Vidéo : Les Rencontres Régionales de la Médiation Sociale à Saint-Quentin


Capture.PNG128.PNGLes temps changent, les liens sociaux suivent l’évolution du numérique, cependant la médiation sociale est de plus en plus indispensable pour vivre ensemble en harmonie. Les métiers de la médiation sont devenus indispensables dans notre société où parfois les référents manquent. (Extrait de viamatele.tv du 27/11/2019)

Vidéo à consulter sur https://viamatele.tv/les-rencontres-regionales-de-la-mediation-sociale/

« Être soi peut-il être professionnel ? Le cas des médiateurs sociaux » par Sylvain Pasquier et Julien Rémy, SociologieS (mis en ligne le 08 janvier 2008)


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Résumé : L’apparition des médiateurs sociaux dans certains quartiers ou espaces publics, les conditions de leur recrutement et de leur activité interrogent leur reconnaissance professionnelle. Conduits à créer leur métier à partir d’eux-mêmes, sur la base de leur vécu passé et au coup par coup des interventions, leur identité professionnelle ne peut se démarquer de leur identité personnelle. Ils représentent donc un cas spécifique, mais emblématique, où une personnalisation particulière du rapport au travail pose le double problème de l’institutionnalisation et de la professionnalisation de cette activité. Le contexte d’apparition et celui de l’évolution de la médiation sociale, le manque de définition des missions confiées, les compétences attendues ainsi que celles mobilisées, la possibilité, enfin, d’entrevoir une carrière seront analysés. Les ambiguïtés d’une telle reconnaissance permettront d’esquisser les voies étroites d’une institutionnalisation et d’une forme nouvelle de professionnalisme. » (Extrait de journals.openedition.org/)

Article à consulter sur https://sociologies/1443

Référence électronique

Sylvain Pasquier et Julien Rémy, « Être soi peut-il être professionnel ? Le cas des médiateurs sociaux », SociologieS [En ligne], Théories et recherches, mis en ligne le 08 janvier 2008, consulté le 23 novembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/sociologies/1443

« Les médiateurs sociaux : limites et enjeux d’un dispositif  » par Henri Vieille-Grosjean et Rachel Solomon Tsehay, Sociétés et jeunesses en difficulté, N° 12 -Automne 2011


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« Un regard sur l’histoire de nos sociétés occidentales (Fourquin, 1972 ; Paugam, 1993) peut laisser penser que ces sociétés, même sous l’ancien régime, n’ont jamais bénéficié de stabilité immuable dans la répartition des richesses, des pouvoirs et des symboles. Depuis 40 ans, certains rapports sociaux s’inscrivent dans une situation conflictuelle qui s’extériorise ponctuellement par des crises paroxystiques. Cette situation est entretenue par une double pression. Celle provoquée par l’inégalité de l’accès aux droits et à l’information, qui met en question les principes fondateurs de la démocratie, et celle relevant de la volonté revendicative d’une frange de la population, d’accéder aux différentes formes de la visibilité sociale et de la réussite (Beauvois, Doise & Dubois, 2006). 2 C’est ainsi que depuis les opérations « été chauds » des années 80, la société française tente d’apporter des réponses par des expertises qui viennent expliquer ce qui ne fonctionne pas dans notre organisation sociale. Ces dernières ne suffisent pas à résoudre des problèmes dont la complexité résiste aux analyses. Dès lors, une catégorie de spécialistes du malaise social va apparaître, censée faire le pont entre la société valorisée et celle qui est en déshérence (Fassin, 2004), et se concrétisant par « la construction de la figure de médiateur en tant que professionnel « social » expert en conflits » (Gaddi, 2006). 3 La recherche, présentée ici,  procède d’une série d’entretiens individuels et collectifs menés en 2007 et 2008 durant la formation des individus désireux de devenir médiateurs sociaux. Elle interroge le processus de mise en place d’un dispositif de médiation sociale par les élus locaux dans le cadre de l’implémentation de politiques locales qui visent, dans leur intention1, à mieux gérer certaines situations sociales inédites et non maîtrisées. Nous nous attacherons à expliciter les enjeux relatifs à ces intentions en analysant les attendus et les perspectives offertes aux personnes employées dans le cadre de la mise en acte de ces politiques. Nous commencerons par faire connaissance avec eux : la description de notre panel, selon la méthode qualitative de l’entretien collectif focalisé (ou focus group), libère un espace de parole stimulé par l’interaction. Le traitement des entretiens permettra d’analyser les motivations des médiateurs, les perceptions qu’ils ont de leurs interventions. Nous les confronterons à celle des politiques locales, dans le but d’évaluer les enjeux liés au dispositif et aux pratiques de médiation sociale. » (Extrait de journals.openedition.org)

