« La création de la Médiation à la MSA en l’an 2000, c’est le résultat de la rencontre entre un contexte et une opportunité
(…)
L’opportunité c’est un rendez-vous avec Louis Goupilleau, à l’époque directeur général de l’APCA, qui devait prendre prochainement sa retraite, et était venu me présenter son projet de développer une activité de médiation à laquelle il s’était formé auprès de Jean-François Six, théologien reconnu pour ses travaux sur le sujet (nous ne savions pas à l’époque qu’il serait aussi mis en cause plus tard pour abus sexuels) . Quand je lui ai parlé de notre projet de médiation MSA, il m’a signalé l’opposition de celui-ci aux dispositifs de médiations institutionnelles. C’est cet échange qui nous a conduit à mettre en place une médiation indépendante pour concilier, en quelque sorte, les contraires : une médiation institutionnelle certes mais non soumise à l’autorité de l’institution. » -Daniel Lenoir – (Extrait de miroirsocial.com du 27/10)
« Abidjan, 02 nov 2025 (AIP) – Des hauts fonctionnaires, représentants spéciaux, membres du Conseil de médiation et de sécurité ainsi que du Conseil des sages de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris part, du 27 au 31 octobre 2025, à La Haye (Pays-Bas), à une session avancée de formation sur la médiation, la négociation et la résolution des conflits, organisée à l’Institut néerlandais des relations internationales Clingendael » (Extrait de aip.ci du2/11/2025)
« La question de la place du droit dans les médiations touche à l’essence même de ce processus : la partie confidentielle qui se déroule à huis clos entre les parties, leurs conseils, et le médiateur ou les comédiateurs. Lorsqu’une partie ou son avocat invoque le droit pour affirmer que celui-ci lui donne raison : est-ce la fin de la médiation ? En réalité, invoquer le droit pour clore la discussion en médiation revient à faire appel à une autorité, ce qui est contraire à l’esprit de la médiation. En médiation, les parties ne sont pas limitées par les remèdes que le droit pourrait offrir. Elles peuvent imaginer des solutions créatives, adaptées à leurs besoins spécifiques, qui dépassent largement le cadre des sanctions ou réparations prévues par la loi.
« Cette édition avait une résonance particulière : l’Ifomene célèbre ses 25 ans de réflexion et d’action au service de la médiation et de la négociation. Premier formateur de médiateurs en France, il forme chaque année plus de 700 professionnels dans tous les domaines de la médiation. Pour marquer cet anniversaire, l’Ifomene a publié Donner sens à la médiation – L’Ifomene : 25 ans de réflexion et d’action, ouvrage collectif, dirigé par Paul Lignières, Vice-Recteur aux Relations externes et au développement institutionnel de l’ICP, et par Laurence Villeneuve, ancienne Directrice de l’Ifomene. Cet ouvrage retrace son l’histoire de l’Institut à travers des témoignages exclusifs, notamment celui de Dominique de la Garanderie, première femme Bâtonnière du Barreau de Paris.
Le 114e Café de la Médiation a été l’occasion de présenter ce livre lors d’une interview animée par Hirbod Dehghani-Azar et l’équipe d’INTER-médiés (Joëlle Dunoyer et Marion Delisse), avec comme invités Stephen Bensimon, Président-Fondateur de l’Ifomene, et Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene.
Une remise de diplômes en présence de personnalités du monde juridique
La cérémonie de remise des diplômes des étudiants de l’Ifomene s’est déroulée en présence d’Emmanuel Petit, Recteur de l’Institut Catholique de Paris, et de Carine Denoit-Benteux, Vice-Bâtonnière élue au Barreau de Paris. Leur présence témoigne de la reconnaissance institutionnelle dont bénéficie aujourd’hui la formation à la médiation. Un programme articulé autour des familles
Le programme de ces deux journées a permis d’aborder différentes facettes de la médiation à travers conférences et ateliers, avec un focus particulier sur le thème « Familles et médiation ».
Deux conférences ont traité de questions essentielles :
« Quand l’enfant prend la parole : les enjeux en médiation », avec Jocelyne Dahan, Barbara Régent, Sébastien Dupont et Caroline Blondeau, animée par Muriel Picard Bachelerie ;
et « La médiation aidant-aidé : la place de nos aînés en médiation familiale », avec Nancy Khawam et Danièle Henrie, animée par Lara Ladonne Devillers et Agathe Daime.
Trois ateliers ont permis d’approfondir des problématiques concrètes : « Les familles au cœur de la médiation » (Thomas Pretot, Susanne Schueler, Anne Eveillard), « Les enjeux financiers dans les médiations » (Benoit Lassara, Anne-Marion de Cayeux), et un atelier de théâtre forum sur la médiation scolaire animé par Johanna Hawari Bourgély et la troupe de Parenthèse Médiation, qui a offert un plaidoyer vivant pour la médiation en milieu scolaire. Un espace de rencontres avec les acteurs de la médiation
L’après-midi du 11 octobre a été consacré aux rencontres.
Au Duplex, les auteurs et maisons d’édition présents ont proposé des séances de dédicaces, et une vente de livres.
Au Réfectoire, les associations, centres de médiation et fédérations ont tenu leurs stands, permettant au public de découvrir la diversité des pratiques et des initiatives menées sur le terrain. »
« À l’heure où les incitations au recours aux modes amiables sont de plus en plus fortes, avec encore récemment le décret du 18 juillet 2025, il nous a semblé d’autant plus important d’essayer d’apporter notre réflexion au questionnement suivant qui apparaît souvent, notamment en matière sociale.
