Appel à projets visant à identifier et soutenir des actions de médiation en santé de la Fondation MNH


« Pour inaugurer son second mandat, la Fondation MNH lance un appel à projets visant à identifier et soutenir des actions de médiation en santé, menées ou parrainées par des professionnels de santé, autour de 3 axes :  

  • Aller vers : mettre en œuvre des actions permettant de toucher les personnes éloignées du système de prévention et de soin, où qu’elles se trouvent   
  • Faire avec : promouvoir un accompagnement favorisant la capacité d’agir et l’autonomisation des bénéficiaires dans leur accès à la santé, leur prévention et leur parcours de soin  
  • Sensibiliser et accompagner les professionnels de santé et les institutions : faciliter la relation entre professionnels de santé et publics éloignés de la santé 

L’objectif : mettre en lumière, soutenir et diffuser des projets de terrain et des recherches co-construites qui apportent des solutions concrètes favorisant l’accès aux soins des plus fragiles. 

Vous menez des actions de médiation en santé ? Alors vous pouvez participer à l’appel à projets de la Fondation MNH !  

Vous avez jusqu’au 14 avril pour déposer un dossier en ligne.

Lien ou email de contact : https://fondation-mnh.fr/etre-soutenu-par-la-fondation/

(Extrait de https://www.carenews.com/fondation-mnh/appels-a-projet/la-mediation-en-sante-permettre-aux-personnes-en-situation-de

En savoir plus sur https://fondation-mnh.fr/etre-soutenu-par-la-fondation/

« Comment la médiation peut-elle intervenir dans les conflits entre médecins à l’hôpital ? » Le Professeur Yann MIKAELOFF en présente les indications, les limites et les alternatives possibles (Partie 2) (managersante.com)


« Le monde professionnel de la santé, y compris l’hôpital public, est un lieu où les intérêts parfois contradictoires des différentes catégories de personnels, comme des usagers peuvent créer nombre de facteurs de risques de souffrance au travail. Il s’agit d’un terreau fertile pour la violence et les conflits, s’aggravant mutuellement. Selon l’enquête récente du Collectif Santé en Danger sur un millier de professionnels de santé, 98% des professionnels de santé ont été victimes de violences internes ou externes dans le cadre de leur exercice professionnel au cours des 24 derniers mois. 66% des professionnels de santé ont été victimes d’injures et d’insultes dans le cadre de leur travail.

Ces violences représenteraient 22,5% des causes de démissions ou des abandons du métier, facteur majeur de la crise actuel du système de santé hospitalier. Les professionnels de santé ne sont pas ou peu formés à faire face à ces violences de façon efficiente et résiliente. Il est évoqué par l’enquête que peu de professionnels réagissent en faisant appel à leur hiérarchie, aux dispositifs d’alerte ou en portant plainte.

Concernant les conflits au travail en général, une étude (Focus RH mai 2021) indique que 85% des salariés sont y confrontés régulièrement. Une autre étude d’octobre 2021 (Opinion Way) précise qu’un mois de travail par an est perdu en conflits au travail. Traduit en coût salarial, le temps passé à composer avec les situations de conflit équivaut à plusieurs milliards d’euros chaque année. Nous consacrons en moyenne 1/3 de notre temps à lever des obstacles dans les décisions à prendre. Les facteurs de risques de souffrance au travail y sont souvent nichés.

La parole se libérant, le harcèlement moral ou sexuel au travail font l’objet de plaintes de plus en plus nombreuses. D’après une enquête de 2015, une femme sur cinq a été confrontée à du harcèlement sexuel au travail. Quant au harcèlement moral, il est mentionné dans la moitié des affaires de prud’hommes. Le secteur public, comme le secteur privé, est concerné. Selon l’enquête récente Qualisocial (21/11/22, voir article site internet Souffrance et Travail de Marie Pezé et linked-in), près d’1 agent sur 3 de la fonction publique hospitalière (27%) dit avoir été victime de situations de harcèlement au travail. Même en l’absence de statistiques spécifiques par catégories professionnelles pour l’hôpital public, ces causes de souffrance majeures au travail les impactent probablement aussi à un niveau significatif, personnellement et collectivement, affectant la santé des personnes, leur vie personnelle, comme l’efficacité et la responsabilité des organisations.

