Livre : Sandra Gallissot, « Oser la médiation. Une autre voie face au harcèlement au travail », Gereso, 2026, 257 p.


Le livre de Sandra Gallissot est une nouvelle contribution au développement de la médiation dans les relations de travail, à partir d’une situation particulière : celle du harcèlement au travail. Le titre de son ouvrage est assez parlant, car l’expression « Oser la médiation » démontre, une fois de plus, que la médiation ne constitue pas encore la voie naturelle pour gérer les situations conflictuelles dans les entreprises, notamment celles liées au harcèlement au travail.

Sur ce point particulier, on ne peut qu’être en accord avec les propos de Jacques Salzer qui souligne, dans la préface, que « ce livre permet d’apprendre tout ou presque sur le harcèlement au travail et ses remèdes en médiation » (p. 15). En effet, Sandra Gallissot, dans l’écriture de son ouvrage, adopte une démarche pédagogique et très pratique en alliant, dans chaque partie, des développements sur les notions de harcèlement et de médiation, illustrés par des cas et des fiches pratiques.

Dans sa première partie, intitulée « Harcèlement au travail : comprendre la notion et ses enjeux », l’autrice souligne que, selon une étude IPSOS de 2022, « 54 % des personnes interrogées la considèrent comme un enjeu prioritaire devant la question du chômage (41 %) » (p. 25). Elle met également en lumière des formes spécifiques, au-delà du harcèlement moral, comme le harcèlement sexuel ou numérique. Elle dresse aussi un panorama juridique des textes qui traitent cette notion, qu’il s’agisse du Code du travail, du Code pénal ou encore des différents accords collectifs, et souligne « que la victime présumée n’a plus à démontrer le harcèlement, mais à alléguer les faits » (p. 42).

Dans la deuxième partie, intitulée « La médiation, un outil ancien inscrit dans un cadre spécifique », l’autrice retrace la place de la médiation dans nos sociétés, notamment dans le monde du travail. Le chapitre consacré à la posture du médiateur apporte des précisions sur les compétences requises, en se référant aux préconisations proposées par le Conseil national de la médiation, qui font l’objet d’une fiche pratique. Sur cette question, l’autrice insiste sur la nécessité de distinguer les rôles entre les médiateurs, les psychologues et les médecins du travail, souvent sollicités par les directions d’entreprise pour intervenir comme médiateurs.

Les apports les plus importants se situent dans les deux dernières parties. Dans la troisième, « L’efficacité du recours à la médiation », Sandra Gallissot, qui a un certain sens de la formule, « l’amiable n’est pas l’aimable » (p. 141), pose une question de fond : « Existe-t-il une incompatibilité entre le harcèlement moral et la médiation ? », notamment dans les cas de violence, en raison des risques de double victimisation et d’instrumentalisation du processus de médiation pour éviter une sanction. Pour l’autrice, une situation de violence n’empêche pas une médiation et, pour justifier sa position, elle s’appuie sur les travaux d’Hannah Arendt et d’Yves Michaud, et pas simplement sur des analyses juridiques.

Elle souligne aussi que, dans certaines formes de harcèlement, comme celles de nature sexuelle, la victime pourrait faire l’objet d’une « médiation restaurative » et être orientée « vers des dispositifs de justice restaurative ou pénale, c’est-à-dire en dehors de l’intra-entreprise » (p. 146). L’autrice met surtout en avant que l’efficacité de la médiation repose sur la création d’un « espace brut sécurisé », dans le sens où elle ne cherche pas « le consensus mou, ne contraint pas au pardon ni à la reconnaissance forcée d’une faute » (p. 165). Elle ajoute qu’« elle est l’occasion, rare et précieuse, de vider son sac » (p. 165). Pour ce faire, la médiation puise son efficacité dans la sécurisation des propos grâce à la confidentialité vis-à-vis des personnes extérieures (p. 166). Pour renforcer cette efficacité, l’autrice propose également, parmi les outils à mettre en œuvre lorsque la rencontre directe n’est pas possible, « la diplomatie de la navette », qui fait l’objet d’une fiche pratique. Toutefois, dans les méthodes proposées, on peut regretter que, dans une fiche pratique posant la question « comment le médiateur aide à établir un “troisième récit” », l’autrice ne fasse pas référence au courant de la médiation narrative (p. 173).

