Audio : Série « Conflits armés : quand les médiateurs entrent en jeu » – Épisode 3/4 : En marge des Etats : la privatisation du dialogue (france culture)


« Depuis une dizaine d’années on assiste à l’essor de nouveaux acteurs de la résolution de conflit : les ONGs de médiation. Les Etats ou l’ONU ne voulant pas assumer leur implication dans de nombreux conflits actuels dits « hybrides » financent l’intervention de ces organisations.

Avec

  • Pierre Gastineau Journaliste, rédacteur en chef d’ « Intelligence Online »
  • Charles Tenenbaum Maître de conférences en Science politique à Sciences Po Lille, chercheur au CERAPS, chercheur associé au CERI.
  • Marie Balas Maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Strasbourg

Elles sont à mi-chemin entre diplomatie et conseil, leur palette de services va du simple appui diplomatique à l’assistance à la négociation. Elles s’appellent Inter Mediate, fondée en 2011 par Jonathan Powell, Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH, basé à Genève) mais aussi CMI (Crisis Management Initiative) fondée par l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari. Ces organisations ont le statut d’ONG, elles agissent en toute discrétion pour le compte des Etats ou des Nations unies, interviennent en général sur des conflits intérieurs, qui opposent une puissance étatique à des groupes armés, guérillas ou terroristes jugés infréquentables et avec lesquels les Etats ne peuvent ou ne veulent dialoguer.

Qui sont ces organisations et au nom de qui agissent-elles ? Idéalisme ou intérêt commercial ? Dans quelles circonstances peuvent-elles être plus efficaces que les Etats pour résoudre une crise ? Quelles sont les limites d’action de ces nouveaux “mercenaires de la paix” ? » (Extrait de franceculture du 19/10/2022)

En savoir plus sur https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/en-marge-des-etats-la-privatisation-du-dialogue-8651385

« La médiation familiale reste mal connue » : Entretien avec Sabine Tzanov, directrice de l’association Père Mère Enfant (APME), par Sophie Tardy-Joubert, journaliste (actu-juridique.fr)


« Pour faire connaître les outils proposés par les médiateurs, une rencontre interprofessionnelle était organisée le 13 octobre dernier au tribunal judiciaire de Versailles. Les services de médiations familiales conventionnés dans le département, à l’origine de l’événement, s’étaient employés à montrer de manière ludique la réalité de leur métier.

Actu-Juridique : Quel bilan dressez-vous de cette rencontre interprofessionnelle consacrée à la médiation ?

Sabine Tzanov : Cet événement était organisé dans le cadre de la quatrième semaine internationale de la médiation, mais aussi pour célébrer les 20 ans de la plateforme d’information sur la médiation famille, implantée au tribunal judiciaire de Versailles. Celle-ci est née d’un partenariat entre l’APME Médiation et le centre Yvelines Médiation, alors que la loi sur l’autorité parentale venait d’être promulguée en mars 2002. Cette loi permettait aux magistrats d’enjoindre à l’information sur la médiation. Le juge ne peut pas contraindre le justiciable à faire une médiation, mais il peut depuis lors lui enjoindre d’aller s’informer. Malgré cette disposition, les avocats et les magistrats ne comprennent toujours pas très bien la réalité et les enjeux de la médiation. Nous avons voulu montrer le métier de manière ludique : nous avons mis en scène de saynètes qui permettaient de rejouer des situations vécues en médiation, organisée un grand quiz sur le sujet. Des professionnels de la juridiction intervenaient également. Des greffiers, des juges aux affaires familiales se sont exprimés, ainsi qu’un juge des enfants, qui dans le cadre de l’assistance éducative peut proposer des médiations familiales quand un conflit entre les parents est préjudiciable à leurs enfants… L’événement a été très formateur et convivial.

(…)

Actu-Juridique : Pourquoi les magistrats ne se saisissent pas davantage de cette possibilité ?

Sabine Tzanov : Ils ont des représentations de la médiation qui ne correspondent pas à la réalité de notre métier. Les magistrats pensent par exemple qu’ils ne savent pas gérer les questions de successions. Pourtant, dans les services conventionnés, tous sont formés à cela. Les notaires ne règlent pas les conflits et s’ils font face à des tensions importantes, ils sont obligés de faire un procès-verbal de difficultés. Les médiateurs, eux, vont travailler sur ces conflits. Ce sont généralement des conflits qui remontent à l’enfance qui se jouent lors des séances. Une fois que les litiges sont réglés, les médiateurs vont évidemment renvoyer les personnes qu’ils ont accompagnées vers un notaire qui va prendre les actes. Le juge de la protection, ancien juge des tutelles, ne pense pas souvent à renvoyer vers un médiateur familial qui est pourtant à même de penser avec les proches un accompagnement pour les personnes en perte d’autonomie. Il reste à faire tout un travail de promotion de la médiation familiale qui reste encore mal connue. » (Extrait de actu-juridique.fr du 3/11/2022)

En savoir plus sur https://www.actu-juridique.fr/international/arbitrage-marl/sabine-tzanov-la-mediation-familiale-reste-mal-connue/

Le Centre de Médiation de la Mer


« Créé à l’initiative du CMAP (Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris), leader de la résolution des conflits pour les entreprises depuis 25 ans, le CMM a vu le jour en 2021.

