Suisse : des « médiateurs nocturnes » à Yverdon en vue d’améliorer le sentiment de sécurité


 

Les médiateurs fonctionnent en binôme et par tournus, selon leurs disponibilités. Ici Christian Stoll (de face) et Bernard Annen.

«Hey, vous servez à quoi?» interpelle un fêtard. Minuit un vendredi soir, les bars sont pleins et la rue du Lac commence à s’agiter. Chasuble bleu ciel sur le dos, inscription «médiation nocturne» en jaune fluo, Bernard Annen et Christian Stoll se trouvent à proximité du magasin Manor, où s’est rassemblé un petit groupe de potes qui peine à compter les bières déjà ingurgitées. Les deux médiateurs s’arrêtent et détaillent brièvement leur rôle, mélange de dialogue et d’écoute bienveillante. «Ça, c’est une bonne idée», remarque le jeune homme, sérieusement intéressé.

Cela fait deux ans que des médiateurs nocturnes parcourent en binôme le centre-ville d’Yverdon, tous les vendredis de 22 h à 2 h, et le samedi durant la belle saison. Cette démarche, mise en place par l’Observatoire de la sécurité de la Police Nord Vaudois, en partenariat avec le Service jeunesse et cohésion sociale (Jecos), porte ses fruits. «Cela entraîne une réduction du sentiment d’insécurité et, durant les heures de médiation, il y a une tendance à la baisse des interventions de police, relève l’adjudant Pierre-Gilbert Zanchi, responsable de l’Observatoire de la sécurité et auteur d’un rapport dressant le bilan du projet. Même si nous ne pouvons pas certifier une corrélation, les médiateurs nocturnes apportent dans tous les cas une plus-value.»

Actuellement, Yverdon compte dix-huit médiateurs. Sept femmes et onze hommes, de huit nationalités différentes, qui ne sont ni policiers ni éducateurs de rue. Mais des citoyens ayant décidé de s’engager pour apaiser les soirées. Soigneusement sélectionnés, ils sont rémunérés 100 francs par soir et ont tous suivi une formation initiale d’environ quarante heures, offerte par la Police Nord Vaudois. Un cursus de base, complété par des modules de formation continue. Entrée en lien, cadre légal ou encore jeux de rôle font partie des aspects abordés. «Avant ma première soirée j’avais les chocottes, surtout au vu des mises en situation que nous avions exercées. Mais cela s’est avéré moins difficile que ce que j’imaginais. Et cela a changé mon regard sur les nuits yverdonnoises. À part les fréquentes gesticulations devant le Seven, elles s’avèrent plutôt tranquilles», remarque Bernard Annen.

Peu de violence

Le retraité de 67 ans a rejoint le projet dès son lancement et il patrouille environ deux fois par mois. Des grosses bagarres, il en a vu une. «J’étais choqué, j’avais l’impression d’assister à une scène de film. Dans ces cas-là, on ne peut plus rien faire, à part contacter la police.» Car les médiateurs ne sont pas là pour suppléer les policiers et leur rôle n’est pas de jouer les justiciers. C’est pourquoi leur action s’arrête à 2 h. «Au-delà, on a affaire à un autre type de population. Et cela pourrait les mettre en difficulté», note Pascal Pittet, commandant de la Police Nord Vaudois. Jusqu’à aujourd’hui, aucun médiateur ne s’est fait agresser, ni violemment importuner. «Nous sommes là pour nouer le contact et parfois cela permet de calmer le jeu juste ce qu’il faut», note Christian Stoll. Ce garnisseur en carrosserie de 47 ans, également pasteur au sein de l’église évangélique, juge essentiel le dialogue avec les jeunes. «Les gens en ont peur et se montrent renfermés, alors qu’ils ont seulement envie de parler.»