Pour les praticiens de la médiation, la lecture de la quatrième partie, « Mettre en œuvre le recours à la médiation », est particulièrement recommandée, car Sandra Gallissot y donne des informations concrètes sur la manière d’engager une « procédure de médiation ». J’ai repris à dessein le terme de «procédure» utilisé par l’autrice, car il correspond à la dénomination retenue par le législateur, si l’on se réfère à l’article L.1152-6 du Code du travail qui fonde l’action de médiation. L’utilisation du terme « procédure » et non « processus », plus courant chez les médiateurs, reflète à la fois la judiciarisation croissante de la médiation et la persistance d’un certain flou conceptuel autour de cette notion.

Si l’on excepte ce problème terminologique, l’autrice fournit des informations très utiles sur la mise en œuvre de ce processus, notamment en ce qui concerne le choix du médiateur, en proposant une typologie des tiers pouvant intervenir en matière de médiation (p. 200). Sur ce point, on peut regretter qu’elle ne distingue pas ce que l’on pourrait appeler les activités de médiation et les instances de médiation : les professionnels des ressources humaines, même formés à la médiation, exercent une activité de médiation , c’est-à-dire qu’ils peuvent utiliser les techniques de médiation pour gérer un cas de harcèlement, sans pour autant être des médiateurs.

C’est surtout dans la description du processus que Sandra Gallissot apporte des précisions sur sa spécificité en matière de harcèlement au travail, en distinguant plusieurs formes : la « médiation préventive (avant signalement) », la « médiation immédiate (après signalement) », la « médiation en parallèle de l’enquête », la « médiation à la fin de l’enquête » et la « médiation après l’enquête » (p. 196). Cette description est accompagnée de fiches pratiques, telles que le « recueil de consentement pour le traitement d’un signalement de harcèlement » ou encore un modèle de « courrier pour la mise en œuvre de la médiation dans le cadre de l’article L.1152-6 du Code du travail ».

En conclusion, l’ouvrage de Sandra Gallissot constitue un véritable guide pratique, qui devrait être lu aussi bien par les prescripteurs de médiation, chefs d’entreprise, DRH…, que par les médiateurs, afin de les accompagner dans la prise en charge des situations de harcèlement au travail, en raison de la spécificité du processus de médiation à mettre en œuvre.

Jean-Pierre Bonafé-Schmitt

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« On apprend à écouter les autres, à régler des problèmes », des écoliers expérimentent la médiation à Villeurbanne (france3-regions)


« Lutter contre la violence et améliorer la sécurité au quotidien est une question au centre des préoccupations dans les établissements scolaires. À Villeurbanne, dans le quartier du Tonkin, la mairie a mis en place, depuis 3 ans, une expérience de médiation scolaire par les enfants eux-mêmes. » (Extrait de france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes du 3/04/2026)

En savoir plus sur https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/on-apprend-a-ecouter-les-autres-a-regler-des-problemes-des-ecoliers-experimentent-la-mediation-a-villeurbanne-3344198.html

Journée d’étude du CEMA : Le Pardon au coeur des pratiques professionnelles, le le 𝐕𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢 𝟐𝟓 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔, à Paris


💬 𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐥𝐞 𝐏𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 ? Quand la médiation atteint ses limites face à des conflits profonds, quels nouveaux espaces ouvrir ?

📅 𝟐𝟓 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔 | 𝟑𝟎 𝐫𝐮𝐞 𝐂𝐚𝐛𝐚𝐧𝐢𝐬,𝟕𝟓𝟎𝟏𝟒 𝐏𝐚𝐫𝐢𝐬 Une journée d’étude pour explorer le Pardon dans les pratiques professionnelles : médiation humaniste, justice restaurative, médiation pénale, retours d’expérience et échanges. 👥 Pour les médiateurs, professionnels du social, du judiciaire, de l’accompagnement et ouvert au public de tout horizon.

💡 𝐓𝐚𝐫𝐢𝐟𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐬 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐟𝐢𝐧 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔 ⏳ Places limitées

👉 Inscrivez-vous dès maintenant : https://lnkd.in/eD9dBzQN

(Extrait de https://www.linkedin.com/posts/cema_maezdiation-justicerestaurative-pardon-share-7455547018665709568-Lvho?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Maroc : le Médiateur du Royaume présente son expérience en médiation et protection des droits (mapexpress.ma)


« L’Institution du Médiateur du Royaume a présenté, samedi à Rabat, une série de publications retraçant son expérience dans le domaine de la protection des droits et de la médiation institutionnelle, avec pour objectif de consacrer le rôle du livre et du savoir dans la consolidation des valeurs de bonne gouvernance.