« Composé de médiateurs expérimentés, formés, certifiés (Certification ESCP Business School – CMAP Institut 131) et ayant une connaissance de l’univers maritime, le CMM accompagne en France et à l’International des entreprises liées à l’environnement de la Mer, désireuses d’anticiper ou de régler leurs différends autrement. » (Extrait de centre-mediation-mer.fr)

En savoir plus sur https://centre-mediation-mer.fr/qui-sommes-nous/

Café Visio(n) des professionnels de la médiation »- Atelier N°4 « Rôle et posture du médiateur/de la médiatrice » le 8/11/2022 et organisé par Laure Faget, médiatrice et formatrice


« L’occasion de se pencher sur une étape au combien importante dans le processus de médiation : savoir se présenter, expliquer son rôle et prendre une posture aidante pour ouvrir un espace de dialogue sécurisant.

Nous expérimenterons ensemble en sous-groupes cette première phase et grâce à nos regards croisés, nous pourrons faire ressortir les « ingrédients » qui permettent d’entamer un tel processus de la manière la plus constructive possible.

Cet atelier s’adresse aux personnes qui exercent déjà le métier de médiateur. Un atelier ouvert à tous arrivera bientôt afin d’honorer les personnes curieuses qui désirent en savoir davantage sur la médiation!

(Extrait de linkedin.com )

Inscription gratuite sur : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSezeU5XJGPkPNPBS6lSJcAIYsDlynecKESrjUOQtONC7ggc1Q/viewform

Rapport annuel 2022 de la Médiation de Bercy qui fête ses 20 ans d’existence !


« 2002-2022, 20 ans de médiation à Bercy. C’est un anniversaire important à plus d’un
titre. 20 ans pour une institution c’est l’âge d’une maturité et d’un positionnement
clair dans le paysage administratif.


C’est en outre le moment où se développent, sur la base de l’activité de médiation
concernant les usagers, deux nouveaux champs de la médiation : la médiation
à l’initiative du juge, qui croît et qui permet d’obtenir des accords équilibrés, et la
médiation dans le domaine RH, qui est expérimentée depuis le 23 mai 2022 à Bercy.
En 2002, la médiation de Bercy, qui reçoit des demandes des usagers personnes
physiques et entreprises, était dans la position des précurseurs. Elle est aujourd’hui
connue et reconnue dans son rôle spécifique de tiers bienveillant, indépendant,
impartial et neutre, faisant émerger, lorsque cela est possible et que les parties en
sont d’accord, une solution satisfaisante pour elles.


En 2021, année sous revue statistique, la médiation a été mise à rude épreuve avec
54 % de dossiers en plus par rapport à 2020, croissance essentiellement due aux
médiations concernant les aides aux entreprises affectées par la crise sanitaire, fonds
de solidarité et coûts fixes. Cette dynamique a continué jusqu’au 30 juin 2022, date
à laquelle la médiation n’a plus qu’une portée limitée dans cette matière dès lors
que l’administration ne peut plus décider d’attribuer une aide à compter de cette
date. Dans ce contexte, la qualité de la mission ne s’est pas dégradée, sauf sur le délai
de réalisation des médiations, qui s’est néanmoins maintenu à un niveau équivalent
à l’année précédente pour le taux de médiations traitées dans les trois mois de la
demande.

La forte mobilisation de l’équipe de la médiation de Bercy a permis de faire face
à cet afflux de demandes.
En lien avec le Secrétariat Général du Ministère, la sélection de collaborateurs du
Médiateur, pour faire face à l’extension de son activité à la médiation RH, a été un
franc succès par le nombre des candidats et candidates, qui ont été sélectionnés pour
travailler auprès du Médiateur lorsqu’ils sont formés ou en vue de se former, pour
préparer l’avenir. C’est une grande satisfaction de constater l’attrait que présente la
médiation aux yeux de nombreux et divers candidats, qui vont maintenant se former
à l’Institut de la Gestion Publique et du Développement Economique (IGPDE), dont
l’offre est très riche en la matière.


