Médiation sociale : Clichy est la première commune à obtenir la certification en médiation sociale


mediationsociale

(Clichy, Hauts-de-Seine, 61 100 hab) En juin 2019, Clichy, commune limitrophe de Paris, a été la première ville de France à décrocher la nouvelle certification « Médiation sociale » définie par l’Afnor. Fruit d’un travail de deux ans avec les professionnels de la médiation, cette norme XP X 60-600 définit pour la première fois la médiation sociale et le métier de médiateur social.

Alors que les médiateurs sociaux ont prouvé leur efficacité, il n’existait, jusqu’ici, aucun document de référence pour encadrer ce métier. « Nous nous sommes dotés d’un service de médiation il y a vingt ans, à l’époque des emplois-jeunes. Ces agents ont d’abord été correspondants de nuit, avant d’être affectés en journée aux abords des collèges pour prévenir les incivilités et les agressions », rappelle Stanislas Ripoche, directeur de la prévention.

Au fil des ans, le service s’est étoffé et compte, aujourd’hui, quatorze agents titulaires. « Tout le monde s’accordait à reconnaître l’importance du dispositif. Pour autant, les médiateurs souffraient d’un manque de reconnaissance professionnelle. Il devenait impératif de les sortir de cette appellation de grand frère et de les positionner comme des acteurs de référence, des professionnels de la médiation », explique Linda Maguarian, la directrice générale des services. » – Nathalie Perrier – (Extrait de lagazettedescommunes.com du 30/04/2020)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/675103/pour-la-premiere-fois-en-france-une-commune-obtient-la-certification-en-mediation-sociale/?RelatedContentIds=Article-BB12nEVN,Article-BB12mK3W,Article-BB11Tcqm

Coronavirus : les médiateurs sont plus dans la prévention à Brest


Comme ses collègues, Émeline Marco voit son travail de médiatrice évoluer, en cette période de confinement.

Sur le pont, mine de rien, ils sont encore nombreux. Comme les médiateurs, en ville. Mais en ces temps de crise de coronavirus, Émeline Marco pratique à Brest son métier de façon bien différente que d’ordinaire.

« On rencontre tout le monde, tous les publics. Des gens nous voient dans la rue, viennent nous poser des questions alors qu’ils ne le feraient pas d’habitude ». Émeline Marco, 32 ans, comme ses collègues médiateurs de la métropole brestoise, a comme changé de métier, depuis le confinement lié à la crise du coronavirus il y a un peu plus d’un mois. De la prévention plutôt que de la médiation.

«Certains nous disent : merci d’être là ! »

« C’est étrange de voir qu’il n’y a personne dans les rues, surtout les premiers jours, le matin. Plus calme qu’un dimanche ! Et on fait plus de la prévention que de la médiation ».

On explique aux quelques récalcitrants les risques qu’ils prennent et qu’ils encourent une amende de 135 euros

Il y a peu de monde en effet dans l’espace public à s’invectiver, à s’embrouiller voire à se battre. « Et quand on fait des recommandations, il y a très rarement des incidents. Certains nous disent plutôt : « merci d’être là ! » L’attestation, comment la remplir, c’est entré dans les têtes. Il faut veiller aussi à la distanciation », reprend la jeune femme.

Pas plus que d’ordinaire, les médiateurs ne peuvent verbaliser. « On rappelle les règles du confinement, les arrêtés. On explique aux quelques récalcitrants les risques qu’ils prennent et qu’ils encourent une amende de 135 euros. Mais globalement, les consignes sont bien respectées ». Pas de masque pour ces professionnels mais du gel hydroalcoolique, les gestes barrières et « une distanciation d’au moins 2 m ou 2,50 m avec les gens avec qui on parle. D’habitude, on est plus proche… ». (Extrait de letelegramme.fr du 24/04/2020)

En savoir plus sur https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/les-mediateurs-sont-plus-dans-la-prevention-24-04-2020-12543653.php?RelatedContentIds=Article-BB12t1ML

« Utilisation de l’anthropologie pour la médiation sociale et religieuse – Analyse » par Mohamed CHTATOU, professeur, Université de Rabat (Maroc) (en anglais traduction Google en français)


Eurasia Review

« Alors que les sociologues de la religion retracent généralement leur ligne de pensée aux philosophes des Lumières, Les anthropologues revendiquent une tradition plus lointaine : des anciennes investigations d’Hérodote parmi les peuples barbares aux observations du père Jean-François Lafitau sur les coutumes des sauvages américains par rapport aux coutumes des premières fois (1712), en passant par la fameuse controverse Valladolid (1550) sur la religion naturelle des « fils d’Adam » ou les divers récits de rencontres avec des hommes nus (Hans Staden , 1557; Jean de Léry, 1578).

