Rapport de la Cour de Cassation : LIVRE 2 / Suggestions de modifications législatives ou réglementaires


« Experts judiciaires et médiateurs : amélioration de l’élaboration
des listes de médiateurs établies par les cours d’appel – certification
ou reconnaissance administrative des médiateurs

Les premières mises en œuvre du décret no 2017-1457 du 9 octobre 2017 relatif aux listes de médiateurs établies par les cours d’appel démontrent la nécessité de faire évoluer la matière. Sans même évoquer les difficultés ponctuelles posées par cette nouvelle réglementation (par exemple pour ce qui concerne l’inscription de personnes morales : 2e Civ., 27 juin 2019, pourvoi no 19-60.120), le nouveau dispositif gagnerait à faire l’objet de deux grandes évolutions.
En premier lieu, c’est la tenue même par les cours d’appel de telles listes qu’il convient d’interroger. En effet, en l’état de la dénomination de ces listes, regroupant des «médiateurs» et non des «médiateurs judiciaires» et de la volonté affichée de développer les modes extrajudiciaires de règlement des conflits, c’est-à-dire en dehors même de toute procédure judiciaire, on doit se demander si ces listes tendent bien, comme l’indique pourtant l’article 22-1 A de la loi no 95-125 du 8 février 1995 relative à l’organisation
des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative, à l’information des juridictions. L’établissement des listes de médiateurs par les assemblées générales des magistrats du siège des cours d’appel a ainsi représenté pour ces dernières une mission supplémentaire, alors même qu’elle ne constitue pas une activité juridictionnelle et que la médiation gagne à se développer au-delà de la stricte sphère judiciaire. La Cour de cassation a donc formulé au Rapport 2019 la suggestion nouvelle d’une certification ou d’une reconnaissance administrative des médiateurs. Celle-ci permettrait un pilotage global de l’ensemble de ces activités de résolution amiable, dont tous les observateurs soulignent le caractère indispensable. Il pourrait alors être envisagé la transformation de ces listes en listes de médiateurs judiciaires, alors soumis à des conditions d’inscription plus en phase avec les besoins propres des juridictions.

Cette proposition récente est parfaitement justifiée, en droit comme en opportunité, elle est donc maintenue cette année encore.
La DACS partage le constat selon lequel l’établissement d’une liste de médiateurs fait peser sur les juridictions une mission supplémentaire qui ne correspond pas à une activité juridictionnelle. Elle émet néanmoins quelques réserves quant à l’établissement de deux listes distinctes et souligne les avantages en termes de cohérence, de lisibilité et de simplicité pour les citoyens d’une liste unique de médiateurs ainsi que le gage de qualité que constitue la décision d’inscription prise en toute indépendance
par des magistrats appréciant in concreto les qualifications et l’expérience professionnelle des candidats.


Amélioration de l’élaboration des listes de médiateurs établies
par les cours d’appel – interdiction du cumul de demandes d’inscription
auprès de plusieurs cours d’appel


