« La médiation n’est pas un pansement », Michel Wieviorka, sociologue (Lagazettedescommunes.com)


« Mouvements sociaux, travail social, traitement des conflits, sortie de la violence : c’est au travers de l’ensemble de ces catégories d’étude que le sociologue Michel Wieviorka a observé le développement de la médiation et la progression des médiateurs sur le terrain de la création et de la réparation du lien social. Depuis la scène des rencontres de l’Association européenne de médiation sociale, qui se sont tenues à la mi-mai à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), il a retracé quelques fils conducteurs de cette vaste ambition prisée par les collectivités, dont les résultats doivent pourtant s’apprécier plus finement face à la montée parallèle et persistante de « logiques de rupture ». Aussi bien au niveau des instances politiques que dans les mouvements qui traversent la société, décrypte-t-il d’ailleurs dans son plus récent ouvrage, « Alors Monsieur Macron, heureux », paru au lendemain de la réélection du Président aux éditions Rue de Seine, où il interpelle et questionne la verticalité du pouvoir et l’affaissement des corps intermédiaires durant le premier quinquennat.

Sans en faire une panacée incantatoire au vivre-ensemble, il appelle à une plus grande prise en compte des spécificités de ces acteurs qui façonnent des terrains d’entente : « La médiation portée par des demandes sociales et culturelles est différente de celle qui se développe au travers des politiques publiques. » C’est pourquoi l’étude des dispositifs de médiation reste cruciale. S’y niche également une réflexion plus large sur la régulation de la vie collective et la place que la société entend laisser au dialogue et à l’écoute. » – J. Chetrit -(Extrait de lagazettedescommunes.com du 05/07/2022)

A savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/815147/%e2%80%89la-mediation-nest-pas-un-pansement%e2%80%89-michel-wieviorka/

Formation : « Certificat en médiation » du CEMA et de la Maison de la Communication, du 16 septembre 2022 au 15 septembre 2023


Une formation en mode mixte en présentiel (Paris et La Rochelle) et en distanciel (visioconférence)

Une équipe pédagogique renommée et coordonnée

15 formateurs et médiateurs aux méthodes éprouvées

Des vidéos et des podcasts inédits

Un apprentissage « sur mesure »

En savoir plus sur https://cemaphores.org/

Appel pour adhérer au Réseau Européen de la médiation sociale CreE.A


Adhésion en ligne sur https://www.helloasso.com/associations/association-creea/adhesions/cree-a?_ga=2.5699699.1136983933.1656688112-819029316.1652363575&_gl=1%2a1grdq01%2a_ga%2aODE5MDI5MzE2LjE2NTIzNjM1NzU.%2a_ga_TKC826G3G2%2aMTY1Njc1MzkxOC4yMS4xLjE2NTY3NTY4MjAuMA..

Publication de la Newsletter de LIMEDIAT de juillet 2O22


Lettre à consulter sur https://www.canva.com/design/DAFGGoH-Hxk/FG3541kTzKYAJtn0yIwvlg/view?utm_content=DAFGGoH-Hxk&utm_campaign=designshare&utm_medium=link&utm_source=homepage_design_menu#3

Livre : « Pour bien de paix » La régulation des conflits par les consistoires en Suisse romande (XVIe-XVIIe siècles) par Christian Grosse ( J-L Chabot, S. Gal, C. Tounu (Eds) « Figures de médiation et lien social » L’Harmattan, 2006


L’ensemble des pratiques para-judiciaires de régulation des conflits que le vocabulaire de l’époque moderne désigne par les termes d' »accord », d' »accommodement », d' »appointement » , de «compromis » en vue d’un « arbitrage », de « composition », de « conciliation », de « réconciliation » ou de « transaction », a fait l’objet d’une attention renouvelée de la part des historiens depuis une vingtaine d’années, soit depuis les travaux fondateurs en la matière de Nicole et Yves Castan, James Sharpe et Alfred Soman.
Jusqu’à présent, les études consacrées à cette thématique se présentent cependant dans un ordre très dispersé : des monographies concernant les pratiques de pacification dans tel ou tel lieu ou concentrées sur telle ou telle instance de conciliation n’éclairent la question que de façon ponctuelle. En l’état de la
recherche, une synthèse est par conséquent difficile – du moins pour l’époque moderne – alors même qu’elle s’avèrerait très utile. Face à des procédés de régulation très variés et dont une partie importante échappe à l’attention de l’historien parce qu’elle demeure avant tout orale, une telle synthèse présenterait
pourtant l’avantage de fournit des points de comparaison susceptibles de faciliter l’analyse de ces pratiques (Extrait )

A consulter sur https://www.researchgate.net/publication/311953267_Pour_bien_de_paix_La_regulation_des_conflits_par_les_consistoires_en_Suisse_romande_XVIe-XVIIe_siecles