Anthropologie culturelle moderne

L’anthropologie culturelle moderne est l’héritier de cette « révolution sociologique du regard », comme l’a dit Roger Caillois, dans laquelle le proche devient soudain étrange au contact des lointains : Montaigne racontant comment les trois « naturels » transplantés à Rouen en 1562 s’étonnent que l’imposant homme d’armes ne s’agenouille de façon dévot devant un minuscule enfant-roi, nous laisse avec un récit paradigmatique de celui-ci.

L’observation, la description et la réflexion sur la décacité forment la base d’une connaissance de l’altérité culturelle dont la formation disciplinaire est étroitement associée à la connaissance du phénomène religieux en même temps qu’à la colonisation occidentale du monde. La marche d’une civilisation est ponctuée de conflits qui concernent à la fois les aspects moraux (personnels) et sociopolitiques (collectifs), et l’évolution de la forme de religion constitue souvent une place entre ces deux catégories d’aspects.

Plutôt que de diluer cette formation dans les pensées contemporaines qui l’accompagnent (Hegel, Marx, Durkheim, Weber, Freud, Jung), Lionel Obadia se limite à un parcours académique marqué par quatre moments : l’évolutionnisme qui distingue sur un continuum temporel les religions primitives des religions civilisatrices (théories anthropologiques de la fin du 19E siècle), le fonctionnalisme qui définit les fonctions sociales du sentiment religieux (enquêtes ethnologiques de l’entre-deux-guerres), le structuralisme qui tend à dissoudre l’instance religieuse dans le symbolisme humain (analyse mythologique), l’éclectisme épistémique qui reprend la croyance en des actes au sein de cultures intersusiques – un forum interdisciplinaire et herméneutique que l’auteur ne définit pas exactement de cette façon, mais dans lequel il présentera les propositions appropriées à la tradition anthropologique.

La religion est un phénomène culturel universel et un sujet central d’étude en anthropologie. Cependant, il y a un manque flagrant de consensus sur sa définition et son origine dans les manuels d’introduction et les dictionnaires d’anthropologie. Cependant, les hypothèses et les modèles explorant cette question sont disponibles en psychobiologie depuis une vingtaine d’années. Nous devons déterminer si la définition et les explications de la religion proposées par l’anthropologie sont compatibles, en tout ou en partie, avec des données et des modèles de psychobiologie. Une synthèse des hypothèses psychobiologiques est d’abord présentée ; il sert de point de comparaison analytique avec les théories anthropologiques de la religion.

Deux de ces théories, celles d’Edward Burnett Tylor ([1874] 1889) et Clifford Geertz ([1966] 2010), sont d’un grand intérêt pour leurs éléments universels (explicites et implicites) et leurs principes théoriques. Ces deux auteurs sont connus pour leur influence majeure basée sur des fondements théoriques. La théorie de Tylor soutient l’hypothèse que certaines conceptions anthropologiques et explications de la religion sont compatibles avec les explications psychobiologiques.

À partir du milieu des années 19E siècle, l’étude des mythes est devenue une discipline académique. Le mythe était considéré comme un objet de réflexion, alors même qu’il se retirait de la sphèresociale, puisque notre monde est devenu plutôt démythologisé : la culture mythique s’est réfugiée dans la littérature ou dans l’art, qui est devenu une sorte de conservatoire. Les mythes n’ont plus d’impact religieux dans nos sociétés sécularisées.

Au cours des dernières décennies, cependant, les recherches menées par des historiens de la religion, des anthropologues et des ethnologues se sont concentrées sur la permanence de la pensée mythique dans les sociétés modernes. Par conséquent, les mythes ont été considérés dans leur nécessité, comme des systèmes de représentations qui sont constitutives de toute culture, et qui répondent à une structure fondamentale de l’imagination.

(….)

