Médiation nomade du MAN : quartiers libres à Vénissieux et Saint-Fons


« En juillet, août et septembre 2017, le MAN (Mouvement pour une alternative non-violente) a repris l’idée de médiation nomade initiée dans la banlieue parisienne par Yazid Kherfi, en partenariat avec le Commissariat général à l’égalité des territoires. Avec le soutien du délégué du gouvernement Laurent de Galard, c’est à donc Saint-Fons et Vénissieux que les bénévoles du MAN ont installé leur camionnette douze soirées dans chaque commune, chaque fois entre 20 heures et minuit. À chaque fois, tables et chaises étaient sorties, des boissons et des gâteaux offerts à ceux qui le voulaient, des jeux pour les plus petits… Le but ? “S’installer dans un quartier, raconte l’un des bénévoles du MAN, pour aller à la rencontre de tous ceux qui, le soir venu, sont là sans savoir que faire. Yazid Kherfi dit que la nuit, dans ces rues, on ne trouve que les flics et les barbus. Nous cherchions à ce qu’il y ait une autre composante.”

Une vingtaine de bénévoles se sont relayés tout au long de ces 24 soirées, rencontrant quelque 400 personnes : un tiers d’ados, des adultes et des familles avec enfants. Pour le bilan de l’opération, communiqué lors d’une réunion du MAN ce 15 janvier, on note un très bon accueil, de la convivialité — avec, par exemple, un couscous offert par une maman aux bénévoles —, des discussions faciles en groupes et des propos lâchés qui font chaud au cœur, tels que : “C’est bien ce que vous faites !” ou “Quand est-ce que vous revenez ?”


Les deux municipalités ont bien entendu suivi ces médiations nomades, que le MAN aimerait prolonger l’été prochain. D’où, également, un appel à bénévoles. Quant à Yazid Kherfi, venu assister aux premières rencontres, il sera présent au salon Primevère, à Eurexpo, le 25 février à 14h15 pour une conférence : “(Re)créer du lien grâce à la médiation nomade”. J-C Lemeunier – (Extrait de expressions-venissieux.fr du 18/01/2018)

En savoir plus sur https://www.expressions-venissieux.fr/2018-01-18-mediation-nomade-du-man-quartiers-libres-a-venissieux-et-saint-fons/

« Médiateur social, un métier créateur de valeur et une profession d’avenir » par Alain Brevet (SYME)


« Passée, en moins de quarante ans, du statut d’occupation pour personnes en mal d’insertion à celui de métier à part entière, la médiation sociale est en train d’achever sa mue. D’après le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) : 12 000 personnes exercent une activité de médiation sociale en France dont 4 000 postes d’adultes-relais. Mais obtenir une vue précise de la médiation sociale et des profils qui la composent demeure un exercice délicat. En cause, l’éclatement des structures sur le territoire mais surtout leur hétérogénéité, comme on peut le lire dans La Gazette des communes (1).

Jean-Pierre Bonafé-Schmit parle de la médiation dans les termes suivants : « La médiation vise à responsabiliser les citoyens, à leur permettre d’apprendre à vivre ensemble en respectant leur singularité. (…) C’est un mode de régulation sociale. La médiation a pour objet la gestion de conflits, mais aussi de socialisation en favorisant la (re)construction de communautés “ existentielles” reposant sur un désir de vivre ensemble. Au lieu de s’appuyer sur une idéologie de l’harmonie, la médiation se veut un modèle de justice « compréhensive » qui permet de renouveler le “contrat social” » (2).

Cependant, elle ne reste pas à l’abri de difficultés. Une des principales reste une identité professionnelle confuse. En France, la vision d’une crise sociale déclinée en crise de l’appareil judiciaire, policier et administratif a favorisé une approche de la médiation proche de la logique de sous-traitance, au détriment de la logique d’intégration sociale. Cela n’a pas favorisé la lisibilité de la médiation comme une activité en elle-même avec ses professionnels. Il y a 20 ans par exemple, les emplois-jeune ont permis la naissance de nombreux services autour de la médiation, dont certains furent confortés par la signature des Contrats Locaux de Sécurité. Ce double cadre juridique a pénalisé ces nouveaux métiers d’un manque de repères clairs. D’ailleurs, en 2002, la non-reconduction du dispositif des emplois jeunes n’a pas permis de renouveler les postes de 7000 Agents Locaux de Médiation Sociale. Ainsi en s’appuyant principalement sur des financements d’aide à l’emploi qui vont à l’encontre du développement d’une profession à part entière, le statut d’emploi précaire des jeunes médiateurs sociaux peut constituer une réelle source d’angoisse et donner lieu à un faible sentiment d’appartenance professionnelle.

