Médiateur des relations commerciales agricoles : M. Francis AMAND est renouvelé dans ses fonctions


Légifrance, le service public de la diffusion du droit
Décret du 16 juillet 2018 portant nomination du médiateur des relations commerciales agricoles – M. AMAND (Francis)

Par décret du Président de la République en date du 16 juillet 2018, M. Francis AMAND, inspecteur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques, est renouvelé dans ses fonctions de médiateur des relations commerciales agricoles. (Extrait delegifrance.gouv.fr)

Emploi (Belgique) : Recrutement d’un(e) médiateur(trice) social(e) à la Régie des Quartiers d’Enghien asbl


Visuel

Notre Société :

La Régie des Quartiers d’Enghien asbl est un Organisme à Finalité Sociale qui œuvre dans l’insertion socioprofessionnelle sur l’entité d’Enghien.

Votre fonction :

En tant que Médiateur social vous travaillerez en étroite collaboration avec le coordinateur et/ou le Président.

Vous assumerez la mise en place de projets par la Régie tant au niveau de ses actions socio-professionnelles que celle qui visent la dynamisation du quartier.

Votre mission :

  • Gestion administrative ;

Gestion simple de la comptabilité (encodage des factures, gestion des paiements, préparation de documents financiers, …), le tout supervisé par un expert-comptable ;

  • Développer un programme d’action avec les stagiaires ainsi que leur suivi individualisé ;
  • Veiller à l’accueil et l’accompagnement psychosocial et pédagogique des stagiaires entrés en formation ;
  • Organiser la mise en œuvre, le développement et le suivi des actions individuelles et collectives à destination des stagiaires, avec l’équipe et les partenaires du projet ;
  • Concevoir et organiser des actions, méthodes d’accompagnement des stagiaires en lien avec les possibilités du marché de l’emploi, les ressources du territoire et le profil du candidat en collaboration avec le job coaching ;
  • Garantir la collecte, la compilation et la validation des données administratives relatives aux stagiaires et aux actions (justificatifs, plannings, fiches individuelles, suivi des indicateurs, respect des délais, etc. – logiciel spécifique fourni par le FLW et le FSE ;
  • Mettre en place un partenariat durable avec les différents partenaires et acteurs locaux ;
  • Gérer l’ensemble des relations avec les partenaires et intervenants et participer aux réunions internes, externes et liées aux partenaires de la Régie ;
  • Coordonner l’échange, la concertation, l’évaluation et le soutien entre partenaires et opérateurs (CPAS, Communes, SLSP, … ;
  • Etre l’interlocuteur du Fonds Wallon du Logement, de la Région Wallonne, du Forem et des partenaires pour toutes les actions de la Régie.

 

Votre profil (qualifications, expériences et compétences) :

Bachelier professionnel – La fonction est ouverte à toute personne en possession d’un diplôme de niveau de l’enseignement supérieur (Baccalauréat) dans le domaine social (assistant social) ou expérience équivalente d’au moins 2 ans dans une fonction similaire ;

Maîtrise des outils informatiques (Word, Outlook, Excel, Powerpoint,…), la connaissance du programme FLW et FSE sont un atout ;

Capacité rédactionnelle de tout type de courriers avec une bonne orthographe ;

Capacité à exécuter, dans les délais imposés, l’ensemble des tâches selon les procédures et les réglementations ;

Maîtrise de soi, sens des responsabilités et bonne gestion du stress ;

Communiquer avec aisance, tant oralement que par écrit, à l’égard d’un public varié ;

Etre doté d’un bon sens relationnel ;

Etre investi, discret, précis, rigoureux, ordonné, autonome, polyvalent, aimable, organisé, méthodique ;

Etre capable de travailler au sein d’une équipe de collaborateurs ;

Démontrer un intérêt certain pour la politique sociale auprès de personnes en difficulté ;

Disposer du permis B ;

Etre disponible rapidement ;

Connaissance du secteur de l’insertion socioprofessionnelle en Wallonie, de l’éducation permanente et de l’action sociale

Une expérience probante dans le secteur est un plus.
Nous vous offrons :

Un contrat temps indéterminée;

Régime de travail temps plein 38 H/semaine

Une rémunération à l’échelle 4.1 de la CP 329.02 ;

Des avantages extra-légaux : chèques repas, congés.