Présentés dans le cadre de la participation de l’Institution à la 31ᵉ édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), sous le thème “Lectures en médiation et équité”, ces ouvrages proposent une lecture des mutations de la relation entre l’administration et les usagers et ouvrent des perspectives pour repenser la justice administrative et l’équité au sein des services publics.

Ces publications comprennent notamment “Mutations de la relation entre l’administration et les usagers”, “Guide de la gouvernance du service public”, “Publications sur la gouvernance des services de santé”, “De l’équité individuelle à l’équité collective” et “L’interlocuteur permanent”, ainsi que la revue “Insaf”. » (Extrait de mapexpress.ma du 2/05/2026)

En savoir plus sur https://www.mapexpress.ma/actualite/culture-et-medias/siel-mediateur-du-royaume-presente-experience-en-mediation-protection-droits/

« Clap de fin : le Conseil national de la médiation a remis le 16 avril 2026 son rapport au ministère de la Justice » par Fabrice Vert, magistrat, membre du Conseil national de la médiation


« Le Conseil national de la médiation, instance de réflexion et de proposition sur la médiation, a remis son rapport de fin de mandat (juin 2023-avril 2026) le 16 avril 2026. Le décryptage de Fabrice Vert, premier vice-président au tribunal judiciaire de Paris, membre du Conseil national de la médiation, vice-président de GEMME France. » (Extrait de actu-juridique.fr du 22/04/2026)

Article à consulter sur https://www.actu-juridique.fr/arbitrage-marl/clap-de-fin-le-conseil-national-de-la-mediation-a-remis-le-16-avril-2026-son-rapport-au-ministere-de-la-justice/?utm_campaign=Newsletter%20Actu-Juridique%20du%2028%2F04%2F2026&utm_medium=email&utm_source=mailjet

« Médiation : des évolutions concrètes à observer de près ? « Ifomene (linkedin.com)


« En tant qu’acteur engagé depuis plus de 25 ans dans la formation à la médiation, l’Ifomene observe, en ce début d’année 2026, une évolution nette des pratiques et du cadre d’intervention des MARD.

Au-delà des réformes, plusieurs signaux récents confirment que la médiation change de place : elle s’inscrit davantage dans les usages, se structure, et tend à devenir un outil pleinement intégré à la gestion des conflits.

1. Une effectivité renforcée sous l’impulsion du juge

Une décision récente du Tribunal judiciaire de Paris (5 février 2026, n° RG 24/09128) marque une étape importante.

Pour la première fois, une juridiction a prononcé une amende civile de 3 000 euros à l’encontre d’une partie ayant refusé, sans motif légitime, de se rendre à une réunion d’information avec un médiateur.

En l’espèce, le défendeur — une mutuelle d’assurance — avait invoqué un problème de disponibilité, puis une position de principe liée à la non-divulgation de l’identité de ses agents. Le juge a considéré que ces éléments ne constituaient pas un motif légitime, relevant notamment qu’aucun risque concret pour la sécurité des agents n’était établi.

Cette décision illustre une évolution importante : l’injonction de rencontrer un médiateur tend à devenir une étape procédurale effective, dont le non-respect peut désormais être sanctionné.  » (Extrait de linkedin.com du 28/04/2026)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/m%C3%A9diation-des-%C3%A9volutions-concr%C3%A8tes-%C3%A0-observer-de-pr%C3%A8s-ifomene-3cl1e/

Scaf : Échec de la médiation entre Airbus et Dassault dans le dossier l’avion de combat franco-allemand (usinenouvelle.com)


« Airbus et Dassault refusent toujours de s’entendre sur le Scaf (Système de combat aérien du futur), le projet d’avion militaire entre France, Allemagne et Espagne. Le mois de médiation, arrivé à son terme cette mi-avril, s’est soldé par un échec, a rapporté la presse.

