activité du Pouvoir Judiciaire interrogent :en 2025, sur plis de 120 000 procédures judiciaires, 200 ont été traités en médiations (moins de 0,2%) » (Extrait de letemps.ch du 16/02/2026)

En savoir plus sur https://www.letemps.ch/opinions/mediation-a-geneve-entre-serments-solennels-et-potentiel-inexploite


Conférence : « Transmettre et Renouveler : Comment Soutenir la Nouvelle Génération de Médiatrices pour la Paix ? », le 24/06/2026 à Paris, coorganisée avec le Réseau des Médiatrices Francophones du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Conciliation Resources, Sciences Po Summer School et l’Observatoire du Multilatéralisme et des Organisations internationales. 

« À l’heure où les crises se multiplient et se complexifient, cette table ronde réunit neuf médiatrices de référence issues de France, d’Afrique subsaharienne, des Caraïbes, du Moyen-Orient et du Canada, plusieurs ayant exercé des mandats au sein d’organisations internationales et de processus multilatéraux de paix. 

Ensemble, elles analyseront les conditions concrètes pour former, financer et propulser une nouvelle génération de médiatrices dans l’espace francophone.

En présence de : Delphine Borione (France), Marguerite Koné Yoli-Bi Klintio (Côte d’Ivoire), Kalinda Magloire (Haïti), Fatima Maïga (Mali), Nelly Godelive Mbangu (RDC), Esther Omam (Cameroun), Catherine Samba-Panza (Centrafrique), Achta Djibrine Sy (Tchad), Marie-Joëlle Zahar (Canada)

La conférence, suivie d’un débat avec le public sera bilingue (français/anglais).

Mercredi 24 juin, 14h–16h
Amphithéâtre Albert Sorel / Leroy Beaulieu – 27 rue Saint-Guillaume, Paris

Inscription obligatoire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSer1A7sTJnHzwWqlx4nf_DowtFYByQtSbNvOzQt-Y9NPQ4Qeg/viewform

(Extrait annonce de C.Tenebaum et transmise par C. Thuderoz https://thdz-negociationcollective.org/)

Matinale IEAM : « Environnement et Transition durable : quelle nouvelle place pour la Médiation ? » le 23 juin 2026, de 8h30 à 9h30 en visio-conférence.


Inscription sur https://www.ieam.eu/agenda/matinale-ieam-230626

Médiation : Le Maroc renforce son engagement pour les modes alternatifs de règlement des différends (lavieeco.co)


« Le ministère de la Justice, en partenariat avec le Comité national de l’environnement des affaires (CNEA) et avec l’appui de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a organisé, ce vendredi 12 juin à Casablanca, un colloque international sous le thème «Médiation nationale et internationale : regards croisés sur les dynamiques institutionnelles et sectorielles», réunissant des responsables institutionnels, des experts, des praticiens,ainsi que des représentants d’organisations nationales et internationales spécialisées dans les domaines de la médiation, de l’arbitrage et du règlement des différends.

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la médiation, tant au niveau national qu’international, et par les transformations profondes qui en font désormais un levier essentiel de prévention, de gestion et de règlement des différends. De plus en plus sollicitée, la médiation contribue à renforcer la sécurité juridique, à consolider la confiance entre les acteurs économiques et à favoriser un environnement des affaires plus attractif et compétitif. » (Extrait de lavieeco.com du 12/06/2026)

En savoir plus sur https://www.lavieeco.com/au-royaume/mediation-le-maroc-renforce-son-engagement-pour-les-modes-alternatifs-de-reglement-des-differends/

Publication : « Jeunes : préparer demain avec eux, dès maintenant », INTER-médiés N° 19, mai 2026, 68p.


Un peu d’auto-promotion pour ce numéro n° 19 d’INTER-médiés, consacré aux « jeunes », ces « futurs artisans de la paix », comme le soulignent dans leur éditorial, Joëlle Dunoyer et Marion Delisse, les coordinatrices du numéro. En ces temps troublés par les guerres et d’autres événements violents, elles rappellent à juste titre qu’il ne faut pas sombrer dans le pessimisme et qu’il convient de continuer à « semer les graines du dialogue et de la paix », surtout auprès des jeunes générations. En ce sens, comme le souligne mon article, la médiation scolaire et, plus particulièrement, l’apprentissage de la médiation dès le plus jeune âge constituent l’un des meilleurs moyens de développer une culture de la médiation dans nos sociétés.