Ces emplois aidés sont un tremplin vers insertion professionnelle, une transition vers un « vrai métier » après avoir développé des habiletés personnelles de relations humaines et de sens du contact à défaut de qualification initiale certifiant des savoirs-faire dans un domaine.

L’année 2017, un bon cru vers la professionnalisation

La médiation sociale avait mal débuté l’année 2017. Son inscription dans la loi « Égalité et citoyenneté » votée en décembre 2016 au Parlement n’a pas pu se concrétiser. La médiation sociale n’entre pas dans le code de l’action sociale et des familles, son adoption étant contraire à la Constitution. Cependant, « Un processus de maturation du secteur de la médiation sociale est en cours » déclare Laurent Giraud, Directeur de France Médiation (3). Ce réseau s’est lancé dans une démarche de certification qualité auprès de l’AFNOR.

Le métier de médiateur social ne disposait pas de véritable cadre de référence jusqu’à la publication de la première norme AFNOR de référence nationale (Norme XP X60-600). Cette norme expérimentale est le fruit d’un groupe de travail avec l’AFNOR, le CGET et le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) et ouvre une porte vers une véritable reconnaissance professionnelle (4).

Nous pouvons regretter qu’il n’existe pas de passerelle entre la médiation conventionnelle et la médiation sociale, et très peu avec le travail social, même si une étude de terrain présentée en décembre 2017 précise que la médiation sociale entend jeter des ponts entre ces médiateurs sociaux et les éducateurs « de rue » professionnels de la prévention spécialisée auprès des jeunes (5).

Un secteur dont la viabilité économie est désormais démontrée

D’un point de vue économique, la médiation sociale vient d’évaluer son empreinte économique. Une étude du cabinet Goodwill auprès d’une association francilienne, Promevil , qui porte sur 2015 et 2016 démontre que la médiation sociale stimule l’activité (6). « On démontre que les emplois aidés, ça sert à l’économie, assure Lamine Thiam. Un euro dépensé par l’Etat dans la médiation sociale peut rapporter 13 fois plus. » Concrètement, les contribuables français ont financé les contrats aidés de Promevil, à hauteur de 1,5 M€ par an, pour un retour sur investissement de 20,2 M€, d’après les auteurs du rapport. Des entreprises privées lorgnent déjà sur ce marché (7).

Si le retour sur investissement de la médiation sociale se dévoile, reste à imaginer des modalités de financement pérennes. Alors que l’Etat a institutionnalisé la pratique dans le cadre de la politique de la ville, en faisant d’une pierre deux coups : améliorer le vivre-ensemble dans des territoires en difficulté tout en y créant de l’emploi, la médiation sociale doit s’appuyer sur d’autres types de financements que l’aide à l’emploi. D’autant plus que le secteur est prometteur.

Un vivier important d’emplois et des besoins en formation

Selon une étude du réseau France médiation, la région Ile-de-France offrirait un gisement d’emplois potentiels, non délocalisables, compris entre 650 et 1 100 postes. En 2011, une étude comparable avait permis de recenser un besoin de 1 000 médiateurs dans la région Hauts-de-France, et six ans plus tard, environ 800 emplois ont été créés dans la région (8). Les besoins de formation à venir sont donc importants. Dans un rapport de 2016 sur les adultes-relais, le Sénat recommande par exemple « le recensement des formations de médiation sociale à l’Inventaire des certifications et des habilitations de la Commission nationale de la certification professionnelle, permettant une reconnaissance officielle des compétences et une prise en charge facilitée par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) » (9). Nous pouvons donc estimer les besoins à 4000 médiateurs environ. Les médiateurs conventionnels et judiciaires ont donc intérêt à suivre l’évolution de ce champ de médiation, afin de faire valoir leurs compétences. Ceci sous réserve que ces compétences puissent être complétées avec la mise en place d’un module optionnel de médiation sociale dans la formation des médiateurs conventionnels.

En conclusion, le métier de médiateur social est désormais structuré par une norme et des formations reconnues et validées par différents ministères (10), une organisation dont les médiateurs et leur syndicat professionnel pourraient s’inspirer dans d’autres champs de médiation. Mais il reste encore du travail à faire pour permettre aux médiateurs sociaux d’accéder à des emplois plus qualifiés, ce qui implique de proposer d’autres modules de formation. Ces sujets pourraient motiver la mise en place d’une commission ‘médiation sociale’ au sein du syndicat professionnel des médiateurs SYME.