Les contentieux sur les sujets d’inégalités ou de discriminations sont en croissance également. Selon le baromètre 2016 du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail un actif sur trois dit avoir été discriminé au travail ou dans sa recherche d’emploi au cours des cinq dernières années.

Ces situations doivent être abordées avec sérieux par des évaluations et des actes de protection, comme de prévention. Elles ont des conséquences pénales et l’employeur a le devoir de protéger ses salariés. Un grand nombre d’organisations, comme des hôpitaux par exemple, mettent en place des processus internes et/ou externes pour alerter et intervenir dans ces situations. L’intervention d’un tiers médiateur avec une approche soigneusement impartiale de sa part peuvent parfois permettre de trouver les solutions adaptées, en toute conscience des écueils possibles. » (Extrait de managersante.com de février 2023)

En savoir plus sur https://managersante.com/2023/02/20/comment-la-mediation-peut-elle-intervenir-dans-les-conflits-entre-medecins-a-lhopital-le-professeur-yann-mikaeloff-en-presente-les-indications-les-limites-et-les-alternatives-possibles-pa/

Rapport d’activité 2022 du Médiateur du groupe Korian


« En 2022, Claude Czech a été sollicité 47 fois en médiation conventionnelle, dont la majorité des cas se rapportaient à des motifs d’ordre relationnel. Un chiffre en augmentation, en comparaison à 2021, dont se félicite Korian en mettant en avant « l’importance centrale accordée au dialogue ». Tous les acteurs qui gravitent autour des établissements Korian sont concernés, du résidents/patients à leurs proches jusqu’aux équipes du groupe.

Toutes les demandes de médiations sont examinées puisque pour qu’elles soient traitées, elles doivent répondre aux conditions de recevabilité de la Charte de médiation. En 2022, 81% des demandes de médiation ont été déclarées recevables et 90% d’entre elles se sont conclues par un accord entre les parties. » (Extrait du silvereco.fr du 10/02/2023)

En savoir plus sur https://www.silvereco.fr/le-mediateur-de-korian-france-publie-023)son-nouveau-rapport-annuel-dactivite/311586740

Rapport à consulter sur https://mediation.korian.fr/sites/default/files/2023-02/Rapport%20Annuel%202022.pdf

« Cancers pédiatriques en ​​Charente-Maritime : une médiation inédite sur l’usage des pesticides » par Frédéric Zabalza (lemonde.fr)


« Une centaine de personnes ont participé, lundi, à La Rochelle, à une première réunion pour tenter de réconcilier agriculteurs et riverains sur l’usage de certains herbicides chimiques, dans une zone marquée par une accumulation de cancers ​affectant des enfants

(….)

La médiation, confiée à la société rochelaise Maison de la communication et à Myriam Bacqué, coautrice du Livre blanc de la médiation,intervient après la commande par la communauté d’agglomération, fin 2022, d’une analyse de répartition du nombre de cancers sur ses vingt-huit communes et la demande d’un moratoire national sur l’utilisation du prosulfocarbe. » (Extrait lemonde.fr du 31/03/2023)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/31/cancers-pediatriques-en-charente-maritime-une-mediation-inedite-sur-l-usage-des-pesticides_6159962_3244.html

Article : « Quelques réflexions sur la médiation dans le domaine de la santé », par Pierre Jung, avocat et médiateur, Journal de Droit de la Santé et de l’Assurance Maladie N°35/2022


« Overview qui pointe à juste titre notamment l’imperfection des dispositifs existants, processus de médiation dans le secteur de la santé en ce qu’ils n’offrent pas les garanties d’#indépendance ou de #compétence du médiateur, ou encore portent atteinte au principe de #confidentialité, ce qui amène l’auteur de l’article, Pierre Jung avocat et médiateur à conclure « qu’il est regrettable dans le domaine de la santé de faire coexister sous un même vocable des mécanismes dont les régimes divergent. Il en résulte une incohérence pour les #usagers comme pour les acteurs, susceptible de nuire aux objectifs recherchés et de freiner l’usage de cette pratique. » (source Sophie Bordier : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7026266045497667584/

Article à consulter sur https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7026266045497667584/

« Regard sur la médiation : Claude Evin, avocat et médiateur » Entretien avec Claude Evin par Hermes-Mediation.fr


« Claude Évin est connu pour sa carrière politique et reconnu pour ses engagements. Il a été député de Loire-Atlantique pendant plus d’une vingtaine d’années. Ministre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection sociale de 1988 à 1991, il est aussi l’instigateur de la loi du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme, dite loi Évin. Il a présidé la Fédération hospitalière de France de 2004 à 2009, puis a été nommé préfigurateur de l’Agence régionale de santé Ile-de-France dont il a ensuite été le directeur général de 2010 à 2015. Claude Évin est aujourd’hui avocat et médiateur.

