« Bamako, le 14 décembre 2022 – Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, la médiation internationale a tenu, le 14 décembre 2022, une réunion par visioconférence, à l’invitation de l’Algérie, en sa qualité de cheffe de file de la médiation internationale.
Cette réunion a été l’occasion de procéder à une évaluation lucide de l’état actuel du processus de mise en œuvre de l’Accord, qui a connu une dynamique encourageante à la faveur de la tenue, à Bamako du 1er au 5 août 2022, de la réunion de niveau décisionnel sur certains aspects de l’Accord, ainsi que de la session de haut niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA), le 2 septembre 2022, sous la présidence de M. Ramtane Lamamra, Ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’Etranger de la République algérienne démocratique et populaire, avec un accent particulier sur l’importance et la nécessité de l’engagement de toutes les parties maliennes à aller de l’avant dans la poursuite de ce processus.
La réunion a permis de mettre en exergue, encore une fois, la place axiale de l’Accord dans le processus de stabilisation du Mali tel que reflétée à travers ses quatre piliers. Les membres de la médiation internationale ont, également, eu un échange sur les raisons ayant conduit à la suspension des travaux de la 47ème session du CSA, qui ont débuté le 29 novembre 2022. Ils ont déploré ce développement qui va à contre-sens de l’élan positif enregistré ces derniers mois, y compris les efforts en cours pour l’opérationnalisation de la Commission ad hoc en vue de parachever les discussions sur la chaine de commandement et l’intégration des hauts cadres des Mouvements en vue du lancement du DDR global dans les meilleurs délais. Les membres de la Médiation internationale ont également échangé sur le dernier communiqué de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA).
Soulignant la responsabilité première qui incombe aux parties maliennes signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger, Gouvernement et Mouvements, dans l’avancement de la mise en œuvre de l’Accord, les membres de la médiation internationale ont lancé un appel solennel à ces parties à ne ménager aucun effort pour favoriser un climat de confiance et de respect mutuels et à faire preuve, de manière urgente et sincère, d’un engagement résolu sur la voie de la réalisation des objectifs assignés à l’Accord, notamment la paix, la sécurité, le développement et la réconciliation au Mali. La Médiation internationale a appelé les parties maliennes à s’abstenir de toute déclaration qui risque de porter atteinte aux efforts inlassables d’instaurer un climat de confiance. » (Extrait de maliactu.net du 14/12/2022)
« Les membres de la médiation internationale au Mali ont tenu, mercredi, une réunion par visioconférence, afin de procéder à une évaluation “lucide” de l’état actuel du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, indique jeudi un communiqué de la médiation.
Cette réunion, tenue à l’invitation de l’Algérie, en sa qualité de cheffe de file de la médiation internationale, “a été l’occasion de procéder à une évaluation lucide de l’état actuel du processus de mise en œuvre de l’Accord, qui a connu une dynamique encourageante à la faveur de la tenue, à Bamako du 1er au 5 août, de la réunion de niveau décisionnel sur certains aspects de l’accord, ainsi que de la session de haut niveau du Comité de suivi de l’accord (CSA), le 2 septembre”, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, lit-on dans le communiqué.
Les participants ont particulièrement souligné “l’importance et la nécessité de l’engagement de toutes les parties maliennes à aller de l’avant dans la poursuite de ce processus”, ajoute la même source.
Par ailleurs, la réunion a permis de mettre en exergue, encore une fois, “la place axiale de l’accord dans le processus de stabilisation du Mali, tel que reflétée à travers ses quatre piliers”.
