Arrêté du 28 avril 2023 sur la rémunération du médiateur national des personnels des établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux et le montant des indemnités perçues par les médiateurs régionaux ou interrégionaux et les membres de l’instance nationale et des instances régionales ou interrégionales


Décret n° 2023-326 du 28 avril 2023 : extension du champ d’application de la médiation pour les personnels des ESMS (établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux) (lagazettedescommunes.com)


« Un décret du 28 avril étend le champ d’application du décret du 28 août 2019 relatif à la médiation pour les personnels des établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux, aux étudiants en santé médicaux et/ou paramédicaux, aux médiations préventives et aux missions d’appui, de conseil et d’accompagnement ; il élargit en outre le réseau de médiateurs diplômés auxquels il peut être fait appel.

Un arrêté du même jour modifie pour sa part l’arrêté du 28 août 2019 fixant la rémunération du médiateur national des personnels des établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux et le montant des indemnités perçues par les médiateurs régionaux ou interrégionaux et les membres de l’instance nationale et des instances régionales ou interrégionales. »- L Jabre- (Extrait de lagazettedescommunes.com du 2/05/2023)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/866085/le-champ-de-la-mediation-dans-les-esms-est-elargi/

Décret à consulter sur https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047507079

« Comment la médiation peut-elle intervenir dans les conflits entre médecins à l’hôpital ? » Le professeur Yann MIKAELOFF en présente les indications, les limites et les alternatives possibles (Partie 2), Manager Sante.com, N° 2 Février 2023)


« Introduction

Le monde professionnel de la santé, y compris l’hôpital public, est un lieu où les intérêts parfois contradictoires des différentes catégories de personnels, comme des usagers peuvent créer nombre de facteurs de risques de souffrance au travail. Il s’agit d’un terreau fertile pour la violence et les conflits, s’aggravant mutuellement. Selon l’enquête récente du Collectif Santé en Danger sur un millier de professionnels de santé, 98% des professionnels de santé ont été victimes de violences internes ou externes dans le cadre de leur exercice professionnel au cours des 24 derniers mois. 66% des professionnels de santé ont été victimes d’injures et d’insultes dans le cadre de leur travail.

Ces violences représenteraient 22,5% des causes de démissions ou des abandons du métier, facteur majeur de la crise actuel du système de santé hospitalier. Les professionnels de santé ne sont pas ou peu formés à faire face à ces violences de façon efficiente et résiliente. Il est évoqué par l’enquête que peu de professionnels réagissent en faisant appel à leur hiérarchie, aux dispositifs d’alerte ou en portant plainte.

Concernant les conflits au travail en général, une étude (Focus RH mai 2021) indique que 85% des salariés sont y confrontés régulièrement. Une autre étude d’octobre 2021 (Opinion Way) précise qu’un mois de travail par an est perdu en conflits au travail. Traduit en coût salarial, le temps passé à composer avec les situations de conflit équivaut à plusieurs milliards d’euros chaque année. Nous consacrons en moyenne 1/3 de notre temps à lever des obstacles dans les décisions à prendre. Les facteurs de risques de souffrance au travail y sont souvent nichés. » (Extrait de ManagerSante.com)

En savoir plus sur https://managersante.com/2023/02/20/comment-la-mediation-peut-elle-intervenir-dans-les-conflits-entre-medecins-a-lhopital-le-professeur-yann-mikaeloff-en-presente-les-indications-les-limites-et-les-alternatives-possibles-pa/

« La médiation en santé, qu’est-ce que c’est ? Et quel rôle pour l’infirmier ? » par Audrey PARVAIS (infirmiers.com)


« Ces dernières années, le monde de la santé a vu émerger plus largement un sujet jusque-là cantonné aux échanges à ses professionnels, qu’ils soient médicaux, paramédicaux, du social ou administratifs : celui de la médiation en santé.

« C’est une démarche qui s’incarne par des personnes ayant pour mission de créer un lien de confiance avec les personnes éloignées du système de santé, puis de créer ce même type de lien entre elles et les professionnels de santé », répond Houda Merimi, médecin de santé publique et responsable du pôle Qualité des pratiques en santé au sein de l’association Médecins du monde, à l’occasion de la présentation du bilan de la Fondation Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH, voir encadré) sur 5 ans d’actions engagées sur la question. Elle retrace la naissance du concept au moment de l’apparition du VIH, qui a contraint les professionnels de santé à prêter une plus grande attention aux spécificités des personnes atteintes par le virus.

