Suisse : 12ème Congrès Suisse de la médiation de la FSM , les 16 et 17/06/2023 à Ecublens VD


« La médiation: une compétence clé dans une société en mutation
La société est en pleine mutation. La complexité croissante de notre monde interconnecté amène des conflits à tous les niveaux: Les tensions géopolitiques sur la planète se déchargent dans la guerre en Europe; en même temps, la polarisation de la société et les défis croissants dans le monde du travail génèrent des conflits pesants jusque dans nos familles et nos relations privées. En cette période grevée de tensions, la médiation s’affirme comme une compétence clé indispensable pour aborder les conflits à tous ces niveaux.
Cette année, le Congrès FSM ne s’adresse pas uniquement aux médiateurs et médiatrices, mais vise à inclure un large public issu de l’économie, de la politique et de la société civile, pour mener ensemble des réflexions sur le rôle fondamental de la médiation pour l’avenir de notre société. » (Extrait)

Programme et inscription sur https://www.mediation2023.ch/fr/agenda

Assemblée Nationale : PROPOSITION DE LOI visant à reconnaître les métiers de la médiation sociale par Patrick VIGNAL, député


EXPOSÉ DES MOTIFS


Mesdames, Messieurs,


Notre société est confrontée à des défis majeurs. La dégradation du lien social se
manifeste dans nos territoires par la persistance d’un niveau élevé de délinquance, un
accroissement des incivilités et des conflits de voisinage. Par ailleurs, l’accès aux droits
demeure une préoccupation majeure : le niveau de non-recours à certaines aides
sociales, qui reste élevé, en témoigne. Enfin, notre société en pleine mutation
(écologique, numérique) ne doit pas laisser de côté une partie de nos concitoyens,
notamment les plus fragilisés.


Ces phénomènes nourrissent le sentiment d’abandon et de lassitude ressenti par
les habitants, particulièrement dans les territoires les plus en difficulté : quartiers
prioritaires de la politique de la ville, centres anciens dégradés, zones périurbaines,
petites et moyennes villes, territoires ruraux, territoires ultra-marins.
L’État et les collectivités territoriales partagent ce constat et identifient la même
réponse : renforcer la présence humaine sur le terrain, au plus près des habitants et des
besoins qu’ils expriment. Cette réponse passe par une présence accrue des
professionnels de l’intervention sociale que sont les médiateurs sociaux, pour répondre
aux besoins croissants et non satisfaits d’une société en évolution : il s’agit de renouer
le lien social, contribuer à l’émancipation du citoyen et favoriser le vivre et l’agir
ensemble.


La médiation sociale se caractérise par sa double finalité :
– Facteur de lien social et d’intégration, elle aide à restaurer une communication
entre les personnes, les groupes de personnes et les institutions et facilite ce
besoin d’être reconnu par l’autre ;
– Facteur de tranquillité sociale, elle participe à la régulation des tensions, à la
prévention et gestion des conflits et des incivilités et favorise une citoyenneté
active.
Elle doit ainsi contribuer :
– à restaurer le lien social et la cohésion sociale ;
– à prévenir la délinquance et l’exclusion ;
– à prévenir et gérer les conflits à la bonne échelle (celle du terrain qui les a vu
naître) et à privilégier le règlement à l’amiable (plutôt que le recours à la voie
judiciaire) ;
– à accroître l’accès aux droits et à diminuer le non-recours aux aides sociales ;
– à redonner à chacun sa capacité à faire et à agir ensemble dans une société plus
durable.

Cette réponse est fondée sur le dialogue et la négociation de proximité, au plus près
des difficultés rencontrées par les habitants dans leur vie quotidienne. Au-delà, il s’agit
de renouer un lien social distendu, progresser vers davantage de cohésion sociale et
territoriale, donner corps à la fraternité et à la solidarité au bénéfice des habitants pour
honorer la promesse républicaine.


