Tribune collective : «La France est-elle une puissance médiatrice ?» signataires : Gabrielle Planès, Frédéric Petit…. (lefigaro-fr)


« En août 2018, le président français Emmanuel Macron évoquait devant les ambassadeurs de France réunis à Paris, son ambition de faire de la France «une puissance médiatrice». En France, les affaires du monde sont traditionnellement une prérogative de l’État et une fonction régalienne, voire un domaine réservé du président. Vus depuis Paris, les conflits se règlent essentiellement par la diplomatie et la coopération internationale. Dans cette conception/tradition, très verticale, il ne reste guère de place pour d’autres formes de médiation impulsées par les acteurs non étatiques de la résolution des conflits. Pourtant, dans un contexte international caractérisé par la multiplicité et la diversité des acteurs, la diplomatie de la paix gagnerait à ne plus être la seule exclusivité des États.

Les ONG de médiation mènent ce travail de facilitation des discussions à l’heure même où les diplomaties étatiques n’ont plus toujours, seules, la capacité de le faire, et que les organisations multilatérales montrent leurs limites.s

Il est vrai que les conflits ont profondément évolué depuis ces vingt dernières années : insurrections djihadistes, guerre contre le terrorisme, conflits asymétriques, guerre informationnelle, retour de la guerre de haute intensité en Europe. Rares sont les périodes de l’histoire ayant connu une telle variété et complexité de conflits. Ces nouvelles conflictualités impliquent également de nouveaux acteurs. Il s’agit autant de ceux qui tiennent les armes que celles et ceux qui les subissent : communautés, groupes armés djihadistes, sociétés militaires privées, populations civiles, etc. L’irruption de ces acteurs non étatiques ne change pas seulement le visage de la guerre mais bouleverse la nature même des conflits et contribue surtout à déstabiliser profondément les sociétés.

Ces bouleversements de la guerre et de ses acteurs ont fait également émerger depuis une vingtaine d’années de nouveaux modes de résolution des conflits et de faiseurs de paix : la médiation, portée par des personnalités et des ONG.

La majorité des ONG de résolution des conflits intervient au niveau communautaire, en facilitant des réconciliations locales. Un nombre plus réduit d’ONG intervient à des niveaux plus politiques. Elles facilitent des accords entre groupes armés et gouvernements, entre mouvements d’opposition et pouvoir en place, etc. Les ONG de médiation mènent ce travail de facilitation des discussions à l’heure même où les diplomaties étatiques n’ont plus toujours, seules, la capacité de le faire, et que les organisations multilatérales montrent leurs limites.

Les ONG sont légitimes et utiles, alors même que les Nations unies sont contraintes à un certain immobilisme, prises dans les feux croisés des membres du Conseil de sécurité.

Les ONG de médiation sont toutefois suspectées de mener une diplomatie privée pour le compte d’intérêts politiques ou économiques cachés. Cette suspicion, liée à leur nécessaire indépendance, est particulièrement développée en France où l’intérêt du pays ne saurait être défendu par d’autres que des agents de l’État. Pourtant, les ONG de médiation sont principalement financées par des États qui ont fait de la paix et de la médiation une stratégie internationale et une marque de fabrique de leur diplomatie : Norvège, Suisse, Suède, Union européenne, etc. Ces diplomaties intègrent les actions menées par ces acteurs non étatiques, indépendants, transparents, aux méthodologies efficaces et basée sur une déontologie claire. Récipiendaires de financements publics, ces ONG rendent des comptes et sont astreints à des audits et des évaluations tout en défendant l’indépendance de leur action.

Elles ne font en réalité que mettre en pratique «l’obligation de règlement pacifique» prévue au chapitre 6 de la Charte des Nations unies, à l’instar des ONG des droits humains ou de développement qui se réfèrent aux droits universellement reconnus. Quel être humain devrait être privé de son droit à la paix ? Les ONG sont légitimes et utiles, alors même que les Nations unies sont contraintes à un certain immobilisme, prises dans les feux croisés des membres du Conseil de sécurité. Les diplomates eux-mêmes ne peuvent plus se déplacer librement en raison de l’insécurité. Dans ces circonstances, qui peut encore aller à la rencontre des membres des groupes armés et des acteurs de l’instabilité souvent considérés comme infréquentables ? Qui peut encore convier autour de la table tous les acteurs d’une crise, si ce ne sont les tiers indépendants que sont les médiateurs et les médiatrices des ONG ?