Depuis 2005, cette activité particulière tend à « se professionnaliser », tandis que la « thématique est devenue fortement actuelle » du fait du nombre croissant de personnes éloignées du soin. « Le Covid a pu jouer un rôle d’accélérateur, car il a impliqué une démarche « d’aller-vers « , qui est le fondement même de la médiation en santé », juge-t-elle. Un glissement que la Fondation MNH a pu clairement pu observer de près. Au gré de ses appels à projet, elle a ainsi vu cette démarche émerger parmi les initiatives de terrain et projets menés par les associations et services hospitaliers, a expliqué Philippe Denormandie*, son délégué général et par ailleurs parmi les 3 personnalités désignées par Agnès Firmin-Le Bodo pour chapeauter les grands travaux sur la santé des professionnels de santé. » (Extrait de infirmiers.com du 17/04/2023)

En savoir plus sur https://www.infirmiers.com/profession-ide/concepts-de-soins/la-mediation-en-sante-quest-ce-que-cest-et-quel-role-pour-linfirmier

« Comment impliquer les médecins dans la médiation collective et de projet à l’hôpital public ? » par Le Professeur Yann MIKAELOFF explore cette question institutionnelle par la sociologie des organisations (Partie 3)? Manager Santé n°3, avril 2023


« La médiation à l’hôpital, dès lors qu’elle impacte le collectif ou la définition d’un projet, nécessite d’adopter une vision globale au-delà des seuls individus en dispute, facilitant alors la construction d’objectifs durables pour l’organisation.

Il s’agit d’une vision à dimension globale entrainant alors un changement de paradigme par l’introduction de perspectives systémiques qui pourrait probablement s’appliquer à toute action de médiation en santé, telles sont les interdépendances entre l’individu et le système complexe, qui caractérisent les établissements de santé. La médiation sera alors envisagée sous le prisme d’une intervention globale, authentique et humaniste, comprenant que des indicateurs comme l’absentéisme, les démissions, la souffrance et la violence au travail sont la face émergée visible de l’iceberg des dysfonctionnements.

Ici, la médiation de conflit interindividuelle sera initiée à l’échelle du service, voire de l’établissement, pour atteindre un niveau supérieur à l’interpersonnel et construire avec les médiés/parties une solution durable en s’appuyant sur les principes développés dans les deux articles précédents (en recontextualisant la qualité des relations entre les individus).

Les différents niveaux d’analyse et de compréhension ne s’excluent pas. Il s’agit de focaliser sur plusieurs niveaux complémentaires, pour éviter le risque de la réduction par trop simplificatrice des problèmes aux individus, voire de l’instrumentalisation de la médiation dans le cadre d’un système mal abordé ; puis de choisir le bon objectif et la bonne focale faisant des allers-retours du microscope au « macroscope » (terme de Joël de Rosnay). La question peut même ouvrir à des dimensions macroéconomiques, géopolitiques et civilisationnelles. » (Extrait manager sante.com d’avril 2023)

En savoir plus sur https://managersante.com/2023/04/10/comment-impliquer-les-medecins-dans-la-mediation-collective-et-de-projet-a-lhopital-public-le-professeur-yann-mikaeloff-explore-cette-question-institutionnelle-par-la-sociologie-des-organisations/?s=09

Suisse : Au CHUV, le service médiation permet de remettre l’humain au centre des préoccupations (rts.ch)


« Le service de médiation du CHUV va bientôt souffler sa onzième bougie. L’occasion de tirer le bilan de ce lieu consacré au dialogue et à l’écoute, tant du côté des patientes et patients que du personnel soignant. Témoignages.

Dans le contexte de la maladie et des soins, au cœur d’une institution hospitalière complexe, des tensions et incompréhensions peuvent naître. C’est en partant de ce constat que le CHUV a ouvert en 2012 un espace de médiation. Un lieu d’apprentissage dédié aux patients et au personnel soignant, où l’on essaie d’améliorer les soins et la prise en charge de chacun durant son passage à hôpital.