Ce qui est en jeu constitue un vrai projet de société, celui d’une société plus inclusive.
Les fonctions de médiation sociale se sont fortement développées ces dernières
années. Dans une société marquée par une crise sanitaire et sociale inédite qui a
provoqué de la distanciation sociale et créé des tensions, elles doivent être confortées et
encouragées, en complémentarité et en cohérence avec les actions engagées par les
acteurs socio-culturels et d’éducation populaire, pour contribuer à mettre en pratique au
quotidien les valeurs portées par la République.


En effet, la médiation sociale n’a de sens que si elle s’inscrit dans une coopération
avec l’ensemble des autres acteurs, dans le champ social ou celui de la tranquillité
publique. C’est dans cette chaîne de prise en charge, de continuum et de partenariat, que
la médiation sociale trouve toute sa place.
Le secteur de la médiation sociale bénéficie d’un soutien significatif de l’État, via
notamment le dispositif adultes-relais, financé par le programme 147 « Politique de la
ville ». Ce dispositif compte aujourd’hui 6500 postes répartis sur la totalité du territoire
national.
Au-delà des adultes-relais, on estime au total à 12 000 le nombre d’emplois existants
de médiation sociale, regroupant des fonctions exercées sous des dénominations
différentes : médiateurs sociaux, médiateurs socio-culturels, correspondants de nuit,
agents d’ambiance, etc. Ces dénominations renvoient à des pratiques professionnelles
spécialisées. La médiation sociale concerne différents secteurs d’intervention : l’habitat
et le logement, les transports, l’éducation, la tranquillité publique, l’intervention sociale,
les services à la population…


Néanmoins, les pratiques de la médiation sociale se sont développées sans qu’un
cadre légal unifié et reconnu par tous n’en régisse l’exercice pour le médiateur :
– Il n’existe pas à ce jour de texte législatif confortant la médiation sociale et
reconnaissant son utilité sociale.
– Aucun texte relatif à la médiation sociale et aux médiateurs ne permet en l’état
d’identifier les structures professionnelles, ni les médiateurs compétents.
– De nombreuses structures, qu’elles soient associatives ou publiques, développent
des activités dans le domaine de la médiation sociale sans en connaître le cadre
en l’absence d’un texte en régissant les pratiques.
Si le développement de la médiation sociale est souhaitable, il faut garantir la qualité
des processus mis en œuvre par les acteurs du secteur. Il convient également de fairesavoir aux commanditaires des prestations de médiation – collectivités territoriales,
opérateurs publics de service… – qu’ils disposent de la garantie induite par l’adoption
d’une démarche de qualité dans le secteur.


Cette garantie se révèle d’autant plus stratégique que le recours aux prestations de
services dans le domaine de la médiation s’opère au travers de procédures de marchés
publics : les acteurs associatifs de la médiation entrent alors en concurrence avec des
entreprises du secteur marchand. Ils doivent par conséquent faire la démonstration de la
qualité, tout autant que de la singularité de leurs offres.


Depuis plusieurs années, des acteurs du secteur réclament un encadrement de cette
activité. C’est pourquoi, dans un premier temps, l’État, en appui au secteur de la
médiation sociale, a soutenu le développement d’une norme AFNOR. Cette norme est
basée sur les grands principes des normes internationales de management (réalisation
d’un diagnostic, affectation de moyens nécessaires à la mise en œuvre des activités
visées par la certification, activité professionnelle, évaluation et amélioration continue).
Les champs couverts par la norme sont : le cadre de la structure, son offre de services,
le management des équipes, les partenariats et la mesure de l’efficacité. Son
homologation est devenue définitive en décembre 2021.
Plus récemment encore, le rapport parlementaire « Remettre de l’humain dans les
territoires » remis le 28 mars 2022 au Premier ministre Jean Castex par Patrick Vignal,
député de la 9 ème circonscription de l’Hérault, dont l’objet était de réaliser un état des
lieux de la médiation sociale et de formuler des propositions d’amélioration de
l’existant, a réaffirmé, à travers 18 propositions, ce besoin de consolider un secteur
encore trop fragile, notamment par la voie législative.