« La neutralisation des clauses de médiation préalable dans le contrat de travail » par Thibault Goujon-Bethan, Professeur de droit privé et sciences criminelles à l’Université Jean Moulin Lyon 3 (dalloz-actualite.fr)


« À l’instar de tout autre droit, l’action peut faire l’objet d’actes juridiques. Parmi ceux-ci figurent des conventions visant à la « suspendre temporairement » (N. Cayrol, Les actes ayant pour objet l’action en justice, thèse, préf. F. Grua [dir.], Economica, 2001, spéc. nos 327 s.). Les clauses contractuelles de conciliation et de médiation préalables en sont une illustration topique : elles subordonnent l’exercice du droit d’action à un préalable amiable contractuellement organisé. Mettant fin à des divergences jurisprudentielles, une chambre mixte de la Cour de cassation proclama en 2003 que « licite, la clause d’un contrat instituant une procédure de conciliation obligatoire et préalable à la saisine du juge, dont la mise en œuvre suspend jusqu’à son issue le cours de la prescription, constitue une fin de non-recevoir qui s’impose au juge si les parties l’invoquent » (Cass., ch. mixte, 14 févr. 2003, n° 00-19.423 P, D. 2003. 1386,

Ainsi, la demande en justice non précédée de la mise en œuvre de la clause sera déclarée irrecevable. La force obligatoire du contrat s’impose au juge ; il n’a aucun pouvoir d’appréciation, même s’il ne dispose pas du pouvoir de relever d’office cette irrecevabilité, la fin de non-recevoir n’étant pas d’ordre public et ne concernant pas le défaut d’intérêt, le défaut de qualité ou la chose jugée (C. pr. civ., art. 125).

(…)

Le résultat énoncé par l’avis : une clause n’empêchant pas la saisine directe du juge

L’avis énonce qu’« une clause du contrat de travail qui institue une procédure de médiation préalable en cas de litige survenant à l’occasion de ce contrat n’empêche pas les parties de saisir directement le juge prud’homal de leur différend ». La justification invoquée, suivant laquelle une telle clause est réputée satisfaite avec l’introduction de l’instance prud’homale n’emportant pas l’adhésion, il convient de considérer plutôt que la solution neutralise la sanction procédurale de la clause de médiation dans un contexte où elle aurait pu avoir vocation à jouer. Cette orientation est d’autant plus fondée que le contentieux du contrat de travail relève en grande majorité du conseil de prud’hommes. Quelles raisons justifient une telle neutralisation ? La thèse de l’illicéité de la clause doit être écartée : la Cour ne répute pas non écrite la clause. Celle-ci étant simplement privée de sa sanction procédurale, elle apparaît plus vraisemblablement comme frappée d’inopposabilité dans le contrat de travail. » (Extrait de dalloz-actualite.fr du 1/07/2022)

En savoir plus sur https://www.dalloz-actualite.fr/flash/neutralisation-des-clauses-de-mediation-prealable-dans-contrat-de-travail#.YsSTm4TP2Uk

Visioconférence : « Session euro-africaine avec le Clean language » organisée par SEAM le 19 juillet 2022


« Le 19 juillet à 9h00, venez découvrir le Clean language en médiation dans le cadre des SEAM

Nous serons accueillis selon la coutume africaine, suivie d’un temps d’éveil corporel et émotionnel tel que pratiqué en Clean Language,

Puis nous écouterons Philippe Lemaire, président de l’association française de Clean Language et Alain Ducass, médiateur assermenté près la Cour d’Appel de Paris, certifié en Clean Language. Ils évoqueront comment le Clean Language constitue une posture fondamentalement non-intrusive et un outil précieux pour la médiation.

Après une courte démonstration, les participants auront alors la possibilité de pratiquer des moments de médiation en trinôme à partir de l’outil de Clean Language. Après une mise en commun des apprentissages, la session se terminera comme chaque mois à 11h00 précises. La participation est gratuite moyennant une inscription préalable. » (Extrait)

Inscription sur https://www.eventbrite.fr/e/seam-session-euro-africaine-de-la-mediation-et-du-changement-tickets-204939799457

Suisse : Le bureau de médiation administrative de Genève sous le feu des critiques


« Genève, le bureau de médiation administrative (BMA) est sous le feu des critiques. Le Grand Conseil émet des doutes sur le bon fonctionnement de cette entité indépendante au sein de l’Etat qui vise à gérer de façon simple et extrajudiciaire les conflits entre l’administration et les administrés.

Un rapport de la commission de gestion chargé d’étudier le rapport l’activité du BMA a été discuté vendredi au Grand Conseil. Ses conclusions sont sévères. Les commissaires émettent « des doutes sur le fait que l’intention du législateur soit reflétée dans l’activité du BMA et que les compétences du médiateur soient à la hauteur des enjeux ».