En deuxième lieu, le décret du 9 octobre 2017 se caractérise par une insuffisance des conditions d’inscription sur une liste, au regard des besoins des juridictions. En particulier, le texte ne prévoit ni prise en compte des besoins des juridictions du ressort de la cour d’appel, ni condition de résidence des candidats, ni interdiction de cumul de candidatures voire d’inscriptions auprès de plusieurs cours d’appel. La Cour de cassation est ainsi amenée à annuler tout refus d’inscription procédant, directement ou indirectement, de tels types de critères (2e Civ., 27 septembre 2018, pourvoi no 18-60.132, publié au Bulletin; 2e Civ., 18 octobre 2018, pourvoi no 18-60.128, publié au Bulletin).
L’instruction des recours formés devant la Cour de cassation démontre alors que nombre de candidats paraissent avoir présenté des demandes d’inscription devant plusieurs cours d’appel, accroissant inutilement la charge qui leur est confiée et faisant encourir le risque d’inscriptions multiples, sans certitude sur la capacité d’un tel médiateur à remplir les missions susceptibles de lui être confiées par les différentes cours d’appel auprès desquelles il serait inscrit. Dans ces conditions, il apparaît indispensable de permettre de prendre en compte les besoins des juridictions, d’imposer aux candidats
de choisir une seule cour d’appel auprès de laquelle s’inscrire et d’organiser, corrélativement, une centralisation de l’information – que du reste la certification précédemment évoquée permettrait d’assurer.
Cette seconde proposition de réforme intéressant spécialement les listes de médiateurs est parfaitement justifiée, en droit comme en opportunité, et suscite un avis favorable de la chancellerie, elle est donc maintenue cette année encore.
Sous réserve de la compétence de la DACS, cette dernière n’est pas opposée, s’agissant des listes de médiateurs, à une modification du décret no 2017-1457 du 9 octobre 2017 relatif à la liste des médiateurs auprès de la cour d’appel impliquant notamment l’ajout de l’interdiction du cumul de demandes d’inscription auprès de plusieurs cours d’appel, ainsi qu’une condition de résidence des candidats. Cette modification permettrait un alignement des conditions exigées par le décret précité du 9 octobre 2017 pour les médiateurs sur celles prescrites pour les experts judiciaires par le décret no 2004-1463
du 23 décembre 2004. » (Extrait courdecassation.fr p.43-44)

En savoir plus sur https://www.courdecassation.fr/files/files/RAPPORT%20ANNUEL/Rapport%20annuel%20-%202020%20-%20de%20la%20Cour%20de%20cassation.pdf

Webinaire (rediffusion) : « La CRA au Québec et la médiation judiciaire en France : Réflexions sur de possibles convergences  » organisé par l’ANM le 17/06/2021


« Dans le domaine de la médiation durant le processus judiciaire, le Québec et la France ont deux approches très différentes. Au Québec, le processus relève essentiellement des tribunaux et plus particulièrement des juges qui les «président», est standard dans toute la province et il est gratuit. Alors qu’en France, le rôle du juge se limite à promouvoir la médiation, qui est «conduite» par un médiateur agréé que les parties doivent en général rémunérer. Et les pratiques peuvent varier d’une juridiction à l’autre. Et pourtant, il y a des convergences entre les deux systèmes et des pratiques qui peuvent inspirer une réflexion de chaque côté de l’Atlantique.

Avec : L’honorable Jacques Fournier, juge en chef de la Cour supérieure du Québec L’honorable Pierre Béliveau, juge retraité de la Cour supérieure du Québec, Membre du Barreau du Québec et Médiateur au Québec et en France Nathalie Bourgeois de Ryck, conseillère à la Cour de cassation, chargée de mission au cabinet de la première présidence Me Christiane Féral-Schuhl, ancienne Bâtonnière du Barreau de Paris et ancienne présidente du Centre National des Barreaux Gabrielle Planès, Présidente d’honneur de l’ANM » (Extrait)

La Tribune des Médiateurs… du Sport (Lettre de l’ANM n°14 novembre 2021)


« La lettre de ce mois-ci nous plonge au cœur de l’activité d’un de nos partenaires ANM depuis 2015, dans un milieu confidentiel où la médiation a toute sa place : le Monde du Sport.

« L’arène » sportive serait un lieu de rencontres… et d’oppositions !

DialoguesThomas FIUTAK inclut la médiation au centre de l’arène authentique, a` la fois espace physique et psychologique intégré dans une culture et dans un temps défini. Cette arène permet au médiateur d’agir sereinement en tant que facilitateur du changement entre les personnes, pour leur permettre de régler leur différend. Le parallèle avec les lieux de pratiques sportives semble évident. 