Conclusion : La médiation socio-anthropologique est probablement la réponse au conflit aujourd’hui

En réponse aux problèmes sociaux et économiques de la périphérie urbaine, la politique urbaine a rapidement recours à la médiation sociale, transformant son objectif par des législations successives. D’un remède contre la délinquance et le sentiment d’insécurité, la médiation sociale est devenue un mécanisme institutionnel conçu pour résoudre des problèmes au-delà de son champ d’application initial, et encore aujourd’hui, un moyen de contrôle social et de régulation des « banlieues en crise ».

Les émeutes d’octobre 2005, novembre 2007 et juillet 2010 qui se sont produites dans quelques quartiers précaires de logements sociaux à la périphérie des agglomérations urbaines en France, ont une fois de plus mis la question des banlieues sensibles au premier plan de la scène politique et médiatique. Ces émeutes sont sans aucun doute l’élément le plus visible de ce que les spécialistes des sciences sociales appellent la crise urbaine. Cette crise se caractérise par des phénomènes de désorganisation sociale (dégradation des biens publics et privés, incivilités, délinquance, conflits de voisinage, actes de racisme, etc.), par des logiques de ségrégation (marginalisation d’autres personnes différentes, retrait marqué dans des territoires sûrs, etc.) et par des inégalités sociales et territoriales (taux de chômage, prestations sociales et pauvreté dans les zones urbaines sensibles que dans le reste des agglomérations urbaines). , moins d’accès aux soins de santé ou à l’enseignement supérieur dans les quartiers à faible revenu que dans les centres-villes, etc.).

Si les émeutes rappellent à quel point la crise urbaine est encore présente, il n’en demeure pas moins que, depuis près de quarante ans, les pouvoirs publics s’efforcent de mettre en place des remèdes à cette crise, dont les lotissements appauvris et stigmatisés à la périphérie des villes représentent l’épicentre. Regroupés dans ce qu’on appelle aujourd’hui la politique urbaine générique, ces remèdes vont des opérations techniques (rénovation de l’environnement bâti, amélioration de l’environnement urbain, démolition des bâtiments, etc.) aux moyens économiques (installation d’installations supplémentaires, création de nouvelles activités, etc.), en passant par les interventions sociales (développement de la médiation et des activités socioculturelles, lutte contre les pratiques délinquantes, promotion de la santé, etc.) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) , création de zones exemptes d’impôt, etc.)

La médiation sociale a la ville comme cadre principal, et c’est précisément la politique de la ville qui a soutenu les premières expériences dans ce domaine. Déjà dans les années 1980, les conseils locaux de prévention de la délinquance (CCPD) ont mis en avant diverses initiatives pour faire face aux conflits mineurs dans la vie quotidienne et rebâtir les liens sociaux dans les quartiers défavorisés. Ces initiatives reposaient d’abord et avant tout sur une approche citoyenne, communautaire et souvent volontaire, semblable à celle des femmes qui s’entaugèrent. Issues de la population de quartiers « sensibles », les femmes-relayeuses assument le rôle d’interprètes, de médiateurs ou de régulateurs de tensions interculturelles. Ils servent de lien entre les administrations et les individus qui sont « perdus » par la langue, la culture et diverses difficultés.

Les « grands frères », par exemple, sont, comme leur nom l’indique, des garçons qui sont censés représenter des figures d’autorité. Ces jeunes garçons, dans la vingtaine, remplaceraient des pères qui ont perdu leur autorité et auraient plus d’influence sur les adolescents. Ils devraient avoir une autorité naturelle en raison de l’âge, de la connivence géographique et de la proximité culturelle. L’idée est de faire ressortir des chiffres exemplaires, payés pour leur rôle de artisans de paix, avec l’idée que d’autres mécanismes sociaux ne semblent plus être très efficaces pour contenir le désordre dans les banlieues défavorisées.

