Dans son livre, François Jullien interroge la médiation au-delà de la simple pratique empirique. Plutôt que de trancher comme le fait un juge, comment le médiateur peut-il créer les conditions d’un véritable dénouement du conflit ? Ce livre explore la logique profonde et l’art subtil de la médiation, pour en faire une véritable philosophie pratique. (Extrait)
Invités
Francois Jullien, est Philosophe, Helléniste et Sinologue, ancien Président du Collège international de philosophie et titulaire de la chaire sur l’altérité. En 2010, il a reçu le Grand prix de philosophie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Ses nombreux ouvrages sont traduits dans le monde entier. L’ouvrage Dénouer a été publié par Rue de l’Echiquier. (Extrait)
Bertrand Delcourt, Avocat, Médateur, a été l’un des créateurs de Médiation 21 et membre du Conseil National de la Médiation (CNM). Il enseigne dans de nombreuses formations dont le Diplôme Universitaire de Médiateur de l’Ifomene. (Extrait)
Séance animée par Laurence Villeneuve et Antoine Rouher.
« Érigée au rang de politique publique dans la suite des propositions des États généraux de la justice et première politique nationale en matière civile consacrée par la circulaire du 27 juin 2025, l’amiable se trouve désormais au cœur de la justice civile. Cependant, si les outils de sa promotion sont aujourd’hui variés, ses outils d’évaluation restent insuffisants. » (Extrait)
« Une réunion dite de haut niveau s’est tenue samedi 17 janvier 2026, à Lomé, autour de la cohérence et de la consolidation du processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs. Selon les informations de RFI, aucune nouvelle initiative de paix n’a été lancée à l’issue de cette rencontre. Les participants se sont accordés sur le renforcement, en 2026, de la médiation africaine, avec les cinq co-facilitateurs – tous anciens chefs d’État africains – déjà désignés.
Selon les informations de RFI, un plan d’action a été présenté d’abord, sur le calendrier. Les anciens chefs d’État africains désignés comme co-facilitateurs vont entamer, dans les prochaines semaines, une tournée régionale. Ils sont attendus successivement à Kinshasa, Kigali, Kampala et Bujumbura. Ces déplacements doivent avoir lieu avant le sommet des chefs d’État de l’Union africaine, prévu en février 2026.
Ensuite, en marge de ce sommet, les co-facilitateurs doivent rencontrer deux figures clés : le président sortant de l’Union africaine, João Lourenço, et le président entrant, Évariste Ndayishimiye. Autre élément important : la structuration du panel des co-facilitateurs africains. Ce panel est désormais présidé par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Il est secondé par l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde. » (Extrait de rfi.fr du 18/01/2026)
« Depuis plus d’un an, le collège Paul-Éluard accueille une médiatrice en milieu scolaire dans son établissement. Cette expérimentation, portée par l’association ALTM et financée par la Métropole, vise à prévenir et lutter contre les incivilités, les violences, l’absentéisme et le décrochage scolaire. Le dispositif a récemment été prolongé suite à la constatation d’une « amélioration réelle du climat scolaire et une baisse des dégradations ».
Audrey Belliard, la nouvelle médiatrice, a rejoint l’établissement à la rentrée de septembre. Avant cela, la jeune femme a occupé des postes de conseillère pénitentiaire, de CPE et d’assistante d’éducation dans des établissements en REP et REP+. » ‘Extrait de expressions–venissieux-fr.du 13/01/2026)
« Carole Friedrich et Alain Roy partageront leur expérience puis nous débattrons sur le sujet de la créativité en médiation
Chaque mois, les palabres réunissent des médiateurs et des professionnels de l’amiable de plusieurs continents pour nous enrichir mutuellement sur un thème donné. » (Extrait de eventbrite.fr)
« Dans un système de santé qui peut être complexe, le médiateur en santé accompagne les personnes les plus vulnérables afin de les aider à accéder à leurs droits, à des informations de prévention et à un parcours de soins adapté. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’ARS finance les postes de 85 médiateurs santé, qui ont accompagné près de 10 000 personnes en 2024.
La région est l’une des plus avancées sur la médiation en santé, avec 75% des habitants des Quartiers prioritaires de ville (QPV) couverts par ce dispositif. Pour valoriser ce métier essentiel pour le patient et le praticien, mais trop méconnu des professionnels de santé, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a lancé une campagne d’information le 5 janvier 2026.