Ce vendredi-là, en battant le pavé, il salue d’ailleurs plusieurs ados, rencontrés lorsqu’il travaillait pour le programme Quartier Libre, proposant des animations dans les quartiers. Certains en profitent pour poser leurs revendications. «On nous laisse tomber, les plus jeunes s’ennuient, alors ils font des conneries», remarque un ado. Les deux médiateurs prêtent une oreille attentive. Au fil des heures, noyées dans les effluves éthyliques, les discussions se feront plus stériles, mais cela n’entame pas la bonne humeur de Christian et Bernard. Pour eux, l’alcool est proscrit, et cela durant les six heures avant leur entrée en fonctions. Ils peuvent par contre s’arrêter pour boire un jus, offert par les tenanciers des bars et restaurants de la ville. Une manière de créer des liens avec les établissements. Après une halte, le parcours se poursuit rue du Four. «Selon une étude, le sentiment d’insécurité est particulièrement exacerbé à cet endroit, sans doute car cette rue est souvent déserte», relève Pierre-Gilbert Zanchi.

Par contre, étonnamment, les deux médiateurs ne foulent ni le secteur du Jardin japonais ni celui de la gare. En début de soirée, alors qu’ils traversent la zone des manèges installés pour les Brandons, affichant la triste mine d’une foire déserte, il y a pourtant foule aux abords des quais.

«Nous n’avons pas l’autorisation d’y aller.» La raison? «Encore une fois, nous ne voulons pas mettre en difficulté les médiateurs, souligne Pascal Pittet. Mais nous réfléchissons à agrandir le périmètre, à commencer par le Jardin japonais. Ensuite, nous élargirons peut-être à la gare.» Le deal dans le secteur posant problème. La tournée touche à sa fin. Encore une fois, le rapport mentionnera une nuit peu tumultueuse.  » (Extrait de 24heures.ch du 4/04/2018)

En savoir plus sur https://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/cur-nuits-yverdonnoises-s-engagent-pacifier/story/31247915

Denain : L’intimidation à l’école expliquée par les médiateurs de Citéo


Les parents ont participé à l’encadrement des ateliers. Soixante élèves de CM1-CM2 étaient concernés.

« Expérimentée depuis septembre 1996, la médiation sociale en milieu scolaire a été confiée en septembre 1999 à Citéo. Depuis la rentrée, Mohamed Bella, membre de l’association, est médiateur au sein du groupe scolaire Diderot-Voltaire. Dernièrement, un parcours consacré à l’intimidation à l’école a été proposé aux CM1-CM2

Mohamed Bella travaille en collaboration avec le groupe de Parents vigilants afin d’enrayer certaines dérives. Dernièrement, d’autres médiateurs de Citéo, emmenés par Sheerazade Wable, en charge du projet, ont proposé à une soixantaine d’élèves de CM1 et CM2 un parcours intitulé « Mots sur Maux » au sujet de l’intimidation à l’école.

Une rencontre organisée en partenariat avec la municipalité, l’inspectrice de l’Éducation nationale le directeur de l’école Voltaire et le principale du collège Turgot. » (Extrait de lavoixdunord.fr du 27/03/2018)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/344991/article/2018-03-27/l-intimidation-l-ecole-expliquee-par-les-mediateurs-de-citeo

Sénégal: La dissimulation et la médiation sociale, facteurs favorisants les violences sexuelles (étude)


« La dissimulation des faits de violences sexuelles et les démarches de médiation en cas de dénonciation sont des facteurs favorisant ce phénomène en milieu rural, affirment les auteurs d’une recherche-action conduite par le Réseau africain pour le développement intégré (RADI), de concert avec le Centre de recherche pour le développement International (CRDI).

Cette enquête, conduite dans 4 communes de trois départements de la région de Kolda (sud), ciblait des victimes et leurs proches, des acteurs institutionnels, mais aussi des populations et des membres de la société civile.

Les résultats de cette recherche action ont été présentés au cours d’un point de presse animé lundi à Dakar par la chercheure principale Fatma Lamess.

