Clermont-Ferrand :7e café Médiation du Club Actumediation, jeudi 15 Décembre


Clinique Ormeau à Tarbes : la direction demande une médiation à la préfecture


Dans le hall de la clinique Ormeau, les grévistes déchirent la lettre aux patients de la fédération hospitalière privée./ photo DDM Thierry Jouve

« Reprises ce matin, les négociations salariales entre le personnel, en grève depuis 16 jours, et la direction de la clinique Ormeau-Pyrénées sont à nouveau suspendues. La direction a proposé une hausse du point d’indice de 7,25 à 7,32, une prime de transport de 100 € annuelle, des mesures pour les bas salaires, une valorisation de la rémunération annuelle garantie. (…)

De son côté, la direction estime que l’établissement est victime d’exactions qui ne sont pas de nature à restaurer le dialogue. Elle a demandé à la préfète des Hautes-Pyrénées de procéder à une véritable médiation pour trouver une solution à ce conflit. » (Extrait de ladepeche.fr du 23/11/2016)

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/11/23/2464492-clinique-ormeau-la-direction-demande-une-mediation-a-la-prefecture.html

Hôpital d’Aubusson : l’Agence Régionale de la Santé a chargé un médiateur de proposer des pistes pour améliorer le fonctionnement et réduire les coûts.


Les patients craignent que la chirurgie ambulatoire ne soit plus maintenue à l'hôpital d'Aubusson

« Le centre hospitalier Aubussonnais doit faire face à un déficit de prés de 2 millions d’euros. L’Agence Régionale de la Santé a chargé un médiateur de proposer des pistes pour améliorer le fonctionnement et réduire les coûts. Le service de chirurgie ambulatoire pourrait être menacé.

A Aubusson le personnel et les usagers de l’hôpital sont très inquiets…Après plusieurs mois de consultations, Patrick Colo, le médiateur désigné par l’ARS leur a exposé ses conclusions hier lundi lors d’une réunion en présence de la direction de l’établissement et de délégués syndicaux de la CGT représentant du personnel. Au sortir de la rencontre, Michel Moine, maire d’Aubusson et membre du conseil de surveillance de l’hôpital s’est montré très pessimiste sur le devenir de certains services tels que l’ophtalmologie ou l’endoscopie qui pourraient ne plus être maintenus sur place. » (Extrait de francebleu.fr du 22/11/2016)

En savoir plus sur https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/inquietudes-sur-l-avenir-de-l-hopital-d-aubusson-1479829162

Burundi : Edouard Nduwimana, le nouveau médiateur qui suscite la polémique


« Au Burundi, le Parlement a élu lundi Edouard Nduwimana comme le nouvel ombudsman pour une période de six ans non renouvelable. La Constitution donne à l’ombudsman, qui est supposé être indépendant, de nombreux pouvoirs notamment en matière d’enquêtes sur les affaires de corruption ou de résolution de conflits sociaux. Mais la personnalité du nouveau médiateur burundais, qui a prêté serment mardi 22 novembre et qui est tout de suite entré en fonction, fait polémique.

Le nouvel ombudsman burundais, le médiateur de la République, est un homme qui ne laisse pas indifférent. Edouard Nduwimana était deuxième vice-président de l’Assemblée nationale depuis l’élection contestée du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat en août 2015. Un poste plutôt honorifique qu’il occupait après avoir dirigé d’une main de fer le ministère de l’Intérieur pendant huit ans.