Christophe BAULINET
Médiateur de Bercy »

(Extrait de economie.gouv.fr du 2/11/2022)

En savoir plus sur https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/mediateur/mediateur-rapport-annuel-2022.pdf?v=1667482889

Luxembourg : le médiateur à la consommation renforcé


« Un accord trouvé par le biais du Service national de la médiation à la consommation aura force exécutoire. Petite nouveauté et un projet pilote pour un service qui affiche de très bons résultats.

Désormais, un accord trouvé entre deux parties par le médiateur à la consommation sera homologué pour en assurer le caractère exécutoire.  C’est un nouveau chapitre du Code de la consommation, qui n’a pas fait l’objet de grandes discussions quand il a été adopté à l’unanimité par les députés la semaine dernière. Mais le projet de loi avait dérangé en amont, quand il prévoyait encore d’étendre les compétences du médiateur à la consommation aux professionnels.

L’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) ne voyait pas l’intérêt de la chose, estimant que la médiation civile et commerciale suffisait amplement. Elle se demandait aussi comment justifier la gratuité de la résolution des litiges de consommation entre professionnels. Idem pour la Chambre des salariés qui s’opposait à une ouverture aux professionnels du recours au Service national du médiateur de la consommation (SNMC).

(…)

Un joli taux de réussite

Entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2021, le SNMC a été saisi au total de 403 demandes, dont 186 relevaient de sa compétence matérielle.

Le dernier rapport d’activités indique que la part des demandes transmises et redirigées a baissé de près de 40 % par rapport à 2020. «Cette baisse s’explique par la fin progressive des demandes liées à une multitude de litiges en matière de contrat d’assurance. Un certain nombre de consommateurs résidents sur le territoire de l’Union européenne avaient été affectés par le changement unilatéral des conditions de leurs contrats réalisés par une compagnie d’assurance luxembourgeoise», précise le SNMC.

Sur la totalité des demandes, 46,2 % ont été traitées par le service du médiateur, 32,4 % concernaient des demandes d’informations, 19,9 % ont été redirigées vers d’autres entités qualifiées et 1,5 % ont été jugées irrecevables.

En 2021, 98 % des demandeurs étaient des consommateurs et 2 % étaient des professionnels, 95 dossiers ont été clôturés cette année-là.

Dans 87 cas, les parties ont trouvé un accord qui a mis fin au litige, ce qui donne un taux de réussite global de 91,5 %. Dans ces 87 accords, 85 ont été conclus lors d’une médiation et 2 au terme d’une conciliation.  » – G. Montaigu -(Extrait de lequotidien.lu du 03/11/2022)

En savoir plus sur https://lequotidien.lu/a-la-une/luxembourg-le-mediateur-a-la-consommation-renforce/

Conseil National de la Médiation : « Lettre ouverte à l’attention de Madame Elisabeth Borne, première ministre et Monsieur Éric Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la justice » de Jean-Louis Lascoux (officieldelamediation.fr)


(….)

Lettre ouverte à l’attention de Madame Elisabeth Borne, première ministre et Monsieur Éric Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la justice.

Objet : Alerte sur la composition du Conseil national de la médiation

Le 25 octobre courant, vous avez fait publier le décret n° 2022-1353 relatif à la composition et aux modalités de fonctionnement du Conseil national de la médiation. L’article 2, al.14 prévoit la nomination de neuf représentants d’associations œuvrant dans le domaine de la médiation.

L’Ecole professionnelle de la médiation et de la négociation, EPMN, intervient depuis plus de 20 ans dans le champ de la médiation professionnelle. Elle forme des médiateurs judiciaires dans tous les domaines judiciaires et conventionnels : administrations, famille, et plus largement dans le civil, la consommation, le prud’homal et le commercial. A ce titre, nous vous demandons l’intégration de l’EPMN au sein du comité national de médiation.

Depuis 1999, nous faisons la promotion du droit à la médiation, du recours à la médiation obligatoire, de la médiation professionnelle, de la profession de médiateur, de la qualité relationnelle et du paradigme de l’entente et de l’entente sociale. Nous affirmons l’éthique et la déontologie de la profession du 21ème siècle, avec un code repris sous des formes variées par les associations de médiation traditionnelle. Nous organisons un événement international et nous avons notamment contribué aux Etats Généraux de la justice que vous avez organisés en 2021.

Nous sommes inquiets de la volonté affirmée par des associations du mouvement religieux de faire placer la médiation sous une autorité publique, atteignant ainsi à l’indépendance qui doit la caractériser, dans le respect de la laïcité et de l’altérité.

