« Médiateurs, conciliateurs : quand y recourir et à quels prix ? » par Nathalie Coulaud (lemonde.fr)


« La médiation permet de régler des conflits et d’éviter une action en justice. Elle est devenue obligatoire pour les petits litiges.

(…)

La loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme de la justice a imposé une tentative de règlement amiable pour les litiges dont l’indemnité n’excède pas 5 000 euros. Ces dispositions concernent tous les litiges, qu’il s’agisse des conflits de voisinage, d’un impayé, d’un problème lié à la consommation, avec un artisan ou entre un propriétaire et un locataire.

Le juge, en matière pénale ou civile, peut également imposer une médiation à toutes les parties, même si le seuil de 5 000 euros est dépassé. Un décret du 11 mai 2023 prévoit cependant quelques exceptions, notamment en cas d’urgence ou d’indisponibilité d’un professionnel de la médiation dans les trois mois.

Les litiges sur la consommation

La profession de médiateur n’est pas réglementée, même si des formations et des diplômes existent. Tout le monde peut donc s’improviser médiateur avec le risque pour l’usager de tomber sur un professionnel qui n’est pas compétent. Pour être certain de choisir le bon interlocuteur, il est conseillé de se rendre sur les sites des associations de médiateurs ou de la Fédération française des centres de médiation. Il est aussi possible de passer par des notaires, des avocats ou des commissaires de justice, qui développent une activité de médiation depuis quelques années. » (Extrait de lemonde.fr du 14/12/2024)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/argent/article/2024/12/14/mediateurs-conciliateurs-quand-y-recourir-et-a-quels-prix_6447697_1657007.html

« La médiation et la confidentialité » par Jean-Louis Lascoux (village-justice.com)


« La confidentialité est essentielle en médiation, offrant aux parties un espace sécurisé pour échanger librement. Cependant, des exceptions et confusions existent, en particulier entre médiation et conciliation. Pour préserver l’intégrité de la médiation, il est crucial de renforcer les garanties de confidentialité et d’éduquer les acteurs concernés.

En matière de résolution des différends pouvant être judiciarisés ou non, la médiation repose sur un principe fondamental : la confidentialité. Ce cadre protecteur, garant de la neutralité du médiateur et de la liberté des échanges, est mis en question par des pratiques qui brouillent sa portée et des débats juridiques qui prennent de l’ampleur. Ce texte examine les implications de ces défis, en passant par les contextes du travail, notamment dans le domaine de la médiation de la consommation.

Au sommaire de cet article…

(Extrait de village-justice.com du 19/11/2024)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/mediation-confidentialite,51478.html

« La médiation de la consommation bancaire au sein de la banque » par Alice Churlet, responsable Juridique et Médiation (village-justice.com)


« La médiation de la consommation bancaire est une procédure obligatoire pour tout consommateur, régie par le Code de la consommation [1]. La banque étant un acteur présent pour les consommateurs, se doit de se doter d’un médiateur à la consommation bancaire pour rechercher des solutions amiables en cas de désaccords persistants.

I) Qui est le médiateur bancaire ?

Chaque établissement bancaire dispose de son propre médiateur, préalablement désigné par le Comité Consultatif du Secteur Financier et est contrôlé par la Commission d’évaluation et de contrôle de médiation de la consommation. Le médiateur se doit d’être indépendant, impartial au sein de sa mission.

Le médiateur est l’interlocuteur privilégié pour le consommateur et la banque aux fins de trouver une solution amiable sur un litige. » (Extrait de village-justice.com du 14/11/2024)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/mediation-consommation-bancaire-sein-banque,51451.html

Les 2 compagnies aériennes low-cost Vueling et Wizz Air épinglées en France pour défaut de service de médiation (laprovence.com)


« La principale association française d’usagers des transports a épinglé ce mardi les compagnies aériennes à bas coût Vueling et Wizz Air pour ne pas avoir encore mis en place de dispositif de médiation de la consommation, pourtant obligatoire depuis huit ans. « Nous constatons que votre compagnie ne met pas à la disposition de ses passagers un dispositif de médiation de la consommation » prévu par un règlement européen et transposé en droit français en 2016, a souligné la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) dans une lettre ouverte.