Sur cette question de l’apprentissage de la médiation, Mariane Souquet, pionnière dans le domaine scolaire, souligne également que la médiation scolaire s’inscrit dans « un processus éducatif qui permet un changement d’attitude vis-à-vis du conflit ». Elle considère qu’« apprendre à vivre ensemble fait partie intégrante des missions de l’école » et regrette qu’aujourd’hui, après une période faste, les établissements scolaires s’investissent davantage dans d’autres approches que dans la médiation par les pairs.

À côté de la médiation par les pairs, le numéro relate d’autres initiatives, notamment pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec la présentation de projets de prévention et de médiation menés dans deux établissements scolaires à Paris. Ces projets reposent en particulier sur la mise en place d’« ateliers sur les émotions », sur l’utilisation de la technique des « messages clairs » et sur la formation d’élèves au rôle d’« ambassadeurs ». Dans le même esprit, Pablo Ferez, enseignant d’EPS, présente dans un entretien, un projet mis en œuvre dans un collège, inspiré de la justice restaurative. Ce projet vise notamment à repérer les situations de « bouc émissaire » à partir de « la théorie du triangle de l’abus », développée par Eric Verdier, psychologue et formateur.

Ce foisonnement d’initiatives relaté dans ce numéro montre à la fois l’existence d’une richesse créative dans les établissements scolaires, mais traduit aussi une certaine carence du ministère de l’Éducation dans la prise en charge de ses missions éducatives. En effet, on peut regretter qu’il n’existe pas de véritable politique d’évaluation de ces dispositifs afin d’en faire ressortir « les bonnes pratiques » et de les développer à l’échelle nationale.

Jean-Pierre Bonafé-Schmitt

Lettre des Médiations

En savoir plus sur https://intermedies-mediation.com/inter-medies-n19/

Séance inaugurale 1er congrès de la FFCM : discours de Romain CARAYOL, Président de la FFCM, 11-12/06/2026


A consulter sur https://www.linkedin.com/posts/romain-carayol-131a4612_pour-celles-et-ceux-que-cela-peut-int%C3%A9resser-ugcPost-7470896077332754433-DnlH/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

« Parce que nous avons tort  de nous croire dotés de droits absolus. Éléments pour une infrastructure du compromis » par Christian Thuderoz, 1er Congrès de la FFCM, 11-12 juin 2026


« Penser la médiation comme une infrastructure du compromis suppose d’instruire au moins trois questions :

  • Qu’est-ce qu’un compromis, et qu’elle est sa singularité ?
  • Pourquoi est-ce si difficile de nouer des compromis ?
  • Et que peut ou que doit faire le médiateur pour que les parties parviennent à des compromis équitables  et efficients ?

Je vais tenter d’apporter ici des éléments de réponse en m’efforçant de partir des problèmes, tels qu’ils me semblent se présenter – ce sera ma première partie –  puis d’identifier les équipements nécessaires pour fonder cette infrastructure souhaitée du compromis, les deux parties suivantes.

Première partie : Les problèmes. Distinguons cinq manières de résoudre un conflit entre des personnes, c’est-à-dire, en fait : cinq manières de prendre une décision à plusieurs, sachant que ces personnes sont en désaccord sur les options possibles  :

  • en imposant  la volonté d’un seul, par des moyens de persuasion ou de coercition ;
  • en utilisant la règle majoritaire ;
  • en se tournant vers un juge, et on lui demande de trancher ;
  • en consultant les Augures et en observant le vol des oiseaux ;
  • ou se mettant autour d’une table, en recherchant un accord satisfaisant pour tous, avec l’aide d’un médiateur. » (Extrait)

En savoir plus sur https://thdz-negociationcollective.org/2026/06/11/parce-que-nous-avons-tort-de-nous-croire-dotes-de-droits-absolus-elements-pour-une-infrastructure-du-compromis/