Emploi : Agents de médiation scolaire et de quartier a Armentières (59)


« La Ville d’Armentières, plus particulièrement son Service Jeunesse, recrute trois agents de médiation scolaire et de quartier adulte relais, en CDD.

Les personnes recrutées conduiront une médiation préventive et interviendront prioritairement lors de situations de dysfonctionnement aux abords des établissements scolaires.

Les conditions cumulatives d’accès à la fonction d’adulte relais sont :
– Avoir au moins 30 ans,
– Résider dans l’un des territoires prioritaires de la ville d’Armentières (Quartier Attargette/Chanzy et quartier Bizet/Briquetterie),
– Être sans emploi ou bénéficier d’un Contrat Unique d’Insertion ou d’un contrat Emploi d’Avenir, sous réserve qu’il soit à son terme.
Le profil de poste ci-dessous vous donnera des renseignements complémentaires sur les missions principales du poste et les profils recherchés.

Les candidatures sont à envoyer avant le 9 novembre inclus :

La Direction des Ressources Humaines
Mairie d’Armentières
Place du Général de Gaulle – BP 20119
59427 Armentières Cede » (Extrait de armentieres.fr du 26/10/2016)

En savoir plus sur http://www.armentieres.fr/rub/actu/filactu.php?article=549

Emploi : Médiateur Social (CDD Adulte Relais) H/F à Lyon ( GRAND PARC MIRIBEL JONAGE)


« La SEGAPAL, société publique locale de 69 salariés qui gère, entretien, anime et aménage le Grand Parc Miribel Jonage (2 200 hectares aux portes de Lyon, 3,5 millions de visiteurs par an), recrute un médiateur social (poste d’adulte-relais) H/F.

Intégré au service d’information et de surveillance, en binôme avec un autre médiateur, sous la responsabilité hiérarchique de son chef de service, il remplit les missions suivantes :

–          Entrer en contact avec les usagers du parc afin de les inciter à mieux respecter le site et donc à préserver leur cadre de vie.

–          En lien avec le service information et surveillance, prévenir et aider à la résolution de petits conflits par la médiation et le dialogue.

–          Renseigner les usagers.

–          Accompagner les associations et les groupes qui sollicitent le parc pour se rassembler sur le site (hors cadre commercial).

–          Animer des stands sur la propreté, le tri de déchets, et la protection de l’environnement lors des manifestations du parc. Participer à la mise en place d’outils et d’actions de sensibilisation sur ces thèmes.

–          Accompagner les groupes de jeunes en chantier Ville Vie Vacances accueillis au parc pour effectuer des travaux d’entretien des jardins et espaces verts ou de petite maintenance pendant les vacances scolaires. Faire le lien avec les structures d’insertion intervenant sur le parc.

–          Faire le lien avec les structures de quartier qui participent aux animations proposées par le parc dans le cadre de la programmation cohésion sociale.

–          Aller à la rencontre des acteurs des territoires en quartier politique de la ville afin de faire connaître le Grand Parc, d’identifier de nouveaux partenariats, et de faciliter l’accès de ces publics au parc.

–          Participer à la vie quotidienne du service information surveillance (contribution aux interventions d’urgence, permanence radio, signalement des dangers, dégradations, etc.) » (Extrait de reseau-tee.net du 25/10/2016)

En savoir plus sur http://www.reseau-tee.net/38299_offre-emploi-mediateur-social–cdd-adulte-relais-h-f.html

Côte d’Ivoire : Cérémonie de Remise de Diplôme officielle Universitaire de la 1ère promotion de Médiateurs professionnel


Capture2.PNG« Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires en Côte d’Ivoire, des textes régissant la Médiation ont été adoptés par les pouvoirs publics depuis 2014, pour favoriser le règlement rapide des litiges et désengorger les tribunaux. C’est dans ce cadre que des initiatives ont été prises par un pool de Médiateurs internationaux, en vue de permettre une formation universitaire de Médiateurs diplômés en Côte d’Ivoire. Le titre de Médiateur professionnel s’obtient à l’issue d’une formation universitaire stricte et rigoureuse sanctionnée par un diplôme décerné par un institut de formation agréé.