Il est commun de parler de la “partie faible” comme de celle qui se sent en position de faiblesse dans un conflit.
La médiation est parfois perçue comme une forme de justice privée, qui serait susceptible de fragiliser la protection de la « partie faible » dans un conflit.
Le droit du travail a en effet été créé à l’origine dans un objectif de protection des salariés vis-à-vis de leurs employeurs, jugés tous puissants. En raison du lien de subordination inhérent au contrat de travail, le salarié tend à se considérer comme la partie vulnérable. C’est ce qui peut induire chez le salarié la perception d’être la partie faible.
Le juge prud’homal de son côté est perçu comme le garant du respect des règles protectrices.
C’est dans ce contexte qu’apparaît la crainte que la médiation puisse priver la partie supposée faible, de la protection judiciaire.
Il nous semble que c’est toutefois méconnaître le processus de médiation qui présente des garanties propres, susceptibles de renforcer l’autonomie du salarié. » (Extrait de village-justice.com du 20/10/2025)
« Le secteur de l’assurance sénégalais traverse une période de fortes turbulences, comme en témoigne le rapport annuel 2024 du médiateur des assurances, Amadou Kane Diallo. L’année a été marquée par une véritable explosion des contentieux, avec une hausse spectaculaire de 92% des réclamations, principalement alimentées par les litiges automobiles.
Les statistiques de l’année 2024 révèlent une activité record pour la médiation des assurances. Avec 71 dossiers traités représentant un enjeu financier de 235,5 millions de FCFA, le médiateur a enregistré un quasi-doublement de son activité par rapport à l’année précédente (2023). Cette augmentation massive des saisines intervient dans un contexte où le secteur peine encore à retrouver son niveau d’activité d’avant la pandémie de Covid-19, ce qui rend cette explosion des litiges d’autant plus significative. » -Ndèye Khouredia Seck- (Extrait de pressafrik.com du 14/10/2025)
« Le Conseil national de la médiation souhaite promouvoir la culture de la médiation et de la gestion amiable des conflits entre les enfants au sein des écoles et établissements scolaires. La deuxième édition de son prix s’adresse aux écoles et établissements scolaires publics et privés situés sur le territoire métropolitain et dans les outremers, accueillant des élèves fréquentant les classes de CM1, CM2, 6eme.
Seront distingués les actions ou les projets conçus ou mis en œuvre de façon partenariale, ayant pour objet de développer chez les élèves, les personnels enseignants et la communauté éducative dans son ensemble, la culture de la médiation et la capacité à communiquer de façon pacifié
Peuvent ainsi être proposés des actions ou projets favorisant : • L’appréhension du conflit et sa gestion par le dialogue au sein des établissements ; • Les expériences de médiation par les pairs ; • L’apprentissage et l’acquisition, par les élèves, des compétences psycho-sociales nécessaires à la gestion de leurs émotions et de leur intelligence émotionnelle ; • Les démarches de préoccupation partagée ou méthode Pikas en matière de harcèlement scolaire ; • La sensibilisation et l’éducation des élèves aux modes amiables de prévention et de résolution des conflits.
À tous, Acteurs de l’amiable engagés dans la promotion de la médiation auprès de nos jeunes, établissements scolaires, juridictions judiciaires et administratives, conseils départementaux de l’accès au droit, barreaux, associations de médiateurs ou de conciliateurs, collectivités territoriales ou leurs groupements, chambres des notaires ou des commissaires de justice, universités, cliniques du droit …
N’hésitez pas à demander le règlement du prix et, avant le 15 décembre 2025, à nous adresser un dossier de candidature à l’adresse cnm.sadjav-sg@justice.gouv.fr avec pour objet « candidature prix CNM 2026 ».
« Chaque année, plus d’une centaine d’étudiants s’affrontent dans une série de médiations simulées, dans lesquelles ils jouent le rôle du médiateur (chaque session dure 1 heure).
Les étudiants sont jugés par des professionnels issus des mondes juridique, économique et judiciaire (deux représentants du monde de l’entreprise, avocats, magistrats, experts-comptables, médiateurs du CMAP, jouant les parties en conflit; et un troisième professionnel rompu aux techniques de médiation, observateur du processus).
🗓️ Du lundi 30 mars au jeudi 2 avril 2026. ⚠️ Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 janvier 2026.
(Un article à lire qui va dans le sens de l’action menée depuis de nombreuses années par les associations qui appartiennent au RENADEM (Réseau National d’Accès au Droit et à la Médiation), comme AMELY à Lyon ou la Maison René Cassin à Béziers, et qu’il conviendrait de développer, car ces associations mettent en place une véritable médiation citoyenne en impliquant des habitants comme médiateurs. – J-P Bonafé-Schmitt – Lettre des médiations)
« Pour passer du droit DE la médiation au droit À la médiation, prolongeons la politique de l’amiable dans la gouvernance des Conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD).
Du droit de la médiation au droit à la médiation.
Depuis plus de trente ans, la médiation s’est affirmée comme un outil incontournable du règlement amiable des différends, tant dans la sphère judiciaire que sociale, scolaire, familiale ou professionnelle.
Mais si le droit de la médiation s’est progressivement consolidé, par la reconnaissance des dispositifs, y compris en justice au travers de différents codes, des formations et des obligations d’information, le droit à la médiation, c’est-à-dire la possibilité effective pour tout citoyen d’y accéder, reste encore à construire.
Le moment est venu d’opérer ce passage. » (Extrait de village-justice.com du 21/10/2025)