Suisse : « La médiation pour éviter la sentence du juge » par Alexandre Willemin, Migros Magazine N°50 décembre 2016


Guy Zen Ruffinen en séance de médiation

« Le nombre de médiateurs actifs en Suisse a doublé au cours des dix dernières années. Divorces, conflits de voisinage, commerciaux ou encore administratifs… Cette pratique basée sur le dialogue se veut une alternative au système juridique classique.

Ils sont actuellement environ 1200 médiateurs inscrits sur les registres de la Fédération suisse des associations de médiateurs (FSM) et de la Chambre suisse de médiation commerciale. Soit près du double par rapport aux statistiques d’il y a dix ans.

«L’une des explications est notamment à chercher du côté du nouveau code de procédure civile, mis en place en 2011 et qui permet aux magistrats de proposer à tout moment une médiation aux parties en présence», indique Anne Catherine Salberg, présidente de la commission de reconnaissance de la FSM.

En ce qui concerne les affaires pénales, l’option est également possible au niveau fédéral, mais uniquement pour les cas qui mettent en jeu des mineurs. Certains cantons, comme Genève en Suisse romande, sont allés plus loin en ouvrant cette procédure aux délits sans gravité commis par des adultes. «La solution pourrait être adaptée par exemple lors d’un conflit familial, puisque dans un tel cas le but est de réinstaurer le dialogue entre les différents acteurs et de parvenir à rétablir un lien de confiance, estime la médiatrice genevoise. Au contraire d’un procès au tribunal, qui souvent ne suffit pas à rétablir la paix au sein d’une famille…»

L’un des principaux atouts de la médiation est son coût, qui s’élève en moyenne à 200 francs par séance et est largement inférieur aux honoraires d’un avocat. Cette procédure a aussi l’avantage d’être généralement plus rapide que les affaires amenées devant la justice. «Cela peut être intéressant en cas de litiges commerciaux, ajoute Anne Catherine Salberg, les entreprises étant souvent pressées de résoudre leurs conflits.»

La médiation touche aujourd’hui des champs très larges. Mais a-t-elle vraiment sa place partout? «Ce n’est pas une baguette magique, elle n’est pas la solution à tous les problèmes, poursuit-elle et qu’il s’agit de déterminer au cas par cas s’il est envisageable de parvenir à un accord à l’amiable entre les parties. Il arrive aussi que l’on recoure à la médiation après un jugement, par exemple pour régler les conflits concernant la garde des enfants suite à un divorce.» (Extrait de migrosmagazine.ch N°50/2016)

Vidéo : « Une médiation en direct cela vous intéresse ? « , par le Barreau de Liège (Belgique), 15 mai 2016, 42:55


Vidéo sur la présentation d’une médiation commerciale avec la participation d’avocats

Capture 2.PNGVidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=tl_GNfeahRc&feature=player_embedded

Audio : « Les podcasts du médiateur des entreprises  » de BFM Business Radio (Saison 2016-2017)


Emission à écouter sur https://businessclubdefrance.com/un-probleme-nous-pouvons-vous-aider/mediation-interentreprise-les-emissions/?platform=hootsuite

 

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« Mediation News » : une publication en ligne sur l’actualité internationale de la médiation


Capture2.PNG« Mediation News » L’actualité internationale de la médiation vous est proposée par le Groupement européen des magistrats pour la médiation (GEMME) et la Conférence internationale de la médiation pour la Justice (CIMJ) »

« Mediation News  » est publié  par François Staechelé, Magistrat honoraire – médiateur

En savoir plus sur http://paper.li/FdeMetz/1476656019?edition_id=f6ac2b70-bd84-11e6-8210-0cc47a0d1605&utm_campaign=paper_sub&utm_medium=email&utm_source=subscription

Conflit CNR (suite) : la CGT se déclare plutôt satisfaite du document proposé par le médiateur désigné par le préfet de région


« La mission de médiation confiée, fin novembre, à Philippe Dhenin, ingénieur des Ponts et Chaussées et ancien dg adjoint à la région Rhône-Alpes, s’achèvera le 8 décembre. La dernière réunion avec les instances syndicales et la direction s’est tenue lundi soir. Elle a abouti à un « relevé de conclusions » qui doit maintenant être signé par les différentes parties d’ici à jeudi soir.

Le document sera alors transmis à Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des transports. Ce calendrier a été contraint pour tenir le rendez-vous du CCE de la CNR convoqué le 16 décembre prochain à Lyon et devant rendre son avis sur le projet de nouvelle organisation. » (Extrait de acteursdeleconomie.latribune.fr  du 7/12/2016)

En savoir plus sur http://acteursdeleconomie.latribune.fr/strategie/energie/2016-12-07/cnr-une-sortie-de-crise-en-bonne-voie.html

Suisse : liste des médiateurs et ombudsmans parlementaires suisses


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« Les citoyens et citoyennes qui ne se sentent pas bien traités par l’administration de leur canton ou de leur commune ou qui n’arrivent pas à comprendre les prescriptions et procédures administratives souvent compliquées peuvent saisir le bureau de médiation ou se faire conseiller par lui.