Le terrain lieu de pratique, de perfectionnement et de confrontation entre sportifs. Le vestiaire lieu clos, ou` la parole et les émotions, coupées de l’extérieur, sont ravivées. Le Club : structure encadrante protégeant ses membres et devant mesurer et limiter les risques de tension. Au-delà de l’essence de la rencontre sportive qui vise un « gagnant », les Médiateurs du Sport consacrent leur énergie à la volonté de promouvoir la Médiation dans le domaine sportif associatif et professionnel.

En Sport, l’action a pour résultat de faire « plier » son adversaire et la notion d’opposition y est omniprésente. Se mesurer a` un adversaire, autour d’un règlement commun, permet la désignation d’un vainqueur consacre´ par son mérite et son talent. Et pour nous Médiateurs du Sport, la prise en compte des spécificités et enjeux sportifs est une clé du règlement positif a` long terme des conflits liés au milieu de l’événementiel et de l’économie du Sport.

Les Médiateurs du Sport : un collectif de « Gardiens de l’esprit sportif » au service du sport.

Le résultat de la compétition, qui consiste a` désigner le meilleur après une confrontation « toutes armes égales », symbolise, selon l’historien Georges VIGARELLO, l’idéal démocratique de nos sociétés. Les héros de la mythologie ont été remplacés par de nouvelles figures (pensons a` Mohamed ALI, Usain BOLT, Marie José PEREC, Laura FLESSEL, Jeannie LONGO ou Amélie MAURESMO en France), les sportives et sportifs conquérants, portés par des valeurs de lutte et de victoire.

Ces idéaux, doivent pourtant pouvoir se combiner avec une culture du respect de l’autre, et du cadre de pratique définis. Les conflits dans le monde du sport ne sont pas sans lien avec ces valeurs modernes. 

La médiation permet de recadrer un contexte apaisant et souple, dans lequel il n’est pas recherche´ de « gagner » du terrain sur l’autre, mais de trouver les conditions d’un compromis « gagnant- gagnant ». 

Notre ambition : accompagner le mouvement et les changements :

Le concept de départ est issu d’une rencontre entre Thierry ARMILHON, médiateur et expert reconnu, et Patrick BRIGNOLI, ancien sportif ayant vécu au sein de l’événementiel sportif. Et l’esprit était de faire cohabiter deux visions différentes mais complémentaires à savoir la médiation d’une part et le sport de l’autre.

Ce concept est d’ailleurs concrétisé aujourd’hui par la présence de 2 co-Présidents : Brigitte DEYDIER, ancienne sportive de haut niveau, double championne du Monde et Vice-Championne Olympique de Judo et Adrien PUJOL, Avocat et médiateur reconnu.

Dans ce cadre, notre Association de Promotion et Sensibilisation à la Médiation pour les environnements du sport met à votre disposition un collectif de professionnels de la médiation, de la prévention et des modes alternatifs de règlement des différends. Et ce aussi bien lorsque les différends sont présents qu’en prévention des conflits potentiels.

Le sportif a tout a` gagner a` se libérer l’esprit des tensions qui le polluent, afin de se consacrer a` 100% a` son combat face a` lui-même. L’image de marque est elle aussi préservée et la pression du règlement du conflit est déplacée vers des tiers neutres et indépendants dont c’est l’activité dominante. Dans certains cas, la présence d’un « observateur » ancien athlète de haut niveau apporte l’expertise, la rapidité et le réflexe aux usages parfois particuliers du sport.

Exemples de nos interventions récentes :

• Une commune décide d’agrandir un stade au beau milieu d’une agglomération moyenne en modifiant les accès, parkings et autres aménagements. Une médiation préalable au démarrage du chantier a permis d’anticiper la majorité des problèmes de voisinage.

L’étude et la médiation préalables ont permis non seulement des aménagements très utiles à l’intégration au sein de l’environnement mais également d’enclencher un partenariat avec les riverains qui ont été associés à des actions de sensibilisation et ensuite d’intégration aux événements.