De nombreux États européens ont déjà amorcé cette approche consistant à intégrer les ONG de médiation dans leurs stratégies d’action en faveur de la paix. En France, l’intégration des acteurs non étatiques de résolution des conflits en reste pour l’heure à ses prémices. Ils agissent le plus souvent, à l’instar des organismes humanitaires, comme des prestataires de services aux populations confrontées aux crises.

Il est temps de structurer une capacité française de médiation autour de partenariats dynamiques entre diplomatie, ONG de médiation, élus et acteurs des sociétés civiles.

La loi du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et certains acteurs tentent de faire de «l’équipe France» une réalité sur le terrain. Toutefois, la marge de progression demeure immense. Ainsi, la diplomatie parlementaire peut constituer une force qui demeure embryonnaire et trop souvent limitée à des initiatives individuelles. Les parlementaires à l’instar des ONG ou de la coopération décentralisée, pourraient constituer des acteurs importants et influents du soft power français, forts de leur légitimité, expertise, et des liens de confiance noués loin des relations de pouvoir, souvent dans la longue durée.

Il est temps de structurer une capacité française de médiation autour de partenariats dynamiques entre diplomatie, ONG de médiation, élus et acteurs des sociétés civiles. Cela permettrait de constituer des pôles de réflexion, d’outils et d’acteurs qui puissent s’articuler ensemble et se coordonner plutôt que de s’opposer ou de s’ignorer. Ensemble, ils pourraient offrir une autre image de notre pays, lorsque la France est sollicitée ou en capacité d’agir. Plus qu’une puissance médiatrice, elle démontrerait une capacité à écouter, à accompagner et à soutenir l’autonomisation des acteurs et leur volonté de se responsabiliser. La France serait peut-être dès lors moins dans l’affirmation de sa puissance mais serait sans aucun doute mieux acceptée et bienvenue.


Signataires :

Gabrielle Planès, médiatrice, présidente de Promediation et de l’Institut de la médiation dans l’espace francophone (IMEF), Présidente d’Honneur de l’Association nationale des médiateurs (ANM)

Frédéric Petit, député MoDem des Français de l’étranger de la VIIe circonscription https://21608757e438efe819960945410b6b9b.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-39/html/container.html?n=0

Pierre Béliveau, Médiateur, directeur de l’Institut de la médiation dans l’espace francophone (IMEF).

Hugo Sada, ancien diplomate

Éric Blanchot, directeur général de Promediation

Christian Connan, ancien ambassadeur

Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie et ancien représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest


Tribune publiée le 11/11/2022 sur https://amp-lefigaro-fr.cdn.ampproject.org/c/s/amp.lefigaro.fr/vox/monde/la-france-est-elle-une-puissance-mediatrice-20221111

Colloque international : MÉDIATION ET DIPLOMATIE Pratiques, expériences et devenir des métiers de la résolution de conflits 10/11/2022 à Auditorium du MoDem – 133, rue de l’Université 75007 PARIS


Programme provisoire

8h30 – 9h00 : Accueil des participants
9h00 – 9h30 : Ouverture – présentation

  • Frédéric PETIT, député de la 7ème circonscription des Français de l’étranger
  • Gabrielle PLANÈS, Présidente de Promediation
  • Ahmedou OULD ABDALLAH, Directeur du Centre 4S, ancien SRSG UNOWA

9h30 – 11h00 – Panel 1
Les acteurs de la gestion de conflits face aux nouvelles formes de
conflictualité : cadres conceptuels et champs d’action respectifs
Facilitation : Hugo SADA, ancien diplomate
L’objectif de ce panel est de présenter et discuter des nouvelles formes de conflictualité et des
modes d’action des acteurs de la résolution de conflits ainsi que leurs limites pour contribuer à
la résolution des conflits. Il s’agit également de définir le cadre conceptuel de la médiation et
de ses acteurs.