« Non seulement les populations perpétuent des traditions favorisant les violences sexuelles mais elles saisissent peu la justice ou préfèrent la médiation sociale et les arrangements intra-communautaires », écrivent les auteurs de l’étude.

« En milieu rural koldois, les résultats ont montré qu’il y a plusieurs facteurs qui entravent l’accès à la justice notamment la dissimulation par la victime et par la famille, puisque la justice non formelle coutumière, qui est le premier recours, privilégie la médiation à la place de la sanction », commente Fatma Lamess.

Selon cette étude, 59% des enquêtés considèrent la dissimulation comme la première réaction des victimes et 66,3% comme l’entrave principale à l’accès à la justice pour les femmes.

Les résultats montrent aussi que les mères des victimes jouent un rôle jugé primordial dans la dissimulation des viols « au nom de l’honneur familial et de la pureté », selon Fatma Lamess.

Ainsi 54,6% des mères privilégient la dissimulation en cas de viol et s’il est suivi de grossesse, elles sont 61,5% à préférer la médiation avec l’agresseur avec à la clé le mariage.

« La volonté de préserver la cohésion sociale communautaire prime ainsi sur la nécessité de réprimer l’acte délictueux et de réparer la préjudice physique et moral souvent indélébile subi par les victimes », a déploré la chercheuse.

Cette recherche action révèle « l’ampleur et les formes de violences sexuelles ainsi que les contraintes d’accès à la justice », souligne Oumoul Khairy Tandian, coordonnatrice du projet.

Elle « met en lumière les causes profondes de l’impunité des violences sexuelles en zones rurales au Sénégal et précisément dans la région de Kolda », a-t-elle ajouté.

Les résultats et les connaissances acquises au cours de la recherche devraient permettre, selon ses auteurs, d’élaborer « des outils et stratégies efficaces pour permettre un accès amélioré à la justice ».

Il s’agit d’aller vers « une plus large couverture en services judiciaires et sanitaires et plus de synergies d’action entre les services étatiques et les organisations de la société civile dans la lutte contre les violences sexuelles », selon le RADI » (Extrait de allafrica.com du 20/03/2018)

En savoir plus sur http://fr.allafrica.com/stories/201803200383.html

Emploi : coordinateur de Dispositifs de Médiation Sociale et de Participation Citoyenne H/F à Paris


Optima recrutement

Poste

OPTIMA recrute un Coordinateur de Dispositifs de Médiation Sociale et de Participation Citoyenne H/F.
Structure associative d’environ 120 salariés, OPTIMA intervient pour le compte de collectivités, d’acteurs privés et publics, sociaux et entrepreneuriaux sur la question du lien social et plus précisément de la médiation sociale et de la participation citoyenne.

Sous délégation de la responsable de l’agence Ile de France, vous pilotez deux dispositifs majeurs et coordonnez une dizaine de collaborateurs de l’agence :
– Un dispositif d’animation et d’accompagnement des huit conseils citoyens de Paris.
– Un service d’information, de communication et de médiation de proximité lors des travaux de réalisation du Tram 12 Express.

Il est attendu de vous :
Un rôle de manager d’équipes de médiateurs et d’animateurs /
– Garantir la qualité des prestations par un souci rigoureux du cadre opérationnel, tout en impulsant les dynamiques professionnalisantes, en fonction des objectifs définis et en alimentant les pratiques d’une expertise métier et de territoire.
– Organiser, contrôler et évaluer la réalisation et la qualité du travail de vos équipes par un management de proximité fluide favorisant l’engagement de vos collaborateurs.

Un rôle de manager de projets :
– Concevoir avec la directrice adjointe d’Optima et de la responsable d’agence les outils d’action et de rendre compte en associant les équipes.
– Accompagner individuellement et collectivement le déploiement des outils et la conduite du changement subséquente.
– Garantir la qualité des bilans et des préconisations d’amélioration.
– Etre en veille sur les évolutions des attentes des usagers.
– Vous impliquer dans le déploiement du projet stratégique de l’association en Ile de France.

