AVOCATS : PREMIÈRE REMISE DE DIPLÔMES « FORMATION MÉDIATEUR» À L’EDA CENTRE SUD / EFACS MONTPELLIER


« L’Ecole des avocats Centre Sud (EDA Centre Sud / Efacs) vient pour la première fois de former des avocats à la médiation.

« L’EDA Centre Sud / Efacs est jusqu’ici la seule école d’avocats en France proposant une formation de base à la médiation destinée aux avocats de son ressort », souligne le bâtonnier Frédéric Vérine, président de l’Ecole, à l’occasion de la remise des diplômes aux 16 bénéficiaires de la première promotion formée, le 1er avril dernier. » (Extrait de mediation-montpellier.net du 11/5/2016)

En savoir plus sur http://www.mediation-montpellier.net/former-les-avocats-a-la-mediation-2/

Bois-Colombes : ERDF embauche des médiateurs pour apaiser les riverains


Bois-Colombes Les travaux réalisés ont pour but de rénover et moderniser le réseau électrique de la rue.

« Afin de fluidifier la communication avec les riverains lors des travaux de larue Bourguignon (entre Bois-Colombes et Asnières-sur-Seine) de mars à août 2016, ERDF va travailler avec l’Association Solidarité Emploi Chômage (ASEC)

« LITIGE ENTRE ASSOCIÉS, PENSEZ AU MÉDIATEUR » Par Nathalie Arnaud, Médiateur


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Il est censé exister pendant toute la durée de vie de la société, faute de quoi la dissolution de la société pourrait être effectuée (arrêt 1ere chambre civile de la Cour de cassation du 3 février 2016) dans le cas où la mésentente entre associés provoque la paralysie du fonctionnement de cette dernière.

Le rôle de l’affectio societatis est de réguler la vie sociale de la société, chaque associé devant faire disparaître son intérêt personnel au profit de l’intérêt commun.

Toutefois, dans la pratique, l’arrivée d’un nouvel associé ou actionnaire, les divergences d’opinions sur la stratégie de développement de la société, la rétention de documents, la violation de la confidentialité, la désorganisation de la structure, la perte de clientèle, peuvent entre autres être à l’origine de situations entraînant une mésentente entre les associés ou actionnaires.

Pour palier cette situation, vous pouvez prévoir dans les statuts de la société une clause de médiation. » (Extrait de village-justice.com du 12/5/2016)

En savoir plu sur http://www.village-justice.com/articles/litige-entre-associes-pensez,22122.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

 

Guinée : échec de la médiation dans le conflit des greffiers


ramatoulaye

« En assemblée générale extraordinaire, les greffiers ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’à la satisfaction entière de leurs revendications. Dépêché par le ministère de la Justice pour assurer la médiation,  l’ancien greffier Ibrahima Béavogui n’a pas réussi à calmer les grévistes.  « J’ai échoué ! », a reconnu Ibrahima Béavogui avant de nous signifier sa démission. » (Extrait de ramatoulaye.com du 9/05/2016

En savoir plus sur http://ramatoulaye.com/index.php/societe/483-greve-des-greffiers-le-mediateur-jette-l-eponge-et-la-greve-se-poursuit

COMMUNIQUE DE L’APMF RELATIF A L’AMENDEMENT N°CL359 ADOPTE PAR LA COMMISSION PARLEMENTAIRE DANS LE CADRE DE LA REFORME « JUSTICE DU 21 SIECLE »


COMMUNIQUE DE L’APMF RELATIF A L’AMENDEMENT N°CL359 ADOPTE PAR LA COMMISSION PARLEMENTAIRE DANS LE CADRE DE LA REFORME « JUSTICE DU 21 SIECLE »

 » L’amendement n°CL359 complétant la loi sur l’action de groupe et l’organisation judiciaire adopté le 4 mai 2016 propose l’insertion d’un article 22-0 après l’article 22 de la loi n° 95-125 du 8 février 1995, relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative.

En substance, cet article crée une liste des médiateurs qui sera établie par les chefs de cour d’appel, sur le modèle des experts judiciaires.

C’est une avancée incontestable et significative dans la reconnaissance de la médiation familiale et de la médiation en générale.