Environ 5000 témoignages de situations difficiles ont été déposés depuis son ouverture. Autant de récits qui permettent de détecter les angles morts dans la prise en charge des malades. Communication trop froide de la part du corps médical, sentiment d’être infantilisé ou de manquer d’informations sur sa maladie ou celle d’un proche – ce lieu d’écoute permet d’aborder ces questions dans un esprit d’ouverture. » (Extrait de rts.ch)

Vidéo à consulter sur https://www.rts.ch/info/regions/vaud/13877060-au-chuv-le-service-mediation-permet-de-remettre-lhumain-au-centre-des-preoccupations.html

Médiation animale : Chien de médiation, Snoopy arpente les couloirs de l’hôpital pour soutenir le moral des patients (woopets.fr)


Il nous a été reproché de ne pas mentionner la médiation animale dans la Lettre des Médiation et l’absence de citation de cette pratique s’explique essentiellement pour des raisons de place et de temps car nous sommes dans l’impossibilité de recenser l’ensemble des pratiques de médiation. (J-P Bonafé-Schmitt – Lettre des Médiation)

Snoopy prend sa mission très à cœur, lui qui aide les patients de l’Institut Curie à oublier la maladie le temps d’un échange de tendresse et de regards avec ce chien de médiation engagé à temps plein.

Pour les personnes atteintes d’un cancer, la maladie n’est pas la seule chose difficile à vivre. Les soins, l’attente et les questionnements sont autant de sources de stress venant se greffer à la souffrance physique.

A l’Institut Curie (Paris), plaque tournante de la cancérologie, les patients peuvent profiter de la présence apaisante de Snoopy, chien de médiation spécifiquement formé pour ce noble métier. » (Extrait de woopets.fr du 31/03/2023)

En savoir plus sur https://www.woopets.fr/chien/actualite/adopte-a-la-spa-et-devenu-chien-de-mediation-snoopy-arpente-les-couloirs-de-l-hopital-pour-soutenir-le-moral-des-patients/

Appel à projets visant à identifier et soutenir des actions de médiation en santé de la Fondation MNH


« Pour inaugurer son second mandat, la Fondation MNH lance un appel à projets visant à identifier et soutenir des actions de médiation en santé, menées ou parrainées par des professionnels de santé, autour de 3 axes :  

  • Aller vers : mettre en œuvre des actions permettant de toucher les personnes éloignées du système de prévention et de soin, où qu’elles se trouvent   
  • Faire avec : promouvoir un accompagnement favorisant la capacité d’agir et l’autonomisation des bénéficiaires dans leur accès à la santé, leur prévention et leur parcours de soin  
  • Sensibiliser et accompagner les professionnels de santé et les institutions : faciliter la relation entre professionnels de santé et publics éloignés de la santé 

L’objectif : mettre en lumière, soutenir et diffuser des projets de terrain et des recherches co-construites qui apportent des solutions concrètes favorisant l’accès aux soins des plus fragiles. 

Vous menez des actions de médiation en santé ? Alors vous pouvez participer à l’appel à projets de la Fondation MNH !  

Vous avez jusqu’au 14 avril pour déposer un dossier en ligne.

Lien ou email de contact : https://fondation-mnh.fr/etre-soutenu-par-la-fondation/

(Extrait de https://www.carenews.com/fondation-mnh/appels-a-projet/la-mediation-en-sante-permettre-aux-personnes-en-situation-de

En savoir plus sur https://fondation-mnh.fr/etre-soutenu-par-la-fondation/

« Comment la médiation peut-elle intervenir dans les conflits entre médecins à l’hôpital ? » Le Professeur Yann MIKAELOFF en présente les indications, les limites et les alternatives possibles (Partie 2) (managersante.com)


« Le monde professionnel de la santé, y compris l’hôpital public, est un lieu où les intérêts parfois contradictoires des différentes catégories de personnels, comme des usagers peuvent créer nombre de facteurs de risques de souffrance au travail. Il s’agit d’un terreau fertile pour la violence et les conflits, s’aggravant mutuellement. Selon l’enquête récente du Collectif Santé en Danger sur un millier de professionnels de santé, 98% des professionnels de santé ont été victimes de violences internes ou externes dans le cadre de leur exercice professionnel au cours des 24 derniers mois. 66% des professionnels de santé ont été victimes d’injures et d’insultes dans le cadre de leur travail.

Ces violences représenteraient 22,5% des causes de démissions ou des abandons du métier, facteur majeur de la crise actuel du système de santé hospitalier. Les professionnels de santé ne sont pas ou peu formés à faire face à ces violences de façon efficiente et résiliente. Il est évoqué par l’enquête que peu de professionnels réagissent en faisant appel à leur hiérarchie, aux dispositifs d’alerte ou en portant plainte.