Entrée en fonction immédiate.

Intéressé(e) :

Envoyer un courriel avec lettre de motivation manuscrite scannée, un curriculum vitae et copie du diplôme à Monsieur Olivier Saint Amand, Président :  regiedenghien@gmail.com.

Date limite de dépôt de candidature : le 3 Aout 2018 (Extrait de nghien-edingen.be )

En savoir plus sur http://www.enghien-edingen.be/fr/actualites/recrutement-dun-e-mediateur-trice-social-e

Audio : la médiation par les pairs à l’école Anne Dacier à Angers (Radio You)


L’Association Graine de Citoyen et les élèves de l’école Anne Dacier à Angers vous proposent de découvrir la médiation !

La médiation est un dispositif qui permet aux enfants le midi de proposer une résolution des conflits et problèmes des autres enfants. Munis de chasubles jaunes, ils sont à l’écoute des autres et sont là pour trouver, avec les médiés, une solution à leur problèmes. » (Extrait de radioyou.radioweb du 17/07/2018)

« 6 attitudes à adopter en situation d’écoute  » par Alicia Musadi (Hema Mediation)


Les Mains, Cohésion, Ensemble

6 attitudes à adopter en situation d’écoute

Après avoir évoqué dans un article précèdent 6 attitudes à proscrire en situation d’écoute, je souhaite à présent vous parler des attitudes qu’il convient d’adopter pour écouter activement un interlocuteur.

Ecouter est une véritable activité qui suppose d’y consacrer de l’énergie, c’est pour cette raison que l’on parle fréquemment d’écoute active. Cela signifie que celui qui tend l’oreille pour recueillir des confidences ne peut adopter une attitude passive et renfermée.
Pour écouter activement, vous devez adopter les 6 comportements suivants :

  • Vous devez être disponible

Vous ne devez pas vous contenter de disposer de quelques secondes à consacrer à votre interlocuteur, vous devez pouvoir lui consacrer du temps. Préférez donc recueillir les confidences que l’on souhaite vous faire lorsque vous disposez de temps pour les entendre. L’idéal étant d’être disponible et de ne pas être en état de stress.

  • Synchronisez-vous avec votre interlocuteur

Adoptez le ton de votre interlocuteur, synchronisez votre posture ainsi que votre gestuelle sur votre interlocuteur.

  • Respectez des temps de silence

Ne coupez pas la parole à votre interlocuteur de façon intempestive, ne cherchez pas à compléter ses phrases. Votre interlocuteur aurait le sentiment que vous tentez d’écourter la conversation et pourrait ne pas se livrer entièrement.

  • Accusez réception des propos de votre interlocuteur

En accusant réception des propos de votre interlocuteur, vous lui offrez la certitude que vous lui prêtez une oreille attentive. Un simple hochement de tête peut suffire à rassurer votre interlocuteur.

  • Relancer la conversation lorsque cela s’impose

Si vous sentez que votre interlocuteur se perd dans le fil de ses pensées ou s’il ne parvient plus à avancer dans ses propos, vous pouvez relancer la conversation. Cette attitude démontrera à votre interlocuteur que vous vous tenez à ses côtés car vous éprouvez un intérêts réel pour ses paroles.

  • Effectuez des reformulations

Reformulez les propos de votre interlocuteur a pour but de répondre à deux objectif. Le premier de ces objectifs est de s’assurer de la parfaite compréhension des propos qui vous sont tenus, vous reformuler alors pour que votre interlocuteur valide les propos que vous avez compris. Le second but de la reformulation est clarifier les propos de votre interlocuteur. Ce dernier pourra ainsi vous donner les précisions qui s’imposent ou vous expliquer une seconde fois ce que vous n’aviez précédemment pas compris

Ecouter est bel est bien une activité à part entière qui suppose un travail préalable de l’écoutant et une attention de tous les instants.  » (Extrait de hemamediation. du 15/07/2018)

En savoir plus sur https://hemamediation.blogspot.com/

Centrafrique: La Russie tente une médiation entre pouvoir et groupes armés


« Prévue le 12 juillet à Khartoum, la rencontre organisée par Moscou entre le gouvernement centrafricain et les représentants des milices opérant sur le territoire du pays n’a pu avoir lieu, a-t-on appris de source gouvernementale.