(Extrait de eurasiareview.com du 7/04/2020)

Article à consulter sur https://www.eurasiareview.com/07042020-using-anthropology-for-social-and-religious-mediation-analysis/

 

« Médiation et travail social : concurrence ou complémentarité ? » par Fathi Ben Mrad, Hommes & Migrations , 1998 , N°1215 pp. 67-80


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Résumé
Le concept de médiation sociale oppose aujourd’hui deux catégories d’acteurs sociaux. D’un côté , les travailleurs sociaux institutionnels, qui revendiquent leur légitimité d’experts et leur compétence professionnelle acquises au terme d’une longue formation spécialisée. De l’autre , les nouveaux agents locaux , ancrés dans les quartiers , se prévalent d’une connaissance plus intimiste de l’habitant. Par ailleurs, l’auteur met en évidence une autre contradiction : la démarche participative et responsable des citoyens préconisée par certains, ne peut, pour d’autres, être pleinement réalisée en l’absence d’outils fonctionnel

Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1998_num_1215_1_3224

 

« Médiation et médiateurs sociaux : entre nomination et professionnalisation » par Demazière Didier (Formation Emploi. N.86, 2004. p 11-2


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Résumé
La médiation sociale est une appellation professionnelle récente, produite par les pouvoirs publics, en particulier dans le cadre du programme « nouveaux emplois et nouveaux services » ou « emploisjeunes ». Ce processus d’imposition d’une catégorie professionnelle invite à analyser les traductions de cette dénomination en activités et, ce faisant, à interroger la production éventuelle d’un groupe professionnel. Cet article rend donc compte des modalités de formalisation, d’explicitation, de mise en oeuvre et de réalisation du travail des médiateurs. Trois dimensions sont explorées : les relations avec
la hiérarchie, avec des professionnels reconnus, et enfin avec les destinataires et usagers. En raison de décalages persistants entre ces registres, la dynamique de professionnalisation, annoncée comme un objectif prioritaire du dispositif, apparaît problématique et défaillante. Ces décalages rendent le travail de médiation invisible en dehors des scènes particulières où il est effectué. (Extrait de

Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/forem_0759-6340_2004_num_86_1_1689

« Le recours à des modes informels de régulation : un« champ »limité ? Récits et expériences de médiateurs sociaux et d’intervenants en gestion de conflit au Québec et en Ontario » par Véronique Strimelle dans LEMONNE A., STRIMELLE V. et F. VANHAMME (Eds.) (2019). « Justice ! ». Conflits de savoirs, savoirs en conflit, Montréal : Érudit, Livres et Actes


Résumé
La recherche présentée dans le cadre de ce chapitre s’inscrit dans une réflexion plus globale portant sur les modes de régulation existant hors du cadre pénal. En analysant les propos de trente-deux médiateurs sociaux et intervenants assurant des services spécialisés en règlement des conflits, nous voulons mieux comprendre ce que font ces praticiens considérés comme alternatifs quand leur intervention est requise pour régler un conflit. Nous voulons aussi mieux comprendre les relations qu’ils entretiennent avec les autres organismes de régulation sociale, particulièrement quand leur savoir entre
en conflit avec les savoirs plus « reconnus » légalement. (Extrait de

article à consulter :https://www.erudit.org/en/books/hors-collection/justice-conflits-de-savoirs-savoirs-en-conflits/000290li.pdf

« La médiation urbaine, un champ émergent qui participe à la construction sociale des métropoles », Maël Meralli-Ballou, Thèse de doctorat en géographie, aménagement et urbanisme , Université Lyon II, 2014, 485p.


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Résumé : Les outils de la médiation urbaine, des nouvelles pratiques qui participent àla construction sociale des métropoles Cette recherche interroge l’apparition de nouvelles pratiques visant à donner corps aux territoires. Les évolutions contemporaines et notamment le phénomène de métropolisation entraînent des mutations importantes des systèmes socio-spatiaux locaux. La désynchronisation entre les territoires administratifs et les territoires fonctionnels s’étend. Au-delà de la recherche d’une adéquation impossible entre ces deux types de territoires, nous supposons que le hiatus entre les représentations des territoires, adossées sur les échelles institutionnelles, et l’apparition de nouveaux territoires pose problème. Le manque de repères territoriaux adéquats empêcherait l’émergence de représentations partagées du territoire métropolitain. Au prisme du concept de médiation, nous proposons une nouvelle catégorie d’action : biennales, capitales européenne de la culture, nuits blanches, autant de dispositifs qui ont pour objet de construire des représentations de l’échelle métropolitaine. Nous optons ainsi pour une définition de la médiation comme principe de construction de la société, au travers de la création de références communes durables, dépassant les relations interpersonnelles. Dans cette optique, la médiation urbaine rassemble l’ensemble des nouveaux dispositifs visant à repenser les représentations des territoires. Nous admettons un renouvellement des pratiques au regard des modifications profondes induites par le phénomène de métropolisation. Nous proposons, dans un premier temps, une analyse de 77 actions pour mettre en avant les caractéristiques communes de ces nouveaux dispositifs. En proposant une grille d’analyse des actions nous mettons en avant l’impératif symbolique et rassembleur de ces nouvelles actions et sa constitution en tant que nouveau champ social. Dans un second temps, nous nous focalisons sur le contexte de la région lyonnaise. Nous analysons le processus de structuration locale des actions. La problématique se focalise alors sur la distinction entre entrepreneurs métropolitains et acteurs locaux, le terme de médiation faisant ressortir les tensions entre intérêt collectif et intérêt général, construction des territoires et pouvoir.