L’adoption de ces dispositions législatives permettra de donner un cadre au métier
de médiateur social, à l’instar de celui d’éducateur spécialisé, déjà reconnu par ailleurs ;
les médiateurs sociaux présents sur le terrain et cette profession, qui se développe et
diversifie ses champs d’intervention, doivent disposer de la pleine reconnaissance des
pouvoirs publics. Cette reconnaissance constitue un préalable au renforcement de la
présence humaine dans les territoires : elle permettra aux médiateurs d’œuvrer en toute
confiance et en complémentarité avec les autres métiers du travail social.
L’enjeu aujourd’hui est donc de donner un cadre légal à ce secteur. Tel est l’objet de
la présente proposition de loi. Ses articles visent à reconnaître les métiers de la médiation
sociale.


L’article 1 insère dans le livre IV du code de l’action sociale et des familles, livre
consacré aux professions et activités sociales, un nouveau titre VIII spécifique à la
médiation sociale. Ce titre VIII est composé de cinq articles réunis en un chapitre unique.
Le premier (L. 481-1) définit la médiation sociale, ses objectifs, ses modalités
d’action et son cadre d’intervention.Le second (L. 481-2) précise que le processus de médiation sociale garantit le libre
consentement des parties prenantes, la confidentialité de leurs échanges, la protection
des personnes et le respect de leurs droits fondamentaux.
Le troisième (L. 481-3) prévoit que la médiation sociale pourrait être mise en place
à l’initiative de l’État, des collectivités territoriales et de leurs groupements, et de toute
personne morale, publique ou privée. Il prévoit que des contrats pluriannuels de
développement territorial de la médiation sociale puissent être signés pour coordonner
les initiatives prises par ces parties intéressées au déploiement de la médiation sociale.
Le quatrième (L. 481-4) prévoit que des référentiels de compétences, de formation
et de bonnes pratiques définissent et encadrent les modalités d’intervention des
personnes morales qui exercent des activités de médiation sociale. Ces référentiels
s’articulent avec ceux du travail social.
Le cinquième (L. 481-5) précise que les modalités d’application de ce chapitre
seront déterminées par décret.
L’article 2 modifie l’article 121.2 du code de l’action sociale, en prévoyant que le
département participe aux actions visant à prévenir la marginalisation et à faciliter
l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles, qui peuvent prendre la
forme des actions de médiations sociale définies au titre VIII nouvellement créé de ce
code.
L’article 3 tire les conséquences de cette reconnaissance de la médiation sociale
sur la définition des missions des adultes-relais prévues à l’article L 5134-100 du code
du travail.

PROPOSITION DE LOI


Article 1 er
Le livre IV du code de l’action sociale et des familles est complété par un
titre VIII ainsi rédigé :


« TITRE VIII
MEDIATEURS SOCIAUX
CHAPITRE UNIQUE


Art. L. 481-1. – La médiation sociale est un processus de création et de réparation
du lien social, ainsi que de règlement des situations conflictuelles de la vie
quotidienne.
Elle participe à la régulation des tensions et à la prévention des comportements
incivils, notamment dans les espaces publics ou collectifs.
Elle vise à améliorer une relation, à prévenir ou régler un conflit qui oppose des
personnes physiques entre elles, ou avec des personnes morales, publiques ou
privées, grâce à l’intervention d’un tiers impartial et indépendant. Elle facilite la
mise en relation entre les personnes et leurs interlocuteurs nécessaires à la
résolution des différends.
Elle crée les conditions favorables à l’autonomie, la responsabilité et la
participation des parties prenantes.
Elle contribue à l’égalité réelle en facilitant l’accès aux droits et aux services
publics.
Elle agit localement et mobilise les acteurs de proximité.


Art. L. 481-2. – Le processus de médiation sociale garantit le libre consentement
des parties prenantes, la confidentialité des échanges entre celles-ci, la protection
des personnes et le respect de leurs droits fondamentaux.