Le Grand Conseil a refusé par 58 voix contre 22 de prendre acte du rapport d’activité en plénière, manifestant ainsi ses doutes. Le BMA a été sollicité 340 fois en 2020, ce qui est relativement peu, estime le député PLR Alexis Barbey. De plus, le BMA ne fait pas vraiment de la médiation, mais plutôt de la facilitation, a relevé le député. »

(…)

Un projet de loi devrait être déposé pour modifier le fonctionnement du BMA. Selon ce projet, le médiateur devrait notamment disposer d’une formation certifiée en médiation généraliste, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Les prestations du BMA sont gratuites. Cette entité couvre l’ensemble des administrations cantonales et communales genevoises, ainsi que les établissements publics autonomes et tous les autres organismes chargés de missions de droit public. » (Extrait de msn.com du 24/06/2022)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/undefined/le-bureau-de-mdiation-administrative-sous-le-feu-des-critiques/ar-AAYPGAQ?ocid=sapphireappshare

Travail :  La juge des référés de Rouen ordonne une médiation judiciaire entre la société marommaise STG et cinq salariés


« La juge des référés a renvoyé vers une médiation judiciaire lundi 13 juin la société marommaise STG et ses cinq salariés, que cette dernière assignait pour avoir bloqué son site lors de la grève débutée 10 jours avant.

Cinq salariés du transporteur de marchandises Sodinor (membre du groupe STG) basé à Maromme, étaient assignés en référé heure par heure au tribunal par leur direction lundi 13 juin 2022. Cette dernière leur reprochait d’avoir bloqué l’accès au site lors de la grève débutée dix jours auparavant, ce qu’ils contestent. Au moment de l’audience, elle se poursuivait sans blocage ni filtrage. La juge a rappelé que « STG ne va pas très très bien » et que les solutions pour sortir de cette situation sont forcément « collectives ». Pour STG, Me Élodie Stierlen (barreau de Rennes) a estimé qu’il y avait bien eu blocage, désorganisation de l’entreprise et perte d’argent.

Blocage ou filtrage

Elle a maintenu la demande d’astreinte de STG en cas de nouveau blocage, « juridiquement interdit, le filtrage fai[sant] l’objet de débat juridique », a détaillé la juge. Pour les assignés, dont deux étaient déjà convoqués cette semaine à un entretien préalable à licenciement, Me Karim Berbra a contesté la désorganisation, par appel à des sous-traitants, et le blocage, évoquant « un tâtonnement le premier jour seulement ». Le tribunal a renvoyé les protagonistes à une médiation judiciaire le 15 septembre 2022. » -S Auffret -(Extrait de paris-normandie.fr du 13/06/2022)

En savoir plus sur https://www.paris-normandie.fr/id315727/article/2022-06-13/le-tribunal-ordonne-une-mediation-judiciaire-entre-la-societe-marommaise-stg-et?amp

Publication de la Lettre du SYME n°30 Juin 2022


Partages de pratiques professionnelles, convention collective et processwork

Dans ce nouveau numéro de votre lettre d’information nous partageons nos propositions pour développer les séances de partages de pratiques professionnelles. Nous mettons l’accent sur des outils qui peuvent se révéler précieux pour les médiateurs qui pratiquent des médiations collectives. Enfin nous rendons compte de la négociation d’une convention collective dans le secteur associatif médico-social.

Intervenir en médiation collective avec le Processwork – Alain Ducass (Extrait syme.eu)

Lettre à consulter sur https://mailchi.mp/3c2dda90fe3e/lettre-n30-juin2022-13662388?e=0f5c6ecf83

« A propos d’une convention collective nationale, unique et étendue » par Jean-François PELLERIN (syme.eu )


« Nous vous avons récemment fait part de la négociation d’une convention collective nationale, unique et étendue dans le secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif. Cette négociation, qui s’est déroulée à partir du 18 février 2022, s’est terminée au 31 mai 2022, une majorité des syndicats de salariés se déclarant insatisfaite des propositions de ce texte.

A noter que 3 décrets ont été publiés le 28 avril 2022 pour la revalorisation au 1er avril 2022 des métiers de l’accompagnement social et médico-social. Ceux-ci ne permettent pas encore de rendre aux métiers concernés un niveau d’attractivité suffisant. Il faut donc vivement espérer la reprise prochaine d’une concertation sur cette convention collective nationale.

Nous continuons à agir pour que la médiation familiale soit intégrée dans la liste des métiers concernés par cette CCNUE. » (Extrait de syme.eu du 5/06/2022)

En savoir plus sur https://www.syme.eu/articles/99728