Une fonction d’interface, pour :
– Assurer la mise en oeuvre des services mais aussi des relations clients et commanditaires, conformément aux cahiers des charges.
– Produire des éléments d’observation et d’analyse qui vous permettent d’être force de proposition d’actions d’amélioration continue et d’innovation s’inscrivant dans les cadres de fonctionnement définis par l’association.
– Etablir et pérenniser une relation de travail de qualité avec des clients publics comme privés.

Profil recherché

Expérimenté(e) dans le management de dispositifs territoriaux opérationnels, vous disposez d’une bonne représentation des enjeux sociaux et économiques en Ile de France. Vous connaissez les dispositifs attachés aux politiques publiques (politique de la ville, urbanisme et aménagement).
Vos capacités de coordination et d’animation sont des atouts indispensables à la réussite de vos missions. Vous êtes capable de mobiliser et entraîner vos équipes vers la performance.
Votre aisance et votre réactivité dans la communication orale et rédactionnelle facilitent le rendre-compte tant en interne que vers le client.

Titulaire d’une formation de niveau 1 ou 2 vous comptez une première expérience réussie de management opérationnel d’au moins 3 ans, idéalement dans le champ de la médiation sociale, de la participation citoyenne, du développement ou de l’aménagement des territoires.

Basé à Paris, avec des déplacements en IDF, le poste est un CDI temps plein (au forfait jours) à pourvoir de suite, avec un statut d’agent de maîtrise.

Informations complémentaires

Salaire : La rémunération est envisagée autour de 28 K€, avec une prime de performance. (Extrait de parisjob.com du 6/03/2018)

En savoir plus sur https://www.parisjob.com/emplois/coordinateur-de-dispositifs-de-mediation-sociale-et-de-participation-citoyenne-h-f-2001348.html

Médiation sociale – Citéo perd le marché de la médiation dans les transports publics : 150 emplois menacés


 

Le nombre de médiateurs sera drastiquement réduit à partir du 1 er  avril dans les transports en commun de la métropole. PHOTO HUBERT VAN MAELE

« Le changement de cap de la Métropole européenne de Lille, qui souhaite un renforcement de la sécurité dans les transports en commun au détriment de la médiation, laisse Citéo sur le carreau… « Nous nous préparons à un scénario catastrophe ».

Citéo (opérateur spécialisé dans la médiation sociale) est sous le choc. «  Nous risquons de perdre 150 emplois (sur un effectif global de près de 360). Nous avons perdu le marché de la médiation dans les transports publics de la métropole que nous partagions avec Médiapole à hauteur de deux tiers, un tiers. Nous n’avons remporté que celui des «welcomers» , les agents d’accueil, (soit une petite centaine de postes à profil plutôt commercial).  (Extrait de lavoixdunord.fr du 12/03/2018)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/333560/article/2018-03-12/citeo-perd-le-marche-de-la-mediation-dans-les-transports-publics-150-emplois

Médiation sociale : publication de la newsletter de l’ALTM n°8 mars 2018


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Lettre à consulter sur http://altm.fr/MediationSociale/Newsletters/Newsletter.html

Vidéo : les médiateurs sociaux du Grand Dijon ne veulent plus être pris pour des balances


« On n’est pas des balances ! » insiste Khaled Saimouaia. Pourtant, c’est bien ce qu’on lui répète à longueur de journées quand il exerce son travail. Comme 17 de ses collègues, l’homme est médiateur pour le Grand Dijon, un job en quartiers prioritaires qui demande écoute et accompagnement. Sauf que désormais, c’est la boule au ventre que Khaled part au travail.

Des fiches qui passent mal

Les médiateurs du Grand Dijon doivent désormais remplir des fiches descriptives sur les quartiers. Sauf que ça passe mal auprès des habitants qui se sentent épiés.