  • Nouvelles formes de violence : En quoi les évolutions géopolitiques contemporaines ontelles transformé le champ d’action des acteurs de la gestion de conflits ?
    Un spécialiste des conflits (géopoliticien, professeur de RI, autre) présente sa vision des
    nouvelles conflictualités et de leurs spécificités notamment pour la recherche de solutions
    négociées avec ces nouveaux acteurs (cf. insurrections djihadistes, guerre hybride, etc.)
    Intervenant : Joseph MAÏLA, Professeur de géopolitique
  • Comment les acteurs diplomatiques traditionnels utilisent-ils les outils de la médiation et
    comment les adaptent-ils au nouveau contexte international ?
    A travers son expérience, un diplomate français ou européen.ne présente sa vision de la
    médiation comme outil de résolution des conflits et sa pratique.
    Intervenant : Christian CONNAN, ancien diplomate
  • La société civile dans la résolution des conflits : ONG et médiateurs en première ligne ?
    Cette intervention vise à rappeler le rôle, la légitimité et l’action des ONG de médiation et
    plus largement de la société civile dans la résolution des conflits armés et des crises
    politiques et interroger leur efficacité, leurs limites et leurs atouts. Il s’agira d’interroger la notion des différents niveaux d’intervention de la société civile (tracks 1.5 à 3).
  • Intervenant : Charles TENENBAUM, Professeur à Science Po, CERI
  • Réactions des participants / Débat avec la salle

11h00 – 13h00 – Panel n°2
Médiation et Diplomatie : comment négocier la paix en temps de
guerre ?
Facilitation : Florent GEEL, Directeur Général Adjoint, Promediation
Cette session donne la parole à des personnalités reconnues dans le monde de la diplomatie,
de la médiation, des think tanks, des ONG qui au travers de leurs expériences donnent leurs
visions des évolutions géopolitiques évoquées dans le premier panel et partagent leurs
réflexions sur les complémentarités existantes ou à construire entre les acteurs de la gestion
des conflits. La discussion s’articulera autour des questions suivantes :

  • Face aux conflictualités multiples et un multilatéralisme affaibli, régler pacifiquement les
    différends et ramener la paix est-il encore possible avec les outils actuels ?
  • Quelle place pour les médiations gouvernementales et non-gouvernementales dans le
    conflit ukrainien ?
  • Quelles évolutions pour la diplomatie de demain dans la gestion des conflits ?
  • Cultures de la médiation et relations avec les acteurs non-gouvernementaux de la gestion
    de conflits au sein des appareils diplomatiques : outils et articulations au sein des pays
    européens et rôle de l’Union européenne.
  • Quels sont les enjeux concernant le rôle et l’action des sociétés civiles et des ONG pour
    contribuer à la résolution des conflits ?

Intervenant.e.s :

  • Fréderic PETIT, Député de la 7ème Circonscription des Français de l’étranger
  • Laurent BIGOT, ancien diplomate
  • Katariina LEINONEN, Deputy Head of Division – Conflict Prevention and Mediation,
    European External Action Service (EEAS), Union européenne
  • Véronique DUDOUET, Senior Officer, Berghof Foundation
  • Knut LANGELAND, Envoyé spécial Sahel, Ministère de Affaires étrangères de Norvège
    Questions-réponses avec la salle

13h00 – 14h00 : Pause déjeuner

14h00 – 15h30 – Panel n°3
Processus de paix : pratiques et contributions des acteurs nongouvernementaux de la médiation

Facilitation : Charles TENENBAUM, Professeur à Science Po, CERI

Dans ce panel, des praticiens de la médiation témoignent de leurs expériences concrètes de
médiation dans des conflits contemporains et aussi diverses que les insurrections djihadistes,
les conflits intercommunautaires, etc. À travers des exemples de situations vécues, ils
s’interrogeront également sur la façon dont les nouveaux acteurs des relations internationales
se mobilisent pour la paix.

  • Conflits au Sahel : retour sur les médiations engagées auprès des gouvernements et des
    groupes armés de la région
    Intervenant : Éric BLANCHOT, Directeur général de Promediation
  • Processus de paix au Soudan et en Libye : l’implication des acteurs onusiens et nongouvernementaux
    Intervenant : Dr Vincent DARACQ, Directeur Afrique de l’Est, Promediation
  • Médiations en Afrique de l’Ouest
    Intervenant : Saïd DJINNIT, ancien diplomate algérien, ancien SRSG UNOWAS
    Réactions des participants / Débat avec la salle

16h00 – 17h00 : Débat-conclusion
Une nouvelle diplomatie de la paix est-elle possible ?
Entre la fin du « tout État » et l’avènement d’un nouveau mode de
gestion des conflits
Facilitation : Éric BLANCHOT, Directeur Général, Promediation
Ce débat permet un dialogue avec une ou plusieurs personnalités sur les enjeux relatifs à la
pratique de la diplomatie et de la médiation dans un contexte de profonds changements
stratégiques. La place de la société civile dans cette évolution et les nécessaires adaptations
des États et de leurs stratégies seront questionnées, dans un échange ouvert au public.