Concernant les conflits au travail en général, une étude (Focus RH mai 2021) indique que 85% des salariés sont y confrontés régulièrement. Une autre étude d’octobre 2021 (Opinion Way) précise qu’un mois de travail par an est perdu en conflits au travail. Traduit en coût salarial, le temps passé à composer avec les situations de conflit équivaut à plusieurs milliards d’euros chaque année. Nous consacrons en moyenne 1/3 de notre temps à lever des obstacles dans les décisions à prendre. Les facteurs de risques de souffrance au travail y sont souvent nichés.

La parole se libérant, le harcèlement moral ou sexuel au travail font l’objet de plaintes de plus en plus nombreuses. D’après une enquête de 2015, une femme sur cinq a été confrontée à du harcèlement sexuel au travail. Quant au harcèlement moral, il est mentionné dans la moitié des affaires de prud’hommes. Le secteur public, comme le secteur privé, est concerné. Selon l’enquête récente Qualisocial (21/11/22, voir article site internet Souffrance et Travail de Marie Pezé et linked-in), près d’1 agent sur 3 de la fonction publique hospitalière (27%) dit avoir été victime de situations de harcèlement au travail. Même en l’absence de statistiques spécifiques par catégories professionnelles pour l’hôpital public, ces causes de souffrance majeures au travail les impactent probablement aussi à un niveau significatif, personnellement et collectivement, affectant la santé des personnes, leur vie personnelle, comme l’efficacité et la responsabilité des organisations.

Les contentieux sur les sujets d’inégalités ou de discriminations sont en croissance également. Selon le baromètre 2016 du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail un actif sur trois dit avoir été discriminé au travail ou dans sa recherche d’emploi au cours des cinq dernières années.

Ces situations doivent être abordées avec sérieux par des évaluations et des actes de protection, comme de prévention. Elles ont des conséquences pénales et l’employeur a le devoir de protéger ses salariés. Un grand nombre d’organisations, comme des hôpitaux par exemple, mettent en place des processus internes et/ou externes pour alerter et intervenir dans ces situations. L’intervention d’un tiers médiateur avec une approche soigneusement impartiale de sa part peuvent parfois permettre de trouver les solutions adaptées, en toute conscience des écueils possibles. » (Extrait de managersante.com de février 2023)

En savoir plus sur https://managersante.com/2023/02/20/comment-la-mediation-peut-elle-intervenir-dans-les-conflits-entre-medecins-a-lhopital-le-professeur-yann-mikaeloff-en-presente-les-indications-les-limites-et-les-alternatives-possibles-pa/

Rapport d’activité 2022 du Médiateur du groupe Korian


« En 2022, Claude Czech a été sollicité 47 fois en médiation conventionnelle, dont la majorité des cas se rapportaient à des motifs d’ordre relationnel. Un chiffre en augmentation, en comparaison à 2021, dont se félicite Korian en mettant en avant « l’importance centrale accordée au dialogue ». Tous les acteurs qui gravitent autour des établissements Korian sont concernés, du résidents/patients à leurs proches jusqu’aux équipes du groupe.

Toutes les demandes de médiations sont examinées puisque pour qu’elles soient traitées, elles doivent répondre aux conditions de recevabilité de la Charte de médiation. En 2022, 81% des demandes de médiation ont été déclarées recevables et 90% d’entre elles se sont conclues par un accord entre les parties. » (Extrait du silvereco.fr du 10/02/2023)

En savoir plus sur https://www.silvereco.fr/le-mediateur-de-korian-france-publie-023)son-nouveau-rapport-annuel-dactivite/311586740

Rapport à consulter sur https://mediation.korian.fr/sites/default/files/2023-02/Rapport%20Annuel%202022.pdf

« Cancers pédiatriques en ​​Charente-Maritime : une médiation inédite sur l’usage des pesticides » par Frédéric Zabalza (lemonde.fr)


« Une centaine de personnes ont participé, lundi, à La Rochelle, à une première réunion pour tenter de réconcilier agriculteurs et riverains sur l’usage de certains herbicides chimiques, dans une zone marquée par une accumulation de cancers ​affectant des enfants

(….)

La médiation, confiée à la société rochelaise Maison de la communication et à Myriam Bacqué, coautrice du Livre blanc de la médiation,intervient après la commande par la communauté d’agglomération, fin 2022, d’une analyse de répartition du nombre de cancers sur ses vingt-huit communes et la demande d’un moratoire national sur l’utilisation du prosulfocarbe. » (Extrait lemonde.fr du 31/03/2023)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/31/cancers-pediatriques-en-charente-maritime-une-mediation-inedite-sur-l-usage-des-pesticides_6159962_3244.html