• Un footballeur connu dans un grand club parisien loue une maison 25000 euros mensuels pendant ses saisons dans le club. Il y réalise d’importantes modifications avec la création d’une salle de sports, un espace bien-être et ce dans une décoration particulière. Démolition et construction de cloisons et structures d’accès à l’appui.

A la fin de sa dernière saison, lorsqu’il désire rendre la maison à son propriétaire, celui-ci découvre avec horreur les « dégâts » ne correspondant pas du tout à ses désirs. Un procès est prévu mais un médiateur intervient et les parties trouvent la solution.

Et les exemples sont nombreux : renégociation de droits audiovisuels, contrats de sponsoring, droit à l’image, construction ou aménagement d’un stade, gestion de patrimoine, report ou annulation d’un événement, défaillance d’un fournisseur de produits ou services…

Notre clause de médiation est à votre disposition sur demande et nous souhaitons poursuivre encore longtemps, avec l’ANM, notre développement territorial pour aider et promouvoir la Médiation dans le Monde Sportif Français.

A deux ans de la Coupe du Monde de rugby 2023 et à trois ans des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 qui auront lieu en France : construisons ensemble le « réflexe médiation ».

Pour nous trouver : www.mediateursdusport.com » (Extrait)

En savoir plus sur https://www.anm-mediation.com/article.php?fullid=188584

Video : Conférence de presse de France Médiation – Les réussites de la médiation à l’école : « Comment développer la culture de l’apaisement et de la prévention pour lutter contre le harcèlement à l’école ? »


La médiation, un remède et des solutions pour les entreprises


« Moins coûteuse, plus rapide et moins aléatoire qu’un procès, cette technique de règlement des différends a fait dernièrement l’objet d’une présentation à Besançon, à l’initiative de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) du Doubs.

« Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ! », considérait Balzac dont l’adage a été repris par la sagesse populaire. Mais si en plus, l’accord est bon… C’est tout l’enjeu de la démarche de médiation qu’ont présenté aux TPE et PME du Doubs Catherine Lelouch-Kammoun, médiateur et ancien avocat aux barreaux de Paris et de Besançon, et administrateur de l’IHEMN (Institut des hautes études en médiation situé à Aix), et Tuline Cip-Lévêque, médiateur, avocat au barreau de Besançon et présidente du Centre de médiation bisontin. Invitées par la CPME 25, elles ont développé les avantages et détaillé le processus de ce mode alternatif de règlement des litiges.

 Plus de 70 % des médiations aboutissent à un accord »

« Le conflit fait partie de la vie et les TPE et PME, souvent sur le fil du rasoir, sont plus que les autres à la merci d’un litige, souvent long et coûteux », ont-elles souligné. « Or, la médiation permet de mettre à plat tous les éléments du différend pour élaborer une solution et trouver un accord qui satisfait chacun des protagonistes, le tout en seulement quelques séances, et la plupart du temps à moindre coût et en maîtrisant chaque étape. Dans plus de 70 % des cas, la médiation aboutit à un accord et même quand ce n’est pas le cas, il y a toujours un avant et après, car on a pu se reparler. »

Contentieux sur le coût des matières premières

Concrètement ? « Nous avons eu le cas d’une entreprise en contentieux avec un fournisseur qui, le coût des matières premières ayant augmenté, refusait désormais de la fournir aux conditions initiales de leur contrat. Les deux parties ont fait appel à un médiateur et, au bout de quelques rencontres, sont parvenues à un accord : le fournisseur acceptant de fournir à nouveau l’entreprise qui s’engageait à commander plus de produits, les deux se partageant le surcoût des matières premières. » P. Laurent -(Extrait de estrepublicain.fr du 16/11/2021)

En savoir plus sur https://www.estrepublicain.fr/amp/faits-divers-justice/2021/11/16/justice-la-mediation-un-remede-et-des-solutions-pour-les-entreprises

Tribune libre : « Création du Conseil national de la médiation: une bonne idée pour le service public de la justice » par Sophie Henry, Louis Degos (L’opinion.fr)


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« Le Conseil national de la médiation, dont la création a été validée par le Parlement au printemps dernier, était attendu de longue date par les acteurs de la médiation que sont les magistrats ou les associations regroupées au sein du collectif Médiation 21.