Art. L. 481-3. – La médiation sociale peut être mise en place à l’initiative de
l’État, des collectivités territoriales et leurs groupements ou de toute personne
morale, publique ou privée.
Des contrats pluriannuels de développement territorial de la médiation sociale
peuvent être signés pour coordonner les initiatives prises par les parties
mentionnées au précédent alinéa.
Ils visent une couverture pertinente par la médiation sociale du territoire défini
par ces parties au regard des besoins identifiés, notamment dans les quartiers
prioritaires de la politique de la ville définis à l’article 5 de la loi n°2014-173 du
21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine.
Ces contrats précisent le cadre de la gouvernance et du pilotage du développement
territorial de la médiation sociale, ainsi que les contributions financières
respectives des signataires.


Art. L. 481-4. – Des référentiels de compétences, de formation et de bonnes
pratiques définissent et encadrent les modalités d’intervention des personnes
morales qui exercent des activités de médiation sociale. Ces référentiels
s’articulent avec ceux du travail social.

Art. L. 481-5. – Les modalités d’application du présent chapitre sont déterminées
par décret. »


Article 2
L’article L.121-2 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
a) Au 4°), après le mot « délinquance », il est inséré « ; » ;
b) Après le 4°), il est inséré un 5°) ainsi rédigé : « 5°) Actions de médiation
sociale définies au titre VIII du présent code. ».


Article 3
L’alinéa 1 er de l’article L 5134-100 du code du travail est ainsi modifié :
« Le contrat relatif aux activités d’adultes-relais a pour objet l’exercice de la
médiation sociale définie au titre VIII du code de l’action sociale et des familles.
Les adultes-relais exercent cette activité dans les quartiers prioritaires de la
politique de la ville. »

« Le choix du médiateur, une question complexe » par Fabrice Vert, Premier Vice-président au tribunal judiciaire de Paris (actu-juridique.fr)


« Comme le disait le général de Gaulle au sujet de l’Europe, il ne suffit pas de sautiller comme un cabri sur sa chaise et de répéter « médiation, médiation, médiation » pour qu’elle se développe. Le ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti, l’a bien compris en décidant de lancer le vendredi 13 janvier 2023 une politique nationale de l’amiable.

Pour réussir, cette politique devra se manifester par des mesures concrètes et financées, notamment dans le domaine de la formation des acteurs judiciaires, l’organisation des juridictions, l’incitation au recours des modes amiables, la déontologie des médiateurs

Technicité et compétence doivent présider à cette mise en œuvre.

Audience d’orientation : un moment crucial pour le choix de l’amiable 

De nombreuses questions restent à approfondir pour permettre au juge français de rendre enfin effectif son office conciliatoire qui participe pleinement de sa mission finale de garant de la paix sociale.

Le rapport sur la justice civile issu des états généraux de la Justice, pour répondre à la question du choix à opérer entre tous les modes de résolutions qui s’offrent aux justiciables, évoque une piste intéressante en proposant pour chaque affaire, une audience d’orientation, en début d’instance, à laquelle comparaîtraient les justiciables, avec leurs conseils, pour évoquer ensemble, avec le juge, les différents modes de résolution des différends (convention de procédure participative, médiation, conciliation par le juge, conciliation déléguée à un conciliateur de justice, actes contresignés par avocats, césure du procès, trancher le litige en appliquant la règle de droit par le juge) et choisir le plus approprié au regard des intérêts et des besoins des parties, de la nature et de l’enjeu du litige.

Tous ces modes sont complémentaires et peuvent interagir entre eux à tout moment de la procédure. Évidemment les moyens doivent suivre pour rendre efficiente cette audience d’orientation.

Si les parties optent pour la médiation ou si le juge décide d’enjoindre les parties de rencontrer un médiateur, se posera alors une question complexe et essentielle à la réussite de ce processus : le choix du médiateur.

Comment choisir le médiateur ? 

(Extrait de actu-juridique.fr du 20/02/2023)

En savoir plus sur https://www.actu-juridique.fr/international/marl/le-choix-du-mediateur-une-question-complexe/

Formation : « MEDIATION EN ENTREPRISE » par Institut 131-CMAP, les 1, 12, 25 mai et 2, 9, 16 et 23 juin 2023


En savoir plus sur https://www.institut131.fr/wp-content/uploads/2021/10/Formation_Mediation_En_Entreprises_2023.pdf

Emploi : Médiateur P4 – Dakar, Sénégal proposé par World Food Programme Genève, Suisse


À propos de l’offre d’emploi

Le PAM célèbre et encourage la diversité. Il s’engage à respecter le principe d’égalité des chances pour tous ses employés et encourage les candidats qualifiés à postuler sans distinction de race, de couleur, de nationalité, d’origine ethnique ou sociale, d’information génétique, de sexe, d’identité et / ou d’expression sexuelle, d’orientation sexuelle, de religion ou de croyance, de statut sérologique ou de handicap.