Un enjeu fondamental pour accompagner les publics les plus éloignés du système de santé
Les médiateurs en santé accompagnent les personnes éloignées du système de santé, dont la situation est considérée comme vulnérable par l’un ou plusieurs de ces facteurs :
• problèmes de compréhension : allophonie, illettrisme, illectronisme ; • difficultés financières ; • isolement social ou géographique ; • discriminations, stigmatisations et/ou mauvaises expériences avec le système de santé.
Les médiateurs en santé interviennent aussi bien dans les QPV que dans des territoires ruraux ou auprès de publics spécifiques (personnes à la rue, gens du voyage, personnes hébergées, etc.)
Concrètement, ils accompagnent les patients dans leurs démarches (accès aux soins, aide à la prise de rendez-vous) et créent des espaces d’échanges avec eux (entretiens individuels, ateliers collectifs, etc.). L’objectif pour eux est que les patients ne décrochent pas du système de santé et deviennent autonomes dans leur parcours de soin.
Juliette LUTTUN, médiatrice en santé à Bron, l’explique : Le temps de consultation pour un médecin est précieux et limité. J’interviens en renfort, en complément. Je peux aborder avec le patient des aspects que le médecin n’a pas le temps de traiter, notamment les démarches administratives. Je m’assure que le patient rencontre toutes les conditions nécessaires pour poursuivre son parcours de soins.
Les médiateurs en santé peuvent être employés par des associations de prévention et de promotion de la santé, des collectivités, des structures d’exercice coordonné ou des établissements de santé. Pour permettre le maintien et le développement des médiateurs en santé en AuvergneRhône-Alpes, l’ARS participe au financement de leur poste en mobilisant un budget d’environ 4,5 millions d’euros par an et veille à leur bonne répartition sur le territoire. » (Extrait de auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr du 8/01/2026)
Vous avez pris vos fonctions il y a tout juste quatre mois. Comment s’est déroulée cette période? Marguerite Krier : Pour moi, cela a été une découverte, alors que je pensais bien connaître le système scolaire, puisque je travaille depuis près de 20 ans au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse. Mais en réalité, aucune situation n’est pareille à une autre. Chaque dossier a sa propre individualité, avec parfois des difficultés connexes. C’est ce qui fait la richesse de ce travail. Ces trois mois m’ont permis de mesurer à quel point le système scolaire est à la fois riche et complexe, et combien il mérite d’être traité avec toute la finesse nécessaire pour répondre réellement aux besoins des élèves.
Doit-on vous appeler médiateur ou médiatrice? Nous avons choisi de conserver la dénomination masculine « médiateur scolaire », car c’est celle de la loi, mais cela ne me pose aucun problème. » (Extrait de lequotidien.lu du 5/01/2026)
« Comprendre les dynamiques du monde pour mieux agir sur nos relations
Faire la paix, c’est sans doute l’art de dialoguer, d’échanger, de construire un projet de résolution de conflit ensemble et librement… Cela est-il un savoir faire dont l’originalité serait le lot de quelques uns, une compétence inné qui distingue une élite qui n’aurait qu’à se perfectionner ou est-ce que ça s’apprend ?
Où va la politique internationale ?
Le 30 mai 2025 à Hong Kong, sur initiative de la Chine représentée par son Ministre des affaires étrangères, Monsieur Wang Yi, a été signée une convention officialisant la création de l’OIMed — Organisation Internationale de Médiation.
Cette organisation prend sa place aux côtés de la Cour Internationale de Justice (CIJ) et vise à « promouvoir la résolution à l’amiable des différends internationaux et à établir des relations mondiales plus harmonieuses ». Environ 400 représentants de 85 pays et de près de 20 organisations internationales, y compris les Nations Unies, ont assisté à la cérémonie de signature. Parmi ces pays, 33 ont signé la convention sur place, devenant ainsi les membres fondateurs.
L’OIMed, premier organisme intergouvernemental de médiation, sera opérationnelle début 2026 et se consacrera aux litiges entre États, entre un État et des individus d’un État différent, entre des entités internationales privées ». (Extrait de officieldelamediation.fr du 13/01/2026)