« Les termes médiation et négociation ont tendance à être confondus. En réalité s’il s’agit dans les deux cas d’une méthode de résolution amiable d’un différend, elles sont différentes à de nombreux égards. Il existe des points de convergence : que ce soit en médiation ou en négociation, il faut que les protagonistes aient une volonté d’aboutir et de parvenir à un accord en faisant évoluer leur position.
Ainsi, dans les deux cas, les conditions suivantes doivent être réunies :
un objet ou un sujet entre les parties ;
des protagonistes identifiables (deux au minimum) ;
une divergence ou un écart entre les protagonistes, qui peut aller de la simple discussion à une divergence profonde qui amène au conflit.
D’importantes divergences peuvent être relevées entre la médiation et la négociation, elles se classent en deux catégories : les différences de principe (sur le fond du sujet) et celles qui concernent leurs modalités de mise en œuvre.
La négociation et la médiation sont deux méthodes de résolution de conflits mais elles diffèrent dans leur approche, leur modalité de mise en œuvre et le rôle des intervenants. » (Extrait de Villagejustice du 29/11/2074)
« Sciences Po Executive Education, branche de la célèbre grande école dédiée à la formation des cadres et dirigeants, et Equanim international, plateforme internationale de résolution amiable des différends d’affaires, annoncent le lancement d’une formation certifiante commune en médiation des affaires.
Formation parrainée par Enrico Letta
Ce programme de formation certifiante inédit (sous réserve de réussite à l’évaluation finale), dont la première promotion débutera mi-mars 2025, a l’honneur de s’ouvrir sous le parrainage d’Enrico Letta, ancien président du Conseil italien.
L’homme politique, président d’honneur du Conseil stratégique International d’Equanim et ancien doyen de l’Ecole d’Affaires Internationales de Sciences Po, se déclare “très heureux de parrainer la première promotion de cette nouvelle formation exigeante et ambitieuse, destinée à accompagner la formation des décideurs à l’utilisation et la pratique de la médiation économique”. – Anne MOREAUX -(Extrait de mesinfos.fr du 28/11/2024)
« Rencontrée sur le stand des Notaires de France au Salon des maires, au Parc des expositions de la Porte de Versailles, Nathalie Graffagnigo, directrice de la médiation au Conseil supérieur du notariat, nous explique le rôle des notaires dans le développement des modes amiables auprès des collectivités territoriales. Après avoir animé une conférence intitulée “Lamédiation administrative : les notaires médiateurs au service des personnes morales de droit public”, l’experte a répondu à nos questions.
Affiches Parisiennes : Pourquoi les Notaires de France sont-ils présents au Salon des Maires afin de faire la promotion de votre rôle de médiateur ?
Nathalie Graffagnigo : Parce que c’est important et que les notaires ont une mission de service public. Il y a une vraie volonté aujourd’hui, de la part de la Chancellerie et du Gouvernement, de mettre en place des modes amiables dans la Justice. Le notariat est là, en tant qu’officier public, pour participer à la mise en place des modes amiables, bien évidemment. LeConseil supérieur du notariat est donc naturellementprésent au Conseil national de la Médiation. Le notaire y a toute sa place et fait partie des personnalités juridiques qui ont un rôle amiable dans la société française.
(…)
Combien de notaires sont formés à la médiation ?
Nous avons 315 médiateurs notaires aujourd’hui en France et 25 centres de médiation qui couvrent à peu près tout le territoire. En plus, une centaine de notaires se forment par an, notamment auprès des avocats. » – Anne MOREAUX -(Extrait de mesinfos.fr/ile-de-france du 27/11/2024)
« La médiation est une pratique coutumière ancestrale et universelle mais elle n’a été codifiée, en France, que par une loi du 8 février 1995 même si certains magistrats y ont eu recours, au cas par cas, dès la fin des années 60.
Pratique coutumière ancestrale et universelle sous tous les régimes ou toutes les latitudes, du nord au sud et de l’ouest à l’est sans exception aucune, la médiation est l’un des trois modes alternatifs de règlement des différends [1] (MARD ou ARD, selon l’acronyme anglais, pour Alternative Dispute Resolution), avec ses propres codes et règles qui en font quelque chose de tout à fait unique par rapport aux deux autres. La médiation est, selon les mots de Pierre Drai (1926-2013), ancien premier président de la Cour de cassation (1988-1996), « un moment d’humanité dans des procédures parfois kafkaïennes ».