Les bureaux de médiation travaillent de façon indépendante de l’administration et ils sont neutres sur le plan politique. Leur service est gratuit pour les citoyennes et citoyens qui leur demandent conseil. Leur tâche consiste aussi à trouver une entente entre les citoyennes et les citoyens et l’administration et à contribuer ainsi à régler de façon pacifique les différends.

Des bureaux de médiation ont été crées à ce jour dans les cantons de Zurich, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud et Zoug ainsi que dans le villes de Zurich, Winterthour, Berne et Saint-Gall. » (Extrait de ombudsman-ch )

Médiateur du canton Bâle-Campagne

En savoir plus http://www.ombudsman-ch.ch/content-fr/adresses.html

Point de vue : « Le seul moyen de sauver la médiation, c’est de la sortir du piège terminologique » par Michèle Guillaume-Hofnung (Affiches Parisiennes – 17/05/2016)


« Le seul moyen de sauver la médiation, c'est de la sortir du piège terminologique »

« Le législateur a peut-être pensé que le flou terminologique inscrit dans la loi du 8 février 1995 pouvait favoriser le développement de la médiation judiciaire. L’Union européenne a peut-être pensé que le flou terminologique de ses directives, inscrit à la fin de ses définitions par l’expression, quelle que soit la dénomination qu’on lui donne, favoriserait le développement de la médiation dans les pays membres…

Il n’en n’est rien. Les chiffres sont là, tant en France que dans l’Union européenne. Le flou terminologique minait ces démarches institutionnelles. Ce n’était pas du pragmatisme, mais de l’amateurisme. Il faut siffler la récréation, car aujourd’hui, le Parlement français veut aller plus loin dans sa logique d’intégration de la médiation dans le système judiciaire.

L’adjectif « judiciaire » a vampirisé le substantif au point d’en altérer la substance. L’expression « médiation judiciaire » était dangereuse en soi. De plus, elle était erronée. La médiation judiciaire dans la mesure où, heureusement elle nécessite l’accord de volonté, est donc finalement une médiation conventionnelle. Pour rendre compte de son contexte on pouvait, à la rigueur, si on voulait cliver – mais on voit le danger de la couper de l’unité fondamentale de la médiation – dire « médiation conventionnelle à aiguillage judiciaire ».

Aujourd’hui, le seul moyen de s’en sortir est de constater que sous la bannière « médiation », les textes ont propagé une forme plus ou moins nouvelle de conciliation.
La conciliation n’a rien de déshonorant, on ne peut donc qu’encourager le Parlement à recourir à cette notion tout à fait respectable lorsqu’il veut un auxiliaire de la justice ou un dispositif de règlement des réclamations.

Le seul moyen de sauver la médiation, c’est de la sortir du piège terminologique qui a nourri la fusion des régimes juridiques et déontologiques qui la sclérose, de l’exfiltrer.

Il faut rendre à la conciliation :

  • la « médiation » pénale
  • la « médiation » de la consommation
  • la quasi totalité de la « médiation » institutionnelle.

Il faut d’urgence :

  • un moratoire terminologique : qui invite le Parlement à ne plus recourir aux mots médiation et médiateurs tant que le parlement ne se sera pas doté d’une définition qui distingue la médiation, de la conciliation et de l’arbitrage. Cela serait d’autant plus facile que sur mandat de l’Etat français des définitions très proches l’une de l’autreetdonc cohérentes existent. Rappelons que la définition de la médiation familiale a été élaborée sur demande de la ministre de la Famille et de l’ex-ministre de la Justice.
  • en conséquence : un moratoire législatif.

Les textes en discussion présentent le risque de scléroser la médiation en lui assignant des objectifs étrangers à sa nature, en l’enfermant dans un régime juridique inapproprié. Le médiateur risque de devenir non seulement un auxiliaire de justice mais plus encore un auxiliaire du juge. La déontologie du médiateur lui impose la confidentialité, en grand danger d’être violée dans les textes en cours d’examen.

Les textes en discussion proposent des solutions prématurées au premier rang desquelles figure l’établissement d’une liste de médiateurs. A partir du moment où le Parlement n’a pas fait la preuve qu’il sait distinguer le médiateur de tout autre auxiliaire cette liste n’a par définition pas de sens. De quelle formation à la médiation justifieront les rédacteurs de ces listes.

La formation de qualité est le socle des garanties à fournir. Une formation spécifique et exigeante. Un médiateur n’est pas un expert reconverti.
On ne peut nous accuser de mener un combat corporatiste, ce serait pitoyable. Au contraire nous défendons l’unité fondamentale de la médiation qui conduit à ne pas la segmenter en fonction d’expertise résultant de formations antérieures.

Il ne faut pas s’y tromper la nébuleuse « médiation-concilitation-arbitrage- Marc » est le Cheval de Troie du droit anglo-saxon.
Si la France a pu rayonner et exporter son système juridique c’est grâce à la rigueur terminologique qui caractérise le droit français. Nous les juristes réunis dans ce collectif avons la responsabilité de le rappeler.

