Remise des diplômes universitaires « Laïcité et Médiation » (gard.gouv.fr)


« Ce mercredi 24 janvier 2024, Mathias Nieps, secrétaire général adjoint de la préfecture du Gard, a remis les diplômes universitaires « Laïcité et Médiation » à 9 lauréats de la promotion « Aristide Briand » en présence notamment du président de l’université de Nîmes et du président de l’Institut de Formation aux Métiers Éducatifs (IFME).

Ce diplôme entre dans le cadre des programmes académiques qui se concentrent sur l’étude de la laïcité et des techniques de médiation. Les principaux enseignements sont axés sur l’approfondissement de la loi 1905, les grands principes de la laïcité, en lien avec la séparation de l’Église et de l’État et visent à former les étudiants aux compétences de médiation pour résoudre des conflits dans des contextes divers. Ils seront amenés à dispenser de la formation sur la principe de la laïcité.

Cette formation inclut des enseignements théoriques couvrant les aspects juridiques, philosophiques et historiques, ainsi que des connaissances pratiques sur le fait religieux.

L’État contribue au financement de ce diplôme universitaire à hauteur de 10 000 euros par an. (Extrait de gard.gouv.fr du 24/01/2024)

En savoir plus sur https://www.gard.gouv.fr/Actualites/Remise-des-diplomes-universitaires-Laicite-et-Mediation2

« Une école citoyenne de la médiation et de l’accès au droit : l’association Amely » propos recueillis par Nathalie Hantz (Village de la Justice)


« L’association Amely promeut l’accès au droit et la médiation depuis 30 ans. Implantation locale, travail au plus près des territoires et des préoccupations des gens, intervention et formation à l’amiable en milieu scolaire : voici ses piliers pour œuvrer à rapprocher au quotidien les citoyens de la Justice.
Sabine Morel, Directrice de l’association, lui prête ici sa voix pour la présenter au Village de la Justice.

Village de la Justice : Votre association œuvre depuis 1989 pour l’accès au droit et la médiation, notamment. Concrètement, cela passe par quels moyens ?

Sabine Morel : « L’association Amely [1] traite les conflits de la vie quotidienne sur la Métropole de Lyon par le biais de l’accès au droit et de la médiation citoyenne :

  • L’accès au droit est assuré par des juristes salariés de l’association, lors de permanences au sein de quartier d’une vingtaine de communes de la métropole de Lyon, ainsi qu’au sein de trois maisons de justice et du droit ; ce sont des permanences de 3 à 4 heures en moyenne, où les juristes reçoivent sur rendez-vous des personnes en demande d’informations juridiques précises sur leur situation. Il s’agit d’un accès au droit généraliste, où les juristes traitent de tout type de demande [2].
  • (…)
  • La médiation est appelée « citoyenne » à Amely, car elle est assurée par des habitants volontaires et bénévoles que nous recrutons et formons chaque année [3] ; ce sont aussi des permanences sur rendez-vous sur les mêmes lieux que l’accès au droit à des horaires et jours différents  ; les équipes de médiateurs sont constitués de quatre à cinq personnes, de tous profils et qui réalisent les médiations toujours en binôme  ; en 2022, 548 dossiers de médiation ont été traités par les 54 médiateurs d’amely [4] (Extrait de village-justice.com du 9/01/2024)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/association-amely,48295.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter&utm_campaign=RSS

« La médiation par les pairs en milieu scolaire: recherche d’un programme pour une école primaire valaisanne. Revue systématique réalisée selon les critères “Evidence-Based Practice » par Tabin, Mireille, 2019, Revue Suisse des Sciences de l’Éducation 41 (1), 36-55


« Basée sur les critères «Evidence-Based Practice», cette revue systématique a été réalisée
à la demande d’une école primaire valaisanne désireuse d’introduire un programme
de médiation par les pairs. Onze articles évaluant chacun un programme différent
ont été analysés. En tenant compte des critères en lien avec la fiabilité de l’évaluation,
l’efficacité et la disponibilité de l’intervention, trois possibilités se sont dessinées: (1)
choisir le programme québécois Vers le Pacifique; (2) préférer un des programmes
anglophones qu’il faudra adapter en français, The Peacebuilders, Resolving Conflict
Creatively, PATHS, The Good Behavior Game, Too Good for Violence ; ou (3) opter
pour Peacemaker, programme disponible en français et proposé par une organisation,
le National Coalition Building Institute (NCBI) »