Article à consulter sur https://journals.openedition.org/sejed/7320

Référence électronique Henri Vieille-Grosjean et Rachel Solomon Tsehay, « Les médiateurs sociaux : limites et enjeux d’un dispositif », Sociétés et jeunesses en difficulté [En ligne], n°12 | Automne 2011, mis en ligne le 20 décembre 2012, consulté le 04 février 2016. URL : http://sejed.revues.org/7320

Le Mans : Les bailleurs sociaux signent un protocole de tranquillité


Les Sablons,  en 2018.
Les Sablons, en 2018. | LE MAINE LIBRE – HERVÉ PETITBON

« Jeudi 24 octobre 2019, les bailleurs sociaux du Mans ont signé un marché officiel sur la tranquillité résidentielle avec l’entreprise privée Médiaction. Depuis 2012, Podeliha, Le Mans Métropole Habitat et CDC Habitat font appel à l’entreprise. Aujourd’hui Sarthe Habitat rejoint le protocole commun. « Nous faisons des économies en mutualisant notre demande », explique Marie-Christine Poupineau, directrice de Le Mans Habitat.

Des rondes le soir et la nuit

L’entreprise privée Médiaction est spécialisée en prestation de gardiennage et en médiation. Les salariés de l’entreprise, formés aux règlements des conflits par la médiation, font des rondes au sein des parties communes des immeubles sociaux.

Du rez-de-chaussée jusqu’au dernier étage, les veilles sont assurées par quatre agents de tranquillité et un coordinateur. L’équipe est sur le terrain tous les soirs de 15 heures à minuit, du premier novembre au 31 mars. Et du premier avril au 31 octobre, de 19 heures à une heure du matin.

116 appels par mois

Médiaction peut aussi être appelée : depuis janvier 2019, au Mans, l’entreprise a reçu 116 appels par mois. Elle est aussi intervenue 37 fois par mois pour régler des conflits. Et ce sur un total de plus de deux mille adresses.

« Quand nous ne pouvons pas gérer la situation, nous appelons les autorités compétentes, à savoir les forces de l’ordre. Notre but est d’assurer la tranquillité », précise Bruno Blin, directeur de Médiaction. La police nationale et municipale sont partenaires de l’entreprise. D’ailleurs, Stéphane Le Foll, maire du Mans, saisi l’occasion pour féliciter « le sérieux et le professionnalisme des forces de l’ordre ».

Des bailleurs sociaux solidaires

Le maire complimente aussi la conduite des bailleurs sociaux : « C’est très bien cette démarche solidaire. » Ce à quoi Fabienne Labrette-Ménager, présidente de Sarthe-Habitat répond : « Nous avons l’habitude de travailler ensemble, c’est bien que nous signions un protocole commun pour la sécurité. » Frédéric Prévot, directeur interrégional adjoint de CDC habitat Grand-Ouest, précise : « On se doit d’apporter des réponses à nos locataires liés à l’insécurité, bien évidemment avec les autorités compétentes. »

En chiffres

En 2018, Le Mans Métropole Habitat a dépensé 308 400 € pour la tranquillité résidentielle. Avec le protocole commun, qui entre en vigueur le 1er novembre 2019, les quatre bailleurs vont verser 367 000 € à l’entreprise privée Médiaction dont 287 800 € pour Le Mans Habitat » – Cloé ARRAULT  -(Extrait de ouest-france.fr du 31/10/2019)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/le-mans-les-bailleurs-sociaux-signent-un-protocole-de-tranquillite-09e15fcd-fba8-11e9-8deb-0cc47a644868

MISE EN PLACE D’UN DISPOSITIF DE MEDIATION SOCIALE SUR LES COMMUNES DU TERRITOIRE DU SIRD. AVIS D’APPEL PUBLIC A LA CONCURRENCE


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Client : SIRD – SI de la Rive Gauche du DRAC

Avis N° : AO-1945-2226

  • 38 – FONTAINE
  • Services
  • Procédure adaptée
  • Mise en ligne : 30/10/2019
  • Date limite de réponse : 28/11/2019

Accéder à tous les avis émis pour cette consultationSource : Presse locale

-A2019C07552.
Avis d’appel public
– la concurrence

Nom et adresse officiels de l’acheteur public :
SYNDICAT INTERCOMMUNAL DE LA RIVE GAUCHE DU DRAC -(SIRD), 28 rue de la Liberté, 38600 FONTAINE, Téléphone : +33 4 76 21 85 26.