Cette nouvelle structure, composée de personnalités qualifiées, a pour missions de concevoir des règles déontologiques, mettre au point des référentiels de formation et proposer les modalités d’inscription des médiateurs sur la liste prévue par la loi.

Ces missions sont évidemment essentielles afin de régir la médiation au sein du service public de la Justice , mais elles ne le sont peut-être pas pour tous les types de contentieux des entreprises.

En effet, dans le domaine judiciaire, la médiation doit être encadrée et répondre à des critères de mise en œuvre (coûts, délais…) ainsi que des modes de sélection et de désignation des médiateurs qui soient homogènes entre les juridictions, afin d’assurer une égalité d’accès à la médiation pour tous les justiciables.

Il est en revanche difficile d’envisager que le champ d’intervention du Conseil ait vocation à s’étendre à la médiation conventionnelle, ou encore à la médiation internationale.

En matière de médiation conventionnelle, décidée par les deux parties concernées, les entreprises sont avant tout favorables à la flexibilité, ressort essentiel pour elles de recourir à ce mode de règlement des différends. Elles sont aussi particulièrement attachées à la confidentialité et la discrétion inhérentes à la médiation conventionnelle qui interdit à un organisme tiers, fut-il baptisé Conseil national de la médiation, de pouvoir collecter des données ou de limiter, en droit ou en fait, le libre choix des médiateurs par les parties. » (Extrait de lopinion.fr du 8/11/2021)

En savoir plus sur https://www.lopinion.fr/creation-du-conseil-national-de-la-mediation-une-bonne-idee-pour-le-service-public-de-la-justice?s=09

Cycle de webinaires (Belgique) : « les écrits de la médiation » organisé par Anthemis, le Groupe de recherche sur les modes de gestion des conflits (CePRI, USL-B) et les certificats en médiation (USL-B, UCLouvain, UNamur) de Novembre 2021 à Mars 2022


En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/catherine-delforge-b0468564_ecrits-de-la-m%C3%A9diation-activity-6866295343412232192-yXpS/

Obligation vaccinale en Martinique : la mission de médiation est terminée, un rapport de préconisation sera remis au gouvernement


martiniqueLa 1ère

« Quelques jours après la rencontre avec l’intersyndicale (8 novembre 2021), la mission de médiation s’est clôturée le vendredi 12 novembre 2021. Les médiateurs ont dressé le contenu du rapport de préconisation qui sera remis au gouvernement, au cours d’une conférence de presse ce samedi 13 novembre 2021.

Prévue entre le 3 et le 12 novembre 2021, l’heure est au bilan pour la mission de médiation composée de la médiatrice nationale Danielle Toupillier, du Docteur Emmanuel Gordien, virologue à l’Hôpital Avicenne, et de Léandre Beauroy, directeur du travail à la Préfecture de Martinique.

Les membres de la mission constatent que la médiation n’a pas pu se tenir dans des conditions idéales. Il n’y a pas eu de débats ni de rencontres avec l’ensemble des organisations syndicales.

À l’issue de ces deux semaines sur place, un rapport de préconisation a été dressé. Il sera remis aux ministres en demandant la poursuite de la mission. 

Des propositions… 

Dans ce document, les médiateurs préconisent un assouplissement des mesures, sans déroger au respect des règles sanitaires. Ainsi, ils proposent de repousser l’obligation vaccinale avec un étalement de la mise en place au 6 décembre pour la première dose et fin décembre pour la 2e. Des tests PCR sont proposés pour contrôler entre les deux injections.
Ils suggèrent aussi de prolonger la gratuité des tests antigéniques et PCR jusqu’au 31 décembre 2021.