Êtes-vous un médiateur professionnel expérimenté et désireux de bâtir sa carrière tout en contribuant à l’éradication de la faim dans le monde ? Êtes-vous animé par la passion de venir en aide aux nécessiteux ? Souhaitez-vous rejoindre une organisation d’envergure mondiale qui investit dans son personnel ?

Si tel est le cas, une carrière passionnante et gratifiante vous attend ! Rejoignez notre équipe diversifiée et passionnée qui travaille sur des projets variés de portée internationale, contribuant ainsi à sauver et à changer des millions de vies dans le monde.

DATE LIMITE POUR SOUMETTRE LE DOSSIER DE CANDIDATURE

Les candidatures doivent être soumises avant le dimanche 12 mars 2023 (23 h 59 CET).

LE RÔLE ET LE CONTEXTE DE L’ORGANISATION

Ce poste relève du Bureau de l’Ombudsman et des services de médiation du PAM et il est placé sous l’autorité de l’Ombudsman principal et du Médiateur basé au siège.

Le poste est situé au Bureau régional du PAM à Dakar, au Sénégal. Vous devrez effectuer de nombreux déplacements auprès des bureaux nationaux et auxiliaires du PAM dans la région.

OBJECTIFS DU POSTE

Assurer la présence effective de l’Ombudsman et des services de médiation du PAM en Afrique de l’Ouest et fournir des services professionnels en matière de résolution des conflits, y compris la médiation, aux cadres et employés du PAM en poste dans ces régions.

Renforcer les capacités en matière de conflit en élaborant et en exécutant une stratégie de formation appropriée.

Identifier les problèmes structurels, les évolutions et les tendances sur le lieu de travail, et proposer une alerte rapide, un retour d’information vertical et des recommandations d’action aux responsables, y compris aux directeurs régionaux et nationaux.

Promouvoir la prévention et la résolution des conflits par la défense d’une justice équitable et transparente, ainsi que des mécanismes de sensibilisation et de la collaboration au sein du réseau régional des intervenants internes.

PRINCIPALES RESPONSABILITÉS (liste non exhaustive)

Sous la supervision de l’Ombudsman principal et du Médiateur (P5) en poste au siège, l’Ombudsman régional sera chargé des tâches suivantes :