« Le chef de l’Etat estime qu’il n’y a pas lieu d’engager d’autres processus tant que celui de l’Union africaine est toujours en cours », a indiqué Albert Yaloké-Mokpème, porte-parole de la présidence, qui démentait une présence officielle des autorités dans la capitale soudanaise. La tentative de médiation russe intervient alors que le panel de l’Union africaine (UA) a rencontré le même jour, pour la première fois, l’ex-président François Bozizé, en Ouganda.

Selon des sources concordantes, deux groupes armés issus de l’ex-Seleka (coalition à dominante musulmane qui avait attaqué et pris Bangui en 2013) avaient préalablement annoncé qu’ils n’allaient pas prendre part à ces discussions organisées en parallèle de la médiation officielle menée par l’UA depuis juillet 2017. Il s’agit notamment du Mouvement patriotique pour la Centrafrique et l’Union pour la paix en Centrafrique.

La Russie joue un rôle majeur en Centrafrique, facilité par sa présence au Soudan voisin. En effet, Moscou forme des militaires centrafricains depuis plusieurs mois. Les autorités russes ont, par ailleurs, depuis début 2018, déployé des formateurs militaires à Bangui, livré des armes à l’armée nationale et assurent la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.

Notons qu’outre la médiation de l’organisation panafricaine, plusieurs autres ont tenté sans succès par le passé de ramener la paix en Centrafrique, un pays rongé par un conflit meurtrier depuis 2013. » (Extrait de allafrica.com du 12/07/2018)

En savoir plus sur https://fr.allafrica.com/stories/201807130083.html

Nomination : Frédéric Visnovsky devient médiateur national du crédit


« Le dispositif public d’accompagnement des entreprises ayant des difficultés de financement a fait l’objet d’un nouvel accord de place lundi. Celui-ci prévoit son adossement à la Banque de France.

Le système public d’accompagnement des entreprises ayant des difficultés avec leur banquier ou leur assureur crédit change de patron. Lundi, le ministère de l’Economie et des Finances et la Banque de France ont officialisé la nomination de Frédéric Visnovsky au poste de médiateur national du crédit.

Ce spécialiste du contrôle des banques aura pour mission « de veiller à assurer la souplesse de fonctionnement du dispositif de Médiation qui a été l’une des clés de son succès », insistent les autorités dans un communiqué.

Secrétaire général adjoint du gendarme des banques et des assurances, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), depuis plusieurs années, Frédéric Visnovsky remplace Fabrice Pesin, parti récemment chez le courtier Cafpi . Le nouveau médiateur cumulera sa fonction avec celle de directeur de la résolution à l’ACPR.

Un dispositif renouvelé jusqu’en 2020

Lundi, Bercy, la Banque de France, la Fédération Bancaire Française (FBF) et l’Association Française des Sociétés Financières (ASF) ont par ailleurs renouvelé l’accord de place instituant la médiation du crédit jusqu’à la fin de 2020. A travers ce dernier, les établissements financiers s’engagent notamment à maintenir le financement et les garanties accordés aux entreprises qui font l’objet d’une médiation.

L’accord étend le périmètre d’intervention de la médiation aux entreprises de l’économie sociale et solidaire. Enfin, il prévoit l’adossement de la médiation du crédit à la Banque de France alors qu’elle était jusqu’à aujourd’hui dans le giron de Bercy.  Annoncée en mai, cette nouvelle organisation  veut « simplifier » et « optimiser » le dispositif s’appuyant déjà largement sur la Banque de France.