Concernant l’aspect humain, ils encouragent un accompagnement social des personnels qui ne veulent pas se faire vacciner et un assouplissement des mesures contre les non-vaccinés jusqu’au 31 décembre 2021. Ils proposent également des mesures de reclassement pour les professionnels de santé, un accompagnement et un soutien psychologique et social pour les personnels soignants.

Les médiateurs ont relevé une baisse de l’attractivité professionnelle du milieu de la santé en Martinique et proposent d’aménager des « faveurs », même salariales, pour les médecins afin de diminuer les rotations.  » – P. Pinel-Féréol – F. Théodose- (Extrait de la1ere.francetvinfo.fr du 13/11/2021=

En savoir plus sur https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/la-mission-de-mediation-est-terminee-un-rapport-de-preconisation-sera-remis-au-gouvernement-1153687.amp

Ouvrage : « Initiative de valorisation des capacités africaines endogènes dans la gouvernance et la prévention des conflits » Tome 2, Documents de travail, 2005, Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest


Ouvrage à consulter sur https://www.academia.edu/7008819/Initiative_de_valorisation_des_capacit%C3%A9s?auto=download&email_work_card=download-paper


Publication de La Lettre n°14 Novembre 2021 de l’ANM


Lettre à consulter sur https://www.anm-mediation.com/page-newsletter.php?id=187914

L’ACTEUR AMÉRICAIN FOREST WHITAKER VEUT FORMER LES JEUNES « AUX TECHNIQUES DE MÉDIATION » EN SEINE -SAINT-DENIS


L'acteur Forest Whitaker, le 29 janvier 2018 à Hollywood, aux Etats-Unis

« L’acteur afro-américain de 60 ans, qui a grandi dans un quartier pauvre de Los Angeles, veut investir dans la Seine-Saint-Denis avec son ONG « Whitaker Peace and Development Initiative » qui propose des projets éducatifs dans les régions touchées par la violence.

L’acteur américain Forest Whitaker va investir en Seine-Saint-Denis pour aider les jeunes à se former « aux techniques de médiation et de résolution de conflit et à l’entrepreneuriat », a-t-on appris jeudi auprès de son ONG, en marge du Forum de Paris sur la Paix.

Envoyé spécial de l’Unesco pour la paix et la réconciliation depuis 2014, Forest Whitaker est également le fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative (WPDI), une ONG créée en 2012 qui s’investit dans des projets éducatifs pour des jeunes vivant dans des régions touchées par la violence ou les conflits (Soudan du Sud, Ouganda, Mexique, Etats-Unis, Afrique du Sud) et désormais en France.

L’acteur marqué par la pauvreté lors d’une visite à Clichy-sous-Bois

C’est lors d’un voyage à Paris, où l’ONG est basée, au printemps dernier, que l’acteur oscarisé pour « Le Dernier roi d’Ecosse », a décidé d’investir en Seine-Saint-Denis. Le comédien afro-américain de 60 ans a été « marqué » par la pauvreté lors de sa visite dans le quartier du Chêne Pointu à Clichy-sous-Bois, décor des « Misérables » de Ladj Ly, a expliqué un porte-parole de la WPDI.

L’ONG en partenariat avec BNP Paribas va s’engager sur deux axes d’action: former des jeunes à la médiation pour résoudre les conflits et réduire la violence avec les acteurs institutionnels et offrir des formations à des métiers d’avenir, donner des clés pour monter un business. » (Extrait de bfmtv.com du 11/11/2021)

En savoir plus sur https://www.bfmtv.com/paris/seine-saint-denis-l-acteur-americain-forest-whitaker-veut-former-les-jeunes-aux-techniques-de-mediation_AD-202111110376.html