« L’avancement de l’étude sur les mécanismes de médiation dans le règlement des conflits du travail, à travers le diagnostic et l’analyse du cadre juridique actuel relatif aux litiges professionnels, ainsi que l’examen des expériences réussies d’autres pays en la matière, ont été au centre d’un atelier organisé, hier mardi, à Hammamet à l’initiative du ministère des affaires sociales en partenariat avec l’Organisation internationale du Travail (OIT).
Selon un communiqué publié sur la page officielle du département, le ministre des affaires sociales, Issam Lahmar, a indiqué, à cette occasion, que les études comparatives ont montré que le recours à la médiation dans le règlement des conflits du travail permet d’accélérer la recherche de solutions pacifiques, de garantir la pérennité des entreprises et d’instaurer un climat social sain. » (Extrait de
L’activité de l’année 2025 a été particulièrement intense pour les médiateurs. Confrontés à des problématiques sociétales et familiales de plus en plus complexes ainsi qu’à une forte augmentation des conflits et des violences au sein des établissements, ils ont poursuivi leur mission de pacification et de résolution amiable des litiges tout en répondant à une demande croissante d’écoute, de considération et d’explications de la part des usagers comme des personnels, souvent inquiets, vulnérables et exigeants vis-à-vis de leur administration.
Les mutations sociétales et le contexte international créent, par ailleurs, chez les jeunes en particulier, beaucoup d’anxiété, entraînant une souffrance psychique et un sentiment d’insécurité. Ce constat largement partagé, qui s’est aggravé depuis la crise sanitaire, a fait de la santé mentale des élèves, des étudiants et des personnels une question prioritaire pour les ministères chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Qu’il s’agisse de renforcer la prévention, de faire de la santé mentale un objet d’éducation et de formation ou de promouvoir le bien‑être à tous les niveaux du système éducatif, le sujet ne fait plus débat dès lors que l’équilibre psychique et la qualité de vie au travail sont reconnus comme des enjeux à fort impact sur les apprentissages et la réussite de tous.
Enfin, une part de plus en plus importante des réclamations adressées aux médiateurs fait état de violences ou d’atteintes aux droits, à la dignité ou à la sécurité des enfants, dans leur établissement d’enseignement, ou à proximité. Les saisines mettent parfois en évidence des défaillances ou des insuffisances dans leur prise en charge, leur protection ou leur suivi, entamant la confiance des familles à l’égard de l’institution scolaire. Ce bilan a conduit à la création récente, par le ministre de l’Éducation nationale, d’un poste de déléguée à la protection des enfants à l’école placée au côté de la médiatrice, qui a vocation à venir en appui au réseau des médiateurs académiques déjà fortement mobilisés sur toutes les questions relevant de la défense des droits des enfants.
Dans ce contexte, se fait sentir plus que jamais la nécessité de développer et de faire vivre l’esprit et les valeurs de la médiation. L’impartialité, l’indépendance et la juste distance du médiateur par rapport aux autorités sollicitées, doivent lui permettre de contribuer pleinement au rétablissement de la confiance et à l’instauration d’un climat d’étude serein s’appuyant sur le dialogue et le respect réciproque de tous les acteurs de la communauté éducative.
Catherine Becchetti-Bizot Médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur
« Vous avez certainement entendu parler de la réforme désignée sous le nom de facturation électronique, qui entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2026. Cette réforme a notamment pour objectif la lutte contre la fraude à la TVA. Dans ce but, à court terme, les factures et les paiements effectués par l’ensemble des entreprises seront transmises dans une base de données centrale, et les taxes sur toutes ces transactions pourront désormais être contrôlées de façon rigoureuse. La facturation électronique devient obligatoire pour toutes les entreprises, même celles qui sont en franchise de TVA en base*.
Dans cet article, nous nous proposons de vous informer sur les conséquences de cette réforme pour les médiateurs indépendant » (Extrait de syme.eu du 26/06/2026)
Dans le cadre de ses fonctions dévolues par la loi, la Médiatrice de la Ville de Lyon transmet chaque année son rapport d’activité au conseil municipal de la Ville de Lyon et à la Défenseure des droits. Le rapport annuel 2025 est le deuxième rapport d’activité de la Médiatrice de la Ville de Lyon.