Et il n’a pas laissé que de bons souvenirs. « C’est une insulte pour cette fonction et pour le pays », a tout de suite réagi le responsable de la communication au sein du Cnared, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité des partis d’opposition burundaise. Jérémie Minani voit derrière cette nomination la volonté du président Nkurunziza de remercier l’un des grands fossoyeurs de la démocratie au Burundi. C’est l’homme, détaille-t-il, « qui a fermé l’espace politique, divisé les principaux partis d’opposition et joué un rôle de premier plan dans la répression des manifestations contre le troisième mandat ». (Extrait de rfi.fr/afrique du 23/11/2016)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20161123-burundi-edouard-nduwimana-le-nouveau-mediateur-suscite-polemique

Vidéo : Entretien avec Carrie Menkel-Meadow par Robert Benjamin (Mediate.com)


 

Capture 2.PNG« Carrie Menkel-Meadow, who is also the director of the Hewlett-Georgetown Program in Conflict Resolution and Legal Problem Solving, is a national expert in the areas of alternative dispute resolution (ADR), civil procedure, the legal profession, legal ethics, clinical legal education, feminist legal theory, and women in the legal profession. Additionally, she is Chair of the Center for Public Resources (CPR)- Georgetown Commission on Ethics and Standards in Alternative Dispute Resolution. Menkel-Meadow has written and lectured extensively in her field and has been recognized with many honors, including the CPR Institute for Dispute Resolution First Prize for Scholarship in ADR (three times) and the Rutter Prize for Excellence in Teaching at UCLA Law School.  She also received the Georgetown Law Center’s staff appreciation award for Faculty Member of the Year in 1998. She is the author of Dispute Processing and Conflict Resolution: Theory, Policy and Practice (2003), and co-author of What’s Fair: Ethics for Negotiators (2004, with Michael Wheeler), Dispute Resolution: Beyond the Adversarial Model (2004, with Lela Love, Andrea Schneider and Jean Sternlight), Negotiation: Beyond the Adversarial Model (with Andrea Schneider and Lela Love, 2005), Mediation: Beyond the Adversarial Model (with Lela Love and Andrea Schneider, 2005) and editor of Mediation: Theory, Policy and Practice (2000).  » (Extrait de mediate.com )

Vidéo à consulter sur http://www.mediate.com/articles/Menkel-Meadow_full.cfm

Bénin : 188 dossiers à l’ordre du jour pour le Médiateur de la République


« Cent quatre vingt huit (188) dossiers au total seront examinés lors de la session annuelle 2016 du Médiateur de la République dont la cérémonie officielle a eu pour cadre le vendredi dernier, la salle de conférence de l’institution à Porto-Novo.

C’est le Médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, qui l’a annoncé à l’ouverture de cette session qui va durer du 18 novembre au 31 décembre 2016, en présence du préfet du département de l’Ouémé, du maire de Porto-Novo et des représentants de ministres.

Vingt (20) structures dont 15 ministères, trois communes et deux établissements publics ont été conviées à ce Dialogue interpellatif. A en croire le Directeur de cabinet du Médiateur de la République, lors de son allocution, cette session permettra, presque à la fin de l’année, aux collaborateurs du Médiateur de la République avec les administrations qui ont été sollicitées, de passer en revue les différents dossiers qui ont été échangés entre les services du Médiateur de la République et les administrations. A cette occasion, tous les dossiers pour lesquels le Médiateur de la République en son temps n’a pas reçu de réaction, seront passés au peigne fin. Pour sa part, le Médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a rappelé d’entrée les dispositions de l’article 8 de la loi n°2009-22 du 03 janvier 2014 instituant le Médiateur de la République, avant de préciser que c’est depuis 2015 que cette session dénommée « dialogue interpellatif » a été institué qui permet d’entrer en complicité positive pour résoudre ensemble les problèmes qui plombent la modernisation de nos administrations et les empêchent durablement d’être au service des concitoyens. Les dossiers programmés pour être étudiées ont rapport aux affaires domaniales et foncières, à la carrière des agents, aux pensions de retraite, au reversement des cotisations sociales, aux problèmes de facturation, à la gestion des bourses des étudiants, aux créances sur l’Etat ou sur les collectivités locales et aux  licenciements abusifs » (Extrait de lanouvelletribune.info du 21/11/2016)

En savoir plus sur http://www.lanouvelletribune.info/benin/politique/31121-188-dossiers-mediateur-republique

Marchés publics : Prestations de médiation en vue de la résolution de conflits de voisinage pour les locataires de Paris habitat.


e-marchepublics.com, appels d'offres, marchés publics

« Marchés publics : Prestations de médiation en vue de la résolution de conflits de voisinage pour les locataires de Paris habitat.