Procédure adaptée : Marché passé selon la procédure adaptée en application de l’article 27 du décret no2016-360 du 25 mars 2016 relatifs aux marchés publics.

Objet :mise en place d’un dispositif de médiation sociale sur les communes du territoire du SIRD.

Variantes : refusées.
Date de début de la prestation : 1 er janvier 2020.
Durée : jusqu’au 31 décembre 2020.
Critères d’attribution :Prix des prestations : 50 %, Valeur technique au vu du mémoire technique de l’offre : 50 %.

Date de limite de remise des offres :28 novembre 2019,12h00. Date d’envoi de l’avis : 21 octobre 2019.

– Le DCE, les demandes de renseignements complémentaires et le dépôt des offres électroniques sont accessibles sur le profil acheteur https://ok.marchespublicsaffiches.com

(Extrait de marchesonline.com

Belgique : La Ville de Tournai a aussi son service de médiation


 

VIDÉO | La Ville de Tournai a aussi son service de médiation

« Encore trop méconnu, le service de médiation de la Ville de Tournai existe pourtant depuis dix ans déjà. Il peut résoudre tant les conflits de voisinages, qu’interpersonnels, familiaux ou collectifs.

Dans le cadre de la présentation de «la semaine de la médiation», nous avons récemment mis l’accent sur la reprise des permanences organisées par des médiateurs agréés au sein du palais de justice de Tournai.

Géré par trois médiateurs: Céline Capoen, Benjamin Byache et Magali Lucas sous la houlette d’une coordinatrice, Valérie Paeleman, ce service communal a vu le jour en octobre 2009 au sein du Service d’aide à l’intégration sociale (SAIS) et est subsidié par le Plan stratégique de sécurité et de prévention. C’est dans le cadre de leur fonction d’éducateur que les médiateurs ont constaté un manque en matière de gestion de conflits interpersonnels. Tous les membres de l’équipe ont obtenu un post-graduat en médiation ou un certificat en gestion positive des conflits interpersonnels.

«Ce service de proximité de la ville de Tournai offre une écoute et un accompagnement aux personnes désireuses de prévenir ou de régler à l’amiable les conflits de la vie de tous les jours», explique le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois. Le médiateur aide à communiquer et à chercher une solution satisfaisante pour chacun. La participation au processus de médiation est une démarche personnelle et volontaire. Enfin, la médiation est gratuite et permet d’éviter les circuits judiciaires», souligne le bourgmestre.

Des médiateurs qui ne sont pas agréés, mais pas moins compétents

Dans le cadre de notre article précédent, nous avions rencontré une avocate, médiatrice agréée; une dernière qualification que n’ont pas les médiateurs communaux. Il n’est d’ailleurs nullement obligatoire de recourir à un médiateur agréé pour entrer dans ce type de démarche et cela ne signifie pas non plus que celui qui ne dispose pas de l’agrément est moins compétent que celui qui le possède. La principale différence réside dans le fait que l’agrément permet également de faire homologuer un accord de médiation, c’est-à-dire de le faire reconnaître par un juge de paix. Il a alors la même force qu’un jugement et devient obligatoire. Une dernière démarche qui, elle, n’est toutefois pas obligatoire non plus. Pour le reste, les règles sont les mêmes de part et d’autre (à l’exception de la gratuité dans le cas d’une médiation communale): neutralité, confidentialité, secret professionnel, démarche volontaire et écoute. -V. Dubois – (Extrait lavenir.net du 21/10/2019)

En savoir plus sur https://www.lavenir.net/cnt/dmf20191021_01396842/video-la-ville-de-tournai-a-aussi-son-service-de-mediation

Emploi : Médiateur(trice) social(e)/Médiateur(trice) numérique à VAUREAL (95)


Logo Pôle emploi

« Mission adulte-relais au sein du centre socioculturel. L’adulte-relais est un médiateur social qui a vocation à favoriser le lien social entre les habitants des quartiers prioritaires, les services publics et les institutions. MISSIONS : Le(la) médiateur(trice) social(e) contribue à entretenir et faciliter les rapports sociaux et à favoriser l’inclusion des personnes par son activité de médiation destinée à tout public. Il facilité l’accès aux services et aux droits, lève les incompréhensions entre les personnes et les institutions et aide à la prévention et à la résolution de conflits. Sa connaissance du territoire d’activité et ses liens avec les structures présentes contribuent à la mise en place de réponses adaptées aux besoins des publics et aux évolutions sociales. C’est un «médiateur numérique» de l’Espace Public Numérique. Il participe à l’accueil et à l’accompagnement des publics sur les lieux et dispositifs du Centre socioculturel favorisant l’échange et le lien social.