Mots clés : médiation, métropolisation, Lyon, Utopies Réalisées, territoire, médiation urbaine

Thèse à consulter sur http://theses.univ-lyon2.fr/documents/lyon2/2014/meralli_ballou_m/pdfAmont/meralli_ballou_m_these.pdf

ou https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=139

Vidéo : P R O M E V I L à 2 5 A N S en 2 0 2 0


« Nous agissons tel un fluide dans les rouages de notre société pour créer du lien. Cette année, notre association Promevil à un quart de siècle » (25 mots pour 25 ans !)

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Vidéo à consulter sur https://vimeo.com/384735702

Emploi : Agent local / Agente locale de médiation sociale (H/F) 75 – PARIS 15


Logo Pôle emploi

Vos missions : Accueillir un public et faire vivre un point d’accueil

Mener des actions de médiation (accueil individuel et animation collective)

Offrir un service personnalisé aux usagers du PIMMS

Assurer la gestion administrative de l’activité Faire vivre et développer un réseau de partenaires.

Profil recherché : Formation dans le secteur social ou administratif

Bonne communication orale et écrite (entretiens individuels, aide au remplissage de dossiers administratifs, à la formulation de courriers, )

Maîtrise de l’outil informatique

Goût du contact et sens du relationnel

Autonomie, initiative, rigueur et organisation.

Esprit d’équipe.

Pour ce poste, vous déterminerez le développement de vos compétences avec votre conseiller(e) Pôle Emploi, dans le cadre du Parcours Emploi Compétences (PEC) – Contrat d’accompagnement à l’Emploi (CAE).

Type de contrat
Contrat à durée déterminée – 12 Mois
CUI – CAE
Durée du travail
35H Horaires normaux
Salaire
Salaire : Mensuel de 1540,00 Euros à 1541,00 Euros sur 12 mois

PROFIL SOUHAITÉ

Expérience

  • Débutant accepté

Savoirs et savoir-faire

  • Bonne communication orale et écriteCette compétence est indispensable
  • Maîtrise de l’outil informatiqueCette compétence est indispensable
  • Accueillir les personnes
  • Analyser la situation et les besoins de la personne
  • Contribuer par une démarche de médiation à la résolution de situations conflictuelles
  • Identifier les motifs de tension, les dysfonctionnements, les dégradations, les risques de conflit
  • Intervenir en habitat collectif
  • Orienter une personne vers des partenaires relais
  • Renseigner un public, des usagers
  • Techniques de médiation
  • Techniques de prévention et de gestion de conflits

Savoir-être professionnels

  • Travail en équipe
  • Autonomie
  • Prise de recul

(Extrait de candidat.pole-emploi.fr du 14/01/2020)

En savoir plus sur https://candidat.pole-emploi.fr/offres/recherche/detail/098BYWJ

BOISSY-SAINT-LEGER : DES MÉDIATEURS AU SERVICE DU BIEN-ÊTRE COLLECTIF


Quatre médiateurs ont fait leur arrivée à la Haie-Griselle afin de sensibiliser les habitants et de préserver la tranquillité du quartier.

Depuis le 13 septembre, un dispositif de médiateurs a été mis en place au sein du quartier de la Haie-Griselle afin de favoriser la tranquillité du quartier et de lutter contre les incivilités. A l’initiative de Paris Habitat et RATP Habitat et sur demande de la Ville, quatre médiateurs sont désormais présents dans le quartier pour y effectuer des rondes et ainsi veiller à la préservation du bien-être collectif et au bon état des infrastructures constituant le cadre de vie des très nombreux habitants.