La toute première formation de Médiateurs Professionnels Diplômés s’est déroulée à l’UCAO (Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest) à Abidjan et a été organisée par le CERFOPMAN (Centre de Recherche et de Formation Professionnelle à la Médiation, l’Arbitrage et la Négociation), dirigé par Maître MICHEL TCHICAYA, en partenariat avec l’IFOMENE (Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation), dirigé par Monsieur STEPHEN BENSIMON. La première promotion de Médiateurs Professionnels Diplômés de Côte d’Ivoire est composée de 36 Médiateurs qui ont reçu une formation complète sur douze (12) mois, d’octobre 2015 à Septembre 2016. » (Extrait de lepetitjournalisteivoirien.du 25/10/2016)

En savoir plus sur http://lepetitjournalisteivoirien.over-blog.com/2016/10/cote-d-ivoire-ceremonie-de-remise-de-diplome-officielle-universitaire-de-la-1ere-promotion-de-mediateurs-professionnels.html

Burkina Faso : « L’institution d’un moyen d’évitement du procès pénal : la médiation pénale, une innovation en droit pénal burkinabè »


« Pour éviter que le mineur soit confronté au juge et aux questions des avocats de la partie civile en phase de jugement, de nombreuses législations dans le monde tentent d‟éviter le procès pénal. Le législateur burkinabè a suivi le mouvement protectionniste avec sa réforme de 2014, en créant au sein de la justice pénale des mineurs, la médiation pénale ; une procédure ayant déjà cours dans plusieurs pays.

La médiation pénale est « une mesure extrajudiciaire permettant de parvenir à la conciliation entre l’enfant, auteur d’un délit ou d’une contravention, ses parents, ses représentants légaux ou encore son conseil et la victime ». Il s‟agit d‟un entretien entre auteur et victime d‟une infraction, tendant à apaiser le climat issu de la commission d‟une infraction et à trouver une solution commune, acceptable et juste au problème causé par l‟infraction.

Elle est une occasion d‟éduquer le mineur avec un espoir qu‟il ne récidivera pas. L‟objectif recherché est de parvenir à dédramatiser l‟infraction et permettre à la victime d‟apporter son pardon et d‟accepter une juste réparation de son préjudice. On peut convenir avec M. Perrier que la médiation pénale a « un objectif pacificateur » et permet à l‟auteur de l‟infraction et à la victime de régler de façon amiable et volontaire leur litige et ainsi de pouvoir se réconcilier.

Plutôt que de laisser la décision à l‟ultime conviction du juge, la médiation pénale cherche à « promouvoir la participation de la victime, du délinquant et de la communauté à la résolution du conflit ». Elle a été instituée comme une étape importante à la justice pénale des mineurs, mais son objectif est paradoxal, elle cherche à évincer la justice qu‟elle est venue aider.
Il faut noter que cette procédure existait déjà dans la justice coutumière, où la victime, ses parents et les parents de l‟auteur se retrouvaient devant le chef coutumier pour trouver une solution consensuelle et équitable sur le sort du délinquant. Cela se terminait par une indemnisation de la famille de la victime et par des sacrifices expiatoires imposés à la famille de l‟auteur. » (Extrait de lavoixdujuriste.com du 26/10/2016)

En savoir plus sur https://lavoixdujuriste.com/2016/10/26/linstitution-dun-moyen-devitement-du-proces-penal-la-mediation-penale-une-innovation-en-droit-penal-burkinabe/

Vidéo : présentation du rapport d’activité 2015 du médiateur communal de Charleroi


Charleroi: le médiateur communal demande plus de moyens

« A Charleroi, au Conseil Communal de ce 24 octobre, le médiateur communal présentait son rapport annuel. Le nombre de plaintes de carolos a très légèrement augmenté en 2015. Mais l’accent a aussi été mis sur les mauvaises conditions de travail du médiateur carolo. Il es seul dans son service depuis plus d’un an et demi, et demande que ses rapports avec l’administration soient améliorés. » (Extrait de telesambre.tv du 25/10/2016)

Vidéo à consulter sur http://www.telesambre.tv/-charleroi-le-mediateur-communal-demande-plus-de-moyens_d_19710.html