Cette étude volontairement succincte sur la « Réglementation et le financement de la médiation judiciaire en France » [2] qui, pour l’essentiel, ne porte que sur la réglementation applicable à la médiation judiciaire stricto sensu [3] en France se veut, surtout et avant tout, un plaidoyer pour une prise en charge totale du financement de la médiation judiciaire par l’État ou les autorités locales. » (Extrait de village-justice.com du 28/11/2024)
« Depuis la publication du projet de loi de finances 2025 pour la Justice, une double annonce suscite une profonde inquiétude :
1️⃣ La fin de l’expérimentation TMFPO, pourtant reconnue pour son impact qualitatif par la justice elle même. 2️⃣ Une réduction significative du budget dédié à la médiation familiale, passant de 7,35 M€ à 5,99 M€.
Ces décisions semblent aller à l’encontre de l’ambition affichée de favoriser des solutions amiables, pourtant essentielles pour accompagner les familles, et agir au bénéfice des enfants exposés aux conflits de leurs parents.
Face à cette situation, l’APMF se mobilise aux côtés de la FENAMEF, pour mèner ensemble une campagne rigoureuse d’alerte et d’information auprès des institutions concernées : ➡️ Alertes au Garde des Sceaux, aux sénateurs et aux tribunaux via des courriers argumentés. ➡️ Interventions auprès des acteurs politiques et institutionnels pour défendre la place essentielle de la médiation familiale.
🔎 Une mobilisation qui porte ses fruits, mais des incertitudes demeurent. Une rencontre avec le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de la Justice a permis de clarifier certains points, mais aussi de constater des paradoxes flagrants : ✔️ Des résultats encourageants et unanimement reconnus en matière d’apaisement des conflits familiaux. ❌ Une réduction budgétaire incompréhensible, au détriment des familles.
Quels constats dans ce projet de loi ? ✅ Une hausse de 6 % pour les espaces de rencontre (7,64 M€ → 8,09 M€), encourageant pour les professionnels engagés. ❌ Une baisse préoccupante pour la médiation familiale, menaçant un pilier essentiel de la prévention et de la résolution des conflits familiaux.
L’APMF, avec la Fenamef, réaffirme son engagement pour un dialogue constructif avec les pouvoirs publics. Ensemble, nous continuerons à défendre un financement cohérent et à promouvoir des solutions durables pour accompagner les familles. Un comité de suivi est mis en place pour 2025.
En parallèle, l’APMF sollicite l’engagement militant de ses adhérents pour s’engager dans la commission TMFPO déjà existante pour réfléchir à l’avenir. N’hésiter pas à vous inscrire sur contact@apmf.fr.
🤝 Parce que la médiation familiale n’est pas un coût, mais un investissement pour l’avenir des enfants et des familles, vers l’apaisement durable des relations intra familiales . » (Extrait de linkedin.com du 26/11/2024)
Laurent Drugeon, Médiateur, formateur, coach, avocat, enseignant université (Docteur en Droit), intervenant à l’Ifomene, Délégué Président FFCM, Co-président FCMGO et GIMES
Ce webinaire sera animé par Stephen Bensimon.
« L’IA fait désormais partie intégrante de notre quotidien technologique. Cependant, son intégration dans des domaines sensibles comme la médiation soulève des interrogations fondamentales.
L’usage de l’IA lors d’une médiation est-il accepté ? Démocratisé ? Efficace ?
C’est ce que nous verrons lors du 109ème Café de la Médiation !
Nos invités :
– Saly Bou Salman, Avocate et médiatrice
– Laurent Drugeon, Médiateur, formateur, coach, avocat, enseignant université (Docteur en Droit), intervenant à l’Ifomene, Délégué Président FFCM, Co-président FCMGO et GIMES
Ce webinaire sera animé par Stephen Bensimon.