PROFIL SOUHAITÉ

Expérience

  • Débutant accepté

Savoirs et savoir-faire

  • Accueillir les personnesCette compétence est indispensable
  • Analyser la situation et les besoins de la personneCette compétence est indispensable
  • Conseiller un interlocuteur dans des démarches administrativesCette compétence est indispensable
  • Identifier des problèmes ou des risques sociaux sur un secteur géographique et proposer des solutions individuelles ou collectivesCette compétence est indispensable
  • Organiser les modalités d’intervention de médiation sociale (lieux, stratégie d’action, consignes, …)Cette compétence est indispensable
  • Orienter une personne vers des partenaires relaisCette compétence est indispensable
  • Renseigner un public, des usagersCette compétence est indispensable
  • Conduire des projets sociaux
  • Contribuer par une démarche de médiation à la résolution de situations conflictuelles
  • Etablir des contacts avec la population locale de la zone d’affectation et promouvoir les initiatives de réunions de concertation ou de consultation, …
  • Gestion de projet
  • Intervenir dans un quartier
  • Participer à la conception de projets sociaux
  • Techniques d’animation d’équipe
  • Techniques d’écoute et de la relation à la personne
  • Techniques de communication
  • Techniques de médiation

Savoir-être professionnels

  • Sens de la communication
  • Autonomie
  • Force de proposition

Formation

  • Bac+2 ou équivalent Culture générale (Extrait de pole-emploi.fr du 15/10/2019)

En savoir plus sur https://candidat.pole-emploi.fr/offres/recherche/detail/094SNWP

JOURNEES EUROPEENNES DE LA MEDIATION POUR L’INCLUSION SOCIALE : LA MÉDIATION SOCIALE : UN PROJET DE SOCIÉTÉ POUR L’EUROPE, LES 9 ET 10 OCTOBRE 2019, CNAM, PARIS


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Inscription et programme sur https://www.cree-a.eu/les-journees-europeennes-de-la-mis/

Médiation sociale : « Il ne faut pas limiter le médiateur social à une présence en bas des immeubles » Entretien avec Hibat Tabib et André Moisan (Gazette des communes)


médiation

« A l’occasion des journées européennes de la médiation sociale, organisées les 9 et 10 octobre au Centre national des arts et métiers, la Gazette a rencontré deux de ces organisateurs : Hibat Tabib et André Moisan. Spécialistes de la médiation sociale, ils sont convaincus que les collectivités ont tout à gagner dans le développement des espaces de médiation, et soulignent l’intérêt de créer un réseau européen pour partager les bonnes pratiques. Entretien.

La médiation comme droit pour les citoyens, et comme devoir pour les institutions. C’est un peu le leitmotiv d’Hibat Tabib, spécialiste et figure de la médiation sociale, connu notamment pour son travail dans la ville de Pierrefitte-sur-Seine depuis près de 30 ans. Avec André Moisan, maître de conférences et spécialiste de la question, ils partagent l’idée que la médiation sociale doit être abordée de manière globale et partenariale entre les collectivités et les différents acteurs (associations, bailleurs sociaux, police…). Ils estiment aussi que les pays européens, confrontés aux mêmes problématiques, devraient davantage partager leurs expériences. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 1/10/2019)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/634202/il-ne-faut-pas-limiter-le-mediateur-social-a-une-presence-en-bas-des-immeubles/

Nantes : Un médiateur de quartier à nouveau arrêté pour une série de rodéos


Des jeunes faisant du rodéo urbain à scooter (illustration)

« Le jeune homme s’est signalé par au moins six rodéos quartier Bellevue à Nantes depuis mai

Un curieux exemple pour la jeunesse. Un Nantais de 21 ans, médiateur de quartier dans une association, a été interpellé et présenté au tribunal correctionnel mardi, soupçonné d’avoir commis six rodéos urbains quartier Bellevue à Nantes, rapporte la police. Les faits se sont d’abord déroulés place Mendès-France avec un quad ou un scooter au mois de mai : cinq rodéos de suite, captés par des caméras de vidéosurveillance, entre le 13 et 29 mai.