Type de marché : Service
Type de procédure : Proc. Ouv.
Date limite de dépôt des offres : 19/12/2016 à 16h0 (Extrait de e-marchespublics.com

En savoir plus sur http://www.e-marchespublics.com/annonce_joue_marches_publics_1692172.html

Audio : « La mécanique du pardon 4/4 Médiation, conseils d’anciens, droit coutumier : la « justice de proximité » France-Culture – 17/11/2016


 

Capture.PNG« Lorsque la justice étatique ou internationale est défaillante, comment des situations locales- communautaires, tribales, religieuses-jouent-elles un rôle de régulation sociale post-conflit? Quels sont les mécanismes, en dehors du cadre légal, qui garantissent la réconciliation?

A l’instar des médiations pénales en France, qui constituent une alternative à l’audience correctionnelle, il existe une multitude d’outils permettant d’éviter la justice formelle/institutionnelle et d’organiser autrement la justice et la réconciliation. Conseils d’anciens, Conseils tribaux, tribunaux chariatiques, tous les pays et toutes les cultures ont leurs propres modèles de ce qu’on appelle « la justice de proximité ».

Mais qu’est-ce que la « justice de proximité » ? Comment fonctionne-t-elle ? Comment ses formes varient-elles d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre ? Dans quels cas s’avère-t-elle efficace et quelles en sont les limites ? Et quelle place pour le pardon ?

Une émission préparée par Clémence Allezard et Thibaut Sardier.

Intervenants

  • Mickaelle Lantin : anthropologue qui travaille sur les maisons du droit en Martinique.
  • Patrick Haimzadeh : ancien diplomate, chercheur indépendant spécialiste de la Libye.
  • Baudouin Dupret : spécialiste du droit dans les sociétés arabes et islamiques, notamment au Yémen.
  • Benoit Guillou : docteur en sociologie, il est l’auteur d’une thèse sur le discours et la pratique du pardon au Rwanda après le génocide.

(Extrait de franceculture.fr 17/11/2016)

Emission à écouter sur https://www.franceculture.fr/emissions/culturesmonde/la-mecanique-du-pardon-44-mediation-conseils-danciens-droit-coutumier-la

Belgique : « 25 ans de médiation interculturelle dans les soins de santé » 25/12/2016 à Bruxelles


FPS Public Health

« En 25 ans, la médiation interculturelle s’est développée au sein d’un grand nombre d’hôpitaux. Des patients qui ne parlent ni néerlandais, français ou allemand communiquent mieux avec le personnel soignant grâce aux médiateurs interculturels et aux coordinateurs. De plus, depuis quelques années, nous offrons la médiation interculturelle à distance (via vidéoconférence). Dans le futur, cette offre sera aussi mise à disposition dans le secteur ambulatoire.

Le SPF a le plaisir de vous inviter à l’occasion de cet anniversaire. Venez partager avec nous cette rétrospective et écouter les perspectives pour l’avenir. Différents orateurs internationaux sont attendus. Ils témoigneront de leur expérience et donneront entre autres un éclairage sur l’offre de soins de qualité dans le contexte de la crise des migrants.

Date : 9 décembre 2016
Lieu : salle Pachéco, Boulevard Pachéco 19, 1000 Bruxelles
Heure : 9h00