Notes

1- La Gazette des communes du 3/11/2017

2- Jean-Pierre BONAFE-SCHMITT, Les médiations, la médiation, Une contre-culture entre évitement et sanction, L’école des parents, Hors série « la médiation », p. 8, septembre 2002. Dans le même ouvrage, Michèle Guillaume-Hofnung, auteur du « Que-sais-je ? » La médiation, reprend une définition plus large de la médiation empruntée à Jean-François Six dans ‘Le temps des médiateurs’.

3- La Gazette des communes du 8/11/2017

4- AFNOR, Médiation sociale : une première norme volontaire française pose le cadre.  2017. ( normalisation.afnor.org/actualites/mediation-sociale-premiere-norme-volontaire-francaise-pose-cadre )

5- Le rapport « Rapprochement et Partenariat entre Médiation Sociale et Prévention Spécialisée » a été réalisé par Le Réseau des Villes Correspondants de Nuit et de la Médiation Sociale. Décembre 2017

6- Promevil, La new’s 06 : CONFÉRENCE DE PRESSE : Mesure de la performance économique de la médiation sociale pour Promevil. Juin 2017 sur www.promevil.org et : Le parisien du 29/05/2017

7- La Gazette des communes du 2/11/2017 et : Les cahiers du Développement Social Urbain, N°65 premier semestre 2017. Médiation sociale, parlons métier ! P38.

8- Laurent GIRAUD, France Médiation Hélène DUCLOS, Culture et Promotion : Diagnostic territorial sur les gisements d’emplois en médiation sociale dans la région Nord-Pas de Calais. Juillet 2011.

9- Sénat : Le contrat adultes-relais, un dispositif de la ville à préserver. Rapport d’information N° 128 (2016-2017). P 28, Recommandation N°5 : Garantir aux adultes-relais un vrai parcours de formation (www.senat.fr/rap/r16-128/r16-128.html)

10- Notons les formations avec un code ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) et des CCP (Certificats de compétences professionnelles) du Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Les titres du ministère de l’emploi : Technicien (e) de Médiation services, de niveau IV, Agent (e) de Médiation, Information, Services (AMIS), de niveau V. Le diplôme du ministère de l’éducation nationale : CAP d’agent de prévention et de médiation, de niveau V. Le diplôme du ministère chargé de l’enseignement supérieur : Master Sciences Humaines et Sociales Mention Sociologie Spécialité: Médiation, intervention sociale (MIS), de niveau I.

Bibliographie

Sophie Divay. La médiation sociale : une professionnalisation inachevée. Knowledge, Work & Society, 2005.

Jean-Edouard Grésy : Pratiques professionnelles de la médiation sociale Editions France Médiation, mai 2011.

Projet européen ArleKin pour la création de cet espace européen de la médiation sociale : Etat des lieux de la Médiation pour l’Inclusion Sociale (MIS) dans les pays partenaires. 2013

Rapport final de la recherche-action : Valoriser les interventions des médiateurs sociaux et culturels Cabinet KiMSO Janvier 2016. (Sur www.professionbanlieue.org)

Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) – Enquête Adultes-relais 2015 – synthèse nationale. Octobre 2015.

Sites utiles

www.francemediation.fr
www.cget.gouv.fr/citoyennete/mediation-sociale
www.cree-a.eu

(Extrait de syme.eu du 7/01%2018)

En savoir plus sur https://www.syme.eu/articles/21796-mediateur-social-un-metier-createur-de-valeur-et-une-profession-d-avenir

Emploi : Médiateur adulte relais H/F à VILLENEUVE ST GEORGES


« Dispositif adulte-relais, vous avez plus de 30 ans et habitez dans un quartier prioritaire de la ville. CDD de 1 an, renouvelable 2 fois. Vous aidez a l’organisation de réunions de concertation et les animez, vous proposez et accompagnez les animations en lien avec les projets que vous aidez à évaluer, concevoir et réaliser. Vous accompagnez les groupes lors des sorties et séjours divers. Vous facilitez le lien entre les habitants et les structures existantes agissant en faveur du lien social. Vous informez les habitants sur les dispositifs existants et les démarches pour en bénéficier. Vous êtes à l’aise avec les outils bureautiques, (word, excel…)