Informations pratiques :
Evènement sur inscription obligatoire
En présentiel de 17h30 à 19h30 : accueil au 74 rue de Vaugirard, 75006 Paris
« Diffusé sur France 3 Occitanie le 28 novembre 2024 à 23h00, ce film offre un regard authentique et touchant sur les défis du vivre-ensemble dans les résidences HLM de la région. Au quotidien, Marie-Pascale Faure, médiatrice sociale de L’Amandier, intervient avec patience et discernement pour gérer des situations de voisinage qui peuvent parfois sembler banales, mais qui représentent de véritables défis : nuisances sonores, tapages nocturnes, tensions autour de l’entretien des espaces communs, ou encore des conflits plus inhabituels, comme des chats errants sur les balcons ou des désaccords sur la végétation sauvage des jardins.
Ces problématiques révèlent les tensions de la cohabitation moderne et soulignent l’importance cruciale de la médiation. Les médiatrices de L’Amandier sont de véritables artisanes du lien social, travaillant sans relâche pour instaurer la paix dans ces espaces de vie partagée. Le documentaire aborde avec un mélange de sensibilité et d’humour l’impact de ces interventions, tout en interrogeant l’individualisme contemporain et le concept même de la coexistence. » – Florence MILLET – (Extrait de occitanie-tribune.com du 25/11/2024)
« Le transformateur laitier Savencia et l’association d’organisations de producteurs Sunlait ont accepté de reprendre la médiation pour aboutir à un contrat. Elle devrait durer deux mois » (Extrait de lafranceagricole.fr du 25/11/2024)
« Intervenant du MARDi de l’amiable du 19 novembre à la bibliothèque des avocats du barreau de Nice, Amaury Lenoir, délégué national à la médiation pour les juridictions administratives, a rappelé tout l’intérêt du dispositif : « C’est un projet d’intérêt général qui nous concerne tous : justiciables, professionnels du droit, citoyens. C’est un service, un outil à notre disposition ».
La médiation permet de « juger autrement », « d’apporter ce service de justice autrement ». « Le développement de l’amiable répond à des problématiques de fond et de forme », a-t-il précisé, faisant le constat d’une « judiciarisation croissante de notre société, avec des saisines de plus en plus nombreuses ».
Le référent de la médiation au tribunal administratif de Nice a précisé que cela faisait sept ans que les juridictions administratives étaient mobilisées sur la médiation et qu’il y avait « encore des opposants farouches » à ce dispositif. (Extrait petitesaffiches.fr du 22/11/2024)
« Ce colloque intitulé » Retour vers le futur » est le dernier du cycle de conférences de la cour d’appel de Paris, dédié à l’amiable dans la résolution des différends. L’objectif de ce cinquième colloque est de tirer un bilan de ce cycle destiné à mieux faire connaître les outils et les enjeux de l’amiable, d’acculturer les nouveaux dispositifs et de les promouvoir, d’offrir aux professionnels un espace de dialogue.
Programme
14h – Ouverture
Jaques BOULARD, premier président de la cour d’appel de Paris
14h15 à 15h30 – Première table ronde
L’essor de la politique de l’amiable sur le ressort
Modératrice : Viviane SZLAMOVICZ, conseillère à la cour d’appel de Paris, référente ARA sur la cour d’appel
Carol BIZOUARN, première vice-présidente au tribunal judiciaire d’Evry
Mathieu DELSOL, juge au tribunal judiciaire de Paris
Roland CANDA, conciliateur de justice à Fontainebleau et à Sens
David LUTRAN, médiateur
15h30-15h45 : Pause
15h45 à 17h – Deuxièmetable ronde
La politique de l’amiable, point d’étape
Modérateur : Clément BERGERE-MESTRINARO, président du tribunal judiciaire de Sens, professeur affilié à Sciences-Po Paris
Frédérique AGOSTINI, conseillère à la Cour de cassation, présidente du Conseil national de la médiation
Soraya AMRANI-MEKKI, professeure de droit à l’Ecole de droit de Sciences-Po, ambassadrice de l’amiable
Arnaud CHNEIWEISS, médiateur de la consommation, président du club des médiateurs
Laurent DRUGEON, avocat, coordonnateur de formation à l’Ecole nationale de la magistrature
Romain CARAYOL, avocat, ambassadeur de l’amiable
17h – Clôture
Didier MIGAUD, garde des sceaux (sauf contretemps lié aux impératifs de sa fonction).