On apprend ainsi que 546 demandes ont été déposées auprès de la Médiatrice de la Ville de Lyon par des usagers à titre individuel, des associations, des entreprises, des collectifs ou encore des conseils de quartier ;ce qui confirme l’ancrage progressif de ce dispositif dans le paysage administratif lyonnais.
Le rapport montre que la médiation contribue à une meilleure application des droits : dans près des trois quarts des médiations clôturées, la solution retenue correspond à l’application de la réglementation, permettant souvent de corriger une incompréhension, un défaut d’information ou une erreur administrative.
Les 136 procédures de médiation ouvertes en 2025 ont principalement concerné :
le stationnement, les transports et la mobilité (42 %) ;
les nuisances sonores et les questions de salubrité (15 %) ;
l’urbanisme, l’aménagement, la voirie et les autorisations d’occupation temporaire (15 %).
Les résultats obtenus témoignent de l’utilité du dispositif :
dans 51,5 % des procédures, la demande de l’usager a été acceptée ;
dans 7,4 % des cas, un accord a été trouvé entre les parties ;
près de 60 % des médiations clôturées ont abouti à une réponse favorable à la demande initiale de l’usager.
« Gratuite, écrite, encadrée par le droit de la consommation, adossée aux établissements eux‑mêmes : la médiation bancaire, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, ne ressemble que de loin à la médiation de droit commun telle qu’issue de la directive “Médiation civile et commerciale” et du Code de procédure civile. Derrière un même mot – “médiation” – coexistent en réalité deux logiques très différentes, dont il est utile de prendre la mesure, surtout lorsque l’on conseille des clients particuliers ou des établissements de crédit.
I. Une “médiation bancaire” pensée comme mode de règlement des litiges de consommation, et non comme véritable processus de médiation.
A. Une médiation intégrée au dispositif consumériste, standardisée et essentiellement écrite.
La médiation bancaire actuelle est, en pratique, une médiation de la consommation sectorielle. Elle est née dans le sillage de la directive 2013/11/UE sur le règlement extrajudiciaire des litiges de consommation et de son dispositif français : obligation d’offrir un recours gratuit, facilement accessible, après échec de la réclamation interne. » (Extrait de village-justice.com du 16/06/2026)
« Une journée riche en échanges qui a rassemblé les acteurs de la médiation sociale de la région Alsace autour de la thématique :
« Intervention du médiateur social : interroger la pratique pour rendre visible le cœur du métier »
Entre réflexions collectives, ateliers participatifs et partage d’expériences, cette rencontre a permis de mettre en lumière les réalités du métier et les enjeux qui l’accompagnent. » (Extrait)
« Les 18 et 19 juin à Paris se tiendra le Symposium de la Profession de Médiateur 2026.
Cette année, professionnelles et professionnels se réuniront autour du thème : « La médiation professionnelle, l’ingénierie relationnelle, entre discipline et pratique d’une instruction et d’une éducation de l’altérité. »
Pendant deux jours, ateliers, échanges et travaux permettront d’explorer : – l’évolution des relations humaines, – la professionnalisation de la médiation, – l’ingénierie systémique relationnelle, – les perspectives ouvertes par l’altérité dans les modes de régulation. » (Extrait)
« Le 27 mai dernier, 530 magistrat·e·s, juges suppléant·e·s et assesseur·e·s prêtaient serment pour un mandat d’une durée de six ans: «Je jure/promets solennellement d’être fidèle à la République et canton de Genève, comme citoyen et comme juge […] en me conformant strictement aux lois.» Se conformer strictement aux lois est une chose. Mais quid de la Constitution et de son article 120, qui proclame que «l’Etat encourage la médiation»?
Théoriquement, Genève a tout pour réussir: la Constitution, une loi spécifique, un bureau de médiation au Palais de justice qui prend en charge financièrement les médiations. Et plus de 130 médiatrices et médiateurs assermentés. Pourtant, les chiffres du rapport d’activité du Pouvoir Judiciaire interrogent :en 2025, sur plis de 120 000 procédures judiciaires, 200 ont été traités en médiations (moins de 0,2%) » (Extrait de letemps.ch du 16/02/2026)