1 posteCDDDurée du contrat : 12 MoisExpérience minimum : Moins de 1 an

Divers Services, Médiation sociale et facilitation de la vie en société, Médiateur / Médiatrice adulte relais

VILLENEUVE ST GEORGES, 94 Val de Marne , Ile de France » (Extait de 1taf.com )

En savoir plus sur https://www.1taf.com/annonce/offre-emploi-cdd/mediateur-adulte-relais-h-f/val-de-marne-94/AN2697850

Offre d'emploi

Orléans : hausse des dossiers liés à la médiation sociale de la structure « Lien social et médiation » (LSM)


 

Hausse des dossiersliés à la médiation sociale

« Lien social et médiation (LSM) a constaté une augmentation des dossiers en 2017. Notamment sur les cas de nuisances sonores.

La médiation sociale a augmenté en 2017 et la structure Lien social et médiation (LSM), située avenue Montesquieu, a traité 141 dossiers au 31 octobre 2017, contre 130 en 2016. Près 192 entretiens préliminaires ont également été menés contre 161 sur la même période l’an passé.

« Les personnes demandent surtout une médiation pour des problèmes de voisinage, de stationnement, de bruit ou encore pour des différends financiers non remboursés et même des incivilités », précise Béatrice Ursin, la directrice.

 Une démarche volontaire

La médiation sociale est une démarche volontaire à la demande d’une personne. « Elle se déroule en trois étapes. D’abord, nous adressons un courrier à la partie adverse qui accepte cette médiation. Ensuite, des entretiens préliminaires avec chacune des deux parties sont organisés. Une rencontre de médiation est alors prévue en présence de plusieurs médiateurs. Un suivi est assuré un mois après pour faire un point sur la situation. »

Le médiateur impliqué dans chaque dossier doit respecter la neutralité et l’impartialité. Il est également tenu à la confidentialité. « Il n’existe pas de solution miracle, mais la médiation facilite l’expression dans un climat serein » assure Béatrice Ursin. » (Extrait de larep.fr/orleans du 15/01/2018)

En savoir plus sur https://www.larep.fr/orleans/2018/01/15/hausse-des-dossierslies-a-la-mediation-sociale_12700228.html

Rave-party: un médiateur à l’écoute des fêtards dans la région de Beauvais


 

En 2017, seulement trois rassemblements festifs, type free-party, ont eu lieu dans l’Oise. « Désormais, ce sont des micro-rassemblements où la sécurité des participants n’est pas toujours garantie » selon le médiateur de l’Oise.  (photo d’illustration)

« Ni préfet, ni gendarme, Aurélien Mollet est l’un des 72 médiateurs départementaux nommés pour faciliter le dialogue entre l’État et les organisateurs de fêtes de musiques électroniques.

D’un côté, des fêtards qui en ont assez des saisies de matériel par les forces de l’ordre et de l’autre, les services de l’État qui craignent des accidents. Depuis 2013, Aurélien Mollet, 40 ans, est chargé de la médiation entre les deux, pour l’Oise. Cette nomination faisait suite à la tragédie de Boran-sur-Oise. Le corps d’un jeune homme avait été retrouvé au pied d’une falaise de la carrière de chaux dans laquelle se tenait une rave illégale.

En cinq ans, Aurélien Mollet, conseiller d’éducation populaire et de la jeunesse, rattaché à la direction départementale de la cohésion sociale, n’a été sollicité qu’une seule fois… Et pour cause. Les organisateurs et associations ne connaissaient pas son existence, il y a encore quelques mois.

Il a fallu attendre octobre dernier, avec la nomination officielle, par l’État, de 72 médiateurs départementaux pour que des contacts puissent enfin être établis entre ces deux mondes que tout semble opposer.

Depuis 2001 et l’amendement Mariani, une déclaration préalable en préfecture est obligatoire au-delà des 500 participants d’une rave-party. Un dispositif qui, même en étant respecté, ne donne pas entière satisfaction aux organisateurs.