“Les membres de la médiation internationale ont, également, eu un échange sur les raisons ayant conduit à la suspension des travaux de la 47e session du CSA, qui ont débuté le 29 novembre” dernier, souligne le communiqué. » (Extrait de maliactu.net du 16/12/2022)
« La crise maroco-algérienne demeure une préoccupation majeure pour les acteurs du monde arabe et musulman. En marge de sa visite d’État à Alger le 3 et 4 décembre dernier, le roi Abdallah II a proposé une feuille de route – axée sur le volet économique – pour la reprise des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc, rapporte Maghreb Intelligence. Avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, il était question pour le souverain jordanien d’insister sur la nécessité de relancer le gazoduc Maghreb-Europe (GME) fermé par Alger qui n’a plus renouvelé le contrat fin octobre 2021, par ricochet de le convaincre à œuvrer pour le dégel des exportations du gaz naturel vers l’Espagne via le Maroc. » (Extrait de bladi.net du 9/12/2022)
« Depuis l’indépendance, en 1962, la diplomatie algérienne, désormais clé de voûte de l’Algérie nouvelle, joue un rôle important en matière de médiation pour la résolution des crises et conflits, notamment en Afrique, en s’appuyant sur un nombre de fondements et principes qui constituent la doctrine de la politique extérieure du pays.
La diplomatie algérienne repose sur trois principes inaliénables : le droit des peuples à l’autodétermination, la non-ingérence dans les affaires internes des Etats et la promotion du dialogue inclusif dans les conflits internationaux, quelle que soit leur gravité.
C’est sur ces fondements que s’est construite puis consolidée la diplomatie algérienne depuis l’indépendance, et c’est dans ce sens que le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, est engagé depuis son élection en 2019.
Ainsi, l’Algérie continue de participer activement à l’extinction de plusieurs foyers de tension dans les pays du Sahel et d’Afrique, notamment au Mali voisin, en sa double qualité de chef de file de la Médiation internationale et président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.
La médiation algérienne avait été couronnée de succès, le travail diplomatique ayant abouti en juin 2015 à la signature de l’accord de paix et de réconciliation au Mali, baptisé « Accord d’Alger », en cours de mise en œuvre.
En Libye voisine également, l’Algérie, qui promeut la politique de bon voisinage, joue un rôle déterminant dans la résolution de la crise politique et sécuritaire qui frappe ce pays depuis 2011. Sa position repose sur la non-ingérence politique et le rejet de toute intervention étrangère dans la résolution du conflit en Libye, prônant la solution politique à travers un dialogue inclusif inter-libyen. » (Extrait de aps.dz/algerie du 19/12/2022)
« Les chefs de la diplomatie congolaise et rwandaise chez le président angolais samedi à Luanda. João Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine de la crise entre Kigali et Kinshasa, tente de relancer le dialogue, au point mort entre les deux capitales. » (Extrait de africanews.com)
« En août 2018, le président français Emmanuel Macron évoquait devant les ambassadeurs de France réunis à Paris, son ambition de faire de la France «une puissance médiatrice». En France, les affaires du monde sont traditionnellement une prérogative de l’État et une fonction régalienne, voire un domaine réservé du président. Vus depuis Paris, les conflits se règlent essentiellement par la diplomatie et la coopération internationale. Dans cette conception/tradition, très verticale, il ne reste guère de place pour d’autres formes de médiation impulsées par les acteurs non étatiques de la résolution des conflits. Pourtant, dans un contexte international caractérisé par la multiplicité et la diversité des acteurs, la diplomatie de la paix gagnerait à ne plus être la seule exclusivité des États.
Les ONG de médiation mènent ce travail de facilitation des discussions à l’heure même où les diplomaties étatiques n’ont plus toujours, seules, la capacité de le faire, et que les organisations multilatérales montrent leurs limites.s
Il est vrai que les conflits ont profondément évolué depuis ces vingt dernières années : insurrections djihadistes, guerre contre le terrorisme, conflits asymétriques, guerre informationnelle, retour de la guerre de haute intensité en Europe. Rares sont les périodes de l’histoire ayant connu une telle variété et complexité de conflits. Ces nouvelles conflictualités impliquent également de nouveaux acteurs. Il s’agit autant de ceux qui tiennent les armes que celles et ceux qui les subissent : communautés, groupes armés djihadistes, sociétés militaires privées, populations civiles, etc. L’irruption de ces acteurs non étatiques ne change pas seulement le visage de la guerre mais bouleverse la nature même des conflits et contribue surtout à déstabiliser profondément les sociétés.