Cette proposition répond à un souhait que l’APMF fait valoir depuis l’institution du DEMF : garantir aux personnes accueillies en médiation et aux prescripteurs, la qualification des médiateurs familiaux.

En effet, le Diplôme d’Etat de Médiateur Familial (DEMF), n’est pas légalement une condition nécessaire, alors que l’APMF considère cette formation et ce diplôme indispensables pour exercer la médiation familiale, de par la spécificité du conflit dans la famille.

L’APMF a régulièrement souhaité réserver l’exercice de la médiation familiale aux titulaires du DEMF, faisant le constat récurrent de médiations familiales mises en œuvre par des personnes non titulaires de ce titre, voire non formées à la médiation, ou par une formation très minimaliste de quelques heures.

En cela, ces listes de médiateurs sont donc une avancée.

En même temps, l’APMF a également attiré l’attention des députés rapporteurs et des instances nationales :

> Sur la qualification du médiateur familial ou des médiateurs, Si, les Chefs de Cour d’Appel peuvent avoir une connaissance des médiateurs familiaux et des médiateurs généralistes qui exercent sur leur ressort, nous pensons qu’une qualification doit être exigée pour compléter cet amendement. Notamment, en matière familiale, le DEMF nous parait être un critère de choix indispensable et incontournable, cela d’autant que rien, aujourd’hui, ne spécifie les conditions d’exercice des médiateurs, et qu’ils peuvent continuer de se dire médiateurs sans formation. Un décret pourra sans doute préciser les cadres.

> Sur le point IV : « …les médiateurs prêtent serment d’accomplir leur mission… de faire leur rapport et de donner leur avis en leur honneur et conscience… »

L’APMF a rappelé les principes fondamentaux de la médiation familiale concernant le cadre, le processus et l’éthique de médiation que la loi de 1995, dans son article 21 et suivants a repris :

  • Liberté d’engagement des personnes accueillies en médiation,
  • Indépendance du médiateur familial à l’égard des institutions sociales  et   judiciaires et de tout prescripteur,
  • Confidentialité des entretiens.

Ainsi le décret d’application devra préciser que :

  •  Pour rester conforme à l’article 21-2 et 21-3 de la loi de 1995, au cadre et à l’éthique de médiation, le rapport du médiateur concernera exclusivement   les modalités d’organisation de la médiation, notamment pour les médiations  judicaires.
  • « Leur avis donné en leur honneur et conscience » devra porter sur ces    modalités organisationnelles.

C’est donc pour continuer de faire valoir le cadre et l’éthique de médiation familiale que l’APMF continuera d’être vigilante à cette avancée, et sur l’application de ce texte.

Notamment l’APMF propose un agrément qui atteste de la qualification des médiateurs familiaux, de leur engagement dans de l’analyse des pratiques ou de la supervision, et dans de la formation continue. Cet agrément sera proposé aux instances nationales.

Audrey RINGOT

Présidente de l’APMF  » (Extrait de.linkedin.com )

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/communique-de-lapmf-relatif-lamendement-ncl359-adopte-nicole-descamps

« MEDIATION : ALERTE !  » Communiqué conjoint de l’AME, Centre de médiation du Barreau de Paris et de la FNUJA


« Le Parlement français est engagé dans l’adoption de textes permettant de promouvoir la médiation judiciaire dans le cadre d’une meilleure administration de la justice.

Cette démarche correspond aux vœux de la Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats et de l’Association des  Médiateurs Européens qui ont, à plusieurs reprises, eu l’occasion de faire part de leur volonté de promouvoir une médiation qualitative et protectrice des intérêts des justiciables.

Pour autant, les derniers textes sont la source d’une réelle inquiétude sous leur forme actuelle, et notamment le Décret n° 2016-514 du 26 avril 2016 relatif à l’organisation judiciaire, aux modes alternatifs de résolution des litiges et à la déontologie des juges consulaires, modifiant  l’article 131-12 du Code de procédure civile instaurant « le constat d’accord établi par le médiateur de justice » et l’amendement n° CL359 sur la loi sur l’action de groupe et l’organisation judiciaire adopté le 3 mai 2016 dont l’article 4 modifie l’article 22 de la loi n° 95-125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative,  instaurant « une liste de médiateurs » sur « le modèle des experts judiciaires » avec l’obligation de « faire leur rapport et de donner leur avis en leur honneur et conscience».