Programme
• 9h00 : Accueil, C. Decoster, Président du SPF Santé publique
• 9h10 : 25 années de médiation interculturelle dans les soins de santé, J. Leman
• 9h30 : La contribution des médiateurs aux soins interculturels, R. W. Putsch
• 10h30 : Pause-café
• 10h40 : Vers des soins de santé égaux pour les minorités ethniques et autres groupes vulnérables, J. Glover
• 11h30 : Gestion de diversité linguistique et culturelle dans les hôpitaux universitaires de Genève : défis et stratégies, P. Hudelson
• 12h30 : Questions
• 12h40 : Lunch
• 13h40 : Histoire et futur de la médiation interculturelle dans les soins de santé, H. Verrept
• 14h15 : Médiation interculturelle à distance dans les hôpitaux et la première ligne (par vidéoconférence) : démonstration, S. Baatout
• 14h30 : Questions
• 14h45 : Différents témoignages du terrain, S. Terzerdi, R. Moustamer, D. D’Hertz-Pompe
• 15h35 : conclusion, R. de Ridder
• 16h00 : Fin et réception  » (Extrait de health.belgium.be

Programme et inscription sur  http://www.health.belgium.be/en/node/30227

La médiation et la conciliation dans la loi sur la justice du XXIe siècle : Entretien avec Chantal Arens, première présidente de la cour d’appel de Paris


« Chantal Arens, première présidente de la cour d’appel de Paris a décidé de promouvoir la médiation dans cette cour en créant notamment une unité de médiation en 2014, devenue dernièrement Unité des Modes Amiables de Résolution des Différends (UMARD). Le projet de loi sur la justice du XXIe siècle, qui  vient d’être adopté définitivement le 12 octobre 2016 par l’Assemblée nationale, contient plusieurs dispositions relatives à la médiation et à la conciliation. Chantal Arens répond à nos questions sur les enjeux de cette nouvelle loi.

L’année dernière, la Cour d’appel de Paris lors d’un colloque rassemblant les pionniers de la médiation a fêté les 20 ans de la loi du 8 février 1995 qui a introduit la médiation judiciaire dans le Code de procédure civile. Ce colloque avait conclu à la nécessité de développer une politique publique nationale dans l’objectif d’un développement significatif de la médiation et afin d’assurer la pérennité des expériences individuelles menées dans les juridictions, ces expériences aussi concluantes soient-elles, comme celles menées sur le ressort de votre cour, ayant trouvé leurs limites.

Pouvez-vous nous dire ce que la nouvelle loi sur la justice du XXIe siècle prévoit dans ce domaine ?

Je noterai d’abord que cette loi, dans son exposé des motifs, entend « placer le citoyen au cœur du service public de la justice » ce qui « impose de favoriser les modes alternatifs de règlement des litiges en permettant au citoyen de régler son litige de manière négociée avant la saisine du juge et même une fois ce dernier saisi », ce qui conforte tous ceux qui sont convaincus, comme moi, depuis de nombreuses années, des vertus de ces modes amiables qui constituent une des réponses du juge pour rendre la justice et qui permettent à ce dernier d’assurer pleinement sa mission de garant de la paix sociale.

Par ailleurs cette loi contient, outre des dispositions instaurant la médiation dans les juridictions administratives, quelques mesures concrètes, car comme le rappelait justement la garde des Sceaux lors des débats au Sénat : « Si on se contente de le dire, sans mettre en place un dispositif incitant les gens à y recourir, nous nous contentons de former un vœu pieux. »

En effet, jusqu’à présent les incantations appelant au développement de la médiation, qui proviennent de tous les horizons, ne se sont guère révélées productives en l’absence d’une politique publique nationale qui doit se concrétiser par des objectifs assignés aux juridictions en la matière, des moyens adéquats et une évaluation.

On peut ainsi constater comme mesure concrète que la loi rend obligatoire, à peine d’irrecevabilité de la demande, une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice avant la saisine de la juridiction de proximité ou du tribunal d’instance par déclaration au greffe pour toute demande initiale inférieure à 4 000  euros.

Chantal Arens, première présidente de la cour d’appel de Paris a décidé de promouvoir la médiation dans cette cour en créant notamment une unité de médiation en 2014, devenue dernièrement Unité des Modes Amiables de Résolution des Différends (UMARD). Le projet de loi sur la justice du XXIe siècle, qui  vient d’être adopté définitivement le 12 octobre 2016 par l’Assemblée nationale, contient plusieurs dispositions relatives à la médiation et à la conciliation. Chantal Arens répond à nos questions sur les enjeux de cette nouvelle loi.