Claude Évin, comment êtes-vous venu à la médiation ?
Après avoir assumé les diverses responsabilités que vous connaissez et pour préparer ma sortie de l’Assemblée nationale, je suis devenu avocat. Quand j’ai eu quitté l’Agence régionale de santé Ile-de-France, en 2015, j’ai exercé en qualité d’avocat, au sein d’un cabinet et, là, j’ai été sollicité par des établissements pour conduire des médiations entre professionnels. J’avais eu une sollicitation aussi pour intervenir dans un contexte un peu particulier, en Nouvelle-Calédonie, entre une clinique, le propriétaire de l’immeuble dans lequel devait entrer la clinique et le gouvernement territoriale de Nouvelle-Calédonie, sur les conditions de financement de l’entrée de la clinique dans ces nouveaux bâtiments. J’avais été amené à faire de la médiation sans être formé. Début 2020, j’ai préparé un diplôme universitaire de médiateur à l’IFOMENE, l’Institut de formation à la médiation et à la négociation. Voilà comment j’y suis venu. J’ai trouvé réellement que la démarche, aussi bien dans les relations avec les usagers dans les établissements de santé ou les établissements médico-sociaux, que dans le traitement des conflits entre les professionnels du secteur de la santé et du médico-social, justifiait qu’il y ait cette recherche de solution amiable plutôt que d’aller au contentieux. Aujourd’hui, il s’avère que je suis sollicité par des établissements de santé, mais aussi par des juridictions administratives ou judiciaires car je suis inscrit auprès de cours d’appel. Pour le moment, j’ai moins de sollicitations du côté des juridictions judiciaires que du côté des juridictions administratives pour conduire des médiations, et pas uniquement dans le secteur de la santé.

Les personnes qui ont suivi une formation de médiateur disent qu’elles en sont sorties transformées. Cet enseignement a pour réputation de remettre en question des comportements, des approches relationnelles et managériales. Est-ce que cela a été votre cas et, si oui, sur quels traits de votre personnalité ?
Pour vous répondre franchement, ça m’a beaucoup ouvert à l’écoute, parce que l’une des premières qualités que doit avoir le médiateur est l’attention portée aux parties et à ce qu’elles expriment. Cela m’a beaucoup remué d’une certaine manière, et cela m’a amené à être vraisemblablement plus attentif, y compris dans ma vie personnelle, dans ma vie privée, dans mes différentes activités, à écouter, à essayer de bien mesurer comment l’expression que je reçois est empreinte d’émotion, de complexité, etc. Cela m’a d’ailleurs amené à compléter mon parcours car je suis en train de me former à l’analyse systémique pour pouvoir être plus ouvert, plus sensible encore à la complexité des situations. La qualité du médiateur est de percevoir la complexité de ce qui s’exprime.

Avec le parcours politique et professionnel que vous avez eu, vous arrive-t-il de regretter de ne pas l’avoir fait plus tôt, en vous disant que les bénéfices de cette formation vous auraient été utiles dans bien des circonstances ?
Oui, certainement. Je ne regrette jamais ce que je n’ai pas fait. J’ai saisi l’opportunité, là, et j’essaie d’en tirer le maximum d’intérêt, d’intérêt pour les causes pour lesquelles je peux être amené à intervenir. Mais c’est vrai, vous avez raison, je pense que la formation à la médiation impacte notre mode de fonctionnement personnel.

Est-ce facile de faire de la médiation quand on a été ministre de la Santé ?
Pour moi, ce n’est pas compliqué. C’est parfois plutôt les interlocuteurs qui projettent une image liée à mes anciennes fonctions et qui ne m’identifient peut-être pas comme médiateur. Ils pourraient avoir une appréhension éventuellement, je ne sais pas. Ceci étant, lors des médiations que j’ai eu l’occasion de conduire, je n’ai pas eu le sentiment que cela posait un problème.