Promouvoir le financement en fonds propres des entreprises

Ce changement institutionnel intervient à l’heure où, reprise économique aidant, la médiation du crédit est beaucoup moins sollicitée qu’au moment de sa création en 2008 en pleine crise financière. En 2017, un peu plus de 2.300 sociétés, pour la plupart des très petites entreprises, ont eu recours à la médiation (contre près de 16.900 entre novembre 2008 et septembre 2009). Le service assure avoir « conforté » plus de 900 entreprises et débloqué plus de 190 millions d’euros d’encours de crédit.

« La médiation du crédit reste utile car il y a encore des dossiers », insiste Frédéric Visnovsky. Celui-ci rappelle qu’en tant que médiateur, il est également, en charge de l’observatoire du financement des entreprises. Cette instance rassemble notamment des représentants d’entreprises et de banques afin d’élaborer  des analyses et propositions sur les sujets de financement. « C’est moins le financement bancaire qui est problématique aujourd’hui. La question est plus celle de promouvoir le financement en fonds propres des sociétés », explique Frédéric Visnovsky. » – S. POULLENNEC – (Extrait de lesechos.fr du 16/07/2018)

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0301984284848-frederic-visnovsky-devient-mediateur-national-du-credit-2192537.php

« Médiation : et si les réticences étaient culturelles ?  » par Thomas Coustet (dalloz-actualite.fr)


Les modes alternatifs (MARD) pourront-ils un jour devenir des « MORD », c’est-à-dire des modes ordinaires de résolution des différends ? Si de plus en plus de professionnels du droit en font le vœu, les réticences sont persistantes.

par Thomas Coustetle 16 juillet 2018

Médiation, conciliation, procédure participative. Derrière les termes (v. Dalloz actualité, 17 déc. 2017, art. T. Coustet ), un même objectif. Celui de permettre aux parties de négocier un accord en préalable d’une décision judiciaire. Depuis une quinzaine d’années, la législation privilégie tous ces règlements des conflits, surtout en matière civile. Le projet de réforme de la justice souhaite même généraliser la tentative amiable à tous les stades de la procédure y compris l’appel « à peine d’irrecevabilité » pour tout litige « n’excédant pas un certain montant » (art. 2).

Pourtant, les retours d’expérience du terrain restent modestes. En 2015 à Bordeaux, seules cinq mesures de médiation hors famille avaient été initiées par le tribunal de grande instance. En 2018, vingt-trois médiations ont été acceptées depuis début janvier. Même réelle, la progression est encore timide à l’échelle des quelque vingt-deux mille affaires enregistrées annuellement par cette juridiction. Ce même bilan se retrouve ailleurs. L’état des lieux du dispositif dans les ressorts de Pau, Lyon et Paris s’en est fait l’écho récemment (v. Dalloz actualité, 14 mai 2018, art. P. Januel ). Partant, comment expliquer ce paradoxe ?

C’est peut-être sur le terrain de la sociologie qu’il faut commencer à chercher un éclairage. Jacques Faget, ancien avocat, directeur de recherche émérite au CNRS de Bordeaux et formateur à la médiation, a tenté d’identifier les différents facteurs culturels de développement de la médiation à l’occasion des VIIIe Assises internationales du groupement européen des magistrats pour la médiation, qui se sont tenues cette année à Bordeaux du 5 au 7 juillet dernier sur le thème « développer une culture de la médiation ».

Les poches de résistance

Les freins sont « nombreux », prévient Jacques Faget, qui en dénombre quatre.

En premier lieu, et c’est « la plus importante », « la place de l’État », assure-t-il. « Il est un des plus centralisés du monde dans la régulation des conflits sociaux. Il s’est imposé en écrasant tout pluralisme juridique né des territoires. »

De plus, « notre système de droit écrit est beaucoup moins réceptif que les systèmes de common law à l’introduction de pratiques innovantes. En outre, les professions judiciaires depuis le XIXe siècle y sont extrêmement puissantes et organisées. Or les études comparatives montrent que plus les professions sont puissantes et moins elles sont friandes des modes alternatifs qui menaceraient leur monopole sur ce que Pierre Bourdieu appelait « le marché des biens juridiques » ».