Comme je ne suis ni le préfet, ni un gendarme, j’espère que cela facilitera le dialogue. Tout le monde doit être gagnant : les organisateurs qui éviteront des saisies de matériel et l’État qui pourra assurer la sécurité en amont  », confie le médiateur oisien. Et concernant les substances illégales ? «  Bien sûr, il y a des substances, tous ne tournent pas à la menthe à l’eau. Mais leur première motivation reste la musique. L’organisateur, sa crainte, c’est la saisie de ses enceintes.  »

S’il y a dix ans, l’Oise était une terre de free-parties, en 2017, seuls trois événements de ce type ont été recensés. «  On voit désormais plus de micro-rassemblements. C’est plus difficile, dans ces conditions, pour des associations comme le Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogues (CAARUD), de mener leur campagne de prévention sur le terrain.  » Les premiers retours de ces expériences de médiation, dans les autres départements, se sont avérés positifs. Reste à faire le premier pas. -F. Dollé »  (Extrait de courrier-picard du 6/01/2018)

En savoir plus sur http://www.courrier-picard.fr/81855/article/2018-01-06/rave-party-un-mediateur-lecoute-des-fetards

Suisse : la Ville de Vernier a organisé les premières Assises romandes de la médiation urbaine et sociale!


« Vernier a organisé le 5 décembre les premières assises de la médiation urbaine et sociale (MUS). Destinée à présenter les actions menées dans ce domaine par la Ville de Vernier et d’autres municipalités romandes (Extrait de wordpress.com du 7/12/2017)

En savoir plus sur https://wordpress.com/read/blogs/99025297/posts/5137

Emploi : Agent de médiation et de sécurité (H/F) à Angers (49)


Société MEDIACTION

L’entreprise

MEDIACTION

Le poste

Agent / Agente de médiation et de sécurité

Postes à pourvoir à compter du 02 janvier 2018 : Recherche des agents de médiation et de sécurité mobile (H/F) pour des CDI à ANGERS (49) à temps partiel (30H hebdo, soit 130H mensuelles). Horaires : 19H30 – 01H30 du mardi au samedi. Missions : assurer la tranquillité dans différents secteurs d’ANGERS, par la médiation, rédiger sur tablette numérique des rapports d’incidents. Compétences relationnelles (écoute, dialogue) car la médiation est le cœur du métier. Pour exercer vos missions, vous devez impérativement posséder la carte professionnelle valide délivrée par le CNAPS. Les conditions de travail imposent que vous possédiez le permis B. Pour postuler merci d’adresser impérativement votre CV , la copie de votre permis B et de votre carte professionnelle.
Salaire mensuel : 1365€
30h / semaine
Avantage : Mutuelle

Le profil

Qualification du poste : Employé qualifié
Diplôme souhaité Niveau 5 (CAP, BEP)
(Extrait de ouestfrance-emploi.com du 27/12/2017)

Etude : « Rapprochement et partenariat entre médiation sociale et prévention spécialisée » par Guillaume Ma Mung et Say Sirisouk


 

missions_0

« Si les médiateurs sociaux et les éducateurs « de rue » travaillent souvent à proximité dans l’espace public, il est encore rare qu’ils avancent main dans la main. En cause : une grande méconnaissance du métier de l’autre et beaucoup de craintes. Grâce à une étude de terrain menée par un géographe et présentée le 12 décembre, le Réseau des villes correspondants de nuit et de la médiation sociale entend jeter des ponts entre ces professionnels.

L’enquête intitulée « Rapprochement et partenariat entre médiation sociale et prévention spécialisée » a été réalisée par Guillaume Ma Mung, docteur en géographie et Say Sirisouk, éducateur spécialisé.

Six territoires (La Rochelle, Le Treil, Limoges, Lorient, Marseille et Orléans) ont été passés à la loupe entre 2016 et 2017. Dans ces villes, les éducateurs de « la Prèv » et les médiateurs se côtoient de manière plus ou moins formelle. Pas simple en effet de faire « converger » au quotidien ces deux métiers du social « dont l’un a comme axe majeur l’éducatif et la Protection de l’enfance, alors que le second travaille sur le lien et la tranquillité publique » constate Florent Montillot, maire-adjoint d’Orléans et président du Réseau des villes correspondants de nuit, qui se réunissait le 12 décembre à Paris.