Nous sommes agressés verbalement, physiquement. On nous insulte de balances, de poucaves. On part au travail avec une boule au ventre…

Adjia Dieng, Médiatrice

Dijon : les médiateurs sont-ils des balances ?

Côté Grand Dijon, on tente de calmer le jeu : « Il ne s’agit que d’une veille sociale et territoriale. Ces éléments sont ensuite envoyés aux bailleurs sociaux et aux mairies. » assure Patrick Tite, Directeur de l’Association Grand Dijon Mediation (AGDM).

Grève prévue le 23 mars

Les médiateurs gardent forcément en tête l’agression de deux de leurs collègues en juin dernier. Après quelques mois, ils constatent que la situation est devenue beaucoup trop tendue sur le terrain.

Les délégués du personnel sont soutenus par le syndicat Solidaires. Ils appellent à une grève illimitée à partir du vendredi 23 mars 2018. » -S.Aissaoui – (Extrait de

Vidéo à consulter sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/dijon-mediateurs-ne-veulent-plus-etre-pris-balances-1426867.html

 

Médiation sociale en milieu scolaire, une expérimentation qui fait ses preuves


« C’est au collège Maxence Van der Meersch, à Roubaix (62), que France médiation a dévoilé son guide « Médiateur à l’école », le 1er février dernier. Soutenu par le CGET, ce dispositif de médiation sociale en milieu scolaire accompagne la prévention des violences et renforce la citoyenneté à l’école. Joëlle Martichoux, chargée de mission adultes-relais et médiation sociale au CGET, nous présente l’intérêt de la démarche.

Comment est né et fonctionne ce dispositif ?

Le projet de médiation sociale en milieu scolaire a été élaboré pour lutter contre le harcèlement scolaire. Aujourd’hui, ses résultats probants montrent son utilité également dans la lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire.

Pour être efficace, la médiation sociale en milieu scolaire s’élabore en impliquant les équipes éducatives.Cela permet de préparer l’intégration du médiateur au sein de l’équipe, avant même son arrivée dans les écoles. Le médiateur intervient dans un collège et les écoles élémentaires du même secteur pour mener des actions de prévention des violences et de citoyenneté avec les élèves, l’équipe éducative et les parents.

Porté par France médiation, ce dispositif repose sur un encadrement et un suivi par une association locale, une formation de 23 jours avant la prise de poste, des journées régulières de regroupement des médiateurs et le passage d’une certification avec l’organisme de formation Ifomene.

Pourquoi le CGET le soutient-il ?

La médiation sociale est un axe fort du CGET, qui participe à sa reconnaissance comme un véritable métier de l’intervention sociale. Le CGET a soutenu cette expérimentation en milieu scolaire dès 2012, avec le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) et l’Éducation nationale.

En 2015, le CGET a dédié à la médiation sociale en milieu scolaire 50 postes d’adultes-relais, à raison d’environ 19 000 € annuels par convention. Ces médiateurs sociaux interviennent au cœur des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Lors de la remise du rapport, à Roubaix, de nombreux témoignages ont souligné combien la médiation sociale calme les tensions et favorise la reconstruction du lien social.

Si, aujourd’hui, on recense environ 12 000 médiateurs sociaux en France, pour la plupart en contrats aidés, le CGET veille à leur professionnalisation*. C’est pourquoi il soutient, notamment, ce type de travaux (médiateur à l’école, norme, présence d’adultes en horaires décalés, nuit et week-end, etc.) Les bénéfices de cette action sont maintenant reconnus, en particulier en termes de coûts évités.

Quelles sont désormais les perspectives de cette expérimentation ?

Les 50 postes adultes-relais sont maintenus sur les sites qui en ont bénéficié. Plusieurs départements ont décidé d’attribuer des postes supplémentaires pour cette action. La demande est maintenant en augmentation. Nous souhaitons donc poursuivre les discussions avec l’Éducation nationale afin de trouver des financements complémentaires qui permettraient d’étendre ce projet à de nouveaux établissements. À l’heure actuelle, ce programme bénéficie déjà à plus de 28 000 élèves, répartis dans 156 établissements.