Nous attirons votre attention sur la nécessité d’une composition ouverte à tous les courants de pensée, compte tenu de l’influence forte du courant confessionnel animé par l’institut catholique de Paris, dont l’organisme de formation, IFOMENE, est largement représenté par les compositions de diverses associations.

Ainsi, nous espérons bien que la médiation en matière judiciaire ne soit pas accaparée par un courant idéologiquement et religieusement influent, alors que déjà des problématiques de concurrence apparaissent sur le marché de la médiation dans tous les domaines (formation, intervention, présence dans les instances).

Les deux personnes qui représenteront notre association :

  • Titulaire : Jean-Louis Lascoux
  • Suppléant : Aïcha Sangaré

Dans l’attente de cette nomination, veuillez recevoir, madame la première ministre et monsieur le ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Bordeaux, le 26 octobre 2022.

Jean-Louis Lascoux, président de l’EPMN

(Extrait de officieldelamediation.fr du 27/10/2022)

En savoir plus sur https://www.officieldelamediation.fr/2022/10/27/le-conseil-national-de-la-mediation-mis-au-banc-de-la-justice/

« Je plaide pour une loi donnant de la visibilité à la médiation dans les établissements » par Claude Évin, avocat et médiateur


Article à consulter sur https://www.hospimedia.fr/actualite/interviews/20221027-claude-evin-avocat-et-je-plaide-pour-une

Togo : Lomé consacré capitale de la paix, du dialogue de la médiation et de la tolérance


« Lomé, la capitale togolaise, a été consacré samedi soir  » Capitale de la paix, du dialogue de la médiation et de la tolérance ».

C’est au terme du 3e forum de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) sur l’éducation à la culture de la paix, à travers le dialogue intra et inter religieux.

Ce forum qui a regroupé les leaders religieux de partout d’Afrique et des partenaires à la paix de la sous-région ouest-africaine, s’est tenu du 27 au 29 octobre 2022.

La consécration de Lomé comme capitale de la paix, du dialogue, de la médiation et de la tolérance a été faite à travers une déclaration adoptée par les participants.

« Les participants au 3e forum de la Cédéao sur l’éducation à la culture de la paix à travers le dialogue intra et inter religieux, ayant à l’esprit, les grandes conférences régionales et internationales que Lomé a abrité sur la paix et les problématiques sécuritaires, considérant la constance, la détermination et l’engagement proactif de Lomé pour la paix dans l’espace régional et interrégionale, aujourd’hui, déclarons Lomé Capitale de la paix, de la médiation, du dialogue et de la tolérance », a indiqué la déclaration finale lue par un participant lors de la cérémonie de clôture. » – L. Ben Ahmed – (Extrait de aa.com.tr/fr du 30/10/2022)

En savoir plus sur https://www.aa.com.tr/fr/afrique/lom%C3%A9-consacr%C3%A9-capitale-de-la-paix-du-dialogue-de-la-m%C3%A9diation-et-de-la-tol%C3%A9rance/2724908

Les grévistes CGT de la raffinerie Total Energies de Feyzin ont réclamé l’intervention d’un « médiateur de la République » 


« Les grévistes CGT de la raffinerie TotalEnergies de Feyzin  dans le Rhône ont réclamé lundi l’intervention d’un « médiateur de la République » pour une « réelle négociation » avec la direction, qui a cependant répondu que celle-ci était « terminée » après l’accord du 14 octobre. 

« La direction de TotalEnergies seule a le pouvoir de débloquer la situation, mais ne souhaite plus échanger avec les grévistes. Devant l’inaction de la direction (…), les grévistes demandent au gouvernement de mandater un médiateur de la République, afin d’ouvrir une réelle négociation et initier un début de dialogue social », a déclaré à la presse Pedro Afonso, délégué CGT de la seule raffinerie TotalEnergies encore touchée par la grève avec celle de Gonfreville (Seine-Maritime). » (Extrait de msn.com du 23/10/2022)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/totalenergies-c3-a0-feyzin-les-gr-c3-a9vistes-cgt-r-c3-a9clament-un-c2-abm-c3-a9diateur-de-la-r-c3-a9publique-c2-bb/ar-AA13jHSm

Conseil national de la médiation : Décret n° 2022-1353 du 25 octobre 2022 relatif à la composition et aux modalités de fonctionnement du Conseil national de la médiation


La Première ministre,
Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice,
Vu le code des relations entre le public et l’administration ;
Vu la loi n° 95-125 du 8 février 1995 modifiée relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative, notamment ses articles 21-6 et 21-7 ;
Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :

  • Chapitre Ier : Composition (Articles 1 à 3)
    • Article 1
      Le Conseil national de la médiation prévu à l’article 21-6 de la loi du 8 février 1995 susvisée est présidé alternativement pour trois ans, par un conseiller d’Etat nommé par le vice-président du Conseil d’Etat ou un conseiller à la Cour de cassation nommé par le premier président de la Cour de cassation.
      La première vice-présidence est assurée par un des représentants d’associations œuvrant dans le domaine de la médiation mentionnés au 13° de l’article 2 du présent décret élu à la majorité simple par les membres du Conseil national de la médiation.
      La seconde vice-présidence est assurée par le représentant du Conseil national des barreaux mentionné au 11° de l’article 2 du présent décret. Liens relatifs
    • Article 2
      Le Conseil national de la médiation comprend outre son président :
      1° Deux directeurs de l’administration centrale du ministère de la justice ;
      2° Un directeur de l’administration centrale d’un autre ministère ;
      3° Un magistrat d’une juridiction du premier degré de l’ordre judiciaire ;
      4° Un conseiller de cour d’appel chargé de coordonner la médiation et la conciliation ;
      5° Un représentant des juridictions de l’ordre administratif ;
      6° Le référent national médiation de l’ordre administratif ;
      7° Un membre de la commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation ;
      8° Quatre personnalités qualifiées formées à la médiation dont un universitaire ;
      9° Un représentant de la Caisse nationale d’allocations familiales ;
      10° Un représentant du Conseil supérieur du notariat ;
      11° Un représentant de la chambre nationale des commissaires de justice ;
      12° Un représentant du Conseil national des barreaux ;
      13° Un représentant du Défenseur des droits ;
      14° Neuf représentants d’associations œuvrant dans le domaine de la médiation.
    • Article 3
      Les membres du Conseil national de la médiation prévus aux 1° et 2° de l’article 2 sont nommés par arrêté du ministre dont ils relèvent. Ils peuvent se faire représenter.
      Les autres membres sont nommés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. Le membre mentionné au 5° de l’article 2 est nommé sur proposition du vice-président du Conseil d’Etat. Ils peuvent se faire remplacer par un suppléant nommé dans les mêmes conditions qu’eux.
      Un membre suppléant ne peut assister aux séances du Conseil national de la médiation qu’en l’absence du membre titulaire.

  • Chapitre II : Modalités de fonctionnement (Articles 4 à 11)
  • Article 4
    La durée du mandat des vice-présidents est de trois ans. Le mandat est non renouvelable.
    En cas d’empêchement du président du Conseil national de la médiation pour quelque cause que ce soit, les fonctions de président sont provisoirement assurées par son premier vice-président.
    En cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif constaté par l’autorité de désignation, le président est remplacé pour la durée du mandat restant à courir par une personne désignée dans les mêmes conditions.
  • Article 5
    La durée du mandat des membres du Conseil national de la médiation est de trois ans. Le mandat est renouvelable une fois.
  • Article 6
    Le Conseil national de la médiation constitue en son sein une commission permanente chargée d’organiser et de préparer ses travaux.
    La commission permanente est présidée par le président du Conseil national de la médiation.
    Elle comprend outre les vice-présidents :
    1° Un membre choisi par le président du Conseil national de la médiation parmi ceux mentionnés aux 1° et 2° de l’article 2 ;
    2° Deux membres élus à la majorité simple par les membres du Conseil national de la médiation parmi ceux mentionnés aux 3° à 7° de l’article 2 ;
    3° Trois membres élus à la majorité simple par les membres du Conseil national de la médiation parmi ceux mentionnés aux 8° à 14° de l’article 2.
    Le Conseil national de la médiation peut en outre constituer des groupes de travail, présidés par l’un des vice-présidents ou tout autre membre désigné par le président, auxquels peuvent être associées des personnalités autres que ses membres.
  • Article 7
    Le Conseil national de la médiation se réunit au moins deux fois par an sur convocation du président ou à la demande de la moitié de ses membres.
  • Article 8
    Le secrétariat du Conseil national de la médiation est assuré par les services du ministère de la justice.
  • Article 9
    Les fonctions de membre du Conseil national de la médiation sont exercées à titre gratuit.
  • Article 10
    Sous réserve des dispositions du présent décret, les modalités de fonctionnement du Conseil national de la médiation sont régies par la section 3 du chapitre III du titre III du livre Ier du code des relations entre le public et l’administration. Liens relatifs
  • Article 11
    Le garde des sceaux, ministre de la justice, est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 25 octobre 2022.

Élisabeth Borne

Par la Première ministre :

Le garde des sceaux, ministre de la justice,

Éric Dupond-Moretti

Décret à consulter sur https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046488766