Serpent de mer, l’articulation entre ces deux familles de travailleurs sociaux pose question depuis de nombreuses années. En mars 2016, déjà, le comité national des acteurs de la prévention spécialisée (CNLAPS) et France médiation avaient signé une convention de partenariat pour mieux définir la complémentarité des deux acteurs. -E. Denètre- » (extrait de lagazettedescommunes.com du 13/12/2017)

En savoir plus sur http://www.lagazettedescommunes.com/540261/comment-rapprocher-educateurs-de-rue-et-mediateurs/

Emploi : Médiateur adulte relais (H/F) à OPTIMA, Saint-Herblain (44)


Société OPTIMA

L’entreprise

OPTIMA

Le poste

Médiateur / Médiatrice adulte relais

Poste ouvert au public éligible en contrat adulte relais vous devez OBLIGATOIREMENT répondre aux critères : – Avoir plus de 30 ans – Résider en quartier politique de la ville Vous travaillez en binôme et en lien avec le Responsable de secteur. Vous avez pour mission, sur l’espace d’un quartier ciblé de la ville d’Orvault : – Faire de la médiation préventive par une présence vigilante et active, – Effectuer des actions de prévention et de médiation auprès de groupes de jeunes, – Aider, conseiller et orienter les habitants, – Participer à des manifestations ou actions ponctuelles pour promouvoir la médiation sociale, – Réguler par la médiation des situations de dysfonctionnement. Le planning : 1 semaine à 39h sur 5 jours, 1 semaine à 31h sur 4 jours
Salaire mensuel : 1489,4€
35h / semaine
Avantages : Chèque repas et Mutuelle
Déplacements quotidiens au niveau départemental

Le profil

Qualification du poste : Employé non qualifié
Diplôme exigé Niveau 4 (Bac), domaine Action sociale
Diplôme exigé Niveau 4 (Bac), domaine Santé secteur sanitaire
Permis B – Véhicule léger exigé (Extrait de ouestfrance-emploi.com du 23/12/2017)

« Médiation sociale : le dossier » par Évelyne Baillergeau (site Délinquance, justice et autres questions de société)


Médiation sociale : le dossier

18 12 2017

Mediation_sociale.jpgBien qu’ancrée dans les espaces publics de nombreuses villes françaises depuis plusieurs décennies, la médiation sociale ne jouit encore que d’une reconnaissance précaire. Ailleurs en Europe, des pratiques sociales similaires existent également mais, dans plusieurs pays, les acteurs de la médiation sociale sont aussi en peine de reconnaissance institutionnelle et sociétale. Pourtant, alors que les sociétés européennes peinent à répondre à la recrudescence des extrémismes violents, la médiation sociale peut, en principe, offrir une alternative aux approches ultra sécuritaires, en s’appuyant sur sa capacité à transcender les différences et à tisser des liens sociaux en milieu conflictuel.

Le réseau CreE.A – dont le site vient d’être mis en ligne – interroge le déficit de reconnaissance et de visibilité de la ‘médiation pour l’inclusion sociale’ et se propose de relancer l’épanouissement de ce champ de pratiques à l’échelle européenne. Il s’appuie pour cela sur des échanges entre praticiens de la médiation, dans le cadre de programmes Erasmus+.

* * * * * * * * * * *

Fondamentalement, la médiation relève du fonctionnement courant de la vie en société : quand un différend entre deux parties semble évoluer vers la violence, bien des personnes tentent de s’interposer et de favoriser un rapprochement entre les deux parties en vue de cheminer vers une issue pacifique.

En France, le principe de la médiation a été particulièrement mis en lumière à partir de la fin des années 1980, autour de la question de l’insertion sociale et culturelle des femmes issues des migrations internationales (« femmes-relais »), et plus encore dans les années 1990, en rapport avec les éruptions de violence dites urbaines : des acteurs sociaux d’un genre nouveau se sont employés, en assurant une présence dans les espaces publics, à enrayer et à prévenir ces violences. Depuis, les pratiques de médiation dite sociale se sont développées au gré de dispositifs institutionnels – souvent en lien avec des programmes d’insertion ou de réinsertion (femmes-relais, correspondants de nuit, etc.) – mais aussi sur l’initiative d’associations de citoyens soucieuses de promouvoir le vivre ensemble dans leur quartier. En 2015, la médiation sociale comptait environ 12000 emplois dont 4000 postes adultes-relais (voir ici).

Malgré le développement des pratiques de médiation sociale et leur ancrage dans la durée, le champ de la médiation s’estime peu reconnu et la légitimation des métiers de la médiation demeure précaire. Ailleurs en Europe, des champs de pratiques similaires existent mais, dans plusieurs pays, les acteurs de la médiation sociale sont aussi en peine de reconnaissance professionnelle. Pourtant, les pouvoirs publics français se sont attachés, au tournant des années 2000, à forger le concept de médiation sociale et à le promouvoir au niveau européen (Déclaration de Créteil, septembre 2000). Comment comprendre ces difficultés à se faire reconnaître ? On peut envisager plusieurs hypothèses, que nous développerons brièvement, en vue d’esquisser les dynamiques et les débats qui parcourent le champ de la médiation sociale en France et en Europe.