  • Instaurer, gérer et diriger une nouvelle présence régionale indépendante du Bureau de l’Ombudsman et des services de médiation du PAM qui fournit un soutien, des réponses et des interventions immédiates et appropriées aux problèmes et conflits ayant trait au lieu de travail dans toute la région.
  • Fournir une gamme complète de services de médiation aux employés du PAM tout en sauvegardant et en maintenant les principes de l’International Ombuds Association : confidentialité, neutralité, impartialité, informalité et indépendance.
  • Explorer les possibilités de résolution des problèmes sur le lieu de travail dans le cadre d’entretiens individuels confidentiels avec les employés et les responsables, les encadrer afin qu’ils puissent résoudre leurs problèmes de manière autonome et les guider vers les sources d’information appropriées.
  • Au besoin et lorsque cela semble approprié, fournir les services d’ombudsman suivants : médiation, facilitation, diplomatie de la navette ou autre intervention.
  • Renforcer les compétences des employés du PAM en matière de résolution des conflits, élaborer des plans de formation stratégiques fondés sur l’évaluation des besoins, concevoir et animer des formations sur divers sujets relatifs à la résolution et à la gestion des conflits, dans le cadre du programme mondial de renforcement des capacités de l’OBD. Élaborer un plaidoyer régional et un mécanisme de sensibilisation destinés à promouvoir les services du médiateur et le système judiciaire interne de l’organisation.
  • Gérer les relations avec les parties prenantes ainsi que les bureaux de l’Ombudsman dans les régions ouest africaines couvertes par le PAM et collaborer en vue de renforcer l’impact de leurs services.
  • Identifier les problèmes structurels, les évolutions et les tendances sur le lieu de travail, et proposer une alerte précoce, un retour d’information et des recommandations d’action aux hauts responsables, y compris aux directeurs régionaux et nationaux ainsi que les parties prenantes.
  • Maintenir un contact régulier avec le Bureau de l’Ombudsman au siège, en discutant des politiques existantes et proposées ainsi que des problèmes systémiques.
  • Apporter une contribution valable du point de vue régional au rapport annuel du Bureau.
  • Intégrer les notions de genre et de diversité dans tous les secteurs du travail.
  • Aligner les interventions systémiques sur l’initiative de changement culturel du PAM afin de contribuer aux changements souhaités sur le lieu de travail.
  • Accroître l’accès aux services de l’Ombudsman dans le cadre du système judiciaire interne du PAM en se rendant régulièrement dans les différents bureaux de la région, et fournir des services de sensibilisation, de formation et de rétroaction systémique sur place.
  • Gérer, suivre, clôturer et analyser les cas en coordination à l’aide du gestionnaire de cas.
  • Exécutez d’autres tâches pour soutenir l’OBD, tel qu’assigné.

QUALIFICATIONS ET PRINCIPALES EXIGENCES

Formation :

Vous disposez d’un :

  • Diplôme universitaire supérieur en règlement extrajudiciaire des litiges, droit, ressources humaines, sciences sociales ou autre domaine pertinent

Expérience :

Vous êtes doté :

  • De huit ans d’expérience en qualité d’Ombudsman et de Médiateur dans une organisation, de préférence avec une maîtrise et une connaissance du système des Nations Unies.
  • De la formation ou de l’expérience dans la résolution de conflits, y compris la médiation.
  • D’expériences acquises sur le terrain
  • D’expérience en matière de résolution de conflits.
  • D’expérience dans l’élaboration et la conduite d’activités destinées à la sensibilisation et à la formation.
  • D’une expérience avérée en matière de collaboration avec des partenaires de haut niveau.

Langue :

Vous avez :

  • La maîtrise (niveau C) de la langue anglaise ;
  • La maîtrise (niveau C) de la langue française.
  • (Extrait de linkedin.com du 26/02/2023)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/jobs/view/3488256188/

Webinaire : « Le Médiateur de la Consommation des Avocats, ou Comment tisser un meilleur lien de confiance avec nos clients » avec Me Carole PASCAREL, organisé par le CEMA, le 16/03/2023 de 18h00 – 19h30


Inscription gratuite sur https://cemaphores.org/?na=view&id=896

« Comment la médiation peut-elle intervenir dans les conflits entre médecins à l’hôpital ? » Le Professeur Yann MIKAELOFF en présente les indications, les limites et les alternatives possibles (Partie 2) (managersante.com)


« Le monde professionnel de la santé, y compris l’hôpital public, est un lieu où les intérêts parfois contradictoires des différentes catégories de personnels, comme des usagers peuvent créer nombre de facteurs de risques de souffrance au travail. Il s’agit d’un terreau fertile pour la violence et les conflits, s’aggravant mutuellement. Selon l’enquête récente du Collectif Santé en Danger sur un millier de professionnels de santé, 98% des professionnels de santé ont été victimes de violences internes ou externes dans le cadre de leur exercice professionnel au cours des 24 derniers mois. 66% des professionnels de santé ont été victimes d’injures et d’insultes dans le cadre de leur travail.

Ces violences représenteraient 22,5% des causes de démissions ou des abandons du métier, facteur majeur de la crise actuel du système de santé hospitalier. Les professionnels de santé ne sont pas ou peu formés à faire face à ces violences de façon efficiente et résiliente. Il est évoqué par l’enquête que peu de professionnels réagissent en faisant appel à leur hiérarchie, aux dispositifs d’alerte ou en portant plainte.