Il s’agit là de graves atteintes aux principes fondamentaux de la médiation tels qu’ils ont été définis par la loi, à savoir un processus confidentiel et libre mené par des médiateurs indépendants, neutres et impartiaux.

En effet, même si la FNUJA et l’AME appellent à la clarification des textes et à la mise en œuvre d’une politique nationale dynamique pour la promotion de la médiation, les textes ne pourront jouer un rôle positif dans l’intérêt des justiciables et de la médiation que s’ils sont conformes aux dispositions fondamentales de la loi de 1995 qui gouverne la médiation judiciaire et s’ils confortent la liberté et l’autonomie des parties en son article 21 dans ces termes :

« La médiation régie par le présent chapitre s’entend de tout processus structuré, quelle qu’en soit la dénomination, par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord en vue de la résolution amiable de leurs différends, avec l’aide d’un tiers, le médiateur, choisi par elles ou désigné, avec leur accord, par le juge saisi du litige ».

L’article 21-3 du même texte précisant que « Sauf accord contraire des parties, la médiation est soumise au principe de confidentialité. Les constatations du médiateur et les déclarations recueillies au cours de la médiation ne peuvent être divulguées aux tiers ni invoquées ou produites dans le cadre d’une instance judiciaire ou arbitrale sans l’accord des parties »

Ainsi, au motif de « promouvoir » la médiation, lesdits textes affaiblissent dangereusement le processus et le judiciarise à outrance en créant des obligations qui sont contraires aux dispositions fondamentales tels que confirmées par les textes adoptés en application de la directive européenne sur la médiation civile et commerciale.

En conséquence, les signataires de la présente déclaration souhaitent rappeler que les textes en cours de discussion devant le Parlement doivent être l’occasion de clarifier et de promouvoir le recours à la médiation en précisant notamment que :

  • la médiation, même familiale, ne saurait être une obligation contraignante.
  • les médiateurs, même dans le cadre d’une médiation judiciaire, ne doivent pas être soumis à une obligation de rédaction d’un rapport portant atteinte au principe de confidentialité et de donner un avis qui serait contraire à l’intérêt des justiciables et qui viendrait empiéter sur les prérogatives du juge.

Tout texte qui ne respecterait pas ces principes essentiels à la légalité de la médiation, à son éthique et à son efficacité, aboutirait à des résultats contraires aux buts utiles et légitimes  poursuivis par le Législateur.

En conséquence de quoi, la Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats et l’Association des Médiateurs Européens entendent attirer l’attention des parlementaires sur le caractère contreproductif des textes précités qui ont pour conséquence de créer un système « de médiation » inefficace du fait de l’absence de liberté pour les justiciables, de sécurité pour les juges, d’indépendance pour les médiateurs et de confidentialité pour le processus.

C’est pourquoi, il est proposé aux instances de la profession de déposer un projet d’amendement limitant :

  •  l’obligation du rapport du médiateur aux seules modalités organisationnelles de la médiation
  • abrogeant l’obligation faite au médiateur de « donner leur avis » en leur honneur et conscience. » (Extrait de fnuja.com )

En savoir plus sur http://m.fnuja.com/MEDIATION-ALERTE-_a2160.html

Gabon: Présidentielle 2016 – Le Médiateur de la République appelle au calme


« Les inquiétudes sur des risques de conflits se multiplient au Gabon. A l’approche de l’élection présidentielle d’Août prochain, le climat sociopolitique esquisse davantage des craintes, sur une scène où le ton des discours ne cessent de se radicaliser. Pour apaiser les esprits et éviter le pire, Laure Olga Gondjout, Médiateur de la République, a lancé ce samedi matin à Libreville, un appel au ressaisissement.