Il y a tout d’abord des difficultés propres aux nouveaux intervenants du social à se profiler parmi des métiers plus établis et mieux balisés tels que l’assistance sociale et l’éducation spécialisée, avec lesquels les acteurs de la médiation sociale collaborent mais auprès desquels ils sont parfois perçus comme des concurrents à moindre coût. Ces tensions entre intervenants du social contribuent à l’inachèvement de la professionnalisation de la médiation sociale (Barthélémy, 2009). Mais il y a aussi des tensions propres à la thématique de la médiation.

Le champ de la médiation est en effet une nébuleuse aux contours flous. Si la médiation relève d’un principe simple, elle est appelée à se déployer sur des terrains très variés (école, habitat, transport, espace public, famille, etc.). De plus, la médiation forme le cœur de pratiques d’intervenants très divers. Certains médiateurs s’appuient sur des savoirs professionnels très spécialisés (tels que par exemple des juristes en charge d’affaires relevant du droit pénal) tandis que d’autres médiateurs tirent l’essentiel de leur savoir-faire de leurs savoirs expérientiels (médiation par les pairs – par exemple en milieu scolaire – Bonafé-Schmidtt, 2000). Où s’arrête la médiation ‘sociale’ ? Inclue-t-elle la médiation pénale ? D’un champ à l’autre les modalités de la médiation ne sont pas les mêmes : pour certains, le médiateur doit nécessairement être un tiers extérieur et impartial (Guillaume-Hofnung, 2016), pour d’autres au contraire l’engagement au côté d’une des parties n’entame pas leurs capacités à œuvrer à une négociation pacifique. Cette variabilité du contenu et des formes données à la médiation complique les enjeux de définition de la médiation en tant que champ de pratiques professionnelles.

Porter le questionnement de la reconnaissance de la médiation sociale au niveau européen ne contribue pas à simplifier les choses car, d’un pays à l’autre, le terme de médiation sociale évoque des pratiques différentes et l’idée de médiation sociale s’exprime par des termes qui n’ont parfois rien à voir avec la traduction littérale du terme ‘médiation sociale’ en d’autres langues européennes. Cela dit, le détour par l’Europe permet de constater que les ressorts de la quête de reconnaissance ne sont pas les mêmes pour tous : certains estiment avoir besoin d’une certification pour asseoir leur légitimité professionnelle (France – norme AFNOR obtenue fin 2016) tandis que d’autres vont plutôt chercher à développer des formations universitaires en médiation sociale ou bien encore à se donner les moyens de montrer des résultats tangibles de leur action. La diversité des voies empruntées permet d’ouvrir la réflexion sur les conditions et les modalités de la reconnaissance du champ de la médiation sociale.

Une troisième voie vers l’interprétation des difficultés de la médiation sociale dans sa quête de reconnaissance renvoie à ses référentiels théoriques. Vers quoi tend la médiation sociale ? Si certains la cantonnent dans une mission d’apaisement des conflits et de sécurisation des espaces collectifs (parfois faute de moyens – Stébé, 2012), d’autres voient en la médiation sociale un réel outil d’’inclusion sociale’ visant à l’instauration d’une relation de respect mutuel dans un contexte jusque-là conflictuel (‘médiation pour l’inclusion sociale’ au sens du réseau CreE.A dont le site vient d’être lancé). Cette conception inclusive de la médiation sociale tend à l’ancrer dans la prévention sociale (ou encore ‘prévention générale’ au sens belge), un principe qui ne fait pas l’unanimité aujourd’hui. L’idée sous-jacente – un optimisme quant aux capacités de personnes impliquées dans des désordres à emprunter d’autres voies que la délinquance pour trouver leur place dans la société – paraît parfois utopique voire même dangereuse, particulièrement auprès de ceux qui voient en ces personnes des terroristes en puissance. De plus, l’inclusion sociale appuyée sur la médiation tend à centrer l’intervention sur la relation de conflit et non seulement sur une des deux parties au conflit, par exemple en abordant, dans le contexte de la médiation scolaire, un conflit entre un élève et un enseignant non pas par un travail de rééducation de l’élève mais par un travail réciproque, appelant chacune des parties ‘à envisager le monde avec les yeux de l’autre’ (Guillaume-Hofnung, 2016) et à trouver, dans cette réflexion, une issue au différend ou chacun est appelé à évoluer dans son comportement et dans sa relation à l’autre.