L’année dernière, la Cour d’appel de Paris lors d’un colloque rassemblant les pionniers de la médiation a fêté les 20 ans de la loi du 8 février 1995 qui a introduit la médiation judiciaire dans le Code de procédure civile. Ce colloque avait conclu à la nécessité de développer une politique publique nationale dans l’objectif d’un développement significatif de la médiation et afin d’assurer la pérennité des expériences individuelles menées dans les juridictions, ces expériences aussi concluantes soient-elles, comme celles menées sur le ressort de votre cour, ayant trouvé leurs limites.

Pouvez-vous nous dire ce que la nouvelle loi sur la justice du XXIe siècle prévoit dans ce domaine ?

Je noterai d’abord que cette loi, dans son exposé des motifs, entend « placer le citoyen au cœur du service public de la justice » ce qui « impose de favoriser les modes alternatifs de règlement des litiges en permettant au citoyen de régler son litige de manière négociée avant la saisine du juge et même une fois ce dernier saisi », ce qui conforte tous ceux qui sont convaincus, comme moi, depuis de nombreuses années, des vertus de ces modes amiables qui constituent une des réponses du juge pour rendre la justice et qui permettent à ce dernier d’assurer pleinement sa mission de garant de la paix sociale.

Par ailleurs cette loi contient, outre des dispositions instaurant la médiation dans les juridictions administratives, quelques mesures concrètes, car comme le rappelait justement la garde des Sceaux lors des débats au Sénat : « Si on se contente de le dire, sans mettre en place un dispositif incitant les gens à y recourir, nous nous contentons de former un vœu pieux. »

En effet, jusqu’à présent les incantations appelant au développement de la médiation, qui proviennent de tous les horizons, ne se sont guère révélées productives en l’absence d’une politique publique nationale qui doit se concrétiser par des objectifs assignés aux juridictions en la matière, des moyens adéquats et une évaluation.

On peut ainsi constater comme mesure concrète que la loi rend obligatoire, à peine d’irrecevabilité de la demande, une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice avant la saisine de la juridiction de proximité ou du tribunal d’instance par déclaration au greffe pour toute demande initiale inférieure à 4 000  euros. (…)

En matière de médiation judiciaire, quelles sont les avancées de la loi sur la justice du XXIe siècle ?

Outre des dispositifs prévoyant des expérimentations de médiation obligatoire en matière familiale, l’article 8 de la loi justice du 21e siècle prévoit pour l’information des juges l’établissement d’une liste de médiateurs dressée par chaque cour d’appel, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État dans un délai de 6 mois à compter de la promulgation de la loi.

L’établissement d’une telle liste pose de nombreuses questions et les réponses qui y seront apportées impacteront nécessairement le développement de la médiation dans le domaine judiciaire.

Aucune disposition réglementaire n’organise actuellement en France l’établissement d’une liste de médiateurs (à destination des juridictions civiles). Par ailleurs la profession de médiateur n’est pas une profession réglementée (il sera néanmoins rappelé qu’il existe un diplôme d’État de médiateur familial). En revanche, de nombreux pays comme les Pays-Bas, la Belgique ou encore l’Autriche ont mis en place des procédures de certification en matière de médiation, assorties d’une exigence de formation préalable, et de conditions d’aptitude à la pratique de médiation. Dans ces pays, des organes indépendants ou des services ministériels contrôlent l’activité de la médiation et des règles déontologiques ont été établies.

En France, il n’existe aucun organisme ayant compétence pour certifier, agréer des médiateurs ou pour labelliser les formations à la médiation (à l’exception de la médiation de la consommation, secteur dans lequel a été instituée en 2016 une commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation qui établit une liste de médiateurs de la consommation). Il n’existe pas davantage de réglementation nationale fixant des règles de déontologie pour les médiateurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons élaboré, dans le cadre de l’unité des modes amiables de résolution des différends de la cour, une charte déontologique du médiateur qui a été signée par toutes les associations de médiateurs qui travaillent avec la cour.