  • Jean-Claude COUSSERAN, ancien diplomate et ancien directeur de la DGSE

17h00 : Clôture et cocktail

Inscription sur evenements@promediation.org

Webinaire : « La Médiation Familiale internationale » avec Danièle GANANCIA et Gaëtan ESCUDEY, 26 novembre 2022 de 18h00 – 19h30, organisé par le CEMA


inscription gratuite sur contact@cemaphores.org
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Libération de trois soldates parmi les 49 militaires ivoiriens détenus au Mali grâce à la médiation du Togo


« Trois femmes qui font partie du groupe de 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali, le 10 juillet dernier, auraient été libérées. Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, en a fait l’annonce samedi soir lors d’un point presse. Un dossier dans lequel le Togo joue les médiateurs entre Bamako et Abidjan. 

L’annonce officielle a été faite à Lomé, au Togo, samedi soir, lors d’une conférence au cours de laquelle les trois drapeaux ceux du Togo, du Mali et de la Côte d’Ivoire étaient visibles sur les pupitres. Le point de presse, très bref, s’est fait en présence du ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop.

(…) Principal médiateur dans le dossier, le président Faure Gnassingbé a marché sur des œufs tout au long des pourparlers en faisant la place à d’autres intervenants dans l’affaire, comme l’Algérie, le Maroc, la Cédéao et d’après nos informations même la Guinée. « Il fallait trouver aussi une clé juridique au dossier », reconnaît une source judiciaire. Sur ce point, dans un communiqué, le procureur de la République a affirmé que le juge d’instruction, après avis du parquet, a accepté la remise en liberté des trois femmes. » (Extrait de rfi.fr/fr/afrique du 3/09/2022)

En savoir plus sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220903-lib%C3%A9ration-de-trois-soldates-parmi-les-49-militaires-ivoiriens-d%C3%A9tenus-au-mali

« La médiation familiale internationale : porteuse d’un changement de paradigme de résolution des conflits dans une éthique du care ? Remarques à la lumière des situations de déplacement international illicite d’enfants, par Marion Bondel, RIEJ, 2021/1 vol. 84 pp 129-147


Résumé

Le déplacement international illicite d’un enfant par l’un de ses parents constitue une infraction particulièrement traumatisante pour les membres de la famille. La complexité juridique mais aussi psychologique de cette situation met à l’épreuve le mode classique de règlement du conflit, en particulier de l’adjudication judiciaire. La médiation peut alors constituer un mode alternatif de résolution de ce conflit spécifique, qui porte un projet paradigmatique novateur, fondé sur le care. En effet, si la médiation familiale internationale et son développement progressif n’ont pas été pensés dans le cadre du care, on peut néanmoins voir dans l’activité du médiateur, doté de compétences spécifiques, des éléments de concrétisation de l’approche développée par J. Tronto. La médiation internationale peut alors réciproquement s’analyser comme instrument de promotion de cette éthique.

English

International family mediation : a paradigm shift in conflict resolution based on the ethics of care ? Remarks in the light of situations of wrongful international removal of children

The wrongful international removal of a child by one of its parents is a particularly traumatic offence for family members. The legal but also psychological complexity of this situation puts the classical method of conflict resolution to the test, in particular judicial adjudication. Mediation, with its innovative paradigmatic project based on care ethic, can therefore form an alternative means of resolving this specific conflict. Indeed, while international family mediation and its gradual development have not been conceived within the framework of care ethics, one could still see in the mediator’s role, with its specific competence, elements that stem from J. Tronto’s approach. As such, international mediation can be reciprocally analysed as a promoting instrument of this ethic.

Article à consulter sur https://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2020-1-page-129.htm?contenu=resume

Médiation familiale : « Guide de bonnes pratiques en vertu de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants » (2012) 111p.