Depuis le 1er janvier 2016, les opérateurs doivent permettre à tout consommateur l’accès à un dispositif de médiation de la consommation en vue de la résolution amiable de tout éventuel litige », une obligation inscrite dans le code des Transports, a remarqué la Fnaut. Cette mesure « a été appliquée par la grande majorité des compagnies aériennes et ferroviaires », selon la même source : « en cas de réponse négative à une première demande du voyageur ou en cas d’absence de réponse, cela permet, si le voyageur le souhaite, de saisir un tiers qui va statuer en droit et en équité ».

En France, ce rôle est joué par la « Médiation du tourisme et du voyage » (MTV) que peut saisir tout consommateur ayant un litige concernant une prestation ou un forfait touristique avec une agence de voyages, un tour-opérateur ou une compagnie aérienne. » (Extrait de laprovence.com du 1/10/2024)

En savoir plus sur https://www.laprovence.com/article/societe/1250412941085515/les-2-compagnies-aeriennes-low-cost-vueling-et-wizz-air-epinglees-en-france-pour-defaut-de-service-de-mediation

MARDis du CMAP : « La médiation de la consommation – Une obligation pour le professionnel et un droit pour le consommateur » le 24/09/2024 à 08:30


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Assurance : le nombre de conflits explose, les saisies de médiateurs aussi (economiematin.fr)


« Le médiateur de l’assurance fait face à un « choc des saisines »

« L’année 2023 est celle du « choc de saisines » du médiateur de l’assurance selon le rapport d’activité 2023 de la Médiation des assurances.  Avec 30 620 dossiers reçus, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2022, le secteur est en ébullition. À l’origine de cette envolée se trouve la réforme du traitement des réclamations, entrée en vigueur début 2023 explique le médiateur. Cette législation oblige en effet les assureurs à répondre aux plaintes des assurés dans un délai de deux mois maximum, soit 60 jours. Si cette obligation n’est pas respectée ou si la réponse ne satisfait pas l’assuré, ce dernier peut saisir gratuitement le médiateur. En réponse à cette nouvelle dynamique, les entreprises n’ont pas toutes su s’adapter à temps. « Trop de dossiers remontent à la Médiation de l’Assurance alors qu’ils auraient dû être traités plus tôt », déplore Arnaud Chneiweiss, médiateur de l’assurance​​. Conséquence : le délai moyen de traitement des litiges est passé à 117 jours. En moyenne précise le rapport, il faut 6,9 mois pour qu’une affaire soit résolue à l’amiable. À noter néanmoins que près de la moitié des saisines (48 ) trouvent une solution en moins de 90 jours, grâce à l’usage accru de la dématérialisation : 60 % des saisines sont désormais effectuées en ligne, contre 25% en 2019. » -A. Ker – (Extrait de economiematin.fr du4/09/2024)

En savoir plus surhttps://www.economiematin.fr/assurance-mediateur-saisines-record-2023

Record de saisines en 2023 pour la Médiation de l’assurance : habitation, voyages, smartphones… (boursier.com)


« La simplification des démarches pour saisir la Médiation de l’assurance a donné lieu à une explosion des dossiers déposés par les consommateurs en conflit avec leurs assureurs. Mettant en lumière certaines pratiques illégales toujours à l’œuvre…

La Médiation de l’assurance, qui intervient sur demande des assurés en cas de conflit avec leurs assureurs, a enregistré un record de dossiers reçus l’an passé, en croissance de 42% par rapport à 2022, avec 30.620 saisines pour la seule année 2023. Cette explosion s’est accompagnée d’une hausse de 69% du nombre de dossiers ouverts en médiation sur la période, et la tendance semble se poursuivre cette année, puisque la Médiation comptabilise 35.000 saisines reçues sur douze mois glissants à fin août.

Pour les 7.103 litiges résolus l’an passé, elle rapporte que les assurés ont obtenu satisfaction, en tout ou partie, dans 53% des cas, avec un délai de réponse de sept mois en moyenne, et limité à 3 mois pour près de la moitié des dossiers. » – Barbara Vacher -(Extrait de boursier.com du 4/09/2024)

En savoir plus sur https://www.boursier.com/patrimoine/quotidien/actualites/habitation-voyages-smartphones-record-de-saisines-en-2023-pour-la-mediation-de-lassurance-8910.html

« La médiation de la consommation suspend les délais de forclusion » par Hugo Petit, Avocat (village-justice.com)


« Le droit européen, en particulier en matière de consommation, est une source très importante et très intéressante, qu’il ne faut jamais hésiter à exploiter.