Dans un contexte où les sociétés européennes peinent à répondre à la recrudescence des extrémismes violents, la médiation sociale ne pourrait-elle pas, en s’appuyant sur de telles pratiques visant à transcender les différences et à tisser des liens sociaux en milieu conflictuel, offrir des pistes d’alternatives aux approches ultra sécuritaires, uniquement centrées sur la protection des victimes potentielles, qui partout montrent leurs limites ?

Quelques articles et ouvrages de référence :

Éducation permanente, 2014, n°189 – Dossier La médiation sociale.
– Baillergeau, Evelyne (2008), « Intervention sociale prévention et contrôle social. La prévention sociale d’hier à aujourd’hui« , Déviance et société, 35 (1), p. 3-20.
– Barthélémy Fabienne (2009), « Médiateur social, une profession émergente ? », Revue française de sociologie, 50 (2), p. 287-314.
– Bonafé-Schmidtt, Jean-Pierre (2000), La Médiation par les élèves, Paris, ESF.
– Guillaume-Hofnung, Michèle (2016), « La médiation et ses humbles tisserands du dialogue« , Huffington Post, 1er août 2016.
– Stébé, Jean-Marc (2012), « La médiation sociale au cœur de la « crise urbaine »« , Informations sociales, n°170, p. 82-88.
– Wievorka, Michel (dir.) (2002) La médiation. Une comparaison européenne. Études et Recherches, Les Éditions de la DIV.
Les cahiers du Développement Social Urbain, 2017 n°65 Dossier « Médiation sociale : parlons métier ! ».

Quelques ressources en ligne :

Le réseau CreE.A.
Le Blog jpbs-mediation
France médiation
– « Médiation sociale : une première norme volontaire française pose le cadre » (Afnor)

Ce dossier a été constitué par Évelyne Baillergeau (Université d’Amsterdam et CESDIP). Contact : e.baillergeau@uva.nl (Extrait laurent-mucchielli.org )

En savoir plus sur http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2017/12/18/Mediation-sociale-le-dossier

Un nouveau site web : CreE.A – site de la médiation pour l’inclusion en Europe


Capture.PNGgt.PNG

« Le projet CreE.A vise à la Création un espace Européen de la médiation pour l’inclusion sociale.

La médiation pour l’inclusion sociale

Elle se réfère à la recommandation produite par les 42 experts réunis au Séminaire de Septembre 2000 à Créteil. Elle contient une définition qui sert de référence commune pour le projet.

Le terme d’inclusion sociale est utilisé pour renforcer la finalité que se donnent les différentes formes de médiation sociale : celle de construire ou de re-construire les liens sociaux entre les personnes et entre celles-ci et les institutions.

La médiation sociale met en œuvre une vision politique de la participation de tous à la construction de la vie en commun. Elle se fonde sur la communication, le dialogue et l’intercompréhension, et non seulement sur la norme et le Droit. Elle s’appuie sur des valeurs : l’ouverture à l’Autre, la diversité et la confiance dans la capacité des personnes à dépasser leur propre intérêt. Elle promeut une culture de l’accueil, du dialogue et de la rencontre. Elle correspond à une posture de tiers proposant des espaces d’accueil, de rencontre et de confiance permettant, au-delà de la gestion positive des conflits, de construire le lien social.

La médiation sociale s’inscrit ainsi dans des contextes différents : le voisinage, les écoles, les transports, les quartiers,… pour mettre en œuvre ces principes généraux.

L’espace européen

Le projet CreE.A a pour ambition de créer un espace européen de la médiation sociale.

Celui-ci correspond à un espace d’apprentissage collectif qui associe et articule à la fois le partage d’expériences et de pratiques, la consolidation éthique et professionnelle des acteurs et la mise en discussion des études et recherches dans le champ de la médiation sociale.

Il constitue ainsi un espace d’échange, de communication et de dialogue entre tous les acteurs impliqués : professionnels de la médiation sociale, chercheurs, formateurs et universitaires, institutions territoriales et nationales.

Il met lui-même en œuvre, en son sein, les valeurs de la médiation sociale : l’accueil et la rencontre de la diversité des pratiques et des représentations s’y rapportant.

Il vise à promouvoir la médiation sociale, qui œuvre à l’inclusion sociale, auprès des institutions européennes et nationales. (Extrait de cree-a.eu )

En savoir plus sur https://www.cree-a.eu/manifeste-cree-a/