Guide à consulter sur https://assets.hcch.net/upload/guide28mediation_fr.pdf

Livre : « La médiation internationale – Entre guerre et paix » Milena Dieckhoff, Presses de SciencesPo, 2022, 248p.


RÉSUMÉ

Faire le pari que le dialogue l’emportera sur la violence physique est le propre de toute médiation. Sur la scène internationale, cette activité pacificatrice réunit des acteurs très divers et s’exerce de multiples manières, au-delà de l’objectif commun de mener les belligérants à la paix.
S’appuyant sur sept cas empiriques volontairement éloignés tels que la Géorgie, le Guatemala ou encore le Soudan, cet ouvrage propose une typologie inédite de la médiation internationale de l’après-guerre froide. Il expose la manière dont la médiation se décline en des pratiques et des règles de jeu très différentes selon qu’elle est essentiellement politique, expertise ou sociétale.
Milena Dieckhoff, docteure en science politique de Sciences Po, est maîtresse de conférences à l’École de droit de l’Université Clermont Auvergne, chercheuse au Centre Michel de L’Hospital, membre du Groupe de recherche sur l’action multilatérale (GRAM, GDR-CNRS) et corédactrice en chef de la revue Négociations. (Extrait)

En savoir plus sur https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?gcoi=27246100560650

Mission de médiation de la CEDEAO en Guinée: communiqué final de Thomas Boni Yayi, médiateur


« 1- Dans le cadre de la mise en application des décisions issues du Sommet Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu le 3 juillet 2022 à Accra Ghana, le Président de la République de Guinée Bissau, et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, S.E.M. UMARO SISSOCO EMBALÓ a effectué une mission d’introduction du Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée S.E.M. THOMAS BONI YAYI aux autorités de la transition le 20 juillet 2022.

Le Président THOMAS BONI YAYI était accompagné par le Professeur THEODORE HOLO, Ancien Président de la Cour Constitutionnelle du Bénin, le Ministre ALASSANI TIGRI, Ancien Haut Fonctionnaire de l’OIF et Mme RACHELLE YAYI, Assistante du Président YAYI.

  1. La Mission avait pour objectif de rencontrer les autorités guinéennes afin de présenter le nouveau Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et d’évaluer le processus de transition en Guinée.
  2. Le Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, S.E.M. UMARO SISSOCO EMBALÓ, était accompagné par S.E.M. THOMAS BONI YAYI, Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et ancien Président de la République du Bénin, S.E.M. SOARES SAMBU, Vice-Premier Ministre de la République de Guinée-Bissau, et S.E. Mme SUZI CARLA BARBOSA, Ministre d’Etat des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et des Communautés et Présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, S.E.M. OMAR ALIEU TOURAY, Président de la Commission, ainsi que S.E.M. LOUIS BLAISE AKA-BROU, Représentant Résident de la CEDEAO en Guinée. Cette délégation est appuyée par une équipe technique de la CEDEAO et du Médiateur.
  3. La délégation conduite par le Président UMARO SISSOCO EMBALÓ a été reçue en audience par le Colonel MAMADI DOUMBOUYA, Président de la transition et a saisi l’occasion pour présenter E.M. THOMAS BONI YAYI, nouveau Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée.
  4. Le Médiateur a rencontré certains membres du Gouvernement dont le Premier Ministre par intérim, Ministre du commerce de l’industrie des petites et moyennes entreprises, BERNARD GOUMOU en présence du Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Monsieur MORY CONDE, du Ministre des affaires étrangères, Dr. MORISSANDA KOUYATE et du Ministre de la santé et de l’hygiène publique, Dr. MAMADOU PATHÉ DIALLO.
  5. Le Médiateur a également pris part à la rencontre du Président UMARO SISSOCO EMBALÓ avec le Conseil National de Transition (CNT).
  6. Le Président THOMAS BONI YAYI a rencontré les Ambassadeurs des pays membres de la CEDEAO en Guinée et le Groupe des Ambassadeurs du G5 (France, Union Européenne, USA, CEDEAO, UN). Il a également échangé avec les Ambassadeurs non-membres du G5 notamment la Chine, la Russie, la Turquie, l’Egypte et le Maroc. Les diplomates ont salué sa nomination en qualité du Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et lui ont exprimé leur entière disponibilité à contribuer au succès de sa Ils ont réitéré leur adhésion à soutenir l’accompagnement de la CEDEAO pour la réussite de la transition.
  7. Pendant son séjour en Guinée, le Médiateur a été reçu en audience en tête à tête à deux reprises par le Président de la transition, le Colonel MAMADI DOUMBOUYA. Il a eu une séance de travail avec une délégation du CNRD conduite par le Chef d’Etat-Major Général des Armées, Colonel SADIBA KOULIBALY, entouré d’officiers supérieurs.
  8. Les autorités de la transition qui ne font pas de fixation sur le délai de transition de 36 mois, ont cependant insisté sur l’importance et le maintien des activités prévues dans le chronogramme. Elles réitèrent leur engagement à travailler en harmonie avec la CEDEAO et la Communauté internationale dans l’exécution des étapes clés de la transition dans le cadre d’un dialogue national inclusif.
  9. Le Médiateur a réitéré la volonté de nos peuples de créer dans l’espace CEDEAO, les conditions de liberté, de démocratie, de paix, de stabilité, de sécurité, et d’emplois des jeunes en vue d’une prospérité partagée par les citoyens de la Communauté.
  10. Le Médiateur tient à préciser qu’il disposait d’un délai de quelques jours pour rendre compte de ses différents entretiens avec ses hôtes au Président UMARO SISSOCO EMBALÓ en vue de l’appréciation et des décisions de la conférence des Chefs d’Etat avant le 1er août 2022 sur la situation en Guinée. Le Médiateur encourage chacune et chacun à adopter un comportement de concorde nationale et de paix. Le Médiateur rendra compte des préoccupations des Guinéens aux Chefs d’Etat de la CEDEAO pour qu’elles soient prises en considération afin que la transition en cours soit consensuelle et réussie.
  11. La Mission de la CEDEAO a remercié les autorités de la Guinée pour l’accueil chaleureux et les discussions franches et cordiales, ainsi que pour les facilités mises à sa disposition, ce qui témoigne de leur adhésion au processus engagé par la CEDEAO à travers la nomination du Médiateur.