Dans le cadre des missions du Médiateur de la République visant à rechercher en période de crise les solutions en vue de rétablir la paix sociale, j’ai pris l’initiative d’entreprendre une mission de consultation auprès de nombreux acteurs de la classe politique, de la société civile, d’autres forces vives de la Nation et du corps diplomatique. » (Extrait de.gabonews.com  du 7/05/2016)

En savoir plus sur http://www.gabonews.com/fr/actus/politique/article/presidentielle-2016-le-mediateur-de-la-republique

VIDÉO TV FRANCE 5 : MÉDIATEURS : RÈGLENT-ILS NOS LITIGES EN TOUTE INDÉPENDANCE ?


 

« Entourés d’experts, Maya Lauqué et Thomas Isle s’intéressent aux initiatives concernant les nouvelles formes de consommation collaborative. Chaque jour, un grand dossier est abordé et des conseils sont prodigués. L’émission se prolonge sur les réseaux sociaux et sur Internet pour permettre aux téléspectateurs d’y participer. » (Extrait de france5.fr du 6/05/2016)

En savoir plus sur http://m.france5.fr/emissions/la-quotidienne/videos/mediateurs_reglent-ils_nos_litiges_en_toute_independance__06-05-2016_1143203

L’ancien ministre, Pierre Joxe, nommé médiateur de la Seine-Saint-Denis


 Pierre Joxe, ex-ministre socialiste, a été nommé médiateur de la Seine-Saint-Denis.

« Une personnalité politique connue qui va s’impliquer dans la vie des habitants du 93. Pierre Joxe, ancien ministre, a été nommé médiateur de laSeine-Saint-Denis.

Son rôle : aider les populations fragilisées, faciliter leurs démarches en cas de dossiers complexes. Stéphane Troussel, président PS du conseil départemental, se félicite de ce choix, qui « donne aux habitants de la Seine-Saint-Denis, un grand avocat pour la défense de leurs droits et au Département un expert pour l’amélioration et l’innovation dans ses politiques publiques ». L’homme a notamment été ministre de l’Intérieur et de la Défense dans les années 1980 et 1990, mais aussi président de la Cour des comptes et membre du Conseil Constitutionnel entre 2001 et 2010. » (Extrait de leparisien.fr du 4/05/2016)

En savoir plus sur http://www.leparisien.fr/bobigny-93000/pierre-joxe-nomme-mediateur-de-la-seine-saint-denis-04-05-2016-5767155.php

Lyon : Un médiateur nommé pour sauver le musée des Tissus


Le musée des Tissus de Lyon pourrait définitivement fermer à la fin de l'année 2016.

« L’avenir du Musée des tissus de Lyon s’inscrit toujours en pointillé même sil’établissement avait obtenu un sursis de neuf mois, en mars dernier. Le gouvernement vient de nommer un médiateur, chargé « d’identifier toutes les hypothèses pertinentes » censées sauver le musée.

Il s’agit de Thierry Le Roy, président du Centre national du costume de scène à Moulins (Allier). Egalement conseiller d’Etat, il devra fournir un pré-rapport début juin, révèle la Chambre de Commerce et d’industrie (CCI) de Lyon, propriétaire du musée. » (Extrait de 20minutes.fr du 4/05/2016)

En savoir plus sur http://www.20minutes.fr/lyon/1840059-20160504-lyon-mediateur-nomme-sauver-musee-tissus

Appel à mobilisation de Michèle Guillaume-Hofnung contre le flou terminologique sur la médiation


« Le législateur a peut-être pensé que le flou terminologique  inscrit dans la loi du 8 février 1995 pouvait favoriser le développement de la médiation judiciaire. L’Union européenne a peut-être pensé que le flou terminologique  de ses directives, inscrit  à la fin de ses définitions par l’expression « quelle que soit la dénomination qu’on lui donne, favoriserait le développement de la médiation dans les pays membres

Il n’en n’est rien les chiffres sont là tant en France que dans l’Union européenne. STUDY  2014www.europa.eu/RegData/etudes/join/2014/493042/IPOL_JURI_ET(20014)493042_EN.pdf

Le flou terminologique minait ces démarches institutionnelles, ce n’était pas du pragmatisme mais de l’amateurisme.
Il faut siffler la récréation car aujourd’hui le parlement français veut aller plus loin, dans sa logique d’intégration de la médiation dans le système judiciaire