Ces bouleversements de la guerre et de ses acteurs ont fait également émerger depuis une vingtaine d’années de nouveaux modes de résolution des conflits et de faiseurs de paix : la médiation, portée par des personnalités et des ONG.
La majorité des ONG de résolution des conflits intervient au niveau communautaire, en facilitant des réconciliations locales. Un nombre plus réduit d’ONG intervient à des niveaux plus politiques. Elles facilitent des accords entre groupes armés et gouvernements, entre mouvements d’opposition et pouvoir en place, etc. Les ONG de médiation mènent ce travail de facilitation des discussions à l’heure même où les diplomaties étatiques n’ont plus toujours, seules, la capacité de le faire, et que les organisations multilatérales montrent leurs limites.
Les ONG sont légitimes et utiles, alors même que les Nations unies sont contraintes à un certain immobilisme, prises dans les feux croisés des membres du Conseil de sécurité.
Les ONG de médiation sont toutefois suspectées de mener une diplomatie privée pour le compte d’intérêts politiques ou économiques cachés. Cette suspicion, liée à leur nécessaire indépendance, est particulièrement développée en France où l’intérêt du pays ne saurait être défendu par d’autres que des agents de l’État. Pourtant, les ONG de médiation sont principalement financées par des États qui ont fait de la paix et de la médiation une stratégie internationale et une marque de fabrique de leur diplomatie : Norvège, Suisse, Suède, Union européenne, etc. Ces diplomaties intègrent les actions menées par ces acteurs non étatiques, indépendants, transparents, aux méthodologies efficaces et basée sur une déontologie claire. Récipiendaires de financements publics, ces ONG rendent des comptes et sont astreints à des audits et des évaluations tout en défendant l’indépendance de leur action.
Elles ne font en réalité que mettre en pratique «l’obligation de règlement pacifique» prévue au chapitre 6 de la Charte des Nations unies, à l’instar des ONG des droits humains ou de développement qui se réfèrent aux droits universellement reconnus. Quel être humain devrait être privé de son droit à la paix ? Les ONG sont légitimes et utiles, alors même que les Nations unies sont contraintes à un certain immobilisme, prises dans les feux croisés des membres du Conseil de sécurité. Les diplomates eux-mêmes ne peuvent plus se déplacer librement en raison de l’insécurité. Dans ces circonstances, qui peut encore aller à la rencontre des membres des groupes armés et des acteurs de l’instabilité souvent considérés comme infréquentables ? Qui peut encore convier autour de la table tous les acteurs d’une crise, si ce ne sont les tiers indépendants que sont les médiateurs et les médiatrices des ONG ?
De nombreux États européens ont déjà amorcé cette approche consistant à intégrer les ONG de médiation dans leurs stratégies d’action en faveur de la paix. En France, l’intégration des acteurs non étatiques de résolution des conflits en reste pour l’heure à ses prémices. Ils agissent le plus souvent, à l’instar des organismes humanitaires, comme des prestataires de services aux populations confrontées aux crises.
Il est temps de structurer une capacité française de médiation autour de partenariats dynamiques entre diplomatie, ONG de médiation, élus et acteurs des sociétés civiles.
La loi du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et certains acteurs tentent de faire de «l’équipe France» une réalité sur le terrain. Toutefois, la marge de progression demeure immense. Ainsi, la diplomatie parlementaire peut constituer une force qui demeure embryonnaire et trop souvent limitée à des initiatives individuelles. Les parlementaires à l’instar des ONG ou de la coopération décentralisée, pourraient constituer des acteurs importants et influents du soft power français, forts de leur légitimité, expertise, et des liens de confiance noués loin des relations de pouvoir, souvent dans la longue durée.