C’est ainsi que, même sur des évidences ancrées chez le juriste français, comme la spécificité de la forclusion par rapport à la prescription, c’est-à-dire l’impossibilité de modifier son cours, le droit communautaire va primer et être susceptible de changer l’issue d’un procès qui n’aurait fait aucun doute au regard de la loi nationale.

I. Les effets normaux de la médiation sur la prescription en droit français.

En vertu de l’article 2238 du Code civil :

« La prescription est suspendue à compter du jour où, après la survenance d’un litige, les parties conviennent de recourir à la médiation… »

Il est précisé que la suspension du délai de prescription conduit à reprendre le délai écoulé là où il s’était arrêté, contrairement à l’interruption qui le fait reprendre à zéro.

Quoi qu’il en soit, ce texte s’applique évidemment à la médiation des litiges de la consommation, qui n’est qu’une médiation mise obligatoirement à la disposition du consommateur.

En effet, selon l’article L. 612-1 du Code de la consommation :

« Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l’oppose à un professionnel. À cet effet, le professionnel garantit au consommateur le recours effectif à un dispositif de médiation de la consommation ».

En revanche, les effets de la médiation ne s’étendent pas à la forclusion, qui est, pour faire simple, une prescription dont le cours ne peut être ni interrompu ni suspendu, puisque l’article 2220 du Code civil prévoit précisément que :

« Les délais de forclusion ne sont pas, sauf dispositions contraires prévues par la loi, régis par le présent titre. »

C’était sans compter sur le droit européen. » (Extrait de village-justice.com du 29/07/2024)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/mediation-consommation-suspend-les-delais-forclusion,50454.html

Les MARDis du CMAP: « La médiation de la consommation – Une obligation pour le professionnel et un droit pour le consommateur », 24/09/ 2024 à 08:30-10h30


« Retrouvez Philippe Edouard Lamy, médiateur des affaires, Sebastien Mendes-Gil, Avocat Associé chez Cloix Mendès-Gil et Emelie Lernas, Juriste et Responsable du pôle médiation de la consommation au CMAP, pour discuter du sujet incontournable qu’est la médiation de la consommation, un processus essentiel pour les professionnels et un droit pour les consommateurs

Déroulement de la conférence :

·        Introduction

·        Cadre juridique

·        Présentation du service de médiation de la consommation du CMAP

·        Expérience pratique

Suivi d’un moment Questions / Réponses (Extrait de evenium.events)

Inscription sur https://evenium.events/r99mcqkq

Médiation bancaire : forte hausse des demandes de médiation en 2023 (lafinancepourtous.com)


« En 2023, les litiges bancaires sont en forte hausse, les litiges portant très majoritairement sur les opérations de paiement en ligne et des arnaques !

Marie-Christine Caffet, médiatrice auprès de la Fédération bancaire française (FBF) a présenté son rapport d’activité 2023 en juin au Comité Consultatif près du secteur financier.

Médiation bancaire : très forte hausse des demandes de médiation

Les demandes de médiation bancaire ont « explosé » de plus de 23 % par rapport à 2022. Une hausse principalement due :

  • A la hausse des litiges portant sur les opérations de paiement en ligne et des escroqueries,
  • A la mise en œuvre de la recommandation de l’ACPR imposant aux banques le respect strict du délai de deux mois après le dépôt d’une réclamation,
  • Ainsi qu’à l’accueil de nouveaux adhérents de la Fédération bancaire française (FBF).

Plus de plus de 20 000 saisines ont été enregistrées. 38 % ont été déclarées recevables par la médiatrice soit 7 734 dossiers.

Nombre de demandes de médiation bancaire

(Extrait de lafinancepourtous.com du 28/06/2024)

En savoir plus sur https://www.lafinancepourtous.com/2024/06/28/mediation-bancaire-forte-hausse-des-demandes-de-mediation-en-2023/

Rapport 2023 du Médiateur du tourisme


(Extrait de mtv.travel=

En savoir plus sur https://www.mtv.travel/wp-content/uploads/2024/06/MTV-RA2023-003-1.pdf