Concernant les conflits au travail en général, une étude (Focus RH mai 2021) indique que 85% des salariés sont y confrontés régulièrement. Une autre étude d’octobre 2021 (Opinion Way) précise qu’un mois de travail par an est perdu en conflits au travail. Traduit en coût salarial, le temps passé à composer avec les situations de conflit équivaut à plusieurs milliards d’euros chaque année. Nous consacrons en moyenne 1/3 de notre temps à lever des obstacles dans les décisions à prendre. Les facteurs de risques de souffrance au travail y sont souvent nichés.

La parole se libérant, le harcèlement moral ou sexuel au travail font l’objet de plaintes de plus en plus nombreuses. D’après une enquête de 2015, une femme sur cinq a été confrontée à du harcèlement sexuel au travail. Quant au harcèlement moral, il est mentionné dans la moitié des affaires de prud’hommes. Le secteur public, comme le secteur privé, est concerné. Selon l’enquête récente Qualisocial (21/11/22, voir article site internet Souffrance et Travail de Marie Pezé et linked-in), près d’1 agent sur 3 de la fonction publique hospitalière (27%) dit avoir été victime de situations de harcèlement au travail. Même en l’absence de statistiques spécifiques par catégories professionnelles pour l’hôpital public, ces causes de souffrance majeures au travail les impactent probablement aussi à un niveau significatif, personnellement et collectivement, affectant la santé des personnes, leur vie personnelle, comme l’efficacité et la responsabilité des organisations.

Les contentieux sur les sujets d’inégalités ou de discriminations sont en croissance également. Selon le baromètre 2016 du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail un actif sur trois dit avoir été discriminé au travail ou dans sa recherche d’emploi au cours des cinq dernières années.

Ces situations doivent être abordées avec sérieux par des évaluations et des actes de protection, comme de prévention. Elles ont des conséquences pénales et l’employeur a le devoir de protéger ses salariés. Un grand nombre d’organisations, comme des hôpitaux par exemple, mettent en place des processus internes et/ou externes pour alerter et intervenir dans ces situations. L’intervention d’un tiers médiateur avec une approche soigneusement impartiale de sa part peuvent parfois permettre de trouver les solutions adaptées, en toute conscience des écueils possibles. » (Extrait de managersante.com de février 2023)

En savoir plus sur https://managersante.com/2023/02/20/comment-la-mediation-peut-elle-intervenir-dans-les-conflits-entre-medecins-a-lhopital-le-professeur-yann-mikaeloff-en-presente-les-indications-les-limites-et-les-alternatives-possibles-pa/

Café socio : « à la découverte de la médiation en entreprise » organisé par l’APSE, le14 mars 2023 à 18h à Paris (présentiel et distanciel)


« L’APSE souhaite initier un cycle d’évènements et de réflexions autour de la médiation en entreprise.

On constate en effet un recours de plus en plus fréquent à la médiation, dans différents champs de la société, et en particulier en entreprise. Relevant de la catégorie des « MARC » (Méthodes Alternatives de Résolution des Conflits), la médiation recouvre, sous un terme commun, des pratiques pourtant très diverses avec des théories et des méthodes issues du droit, de la psychologie, de la philosophie et de la sociologie.

Si la référence ou le recours à la médiation ou au médiateur connaît un développement en France sous l’impulsion notamment du législateur, on constate également par ailleurs une certaine augmentation des situations en entreprise où la médiation peut être mobilisée : négocier, résoudre, transformer, prévenir les conflits, mais aussi développer le dialogue.

L’APSE constate de son côté d’une part que des intervenantes et intervenants sociologues se forment de plus en plus à la médiation, et que des médiatrices et médiateurs viennent chercher du côté de la sociologie, et en particulier de la sociologie de l’entreprise, un équipement théorique et pratique complémentaire.