Enfin, « le poids de la religion catholique n’est pas favorable lui-même au développement de la médiation. Ce système vertical, hiérarchisé, n’est pas propice à son déploiement par nature horizontal ».

« Nous vivons dans un imaginaire juridique permanent qui organise toutes nos représentations institutionnelles », analyse-t-il. « Nos processus nous convainquent que l’État doit porter la réponse à tous les problèmes rencontrés, comme une sorte de dépendance intellectuelle. Sur le plan de la médiation, les premières expérimentations se plaçaient très loin du monde judiciaire. Elles concernaient la médiation de quartier, puis scolaire et familiale en 1983. C’est dire le déficit de culture de médiation parce que l’imaginaire juridique est surpuissant même pour les petits conflits. Le mode de communication principal est celui de l’institution. »

« C’est la crise de la rationalité juridique dans nos sociétés contemporaines liée à la crise de l’État nation »

« Le système est aujourd’hui asphyxié », reprend-il. « La temporalité de la justice actuelle est totalement anachronique dans notre société qui va très vite. Mais ce n’est pas pour cela que la culture de médiation peine à s’imposer », selon le chercheur. « C’est la crise de la rationalité juridique dans nos sociétés contemporaines liée à la crise de l’État nation. »

Les facteurs propices à son développement

« Sur le plan institutionnel, le droit est un des outils fondamentaux des États modernes néolibéraux. Les modes dérégulés des conflits menacent directement l’État tout puissant. Aussi, la promotion des modes amiables s’inscrit parfaitement dans un mode de dérégulation néolibérale puisqu’on amoindrit l’impact de l’État. »

Par ailleurs, « nos sociétés sont marquées par l’invasion des nouvelles technologies, avec la transformation du rapport spatio-temporel. La conflictualité sociale était conçue à l’origine au XIXe siècle pour des sociétés stables. À l’heure où les biens et personnes transgressent les frontières, le mode traditionnel de gestion des conflits n’a plus sa pertinence. La part des liens imposés cède le pas au lien choisi. La société met donc en capacité les gens à inventer leurs propres normes. Dans ce système, la médiation a toute sa place en complémentarité aux institutions qui conservent leur validité. On est dans une société de plus en plus contractualisée ».

« La médiation judiciaire va sécréter une culture judiciaire et non une culture de la médiation. »

Paradoxalement, en France, la médiation se développe par l’État. C’est le cas, par exemple, de la médiation familiale. En définitive, « la médiation judiciaire va sécréter une culture mais ce n’est qu’une culture judiciaire et non une culture de la médiation », conclut le chercheur.

Peut-être faudrait-il que les pouvoirs publics s’emparent de cette question et cherchent à réguler l’activité sur des principes éthiques communs, sous peine de voir évoluer un dispositif à deux vitesses. D’un côté, les modes amiables judiciaires imposés, à l’heure de la multiplication des plateformes en ligne, et, de l’autre, la médiation conventionnelle – donc choisie – qui s’installe progressivement dans les procédures internes des entreprises.

Une dynamique qui se retrouve dans les chiffres. Le 13 juin 2018, le centre de médiation et d’arbitrage de Paris (CMAP) relevait justement dans ses statistiques annuelles une augmentation des recours à la médiation conventionnelle par les entreprises. En 2017, l’initiative privée représente 62 % du total des affaires contre 38 % pour la médiation judiciaire.  » (Extrait de dalloz-actualite.fr/ du 16/07/2018)

En savoir plus sur https://www.dalloz-actualite.fr/flash/mediation-et-si-reticences-etaient-culturelles#.W00NFfZuK70

Suisse : le Conseil fédéral veut modifier l’art. 53 du code pénal ce qui risque de poser des problèmes pour la médiation pénale en Suisse