Il est temps de structurer une capacité française de médiation autour de partenariats dynamiques entre diplomatie, ONG de médiation, élus et acteurs des sociétés civiles. Cela permettrait de constituer des pôles de réflexion, d’outils et d’acteurs qui puissent s’articuler ensemble et se coordonner plutôt que de s’opposer ou de s’ignorer. Ensemble, ils pourraient offrir une autre image de notre pays, lorsque la France est sollicitée ou en capacité d’agir. Plus qu’une puissance médiatrice, elle démontrerait une capacité à écouter, à accompagner et à soutenir l’autonomisation des acteurs et leur volonté de se responsabiliser. La France serait peut-être dès lors moins dans l’affirmation de sa puissance mais serait sans aucun doute mieux acceptée et bienvenue.
Signataires :
Gabrielle Planès, médiatrice, présidente de Promediation et de l’Institut de la médiation dans l’espace francophone (IMEF), Présidente d’Honneur de l’Association nationale des médiateurs (ANM)
Pierre Béliveau, Médiateur, directeur de l’Institut de la médiation dans l’espace francophone (IMEF).
Hugo Sada, ancien diplomate
Éric Blanchot, directeur général de Promediation
Christian Connan, ancien ambassadeur
Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie et ancien représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest
Frédéric PETIT, député de la 7ème circonscription des Français de l’étranger
Gabrielle PLANÈS, Présidente de Promediation
Ahmedou OULD ABDALLAH, Directeur du Centre 4S, ancien SRSG UNOWA
9h30 – 11h00 – Panel 1 Les acteurs de la gestion de conflits face aux nouvelles formes de conflictualité : cadres conceptuels et champs d’action respectifs Facilitation : Hugo SADA, ancien diplomate L’objectif de ce panel est de présenter et discuter des nouvelles formes de conflictualité et des modes d’action des acteurs de la résolution de conflits ainsi que leurs limites pour contribuer à la résolution des conflits. Il s’agit également de définir le cadre conceptuel de la médiation et de ses acteurs.
Nouvelles formes de violence : En quoi les évolutions géopolitiques contemporaines ontelles transformé le champ d’action des acteurs de la gestion de conflits ? Un spécialiste des conflits (géopoliticien, professeur de RI, autre) présente sa vision des nouvelles conflictualités et de leurs spécificités notamment pour la recherche de solutions négociées avec ces nouveaux acteurs (cf. insurrections djihadistes, guerre hybride, etc.) Intervenant : Joseph MAÏLA, Professeur de géopolitique
Comment les acteurs diplomatiques traditionnels utilisent-ils les outils de la médiation et comment les adaptent-ils au nouveau contexte international ? A travers son expérience, un diplomate français ou européen.ne présente sa vision de la médiation comme outil de résolution des conflits et sa pratique. Intervenant : Christian CONNAN, ancien diplomate
La société civile dans la résolution des conflits : ONG et médiateurs en première ligne ? Cette intervention vise à rappeler le rôle, la légitimité et l’action des ONG de médiation et plus largement de la société civile dans la résolution des conflits armés et des crises politiques et interroger leur efficacité, leurs limites et leurs atouts. Il s’agira d’interroger la notion des différents niveaux d’intervention de la société civile (tracks 1.5 à 3).
Intervenant : Charles TENENBAUM, Professeur à Science Po, CERI
Réactions des participants / Débat avec la salle
11h00 – 13h00 – Panel n°2 Médiation et Diplomatie : comment négocier la paix en temps de guerre ? Facilitation : Florent GEEL, Directeur Général Adjoint, Promediation Cette session donne la parole à des personnalités reconnues dans le monde de la diplomatie, de la médiation, des think tanks, des ONG qui au travers de leurs expériences donnent leurs visions des évolutions géopolitiques évoquées dans le premier panel et partagent leurs réflexions sur les complémentarités existantes ou à construire entre les acteurs de la gestion des conflits. La discussion s’articulera autour des questions suivantes :
Face aux conflictualités multiples et un multilatéralisme affaibli, régler pacifiquement les différends et ramener la paix est-il encore possible avec les outils actuels ?