L’adjectif judiciaire a vampirisé le substantif au point d’en altérer la substance. L’expression médiation judiciaire était dangereuse en soi. De plus elle était erronée : La médiation judiciaire dans la mesure où,  heureusement elle nécessite l’accord de volonté  est donc finalement une médiation conventionnelle. Pour rendre compte de son contexte on pouvait, à la rigueur, si on voulait  cliver,( mais on voit le danger de la couper de l’unité fondamentale de la médiation ) dire médiation conventionnelle à aiguillage judiciaire.

Aujourd’hui le seul moyen de s’en sortir c’est de constater que sous la bannière médiation, ce que les textes ont propagé c’est une forme plus ou moins nouvelle de conciliation. La conciliation n’a rien de déshonorant, on ne peut donc qu’encourager parlement à recourir à cette notion tout à fait respectable lorsqu’il veut un auxiliaire de la justice ou un dispositif de règlement des réclamations.
le seul moyen de sauver la médiation c’est de la sortie du piège terminologique qui a nourri la fusion des régimes juridiques et déontologiques  qui la sclérose, c’est de l’exflitrer.
Il faut rendre à la conciliation :

  • la « médiation » pénale
  • la « médiation » de la consommation
  • < >un moratoire terminologique : qui invite le parlement à ne plus recourir aux mots médiation et médiateurs tant que le parlement ne se sera pas doté d’une définition qui distingue la médiation, de la conciliation et de l’arbitrage. Cela serait d’autant plus facile que sur mandat de l’Etat français des définitions très proches l’une de l’autreetdonc cohérentes existent. Rappelons que la définition de la médiation familiale a été élaborée sur demande de la ministre de la famille et de la ministre de la justice.
  • en conséquence : un moratoire législatif.
    • Les textes en discussion présentent le risque de scléroser la médiation en lui assignant des objectifs étrangers à sa nature, en l’enfermant dans un régime juridique inapproprié. Le médiateur risque de devenir non seulement un auxiliaire de justice mais plus encore un auxiliaire du juge. La déontologie du médiateur lui impose la confidentialité, en grand danger d’être violée dans les textes en cours d’examen.
    • les textes en discussion proposent des solutions prématurées au premier rang desquelles figure l’établissement d’une liste de médiateurs. A partir du moment où le Parlement n’a pas fait la preuve qu’il sait distinguer le médiateur de tout autre auxiliaire cette liste n’a par définition pas de sens. De quelle formation à la médiation justifieront les rédacteurs de ces listes .
    • La formation de qualité est le socle des garantiesà fournir. Une formation spécifique et exigeante. Un médiateur n’est pas un expert reconverti..On ne peut nous accuser de mener un combat corporatiste, ce serait pitoyable. Au contraire nous défendons l unité fondamentale de la médiation qui conduit à ne pas la segmenter en fonction d’expertise résultant de formations antérieures.

      Il ne faut pas s’y tromper la  nébuleuse « médiation-concilitation-arbitrage- MARC-MARC » est le Cheval de Troie du droit anglo-saxon.
      Si la France a pu rayonner et exporter son système juridique c’était grâce à la rigueur terminologique qui caractérisait le droit français. Nous les juristes réunis dans ce collectif avons la responsabilité de le rappeler.
      C’est un enjeu de francophonie économique. Le flou terminologique autour des modes alternatifs (si peu alternatifs finalement ) favorise l’introduction du droit anglo-saxon qui à terme évincera notre droit et notre système juridictionnel et donc l’office du juge. Il en va de la préservation d’un de nos atouts majeurs dans la compétition économique internationale. L’Afrique est en train de basculer l’OHADA sans s’en rendre compte propage le modèle anglo-saxon, il suffit de regarder l’acte unique sur la médiation et l’arbitrage.

      Paris le 5 mai 2016

      Michèle GUILLAUME-HOFNUNG

    • En savoir plus sur http://www.mediateurseuropeens.org/Texte-de-mobilisation-de-Madame-le-Professeure-Michele-Guillaume-Hoffnung_a219.html