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« Médiation pénale en Suisse. Le code pénal prévoit, à l’art. 53, la possibilité de classer une procédure pénale ou de renoncer à une peine lorsque l’auteur des faits a réparé le dommage. C’est notamment  par ce biais que la médiation pénale peut être organisée en Suisse, à l’exemple du Canton de Genèvehttps://lnkd.in/gx3HyCt . Le Conseil fédéral veut modifier cette disposition en la rendant plus contraignante mais aussi en liant la réparation à la reconnaissance par l’auteur des faits reprochés : https://lnkd.in/g7yscKy » ( Anne Catherine Salberg )

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6420531177089835008/

Article : « Champ d’application des « diligences entreprises en vue de parvenir à une résolution amiable du litige » requises par l’article 58 du Code de procédure civile » par Jean-Philippe Tricoit (Le blog de Jean-Philippe Tricoit)


Capture.PNG23.PNG« Acte d’huissier de justice par lequel le demandeur cite son adversaire à comparaître devant le juge (C. proc. civ., art. 55), l’assignation contient diverses mentions à peine de nullité (C. proc. civ., art. 56 ; ex. : indication de la juridiction saisie ; objet de la demande ; etc.).

Depuis un décret de 2015 (Décr. n° 2015-282 du 11 mars 2015 relatif à la simplification de la procédure civile à la communication électronique et à la résolution amiable des différends, JO, n° 62, 14 mars 2015, p. 4851), art. 18), il est prévu également que « sauf justification d’un motif légitime tenant à l’urgence ou à la matière considérée, en particulier lorsqu’elle intéresse l’ordre public, l’assignation précise également les diligences entreprises en vue de parvenir à une résolution amiable du litige » (C. proc. civ., art. 56, al. 3).
La même prescription est posée pour la requête et la déclaration régies par l’article 58 du Code de procédure civile.
On sait, de source sûre, qu’ « en tout état de cause, cette mention n’est pas prévue à peine de nullité » (Circ., BO min. Justice, 2015, p. 6).
Cette posture est reprise unanimement par les juridictions du fond (par ex. : TGI Paris, 3e Ch., 4e sect., 8 juin 2017, RG n° 16/02842, inédit ; CA Cayenne, Ch. civ., 6 mars 2017, RG n° 16/00051, inédit).

Au delà, la jurisprudence des juges du fond retient une interprétation large des diligences au sens de l’article 56 du Code de procédure civile. Ainsi, constitue des diligences en vue de parvenir à une résolution amiable la mise en place de délais de paiement (Douai, 2e Ch., 1re sect., 9 mars 2017, RG n° 16/05160, inédit).
Il n’est guère douteux que les mêmes solutions s’appliquent, en raison de l’identité des obligations, aux hypothèses de l’article 58 du Code de procédure civile.
Dans une décision du 24 mai 2018 (Cass. 2e civ., 24 mai 2018, n° 17-18.458 et 17-18.504), la deuxième chambre civile statue sur une demande d’annulation de la réclamation par un avocat soumise au bâtonnier dans le cadre d’une procédure de contestation d’honoraires (Pour le détail de la procédure,  Décr. n° 91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d’avocat, art. 175). Le motif avancé tient au défaut de mention, dans l’acte introductif d’instance, des diligences entreprises en vue de parvenir à une résolution amiable du litige

Pour la deuxième chambre civile, cette catégorie de réclamation est exclue du champ d’application de l’article 58 du Code de procédure civile. En ce sens, elle énonce que « la réclamation soumise au bâtonnier en matière d’honoraires, prévue par l’article 175 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 qui instaure une procédure spécifique, échappant aux prévisions de l’article 58 du code de procédure civile« .
Par voie de conséquence, cette réclamation ne doit pas comporter ladite mention relative aux diligences et requise par l’article 58 du Code de procédure civile. Il en résulte que « c’est à bon droit que le premier président a rejeté la demande de nullité […] sur ce fondement« . » (Extrait de jptricoit.over-blog.fr du 13/06/2018

En savoir plus sur http://jptricoit.over-blog.fr/2018/06/les-diligences-entreprises-en-vue-de-parvenir-a-une-resolution-amiable-du-litige-des-articles.html

Sénégal: Une plateforme de médiation installée à Kaffrine


APS

« Le médiateur de la République, Me Aliou Badara Cissé, a procédé mercredi à l’installation d’une plateforme de médiation dans la région de Kaffrine (centre), en vue de contribuer à rapprocher davantage les services de l’Etat des populations locales, a constaté l’APS.