Les médiateurs sont présents du lundi au vendredi, de 17h à 22h en hiver et le seront de 18h à 23h en été. Ils effectuent leurs rondes par équipe de deux. Ces médiateurs rattachés à la Régie de quartier de Créteil, qui est présente dans plusieurs quartiers du territoire de Grand Paris Sud Est Avenir, sont des professionnels de la médiation et sont titulaires d’un diplôme d’Etat.

« Nous ne sommes pas là pour faire de la répression mais de la pédagogie préventive » Jean-Jacques Porcheron, Président de la Régie de quartier de Créteil.

LES MÉDIATEURS À LA RENCONTRE DES HABITANTS : PÉDAGOGIE, INFORMATION ET PRÉ-MÉDIATION

  Sur le terrain, Beny, Evenel, Yveline et Suzanne vont à la rencontre des habitants pour se faire connaître et pouvoir prendre connaissance des dysfonctionnements ou des problèmes pouvant nuire à la vie du quartier. Ils assurent ainsi une veille technique (état du matériel, bon fonctionnement des éclairages, respect de la propreté…). Ils ont également une fonction de conseil de proximité qui peut prendre différentes formes :
D’abord, de la pédagogie auprès des habitants du quartier pour la préservation du bien-être collectif et pour le respect des règles de vie commune afin de lutter contre tous types de nuisances (dépôts d’ordures inappropriés, nuisances sonores, etc…).
De la pré-médiation en cas de conflit en tentant de mettre en contact les personnes en désaccord. Ils cherchent ainsi à mettre en place un processus de rencontre et d’écoute, dans le but qu’un accord pouvant régler le problème soit formalisé entre les parties.
Enfin, les médiateurs remplissent une mission d’information en conseillant et en orientant les habitants demandeurs vers les structures ou les dispositifs divers (structures d’accueil, associations…). « On peut être amené à communiquer aux gens des renseignements dont ils n’ont pas forcément connaissance », note Jean-Jacques Porcheron, Président de la Régie de quartier de Créteil.

TROIS MOIS APRÈS L’ARRIVÉE DES MÉDIATEURS, LES HABITANTS SATISFAITS

MEDIATEURS 2

En plus de leurs rondes au sein du quartier, ils peuvent être amenés à intervenir de façon ciblée pour alerter certains foyers. Par exemple, pour sensibiliser aux bons gestes de tri ou éviter le jet d’ordures ou pour insister sur la nécessité qu’un jeune adolescent ne traîne pas dehors à des heures tardives. Après un peu plus de 3 mois depuis l’arrivée de ces médiateurs, les habitants du quartier ont fait part de leur satisfaction. « Beaucoup d’entre eux nous disent que la présence des médiateurs est rassurante et qu’ils se sentent plus en sécurité », note Jean-Jacques Porcheron. Ces médiateurs, dont la présence est assurée pour au moins deux ans, continueront d’être présents pour prévenir les incivilités et veiller ainsi au bien-être des habitants de la Haie-Griselle. (Extrait de ville-boissy-saint-leger.fr)

En savoir plus sur http://www.ville-boissy-saint-leger.fr/La-ville/Nos-articles-Mag/Des-mediateurs-au-service-du-bien-etre-collectif

MANIFESTE Pour le « droit d’accès à la médiation pour tout citoyen européen » du CreE-A (Création d’un espace Européen de la Médiation pour l’inclusion sociale)


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Les acteurs et partenaires du projet CreE.A lancent un appel pour que soit institué au niveau européen un droit d’accès à la médiation pour tous les citoyens et tous les problèmes de vie qui les concernent, par l’implantation d’espaces de médiation au sein des territoires, villages et quartiers. 

Pourquoi ce droit au niveau européen ?

Ce droit est une exigence face aux menaces qui pèsent sur nos sociétés démocratiques européennes. n Parce qu’à la montée des tensions et conflits qui déchirent le tissu social (conflits du quotidien entre individus, entre groupes sociaux ou d’origine ethnique ou religieuse différente, entre générations, ou encore entre individus et institutions…), la médiation en général et la médiation sociale en particulier font le pari de leur résolution pacifique et pacifiée.