LA VILLE DE DIGNE SE DOTE D’UN MÉDIATEUR COMMUNAL


La Ville de Digne se dote d’un médiateur communal

« Ni juge, ni arbitre, il est à la recherche de solutions équitables. Le médiateur communal a pour mission de faciliter la résolution amiable des litiges entre les usagers et les services de la ville en toute indépendance. Il a aussi la possibilité de faire des propositions de réforme de l’administration communale pour améliorer si nécessaire la qualité des relations et des réponses apportées aux usagers par les différents services de la ville de Digne-les-Bains. Après un an et demi de préparation, le choix du médiateur communal a fait l’objet d’un vote lors du dernier conseil municipal. La démocratie participative et les gens qui y concourent participent à l’intérêt général et font preuve de générosité, explique Martine Bonnet l’adjointe déléguée à la communication et à la démocratie participative. Christian Arnaud est retraité de la fonction publique, et  veut rester actif, et utile. Après avoir vécu à Montpellier, Marseille, Lille, Orléans et Poitiers, Christian Arnaud retrouve sa ville d’origine pour endosser cette mission bénévole et à caractère social. » (Extrait de frequencemistral.com du 25/10/2016)

En savoir plus sur http://www.frequencemistral.com/La-Ville-de-Digne-se-dote-d-un-mediateur-communal_a3800.html

Paris : Colloque sur la médiation de la consommation organisé par la secrétaire d’Etat chargée de la consommation, le 29/11/2016


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« Depuis le 1er janvier 2016, tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l’oppose à un professionnel. A cet effet, tous les professionnels doivent garantir à leurs clients le recours effectif à un dispositif de médiation de la consommation.

Près d’un an après son lancement, le moment est venu de dresser un premier bilan de ce dispositif. C’est l’objet d’un colloque organisé, dans le salon Michel Debré de l’Hôtel des ministres de Bercy (7e étage), à l’initiative de Martine Pinville. Au programme de la manifestation :

  • Des témoignages et illustrations de la mise en œuvre dans l’Union européenne de la résolution extrajudiciaire des litiges de consommation, avec notamment un focus sur les dispositifs français et belge,
  • Des retours d’expériences de la mise en œuvre de la médiation de la consommation, à partir des témoignages de médiateurs de la consommation français et belge et les points de vue croisés de professionnels et de consommateurs.

Le cadre juridique prévoyant la généralisation de la médiation de la consommation a été défini en France par une ordonnance du 20 août 2015 relative au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation dont les modalités pratiques ont été précisées par deux décrets, du 30 octobre 2015, relatif à la médiation des litiges de la consommation, et du 7 décembre 2015, relatif aux conditions de désignation des médiateurs d’entreprise. Un site internet dédié à la médiation de la consommation publie la liste des médiateurs et permet d’accéder à toutes les informations nécessaires pour faire appel à un médiateur. »

Inscriptions à l’adresse :
colloque-mediation@dgccrf.finances.gouv.fr

(Extrait de economie.gouv.fr )

En savoir plus sur http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/colloque-sur-mediation-consommation-a-bercy

Rencontre des Médiateurs et Ombudsmans de la Francophonie à Monaco


Rencontre des Médiateurs et Ombudsmans de la Francophonie – Monaco, 19-21 octobre 2016

« A l’invitation du Haut Commissariat à la Protection des Droits, des Libertés et à la Médiation qui a rejoint ce réseau en octobre 2015, la Principauté a accueilli, des 19 au 21 octobre 2016, une réunion des instances dirigeantes ainsi qu’un Séminaire élargi de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF).

L’AOMF, actuellement présidée par le Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, M. Marc Bertrand, et dont le Secrétariat Général est institué à Paris, auprès du Défenseur des Droits français, regroupe les institutions publiques et indépendantes de médiation et de protection des droits des pays francophones. Elle a pour but principal de promouvoir la connaissance du rôle des Ombudsmans au service des citoyens et de soutenir leur action au sein de cet espace géographique.

Cette rencontre a réuni pendant trois jours, à Monaco, les représentants de plus d’une vingtaine d’institutions d’Ombudsmans et de Médiateurs officiant dans une quinzaine de pays francophones, ainsi que des experts d’organisations partenaires parmi lesquelles l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations-Unies (HCDH).

Par cette invitation, qui intervient un an tout juste après l’Assemblée Générale de Québec ayant entériné l’adhésion du Haut Commissariat à ce réseau, Anne Eastwood a tenu à marquer la volonté d’ouverture à l’international de la jeune institution monégasque et son souhait d’implication dans les actions de coopération visant à promouvoir et à faire rayonner, l’Etat de droit et les principes de bonne gouvernance auxquels la Principauté est attachée et qui l’ont conduite à se doter il y a trois ans, sous l’impulsion de S.A.S. le Prince Albert II, de sa propre entité indépendante de protection des droits.