Y a-t-il eu des situations qui vous ont conduit à décliner votre intervention compte tenu des fonctions politiques que vous avez occupées ou par conflit d’intérêt ?
Je n’ai pas été confronté à cette situation. La situation qui pourrait se présenter, comme j’ai une activité d’avocat et une activité de médiateur, serait celle qui m’inviterait à conduire une médiation avec une partie dont j’aurais été l’avocat. Dans ce cas, évidemment, je déclinerais.

Combien avez-vous fait de médiation depuis que vous êtes diplômé ?
J’en ai fait une petite dizaine. » (Extrait de hermes-mediation.fr du 11/01/2023)

En savoir plus sur http://hermes-mediation.fr/2023/01/11/regard-sur-la-mediation-claude-evin-avocat-et-mediateur/

Médiateurs en santé dans les territoires de l’intérieur : la force de l’accompagnement et du réseau


« La médiation en santé, c’est peut-être le Pr Mathieu Nacher qui la définit le mieux : « C’est donner les mêmes chances aux personnes malades, quelle que soit leur localisation, quelle que soit leur culture. » Dans un territoire multiculturel et vaste comme la Guyane, elle prend tout son sens. Début décembre, dix-sept médiateurs en santé, travaillant tous dans les communes de l’intérieur, étaient réunis à Cayenne. Au programme : ateliers de travail sur la place des médiateurs dans la réponse au Covid, évaluation des trois premières années du PAFM et analyses de pratiques. L’occasion d’échanger sur leur métier, sur les situations qu’ils rencontrent, sur la difficile distinction entre vie professionnelle et vie privée quand on est issu de la communauté que l’on aide à prendre en main sa santé.

« Les retours de la population sont très positifs »

Lionel Amato connaît bien ces situations. Cela fait dix-huit ans qu’il travaille au centre délocalisé de prévention et de soins (CDPS) de Grand-Santi, commune où il est né. D’abord comme agent de services hospitaliers (ASH). « Je faisais le secrétaire, l’aide logistique… » Et il répondait beaucoup aux questions des patients, assurait régulièrement des traductions avec les professionnels de santé. « Ça a duré quinze ans. Ça ne me plaisait plus. Il n’y avait aucune perspective d’évolution », se souvient-il. Il postule ailleurs, fait connaître son envie de démissionner. Le Dr Paul Brousse, ancien coordinateur médical des CDPS, le croise lors d’une visite à Grand-Santi. Il lui annonce le recrutement à venir de médiateurs en santé. Ce que Lionel Amato faisait déjà en partie. « Il m’a dit : Il ne faut pas que tu partes, tu es une personne ressource à Grand-Santi. Il m’a rassuré. » L’affaire traîne encore quelques mois, le temps de boucler le financement et Lionel Amato devient médiateur en santé du CDPS. Depuis, il a rejoint l’Emspec, l’équipe mobile de santé publique en commune.  » (Extrait de newsletter.ars.sante.fr du 20/12/2022)

En savoir plus sur https://eye.newsletter.ars.sante.fr/m2?r=wAXNBJK4NWE4YmVkNTBiODViNTM1MGVmMWNkMTE3xBA1Fe_QyzzQo0Ze0JHQvmXsJNDRMu64NjBmNjNhY2U5NjliMGY0MzNlYTYyOGFjum9kaWxlLnJpbWJlcnRAYXJzLnNhbnRlLmZyoJy1MnlhMmdhcWwwZWpzNTZtNDVlcHl4rkRvbSAvIFRvbSAvQ29tq0NJVklMSVRZX0lEoKpDT05UQUNUX0lEtmpoX1VJbTlYVDFpVVQ0dEhEd2loX3ezRU1BSUxfQ09SUkVDVElPTl9JRKCsRklSU1ROQU1FX0lEoKtMQVNUTkFNRV9JRKCxT1JJR0lOX0NBUFRJT05fSUS2Tk9VVkVMTEVTIElOU0NSSVBUSU9OU65PUklHSU5fS0lORF9JRKRMSVNUs1BIT05FX0NPUlJFQ1RJT05fSUSgqFNUQVRFX0lEpk5PUk1BTLZVVkFoNDZvTFRtS0lfX2ppMmZpQTlRoLZtMWY1eWdqc2hubXc5OTR6aWkyeWM42U9QZXJzb25uZWwgYWRtaW5pc3RyYXRpZiBhdSBzZWluIGQndW4gw6l0YWJsaXNzZW1lbnQgKHNhbml0YWlyZSwgbcOpZGljby1zb2NpYWwptmU3dDRqUWhQUjJPdHJQNnZWZ1NiX3eg&s=09

Santé : « Médiation des conflits interprofessionnels des médecins à l’hôpital public : quels enjeux pratiques et perspectives ? » par Yann MIKAELOFF, professeur, « les contours du processus d’accompagnement  » (Partie 1) Managersante.com, N°1, Décembre 2022


« Quelle posture et responsabilité de moyens pour la médiation santé à l’hôpital public ?