L’article 9 de la Directive du 21 mai 2008 prévoit que « les états-membres encouragent, par tout moyen qu’ils jugent approprié, la mise à la disposition du public, notamment sur internet, d’informations sur la manière de contacter les médiateurs et les organismes fournissant des services de médiation ». Cette obligation a été rappelée par la décision du Conseil des ministres du 6 juin 2014 de créer d’ici 2018 une liste regroupant les médiateurs dans chaque pays afin de pouvoir retrouver sur le portail e.Justice un médiateur comme on trouve un avocat ou un notaire.

La France, comme les autres États-membres, se prépare à satisfaire à cette obligation.

L’établissement d’une telle liste suppose au préalable la création d’un Conseil national de la médiation composé de magistrats, auxiliaires de justice, professeurs de droit, chercheurs, représentants d’associations de médiation, politiques, représentants de la société civile, spécialistes reconnus de la médiation en France.

Ce conseil pourrait avoir pour mission de :

  • Traiter des questions récurrentes relatives à la liste des médiateurs et à la qualification de ces derniers (en déterminant les critères d’une formation de médiateur) ;
    • recenser et évaluer des pratiques dans les différents champs de la médiation ;
    • capitaliser les acquis de ces expériences et devenir le fer de lance d’une politique publique nationale de la médiation ;
    • définir les caractéristiques essentielles de chaque mode amiable de résolution des différends en conservant à chacun leur spécificité (c’est leur diversité qui en fait toute leur richesse) ;
    • formuler des propositions aux pouvoirs publics en vue notamment de labelliser les formations à la médiation existantes et les associations de médiateurs ;
    • élaborer un Code national de déontologie de la médiation.

    Il appartiendrait à ce conseil de labelliser les formations à la médiation et les associations de médiateurs en les contrôlant et les évaluant. Puis, ces associations indiqueraient à chaque cour d’appel le nom de ses adhérents susceptibles d’être désignés comme médiateurs sur le ressort de la cour, chaque cour disposant ainsi d’une liste à titre facultatif à destination des magistrats.

    En revanche, la création d’un diplôme unique de médiateur risquerait d’en faire une profession réservée à certaines catégories professionnelles, privant ainsi la médiation de sa diversité.

    Par ailleurs, instituer une liste de médiateurs par cour d’appel sur le modèle des listes d’experts, outre que cela implique une organisation importante et chronophage, serait très délicat à réaliser en conservant la diversité et la richesse des profils des médiateurs. Il convient de souligner que le médiateur n’est pas un auxiliaire de justice qui agit sur délégation du juge. Il doit agir en toute indépendance, dans un processus souple et confidentiel, et que par conséquent le parallèle avec l’établissement de la liste des experts ne paraît pas pertinent.  » (Extrait de www.jss.fr du 17/11/2016)

En savoir plus sur http://www.jss.fr/Entretien_avec_Chantal_Arens_premiere_presidente_de_la_cour_d%E2%80%99appel_de_Paris__La_mediation_et_la_conciliation_dans_la_loi_sur_la_justice_du_XXIe_siecle-782.awp?AWPID98B8ED7F=1877F8B920FEB7CFCA163EEF9A061AF58FA96C9F

Vidéo : Tribunal de commerce de Namur (Belgique), une médiation pour éviter le procès.


« Régler un litige par la médiation. C’est ce que propose le tribunal de commerce à Namur. Une solution idéale pour éviter un procès parfois long et coûteux. Le tribunal organise tous les premiers jeudis du mois une séance d’information ouverte aux justiciables désireux de connaître cette procédure.  (Extrait de vivreici.be du 15/11/2016)

Vidéo à consulter sur http://www.vivreici.be/article/detail_tribunal-de-commerce-une-mediation-pour-eviter-le-proces?id=93927