Outre les délits de rodéo urbain et de défaut d’assurance, au moins quinze contraventions pour diverses infractions au code de la route (non port de gants, de casque, circulation sur le trottoir…) étaient aussi relevées.

Il remet ça dès sa sortie de prison

Interpellé puis écroué durant l’été, cet individu déjà condamné par le passé se signala par un nouveau rodéo dès sa sortie de prison, le 29 août, toujours place Mendès-France, alors même qu’il était placé sous contrôle judiciaire, indique la police. Il était filmé, à visage découvert, par les caméras de vidéo-surveillance. Il portait, de plus, une matraque télescopique.

Placé en garde à vue, le jeune homme récidiviste devait être jugé mardi en comparution immédiate. Son procès a été repoussé afin qu’il puisse préparer sa défense. » (Extrait de msn.com/fr- du 11/09/2019)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/faits-divers/nantes-un-m%c3%a9diateur-de-quartier-%c3%a0-nouveau-arr%c3%aat%c3%a9-pour-une-s%c3%a9rie-de-rod%c3%a9os/ar-AAH8F3c

Vidéo : une bagarre éclate entre un policier et un médiateur de la ville de Sevran


<b>Sevran</b> : une bagarre éclate entre un policier et un <b>médiateur</b> de <b>la ville</b>

Le quartier des Beaudottes est en émoi après un affrontement musclé filmé entre un gardien de la paix et un employé municipal. La cité crie à la bavure, les policiers dénoncent des outrages.

Le 12 septembre 2019 à 17h52, modifié le 12 septembre 2019 à 23h47

Une semaine après la venue de deux ministres pour vanter le rapprochement police-population, une vidéo virale met Sevran en émoi. On y voit Lamine Ba, 34 ans, médiateur respecté et connu du quartier des Beaudottes, se battre violemment avec un policier, avant d’être neutralisé par un coup de Taser. Didier Lallement, le préfet de Police, a demandé ce jeudi soir la saisine de l’inspection générale de la police (IGPN) et a suspendu le policier. « Cette mesure ne présage pas de la culpabilité de l’agent. Cela peut-être aussi un moyen de le protéger, le temps de l’enquête », indiquent les services de l’Etat.

Une décision pas du goût de nombreux policiers. Ce jeudi soir, une centaine d’entre eux se sont rassemblés en début de soirée sous les fenêtres du bureau du commissaire d’Aulnay, également en charge de Sevran. Vers minuit, ils se trouvaient toujours sur place. Sur Twitter, la déléguée nationale du syndicat SGP Police FO Linda Kebbab a dénoncé une suspension «sur la base d’une vidéo tronquée ».

Les faits se sont déroulés mercredi. L’affrontement, filmé par un habitant, s’est produit en plein milieu de l’avenue Youri-Gagarine, peu après 18 heures, à proximité de la gare RER. Les images de bonne qualité permettent d’identifier clairement un policier en tenue et ganté de blanc aux prises avec un homme portant un bouc, en tee-shirt noir. Ils se font face et semblent s’invectiver mutuellement.

Un corps à corps violent

Brusquement, le fonctionnaire se rue dans les jambes de l’employé municipal – qui n’est alors pas en service. S’ensuit un corps à corps violent. Le médiateur cramponne la tête du policier. Celui-ci parvient à se dégager et assène un direct du droit à son adversaire. Ils échangent des coups de poing comme sur un ring, le policier revenant plusieurs fois à la charge en position de boxeur.

Soudain, un claquement sec retentit : un second policier vient de tirer sur l’employé municipal avec son pistolet à impulsion électrique. Le trentenaire atteint au postérieur s’écroule au sol, avant d’être maintenu par l’un des fonctionnaires.

Pendant toute la durée de la rixe, on voit également des habitants contourner la scène ou rester en retrait derrière des barrières.

Blessé par le Taser, Lamine Ba est transporté à l’hôpital Robert-Ballanger, où il doit se faire enlever les aiguillons du pistolet électrique qui se sont plantés dans ses chairs.

Des versions divergentes

Selon que l’on soit du côté de la police ou de celui du médiateur, les versions s’opposent diamétralement.

-Thomas Poupeau et Nathalie Revenu -(Extrait de leparisien.fr du 12/09/2019)

Vidéo à consulter sur http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/sevran-la-bagarre-entre-un-mediateur-et-un-policier-cree-la-controverse-12-09-2019-8150871.php