C’est un enjeu de francophonie économique. Le flou terminologique autour des modes alternatifs (si peu alternatifs finalement) favorise l’introduction du droit anglo-saxon qui à terme évincera notre droit et notre système juridictionnel et donc l’office du juge. Il en va de la préservation d’un de nos atouts majeurs dans la compétition économique internationale. L’Afrique est en train de basculer. L’Ohada propage sans s’en rendre compte le modèle anglo-saxon, il suffit de regarder l’acte unique sur la médiation et l’arbitrage » (Extrait de affiches-parisiennes.com du 17/5/2016)

Article à consulter sur http://www.affiches-parisiennes.com/mediation-il-faut-siffler-la-recreation-6259.html

Publication de « Média-Lyon La newsletter de la médiation à Lyon » n°5-décembre 2016


 

 

 

Capture1.PNGLettre à consulter sur http://mediation.alagybret.com/details-mediation+les+faits+marquants+a+lyon-2183.html

Maroc : des instances de médiation régionales pour les projets d’agrégation agricole


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« L’Agence pour le développement agricole s’apprête à recruter un expert qui l’accompagnera dans la création et l’opérationnalisation des instances de médiation régionales pour les projets d’agrégation agricole. Chacune devra être composée du représentant de la Chambre d’agriculture régionale, de l’interprofession de la filière concernée ainsi que du responsable régional du Département de l’Agriculture.  (…)

La loi n° 04-12 relative à l’agrégation agricole constitue un cadre juridique régissant les relations entre les agrégateurs et les agrégés. Cette loi rend obligatoire le recours à la médiation conventionnelle avant toute autre procédure contentieuse en vue de régler les différends pouvant naitre des projets d’agrégation agricole. Cette loi propose que la médiation conventionnelle soit assurée par un organe collégial, composé du président de la Chambre d’agriculture régionale ou son représentant, du représentant désigné par l’interprofession de la filière concernée par le projet d’agrégation agricole ainsi que du représentant régional du Département de l’Agriculture. Ce dernier devra assurer la présidence et le secrétariat de cet organe.

«Les instances désignées sont appelées à gérer les éventuels conflits pouvant survenir entre les parties signataires des contrats d’agrégation. Toutefois, les modalités pratiques de mise en place de ces instances de médiation conventionnelle ne sont pas encore définies», souligne l’ADA. C’est ainsi que l’Agence entend recruter un expert qui l’assistera dans la mise en place les instances de médiation, entre autres, le cadre général, le fonctionnement et les procédures de gestion de conflits dans le cadre de mise en œuvre des contrats d’agrégation. L’expert retenu devra notamment assurer la formation d’une équipe de cadres de l’ADA sur les techniques et les outils de médiation et les aspects juridiques y afférents pour accompagner l’opérationnalisation de ces instances au niveau national. (Extrait de lematin.ma du 2/12/2016)

Annuaire : Médiateurs du Sport


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« Médiateurs du Sport est une Association de professionnels et première entité indépendante dédiée à la promotion de la médiation dans le Sport.

Elle est née à La Rochelle à l’initiative d’hommes et femmes médiateurs et amoureux du sport, conscients des effets néfastes des différents ou conflits dans le sport

Cette initiative a reçu l’appui de l’ANM et soutien de la FNCM. Son organisation se veut nationale voire internationale avec ses relais et ses directions régionales

La Médiation connaît un développement remarquable ces dernières années grâce à l’évolution de la société civile en nouveaux besoins économiques et sociaux.

La Médiation est un processus structuré qui consiste à mettre ou à remettre en relation les parties, avec ou sans leurs conseils, au travers d’un tiers compétent, le Médiateur.

Médiateurs du Sport accompagne les parties dans le cadre d’une médiation adaptée dans un univers particulier avec ses spécificités, us et coutumes et règles déontologiques qui lui sont propres. » (Extrait de la plaquette)

Contact :  Médiateurs du Sport

 11, rue Gustave Drouineau – 17000 La Rochelle

  Tel : 33 (0)5 46 41 85 16 – contact@mediateursdusport.com

En savoir plus sur http://www.mediateursdusport.com/

CRISE EN GUINÉE-BISSAU : Le médiateur Alpha Condé reçoit une délégation de l’Assemblée nationale populaire.


« Conduite par le Président de l’Assemblée nationale populaire, Cypriano Cassama, la délégation de parlementaires bissau-guinéens est arrivée dans la matinée de ce samedi, 03 décembre, à l’invitation du Président Alpha Condé, Médiateur de la CEDEAO dans la résolution de la crise politico-institutionnelle en Guinée-Bissau. (…)

Il s’agit d’une prise de contact périodique dans le cadre de la mise
en oeuvre des Accords de Conakry, signés le 14 octobre dernier, en présence du président de la Commission de la CEDEAO et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies à Bissau. » (Extrait de guineetime.com du 3/12/2016)

En savoir plus sur http://guineetime.com/crise-guinee-bissau-mediateur-alpha-conde-recoit-delegation-de-lanp/