Les réunions du Bureau et du Conseil d’administration, qui se sont déroulées les 19 et 20 octobre, ont été suivies le 21 octobre d’un Séminaire élargi consacré au thème «  les Ombudsmans / Médiateurs et les INDH : relations avec les instances onusiennes », dont S.A.S. le Prince Albert II a ouvert les travaux en début de matinée, en soulignant « la mission d’importance » confiée aux Médiateurs et Ombudsmans de chaque pays, appelée selon le Souverain à « s’étendre » et « à se développer » du fait des nouvelles problématiques auxquelles se trouvent confrontés les Etats. » (Extrait de monacochannel.mc du 24/10/2016)

En savoir plus sur http://www.monacochannel.mc/Chaines/news-monaco-channel/News/Rencontre-des-Mediateurs-et-Ombudsmans-de-la-Francophonie-a-Monaco

Article : « Les charmes discrets de la médiation de l’assurance » par Philippe Baillot (médiateur de l’assurance)


Médiateur de l'Assurance Monsieur Philippe BAILLOT

« Dès la fin des années 1980 (1), l’assurance s’est dotée d’un mécanisme de médiation en vue de la protection des consommateurs. Cette approche spontanée vient d’être institutionnalisée par l’Europe (2). La logique poursuivie par Bruxelles concerne d’abord le renforcement du marché intérieur qui « devrait apporter aux consommateurs une valeur ajoutée sous la forme d’une qualité accrue, d’une plus grande variété, de prix raisonnables et de normes de sécurité élevées pour les biens et services, ce qui devrait favoriser un niveau élevé de protection des consommateurs » (3).

Dans ce cadre, avec une attention particulière portée aux litiges transfrontaliers (4) et à la protection des consommateurs sur la toile (5), « les consommateurs seront encouragés à demander réparation, même pour les achats de faible valeur, et à faire respecter leurs droits ». Dans une approche keynésienne, le consommateur se sentant toujours mieux protégé devrait consommer des biens et des services sans plus de frein. Ainsi le règlement extrajudiciaire des litiges (REL) est-il présenté par la Commission comme un des douze leviers pour stimuler la croissance en Europe (6). Pour l’essentiel, le cadre juridique nouvellement adopté (7) recoupe les pratiques antérieures des médiations de l’assurance (8). Sa mise en œuvre globale aura clairement été facilitée par la décision de la profession de créer une médiation sectorielle unique : la Médiation de l’Assurance (LMA). En pratique, au cours des dernières années, le nombre de saisines des médiateurs de l’assurance n’a cessé de progresser. L’année 2016 devrait même voir cette tendance s’accélérer pour atteindre 60 % et le nombre de saisines de LMA 16 000 (voir le graphique page suivante, du 1er sept. 2016). (Extrait de clubdesmediateurs.fr )

Article à consulter sur https://clubdesmediateurs.fr/charmes-discrets-de-mediation-de-lassurance/

Venezuela : le Vatican se pose en médiateur de la crise politique


« Le président Nicolás Maduro a inopinément rencontré le pape François lundi 24 octobre au Vatican, dans le cadre de la crise politique que traverse son pays.
Le souverain pontife a déjà envoyé un émissaire à Caracas pour tenter d’ouvrir le dialogue entre le gouvernement et l’opposition.

“Les membres des deux camps se réuniront le 30 octobre sur l’île de Margarita” pour reprendre le dialogue, informe le quotidienÚltimas Noticias. Et, comme un symbole de l’implication pontificale dans ce processus d’apaisement, c’est Emil Paul Tscherrig, émissaire envoyé par le Vatican, qui a lu le communiqué annonçant les futures négociations. Le médiateur accompagnait des représentants des deux camps au cours d’une réunion qui s’est tenue lundi 24 octobre à Caracas. » (Extrait de courrierinternational.com du 25/10/2016 )

En savoir plus sur http://www.courrierinternational.com/article/venezuela-le-vatican-se-pose-en-mediateur-de-la-crise-politique

article : « CPMN / BIOCOOP : les fondamentaux d’un dialogue (social)… du 3e type » par Thierry KIEFER (lauviKom)


Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation

« Les nouveaux fondamentaux du dialogue social en entreprise ». Tel a été pendant deux jours, les 20 et 21 octobre, le thème central du symposium annuel de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation (CPMN) organisé, cette année, au Palais des Congrès de Lyon. Un thème qui a pris un sens beaucoup plus concret dans la bouche de Jean-Louis Lascoux, le maître de cérémonie, et plus encore dans celle de l’un de ses hôtes : Gilles Piquet-Pellorce. Un Directeur général de Biocoop, fleuron de l’économie sociale et solidaire, qui s’est fait le chantre du « droit à la parole pour tous les salariés ».