Fait à Conakry, le 23 juillet 2022

En savoir plus sur https://mosaiqueguinee.com/mission-de-mediation-de-la-cedeao-en-guinee-voici-le-communique-final-du-mediateur-thomas-boni-yayi/

Le Mali demande au Togo une médiation auprès des institutions internationales et régionales (rfi)


« Une importante délégation malienne a achevé mercredi 4 mai une visite de travail de deux jours à Lomé, conduite par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. La délégation a demandé au Togo de jouer les médiateurs entre Bamako et la Cédéao d’une part, ainsi qu’avec la communauté internationale.

Le Mali cherche le soutien de ses voisins face aux sanctions. Depuis début janvier, Bamako est visé par des mesures de rétorsion économique lancées notamment par la Communauté ouest africaine afin de raccourcir la durée de transition alors que les militaires au pouvoir tablent sur une période de deux ans. Mardi, une forte délégation ministérielle (les ministres des Affaires étrangères, de l’Économie et des Transports) s’est rendue au Togo pour demander l’appui de Lomé, dont l’influence au sein de la Cédéao n’est pas négligeable.

Le Mali veut rallier ses voisins à sa cause et renforcer son poids diplomatique, notamment face à la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest.

La délégation a délivré un message du colonel Assimi Goïta. Le chef de la junte malienne demande au président togolais Faure Gnassingbé de « soutenir l’effort de dialogue malien avec la communauté internationale », et de « prendre des initiatives de facilitation ».

Message reçu favorablement. Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a présenté le Togo comme un « pays de dialogue », avant d’assurer que le président Gnassimbé était prêt à aider le Mali. (Extrait de rfi.fr du 5/05:222)

En savoir plus sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220504-le-mali-demande-au-togo-une-m%C3%A9diation-aupr%C3%A8s-des-institutions-internationales-et-r%C3%A9gionales?ref=tw_i

Accord pour la paix et la réconciliation au Mali : La Médiation internationale dénonce l’impasse dans sa mise en œuvre


 » Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger, la Médiation internationale a tenu une réunion virtuelle, le 20 avril 2022, sous la présidence de l’Ambassadeur Boudjemaa DELMI, représentant de l’Algérie, Chef de file de la Médiation internationale. Dans un communiqué issu de cette réunion, les membres de la Médiation internationale ont rappelé que l’impasse dans le processus de paix intervient dans un contexte sécuritaire complexe et difficile tant au Mali que dans le reste de la région, marqué notamment par un nombre effrayant de victimes civiles de la violence. « Les membres de la Médiation internationale ont insisté sur la nécessité de la tenue rapide de la réunion décisionnelle de haut niveau, qui devait initialement avoir lieu dans les deux semaines suivant la 45ème session du CSA pour trouver un consensus sur les questions cruciales du DDR (Désarmement-Démobilisation et Réinsertion) global… », révèle le communiqué de la Médiation internationale. » (Extrait de malijet.com du 26/04/2022)

En savoir plus sur https://malijet.com/actualite-politique-au-mali/269015-accord_pour_paix_reconciliation_mali_mediation_international_den.html

UKRAINE : de nombreuses propositions de médiation


  • Le Saint-Siège toujours prêt à la médiation, réaffirme le cardinal Parolin

« Dans une interview accordée à une chaîne de télévision privée italienne, le cardinal secrétaire d’État du Saint-Siège a réitéré la disponibilité du Saint-Siège pour une médiation afin de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Il a également commenté l’appel du Pape François lors de l’angélus de ce dimanche. »

En savoir plus sur https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/cardinal-parolin-tv-interview-engagement-saint-siege-ukraine.html

  • Guerre en Ukraine: vers une médiation sud-africaine?

L« ’Afrique du Sud pourrait-elle jouer un rôle de médiateur dans la crise entre la Russie et l’Ukraine ? Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a fait savoir qu’il avait été approché pour jouer un rôle en raison de ses bonnes relations avec Moscou. »

En savoir plus sur https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220311-guerre-en-ukraine-vers-une-m%C3%A9diation-sud-africaine

  • Le Qatar, nouveau médiateur des grands dossiers internationaux

« Le ministre qatarien des Affaires étrangères, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, est attendu à Moscou ce lundi, où il doit s’entretenir avec son homologue russe Serguei Lavrov. Au programme notamment, le conflit en Ukraine. Le ministre qatarien a par ailleurs téléphoné vendredi à son homologue ukrainien Dmytro Kuleba et a appelé « toutes les parties à faire preuve de retenue » selon un communiqué de l’agence de presse officielle. »

En savoir plus sur https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220313-le-qatar-nouveau-m%C3%A9diateur-des-grands-dossiers-internationaux

  • Guerre en Ukraine: Xi Jinping veut que la Chine joue le rôle de médiateur

« La Chine serait-elle un possible médiateur dans le conflit en Ukraine ? C’est ce qu’a confirmé ce mardi 8 mars le président chinois Xi Jinping, suite à un échange par visioconférence avec le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron. L’homme fort de Pékin appelle à la plus grande retenue pour éviter une crise humanitaire à grande échelle. »

En savoir plus sur https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20220308-guerre-en-ukraine-xi-jinping-veut-que-la-chine-joue-le-r%C3%B4le-de-m%C3%A9diateur

  • La Turquie veut jouer les médiateurs entre Kiev et Moscou : 

« La presse turque espère que la rencontre prévue à Antalya le 10 mars entre les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien débouchera sur des négociations entre les deux pays. La réunion sera suivie de près en Israël, qui a lancé une tentative de médiation quelques jours auparavant. »

En savoir plus sur https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/diplomatie-la-turquie-veut-jouer-les-mediateurs-entre-kiev-et-moscou-une-lecon

  • Guerre en Ukraine : le premier ministre israélien se veut médiateur entre Poutine et Zelenski

« Israël tente une médiation dans la guerre en Ukraine. Le chef du gouvernement Naftali Bennet a rencontré Vladimir Poutine samedi 5 mars à Moscou, avant de s’entretenir au téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. »

En savoir plus sur https://information.tv5monde.com/video/ukraine-russie-le-premier-ministre-israelien-se-veut-mediateur

  • La médiation des Européens en Ukraine giflée par la Russie

« La décision de Vladimir Poutine de reconnaître les républiques ukrainiennes séparatistes pro-russes constitue un camouflet pour Emmanuel Macron et la diplomatie européenne. Le président français a cherché sans succès à s’interposer. L’unité de l’UE redevient un enjeu majeur alors que les tensions militaires augmentent »

En savoir plus sur https://www.letemps.ch/monde/mediation-europeens-ukraine-giflee-russie