(…)

Citant des sources proches des négociations, le journal précise que les médiateurs – l’un français et l’autre allemand – allaient chacun de leur côté présenter des rapports sur leurs travaux, la date butoir fixée par Berlin étant la mi-avril. Une source proche du dossier a déclaré à Reuters que le médiateur allemand conclurait que la construction d’un avion de combat commun n’était plus possible. » (Extrait de usinenouvelle.com du 20/04/2026)

En savoir plus sur https://www.usinenouvelle.com/aero-spatial/defense/scaf-echec-de-la-mediation-entre-airbus-et-dassault-dans-le-dossier-lavion-de-combat-franco-allemand.NLZZWOAKZVEYXMV5UPVU3TLAHI.html

La médiation sociale à Montréal avec l’équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS) (ledevoir.com)


« Depuis la fin de 2025, une équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS) est à pied d’œuvre 24/7 dans les 19 arrondissements de Montréal. L’ÉMMIS est une réponse sociale municipale unique en son genre, une première au Québec.

Ce déploiement arrive à point nommé dans un contexte où le partage de l’espace public dans la métropole est fréquemment source de tensions entre des groupes de citoyens dont les caractéristiques et les besoins ne sont pas toujours alignés.

L’initiative, qui permet d’obtenir gratuitement l’aide d’intervenants sociaux en cas de difficulté de cohabitation harmonieuse dans l’espace public, est rendue possible grâce à la collaboration des organismes prestataires du service et mandatés par la Ville, soit Équijustice, la Société de développement social, la Coalition Pozé, ainsi que le 211 – Centre de référence du Grand Montréal.

Le ministère de la Sécurité publique et la Ville de Montréal ont investi un budget à parts égales totalisant 50 millions sur cinq ans (jusqu’en 2028) pour déployer l’ÉMMIS sur l’ensemble du territoire.

D’abord proposée dans le cadre d’un projet pilote en 2021, l’initiative a prouvé son utilité. Entre le 10 février 2025 et le 10 février 2026, plus de 10 000 interventions ont été réalisées par les intervenants déployés sur le terrain en tout temps. » (Extrait de ledevoir.com du 23/04/2026)

En savoir plus sur https://www.ledevoir.com/contenu-commandite/972569/mediation-sociale-vous-connaissez?

Webinaire CEMA (rediffusion) : « 𝐌𝐄́𝐃𝐈𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐀𝐌𝐈𝐋𝐈𝐀𝐋𝐄 & 𝐕𝐔𝐋𝐍𝐄́𝐑𝐀𝐁𝐈𝐋𝐈𝐓𝐄́ » du 25 mars 2026 animé par Jocelyne DAHAN, avec les interventions de Nancy Khawam et Danièle Henrie (YouTube)


Webinairhttps://www.youtube.com/watch?v=xyDgGNBM83ke à consulter sur

Une Clinique de la médiation pour gérer les conflits à l’Université Lumière Lyon 2


« Depuis 2019, la Clinique de la médiation de l’université propose un espace absolument unique en France pour accompagner la gestion des conflits et les difficultés relationnelles rencontrées par les étudiantes et les étudiants (conflits entre colocataires, tensions familiales, désaccords entre locataires et propriétaires…)

Assurées par des étudiantes et étudiants du DU Médiation ou du master Justice, Procès et Procédures, Parcours Médiation, les permanences sont conduites en binôme pour garantir la qualité et la neutralité du dispositif et encadrées par une médiatrice professionnelle. « Ce projet remplit à la fois une mission pédagogique, en permettant aux étudiantes et étudiants de transmettre leurs connaissances sur la médiation au grand public mais aussi une mission sociale, en permettant à des personnes en conflit d’avoir des informations sur la médiation et de rencontrer un médiateur. » explique Adrien Bascoulergue, Doyen de la Faculté.

Chaque mois, ce dispositif gratuit et confidentiel permet aux étudiantes et étudiants de l’université d’aborder des situations de tension dans un cadre sécurisé, respectueux et bienveillant.  » (Extrait de univ-lyon2.fr)

En savoir plus sur https://www.univ-lyon2.fr/espace-presse-medias/cp-a-luniversite-lumiere-lyon-2-une-clinique-de-la-mediation-pour-gerer-les-conflits

Rapport de fin de mandat du CONSEIL NATIONAL DE LA MEDIATION remis le16/04/2026 au secrétariat général du Ministère de la Justice


A consulter sur https://www.linkedin.com/posts/romain-carayol-131a4612_pour-celles-et-ceux-que-cela-peut-int%C3%A9resser-ugcPost-7450813764091895808-78yF?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I