Le suicide du Pr Jean-Louis Mégnien à l’HEGP à l’APHP en 2015 a été largement médiatisée et a encouragé la démarche d’accompagnement par la médiation « curative » des situations de conflits associant médecins et administratifs, voir dans l’idéal « préventive ». Des commissions de vie hospitalière ont été mises en place dans les hôpitaux dont une évaluation d’activité et d’efficience est attendue. Elle a été suivie de mises en examen judiciaires pour harcèlement moral au travail, dont le procès pénal est en cours. Il ne s’agit manifestement pas de situations isolées. Les suicides en augmentation des médecins alertent sur leur souffrance au travail et sur les actions à engager.

Des injonctions politiques ou de santé publique en contexte de crise sanitaire ont pu encourager les impératifs d’économies (et de rationalisation financière depuis de nombreuses années), des surcharges horaires et des rotations complexes dans les plannings pour assurer la continuité des soins. Les directeurs d’hôpitaux sont aussi soumis à des contraintes qui leur sont propres et qu’ils transmettent. Les relations avec les médecins sont parfois compliquées et conflictuelles dans le cadre d’une gouvernance remise en cause par le Collectif Inter Hospitalier. Le premier bilan des Départements Médico-Universitaires à l’APHP montre qu’ils sont questionnés par les médecins en termes de processus démocratique. » (Extrait de managersante.com

En savoir plus sur https://managersante.com/2022/12/09/mediation-des-conflits-interprofessionnels-des-medecins-a-lhopital-public-quels-enjeux-pratiques-et-perspectives-partie-1-le-professeur-yann-mikaeloff-presente-les-contours-du-processus-d/

Médiateur en santé : un nouveau métier pour ramener les exclus vers le système de soins


« Je dois toujours commencer par expliquer en quoi consiste mon métier mais les gens sont finalement rapidement convaincus de l’utilité de mon travail », explique Selma Boussarou, 47 ans, salariée à la Mutualité française de Clermont Ferrand. Son métier : médiatrice en santé.

Chaque jour, elle se rend dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville pour rencontrer des patients qui ne sont plus suivis médicalement. Ce sont principalement des personnes âgées ou précaires. Beaucoup n’ont pas accès au numérique et peinent à trouver des rendez-vous avec des praticiens ou des administrations. Si le terme est encore peu connu, il gagne peu à peu les secteurs sanitaire et médico-social. Le ministre de la Santé, François Braun, en fait lui-même la promotion. Il a affirmé le 3 octobre 2022 « être convaincu » que la médiation en santé « est une clé de notre action collective », en ouverture du volet du Conseil national de la refondation (CNR).

Le médiateur en santé intervient auprès de patients « dont le parcours de soins et de prévention est en échec », explique le Pr Olivier Bouchaud, infectiologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Cette rupture peut être liée à un éloignement géographique, notamment dans les déserts médicaux, ou bien à un état de précarité qui isole les patients. Charge alors au médiateur en santé de rapprocher patients et soignants : d’une part, il doit accompagner le patient dans sa réintégration au système de santé et d’autre part, il doit sensibiliser les soignants aux problématiques spécifiques qui ont éloigné le patient du parcours de soin. » (Extrait de weka.fr du 20/10/2022)

En savoir plus sur https://www.weka.fr/actualite/sante/article/mediateur-en-sante-un-nouveau-metier-pour-ramener-les-exclus-vers-le-systeme-de-soins-157906/

Vidéo : « la médiation de la bientraitance » pour « monter en humanité dans les EHPADS » Entretien avec Bernard BENATTAR, philosophe du travail et médiateur (INTER-Médiés)


Vidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=2NVNgJxB390

« Je plaide pour une loi donnant de la visibilité à la médiation dans les établissements » par Claude Évin, avocat et médiateur


Article à consulter sur https://www.hospimedia.fr/actualite/interviews/20221027-claude-evin-avocat-et-je-plaide-pour-une