* Le projet de France médiation répond à bon nombre d’exigences répertoriées dans la norme Afnor « médiation sociale », garantissant une médiation sociale de qualité, que les employeurs peuvent dès à présent demander afin d’être labellisés. (Re)lire la publication du CGET (janv. 2017) sur ce sujet :En brefn° 32 – Médiateur social, un métier désormais reconnu et encadré.

Enseignements et résultats de l’expérimentation

France Médiation publie Médiateur à l’école, un guide pratiqueponctué, notamment, de nombreux témoignages d’acteurs et de fiches pratiques. L’ouvrage met en lumière les résultats obtenus dans les établissements scolaires participant à l’expérimentation :
– diminution de 11 % du sentiment de harcèlement au collège (jusqu’à 90 % du cyber harcèlement chez les garçons de 6e ; baisse de 27 % du harcèlement verbal chez les filles de 5e) ;
– amélioration du bien-être psychologique et de la sociabilité des enfants ;
– diminution des absences chez les élèves de 6e et dans les équipes éducatives ;
– baisse des dégradations matérielles ;
– intensification de la relation école-famille (augmentation de 13 % du nombre de parents ayant déjà discuté plusieurs fois avec un enseignant). » (Extrait de cget.gouv.fr du 8/02/2018)

En savoir plus sur http://www.cget.gouv.fr/actualites/mediation-sociale-en-milieu-scolaire-une-experimentation-qui-fait-ses-preuves

Emploi : MEDIATEUR(TRICE) H/F au GROUPE SIA HABITAT – 59500 Douai


GROUPE SIA HABITAT

« Description du poste

Rattaché(e) au Responsable Développement Social et Médiation, vous contribuez au renforcement du lien de proximité entre les locataires et l’entreprise. Vous contribuer à la satisfaction des clients locataires et veiller à maintenir une bonne image de l’entreprise. 

Vos principales missions seront de : 

  • Assurer l’accueil sur le terrain des clients insatisfaits,
  • Mettre en œuvre les outils de prévention en matière de traitement des troubles du voisinage et d’incivilités : évaluer la situation, mener des enquêtes de voisinage, rencontrer les plaignants,
  • Proposer des solutions d’amélioration au bien être des locataires,
  • Participer au développement de projets contribuant à renforcer le lien social et à encourager le « mieux-vivre ensemble » au sein des résidences.

Profil recherché

Votre profil : 

De formation BAC+2/3 dans le domaine social, vous justifiez de deux ans minimum d’expérience dans une fonction similaire.

Vous maitrisez la réglementation liée aux troubles du voisinage. Votre sens de la pédagogie, votre écoute et votre aisance relationnelle contribueront à votre réussite dans cette fonction.

Nous vous remercions d’adresser votre CV ainsi qu’une lettre de motivation par mail à Sabine OUICHOUA – Service Développement des Ressources Humaines ress-humaines@groupe-sia.com(avec pour objet : candidature poste médiateur(trice). (Extrait de .l4m.fr/emploi )

En savoir plus sur https://www.l4m.fr/emploi/offre/59500-douai-mediateur-trice-h-f-287890

Publication de La Voix des PIMMS N° 112 – Janvier 2018


 

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Lettre à consulter sur http://www.pimms.org/page.jsp?currentNodeId=8

Médiation sociale : les quartiers nord de Roubaix ont désormais leurs médiateurs jusqu’à minuit


Vivien, Mehdi, Farid et Malik ont été retenus pour faire de la médiation dans les quartiers nord.