« Les nouveaux fondamentaux du dialogue social en entreprise » : vaste programme ! Décliné ici en débats et en ateliers. Notamment autour du « dispositif de médiation professionnelle interne », le DMPI, que cette chambre (un syndicat professionnel, en réalité) propose désormais aux entreprises d’appliquer. Et avec derrière ce nouvel « instrument de qualité relationnelle » made in CPMN, sans doute la marque d’un glissement. D’une médiation de la résolution et de la prévention des conflits, vers une médiation de la gouvernance, de « l’ingénierie relationnelle au service des organisations ». Un peu abstrait tout ça, peut-être ? Sans doute un peu, oui, pour les non-initiés…

Fort heureusement, au cœur de ces deux jours de discussions, pour les besoins d’une interview diffusée dans l’amphithéâtre principal, il y a eu une rencontre du 3e type susceptible de remettre les pieds sur terre à tous les participants. Une rencontre entre deux « types », ou disons plus joliment, entre deux personnalités qui ont la médiation dans les gènes. Deux mutants en quelque sorte…

Ou plutôt deux militants, toujours prompts à monter en tribune pour faire des beaux discours, doublés de deux précurseurs capables, grâce à leur longue pratique, de donner chacun à leur façon une saveur toute particulière à ce dialogue social sauce médiation.

Témoin privilégié de la scène, Lauvikom a donc fini par se dire qu’il serait dommage de réserver cet échange aux seuls participants de ce symposium. Et cru bon de vous donner accès à cette vidéo à vous aussi.

L’entretien débute certes par un rappel du… conflit opposant Biocoop à Monsanto. Et de la condamnation récente de Biocoop, jugée coupable d’avoir dénigré les pommes traitées avec des pesticides de synthèse. Mais très vite, le face-à-face devient autrement plus goûtu.

A gauche, Gilles Piquet-Pellorce, Directeur général de Biocoop. 6000 salariés. Une entreprise « comme les autres ». Avec ses tensions, ses conflits, parfois. Avec des relations sociales faites de négociations obligatoires entre représentants. Certes. Mais pas que.

A droite, Jean-Louis Lascoux, Directeur de l’École professionnelle de la médiation et de la négociation et vice-Président de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation. Des organisations où l’on insiste (donc) beaucoup sur ce « professionnel », et pour faire entrer (d’abord) cette médiation-là dans les entreprises. Certes. Mais pas que.

Car à gauche, se trouve aussi un homme dont l’entreprise a signé son premier contrat de médiation dès 2003. Et qui depuis, entre des « Ateliers de la politique sociale » et un réseau de « salariés écoutants », a réussi à (s’) appliquer un « droit à la parole pour tous ». Un droit dont use par exemple une « section des salariés sociétaires ». Environ 280 salariés « qui non seulement participent à la vie de l’entreprise au quotidien, mais peuvent donner leur avis sur la stratégie de l’entreprise, voire influer sur les décisions qui vont être applicables à tous sans exception ».

Et à droite, il y a un homme qui se bat lui aussi depuis plus de 15 ans. Qui tente désormais de faire inscrire dans la constitution française un « droit à la médiation ». Au même titre que le droit à l’éducation est inscrit à l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et qui rêve de voir créé en France d’ici 2025 un ministère de la médiation, ou un secrétariat d’État comme il a pu en être créé un pour « les droits des femmes », parce que c’était le sens de l’Histoire.

A gauche et à droite, deux expériences plutôt convaincantes sur l’intérêt de poursuivre partout la promotion de la médiation, à l’aune des bienfaits qu’elle procure déjà dans certaines entreprises. Deux « visions » de l’homme et de ses modes d’organisation qui peuvent sans doute sembler encore « révolutionnaires » aux yeux de bon nombre d’acteurs. Mais dont ces deux hommes s’accordent à penser, en regardant les changements qui s’opèrent partout dans le monde, que ce n’est plus qu’une question de temps. » (Extrait de lauvikom.fr du 21/10/2016)

En savoir plus sur http://lauvikom.fr/index.php/2016/10/21/cpmn-biocoop-lascoux-piquet-pellorce-dialogue-social-mediation-kiefer/