Quelle place pour les médiations gouvernementales et non-gouvernementales dans le conflit ukrainien ?
Quelles évolutions pour la diplomatie de demain dans la gestion des conflits ?
Cultures de la médiation et relations avec les acteurs non-gouvernementaux de la gestion de conflits au sein des appareils diplomatiques : outils et articulations au sein des pays européens et rôle de l’Union européenne.
Quels sont les enjeux concernant le rôle et l’action des sociétés civiles et des ONG pour contribuer à la résolution des conflits ?
Intervenant.e.s :
Fréderic PETIT, Député de la 7ème Circonscription des Français de l’étranger
Laurent BIGOT, ancien diplomate
Katariina LEINONEN, Deputy Head of Division – Conflict Prevention and Mediation, European External Action Service (EEAS), Union européenne
Véronique DUDOUET, Senior Officer, Berghof Foundation
Knut LANGELAND, Envoyé spécial Sahel, Ministère de Affaires étrangères de Norvège Questions-réponses avec la salle
13h00 – 14h00 : Pause déjeuner
14h00 – 15h30 – Panel n°3 Processus de paix : pratiques et contributions des acteurs nongouvernementaux de la médiation
Facilitation : Charles TENENBAUM, Professeur à Science Po, CERI
Dans ce panel, des praticiens de la médiation témoignent de leurs expériences concrètes de médiation dans des conflits contemporains et aussi diverses que les insurrections djihadistes, les conflits intercommunautaires, etc. À travers des exemples de situations vécues, ils s’interrogeront également sur la façon dont les nouveaux acteurs des relations internationales se mobilisent pour la paix.
Conflits au Sahel : retour sur les médiations engagées auprès des gouvernements et des groupes armés de la région Intervenant : Éric BLANCHOT, Directeur général de Promediation
Processus de paix au Soudan et en Libye : l’implication des acteurs onusiens et nongouvernementaux Intervenant : Dr Vincent DARACQ, Directeur Afrique de l’Est, Promediation
Médiations en Afrique de l’Ouest Intervenant : Saïd DJINNIT, ancien diplomate algérien, ancien SRSG UNOWAS Réactions des participants / Débat avec la salle
16h00 – 17h00 : Débat-conclusion Une nouvelle diplomatie de la paix est-elle possible ? Entre la fin du « tout État » et l’avènement d’un nouveau mode de gestion des conflits Facilitation : Éric BLANCHOT, Directeur Général, Promediation Ce débat permet un dialogue avec une ou plusieurs personnalités sur les enjeux relatifs à la pratique de la diplomatie et de la médiation dans un contexte de profonds changements stratégiques. La place de la société civile dans cette évolution et les nécessaires adaptations des États et de leurs stratégies seront questionnées, dans un échange ouvert au public.
Jean-Claude COUSSERAN, ancien diplomate et ancien directeur de la DGSE
« Trois femmes qui font partie du groupe de 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali, le 10 juillet dernier, auraient été libérées. Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, en a fait l’annonce samedi soir lors d’un point presse. Un dossier dans lequel le Togo joue les médiateurs entre Bamako et Abidjan.
L’annonce officielle a été faite à Lomé, au Togo, samedi soir, lors d’une conférence au cours de laquelle les trois drapeaux ceux du Togo, du Mali et de la Côte d’Ivoire étaient visibles sur les pupitres. Le point de presse, très bref, s’est fait en présence du ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop.
(…) Principal médiateur dans le dossier, le président Faure Gnassingbé a marché sur des œufs tout au long des pourparlers en faisant la place à d’autres intervenants dans l’affaire, comme l’Algérie, le Maroc, la Cédéao et d’après nos informations même la Guinée. « Il fallait trouver aussi une clé juridique au dossier », reconnaît une source judiciaire. Sur ce point, dans un communiqué, le procureur de la République a affirmé que le juge d’instruction, après avis du parquet, a accepté la remise en liberté des trois femmes. » (Extrait de rfi.fr/fr/afrique du 3/09/2022)