« L’expérimentation lancée en juin 2016 a fait ses preuves au Trichon, à l’Épeule ou au Fresnoy-Mackellerie. Et la ville de Roubaix a rapidement souhaité recruter quatre autres médiateurs pour couvrir les quartiers nord (Alma-Gare, Cul-de-Four, ECHO, Hommelet). «  On a très vite constaté que les choses étaient conformes à nos attentes  », explique Guillaume Delbar, le maire, à propos d’un dispositif encadré par la préfecture.

Cet automne, la municipalité, certaine de vouloir une nouvelle vague de recrutement, hésitait encore sur le lieu d’implantation. Les quartiers nord ont finalement été privilégiés aux quartiers est, en particulier parce qu’y figure le nouveau campus Gare. L’est de Roubaix aura néanmoins ses médiateurs au printemps. «  On a un accord de principe de la préfecture  », assure le maire.

Les quatre hommes embauchés pour faire le lien entre les habitants du quartier et les institutions sont Roubaisiens, sélectionnés parmi 70 à 80 candidats. Ils connaissent parfaitement ce secteur. Vivien N’Daw, 33 ans, qui habite l’Épeule, avait déjà postulé la première fois. Il a joué dans les deux clubs de football du coin (Roubaix SC et Barbe d’Or). Parcours sportif également pour Farid Lakhdar Chaouche, 32 ans, ancien éducateur sportif à Roubaix Futsal et Barbe d’Or qui a grandi à l’Alma.

« L’idée, c’est d’être là au bon endroit au bon moment. On va essayer d’être l’homme qui tombe à pic. »

Malik Labreche, 40 ans, vient d’Oran-Cartigny. Il a participé, il y a 20 ans, à l’aventure « Basket en liberté » portée par le regretté Jean-Pierre Rousselle, ce qui lui a permis d’être au contact de la population et des acteurs de terrain. Le voilà donc très heureux de retourner dans les quartiers. Mehdi Ben Sadok, 34 ans, est aussi originaire de l’Alma-Gare. Il y a travaillé dans la sécurité, notamment pour Transpole. Son truc à lui, c’est plutôt la médiation, le contact humain.

Engagés en contrat adulte-relais pour une période de trois ans renouvelable une fois, ces quatre Roubaisiens marcheront en binôme du mercredi au dimanche, de 14 heures à minuit. Le maire précise : « On ne leur demande pas de faire la police à la place de la police.  » Repérables à leur gilet violet, ils ont pour mission d’assurer une présence, d’aller à la rencontre des habitants ou de renouer le dialogue avec les jeunes. «  L’idée, c’est d’être là au bon endroit au bon moment. On va essayer d’être l’homme qui tombe à pic  », résume Mehdi.

Des secteurs particulièrement ciblés

Comme dans les quartiers ouest, des secteurs sont particulièrement ciblés par le dispositif. Un premier binôme circulera à l’Alma, à la Fosse-aux-Chênes ainsi qu’au Cul-de-Four. Bien sûr, assurer une présence près de l’université et de la gare est une priorité. Le reste de la rue de l’Alma et la rue de Flandre sont aussi des endroits compliqués.

L’autre binôme couvrira les secteurs de l’Hommelet et d’Oran-Cartigny. Deux places posent de réels problèmes de tranquillité publique dans ces quartiers : la place des Bourles et la place Audenaerde. Il faut s’attendre à voir des médiateurs passer régulièrement dans ces coins-là.

Plus généralement, renouer le contact avec des jeunes déscolarisés traînant les rues est une des missions des médiateurs. «  Ces jeunes de 17 ans, ils ont aussi besoin d’être pris par la main,estime Mehdi Ben Sadok, l’un des médiateurs. Ils disent qu’il n’y a rien pour eux, mais ça n’est pas une fatalité. Et on peut leur servir d’exemple.  » -C-O Bourgeot – (Extrait de lavoixdunord.fr du 13/01/2018)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/102948/article/2017-01-13/apres-l-ouest-les-quartiers-nord-ont-desormais-leurs-mediateurs-jusqu-minuit#