Cette cérémonie s’est tenue dans le cadre d’une tournée du médiateur de la République dans la région de Kaffrine, déplacement au cours duquel il a rencontré le gouverneur Jean Baptiste Coly, de même que les responsables d’organisations de jeunes et de femmes ainsi que des autorités religieuses et coutumières.

Notre déplacement porte sur l’exécution de programmes réguliers que la médiature de la République du Sénégal se fixe pour davantage de proximité, et cela, en réplique immédiat à des suggestions très fortes du chef de l’Etat », Macky Sall, a expliqué Me Cissé.
Il dit avoir « appris beaucoup de choses sur les questions de sécurité, sur les questions liées aux inondations, sur les incidences des inondations sur le cheptel, sur les phasages en coupure d’eau et d’électricité ».
Les populations de la région de Kaffrine, par la voix de leurs représentants, ont de leur côté fait part de leurs revendications portant notamment sur le manque d’infrastructures notamment scolaires, le prix de vente de l’arachide jugé faible, les problèmes de l’abattement et d’accès des femmes au foncier.
Après la mise en place de la plateforme de médiation installée à Kaffrine, « nous pourrions porter à l’attention du chef de l’Etat comme la loi nous y oblige, le produit de toutes nos observations pour que des actions concrètes puissent être tirées », a indiqué le médiateur de la République.
« Je reviendrai à Kaffrine pour voir quelle suite a été donnée au compte rendu que j’ai effectué, prenant les populations de Kaffrine à témoin, et de cette plateforme que nous avons mise en place », a-t-il promis.  » – MNF/BK – (Extrait de aps.sn du 11/07/2018)

Cameroun : la commission Musongue invitée à s’imprégner de l’expérience française de la médiation


« L’ambassadeur de France a invité la Commission de promotion du bilinguisme et du multiculturalisme à aller s’imprégner de l’expérience française de la médiation.

La commission nationale de promotion de bilinguisme et du multiculturalisme est invitée en France pour découvrir le système de médiation de ce pays.

La proposition faite le 4 juillet par le chancelier de la France au Cameroun survient près de  deux semaines après une mission de cette Commision en Suisse. Elle y apprenait les pratiques suisses en matière de bilinguisme.

Ce pays avec ses neuf langues que sont l’allemand, le français, l’italien, le romanche, le bavarois, le walser, le franco-provençal, le yiddish et le yeniche, s’était porté volontaire pour accompagner le Cameroun dans ce défi que vient mettre en exergue la crise anglophone.

La mission de la commission Musonge en Suisse figurait au menu des échanges avec le diplomate français.

Celui-ci a fait valoir le fait que la France recourait aux services de médiateurs indépendant à l’échelle nationale. Mais que d’autres médiateurs intervenaient au niveau des régions, départements et communes, pour résoudre les problèmes.

Pour le Cameroun, il s’agit de sortir de l’impasse dans laquelle le pays est tombé en novembre 2016, après une manifestation des avocats anglophones qui réclamaient la prise en compte des deux systèmes juridiques existants au Cameroun. Ces manifestations, violemment réprimées, ont débouché sur une récupération des enseignants anglophones, puis des activistes séparatistes. Depuis, les positions se sont durcies. Le gouvernement arguant que le Cameroun est un et indivisible tarde à ouvrir un dialogue inclusif tel que demandé. Pour lui, pas question de négocier avec des « terroristes ». De l’autre côté, les actions de certains sympathisants de la cause sécessionniste se sont muées en attentats. Populations civiles, militaires et autorités administratives sont leurs cibles au quotidien. » (Extrait de journalducameroun.com du 8/07/2018)

En savoir plus sur https://www.journalducameroun.com/256702-2/