Nous souhaitons donc, en sociologues, nous intéresser à ce phénomène, pour mieux le comprendre, à travers un cycle d’évènements en 3 étapes sur l’année 2023 :

  • « à la découverte de la médiation en entreprise »,
  • « intervenir en entreprise : regards croisés entre médiateurs et sociologues »,
  •  « quelle sociologie de la médiation et des médiateurs en entreprise aujourd’hui ? »

Ce détour réflexif sur les pratiques de la médiation en entreprise visera à explorer les rapports entretenus ou à entretenir entre sociologues et médiateurs intervenant en entreprise, qu’ils soient à l’intérieur des organisations ou dans une position de tiers externe.

Pour notre première étape d’exploration, nous vous proposons un café socio le mardi 14 mars 2023 à 18h pour partir « à la découverte de la médiation en entreprise ».

Après une introduction et une remise en contexte de la médiation en entreprise, nous vous proposerons des échanges entre participants afin d’explorer nos représentations collectives (et certainement multiples) autour de la médiation dans l’entreprise : quand et pourquoi a-t-on recours à la médiation ? qui sollicite la médiation ? dans quelle visée ? avec quelles contraintes, quels effets et quelles limites ? que dit le recours à la médiation des rapports au conflit en entreprise ? quels liens avec les différentes formes de dialogue au travail ? etc.

Cette exploration des représentations autour de la médiation en entreprise nous permettra d’orienter les évènements à suivre de ce cycle.

Vous vous intéressez à la médiation en entreprise ? Venez en discuter avec nous !

Les cafés socio APSE sont ouverts à tous (adhérents ou non). Ils sont organisés par des membres de l’association qui souhaitent échanger autour d’un sujet qu’ils amènent et explorent à leur manière, dans une ambiance conviviale et décontractée.

Cet évènement aura lieu en mode hybride, à la fois au Café du Pont Neuf et en ligne.

Café du Pont Neuf
14 quai du Louvre
75001 PARIS


Merci de vous inscrire pour des raisons logistiques,
Les participantes et participants à distance recevront un lien de connexion à notre plateforme de visioconférence le jour de l’évènement. (Extrait de apse-asso.fr/du 19/02/2023)

Inscription sur https://web.apse-asso.fr/blog/cafe-socio/a-la-decouverte-de-la-mediation-en-entreprise-14-mars-2023/

Formation de base à la médiation de 40 heures organisée par le CIMA de Lyon à partir du 28/4/2023


Programme et inscription sur http://cima-mediation.com/notre-offre-de-formation/

Webinaire : « La médiation relationnelle » avec Catherine Rossi de l’Université de Laval (Québec), organisé par l’EPG, les 23 et 30 mars 2023


Rapport 2022 de la Médiation des Communications Électroniques.


« Efficacité de la médiation

L’efficacité de la médiation au regard des chiffres de suivi des propositions de solution par les consommateurs (93%) et les professionnels (97%) se confirme toujours. Ces taux élevés de suivi des propositions de solution sont atteints grâce aux règles d’or de la médiation qui sont la compétence et l’expertise du secteur, la transparence, la neutralité, l’indépendance et la confidentialité. La médiation de la consommation du secteur des communications électroniques remplie totalement son rôle en offrant une solution de règlement amiable rapide, efficace, confidentielle et gratuite pour le consommateur, lui permettant de faire respecter ses droits. Elle est une réelle alternative au règlement judiciaire grâce à la rigueur et au professionnalisme de toute l’équipe de la médiation qui chaque année cherche à améliorer son organisation et ses outils informatiques dans ce but. Nous avons mis en place une nouvelle plateforme de saisines, d’échanges avec les opérateurs et les consommateurs et de suivi des dossiers jusqu’à leurs clôtures.

La médiation permet de désengorger les tribunaux, tout en garantissant aux parties leur droit de saisir les tribunaux si elles ne sont pas d’accord avec la proposition de médiation.

Cette efficacité de la médiation passe par le rôle important d’accompagnement et de contrôle que joue la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC) auprès des Médiateurs de la consommation qui est indispensable. Elle est le garant de son bon fonctionnement au regard des attentes des consommateurs, des professionnels et un gage de qualité des propositions de solution. »

(Extrait de rapportannuel2022)

Rapport à consulter sur https://rapportannuel2022.mediation-telecom.org/chiffrescles.php