-Parce qu’à une société de défiance, alimentée de peurs multiples, qui ne voit de recours que dans une société de surveillance et la multiplication de mesures sécuritaires, la médiation en général et la médiation sociale en particulier font confiance dans la capacité des citoyens à se rencontrer et dialoguer pour résoudre ces conflits qui minent leur quotidien et génèrent une profonde souffrance sociale.

-Parce qu’au sentiment de non-reconnaissance de nombre de citoyens européens de la part de leurs institutions – alimentant une rupture vis-à-vis d’elles, au risque de dérives anti-démocratiques – la médiation en général et la médiation sociale en particulier proposent des espaces d’accueil et d’écoute permettant à tout citoyen d’agir pour faire valoir leurs droits dans un cadre de respect et d’ouverture à l’autre et avec les institutions. Elle développe les capacités d’agir des individus et des groupes pour relever les défis et/ou enjeux auxquels ils sont confrontés.

La préservation et le développement du modèle démocratique et social de l’Europe est à ce prix. L’Europe se doit d’être sociale. L’Europe se doit – selon le vœu du Conseil de l’Europe – d’être interculturelle, pour s’enrichir des différences de ses multiples cultures. L’Europe se doit d’être fidèle à ses valeurs de tolérance, d’ouverture à l’autre. L’Europe se doit de préserver et développer les liens sociaux entre citoyens européens

Telle est l’ambition de la médiation sociale, qui se définit comme « un processus de création ou de réparation du lien social » (Séminaire de Créteil, Septembre 2000). 
Elle fait tous les jours ses preuves, dans tous les lieux sociaux où elle intervient.

-Elle s’inscrit dans l’émergence du « tiers » comme figure institutionnelle dans les relations entre individus et institutions. C’est le cas à travers la nomination dans la plupart des pays européens des fonctions de l’Ombusmän, du défenseur des droits, défenseur du peuple, défenseur du citoyen ou simplement médiateur. Cette figure du « tiers » s’impose également dans des univers très variés comme la famille, les entreprises, les collectivités locales, les médias, les hôpitaux, l’école, etc. La Justice fait de plus en plus appel à des dispositifs de médiation pour régler les litiges entre les parties, aussi bien dans le domaine commercial, administratif ou familial. Elle met en œuvre des dispositifs de justice réparatrice entre auteur de délits et victimes.

-Par sa proximité et sa présence dans les multiples lieux de vie sociale (l’espace public, l’école, le logement, les transports publics, l’hôpital, etc.), la médiation sociale offre la possibilité de résoudre facilement et rapidement les tensions et conflits qui génèrent une souffrance sociale et sapent la cohésion sociale. Par l’accueil, d’abord, l’écoute, ensuite, des « bonnes raisons » d’une plainte, elle est un facteur puissant de reconnaissance. Chaque personne ou collectif est reconnu comme acteur de la résolution du conflit. Par l’intermédiaire d’un tiers non impliqué, la médiation sociale offre ainsi un cadre dans lequel les parties vont pouvoir, par eux-mêmes, se réapproprier la gestion de leurs conflits, élaborer les termes de leur résolution en s’ouvrant à la rencontre et au dialogue. Par sa présence au plus près de la vie quotidienne des habitants, elle facilite les interactions et intercompréhensions, et joue ainsi un rôle de prévention des tensions dans la vie sociale. Cette médiation offre ainsi des « espaces de médiation », véritables lieux de respiration du tissu social, en évitant les crispations et les tensions qui le minent.

La médiation sociale a fait l’objet d’une première définition par le séminaire européen de Créteil, en Septembre 2000. La charte européenne du projet CreE.A et la proposition de recommandation aux institutions européennes en précisent ses fondements éthiques et professionnels. Pourtant, cette médiation sociale souffre de sa précarité, de sa non-reconnaissance et des tentatives d’instrumentalisation de certains de ses commanditaires. Elle souffre ainsi de limites pour offrir aux citoyens ces espaces de rencontre, de dialogue et d’ouverture à l’autre indispensables dans nos sociétés contemporaines. (Extrait de cree-a.eu )

Manifeste à consulter sur https://www.cree-a.eu/en/home/