Conclusion
Cette revue systématique avait pour objectif de répondre à deux interrogations:
l’efficacité des programmes de médiation par les pairs a-t-elle été mesurée? Si
oui, quel(s) programme(s) de médiation par les pairs pourrait (pourraient) être
recommandé(s) à une école primaire valaisanne?
À l’aide d’une procédure rigoureuse de sélection et d’analyse des données,
l’efficacité de 11 programmes de médiation par les pairs a été comparée. Les
11 programmes démontrent des résultats significatifs positifs principalement au
niveau des compétences sociales des élèves (augmentation de comportements
prosociaux, des habiletés de communication, des compétences émotionnelles) et
de la diminution du nombre de conflits (baisse de la fréquence des agressions,
des comportements agressifs, du nombre de conflits à l’école).
En pondérant la fiabilité de la recherche, l’efficacité et la disponibilité du
programme, trois possibilités se dessinent pour les écoles primaires romandes
désireuses d’introduire un programme de médiation par les pairs au sein de leur
établissement scolaire: (1) choisir Vers le Pacifique, programme francophone
dont l’efficacité est avérée, (2) préférer un des programmes anglophones dont
l’efficacité est également prouvée mais qu’il faudra adapter en français (The
Peacebuilders, Too Good for Violence, Resolving Conflict Creatively, PATHS, The
Good Behavior Game), (3) opter pour Peacemaker, un programme dont l’effi-
cacité reste à évaluer plus rigoureusement mais dont la disponibilité et le soutien
à l’implémentation sont assurés grâce au support du NCBI.
Évaluer l’efficacité de ces programmes soulève enfin des questions liées à
leur implémentation. En effet, dans 5 des 11 programmes retenus dans cette
revue systématique, des difficultés liées à l’implémentation ont été mentionnées,
notamment lorsque les enseignant·e·s n’étaient pas (assez) impliqué·e·s (Aber et al.,

1998; CPPRG, 1999; Flannery et al., 2003; Hall & Bacon, 2005; Rondeau et
al., 1999). Dès lors, comment faire accepter et engendrer de nouvelles pratiques
chez les enseignant·e·s? Quels sont les facteurs de risque et de protection dans
l’environnement scolaire permettant une implémentation fidèle et durable de
tels programmes de prévention de la violence? Ces interrogations soulèvent des
problématiques interdisciplinaires complexes et ouvrent la voie vers d’autres
recherches, qui concernent à la fois la sociologie des innovations, les sciences
de l’implémentation, les recherches sur la formation continue et le courant du
School Improvement (Bélanger et al., 2012) (Extrait)

Article à consulter sur https://www.pedocs.de/volltexte/2019/17745/pdf/SZBW_2019_1_Tabin_La_mediation_par_les_pairs.pdf


De la médiation scolaire aux conflits de voisinage, les médiateurs à Saint-Quentin sont sur tous les fronts (aisne nouvelle.fr)


« Souvent aperçus aux abords des écoles, aux événements rassemblant du public, les médiateurs de Saint-Quentin ont un panel de missions bien plus larges. Conflits intrafamiliaux, de voisinages, insécurité… Récit d’une journée à leur côté. » (Extrait de aisnenouvelle.fr du 15/12/2023)

En savoir plus sur https://www.aisnenouvelle.fr/id475846/article/2023-12-15/de-la-mediation-scolaire-aux-conflits-de-voisinage-les-mediateurs-saint-quentin

De nouveaux élèves médiateurs au collège Charles-Péguy de Moncoutant-sur-Sèvre (79) (la nouvelle republique.fr)


« Depuis octobre 2021, des élèves volontaires et investis dans le dispositif de médiation agissent pour améliorer le climat scolaire au collège Charles-Péguy de Moncoutant-sur-Sèvre.

De nouveaux médiateurs ont suivi une formation et ont pu écouter les témoignages des médiateurs de l’an passé. Cette formation riche et intense a suscité beaucoup d’échanges et de réflexions sur la définition, les étapes et les outils de la médiation, le rôle du médiateur et sa mission, la simulation de médiations. » (Exrait de lanouvellerepublique.fr du 4/12/2023)

En savoir plus sur https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/moncoutant-sur-sevre/de-nouveaux-eleves-mediateurs-au-college-charles-peguy-de-moncoutant-sur-sevre

Suisse : Le Parlement valaisan va augmenter les effectifs pour la médiation scolaire (rts.ch)


« Le Valais va également augmenter ses effectifs pour la médiation scolaire. Le postulat était porté par le PS, Les Vert-e-s et le Centre. Il était soutenu par le Conseil d’Etat.

« Les médiateurs sont centraux dans le système scolaire », a détaillé en plénum Christophe Darbellay, conseiller d’Etat en charge de l’économie et la formation. Il y a actuellement 138 médiateurs et médiatrices qui ont réglé quelque 4000 situations conflictuelles l’an dernier, allant d’un trop-plein de devoirs à des situations familiales délicates.

Leur rôle est très important pour maintenir un bon climat dans les écoles et éviter que ces cas ne dégénèrent et que les avocats ne s’en mêlent, a précisé le conseiller d’Etat. La hausse est estimée à 5 EPT, soit environ 500’000 francs. L’UDC du Valais romand s’est opposé à cette dépense. Le postulat a été accepté par 106 oui, 13 non et 1 abstention. » (Extrait de rts.ch d 6/09/2023)

En savoir plus sur https://www.rts.ch/info/regions/valais/14293314-le-parlement-valaisan-accepte-trois-postulats-pour-ameliorer-la-situation-dans-les-ecoles-du-canton.html

Yssingeaux : l’école Jean-de-la-Fontaine tente la médiation scolaire réalisée par les enfants entre eux (la commere43.fr)


« Depuis le 9 novembre, chacune des 12 classes de l’école Jean-de-la-Fontaine à Yssingeaux bénéficie de l’intervention de Claire Bouteloup, médiatrice et formatrice de l’association Amely dans un projet de médiation scolaire. Une dizaine de référents du CE2 au CM2 vont être formés pour devenir médiateurs au sein de l’établissement scolaire.

Elle s’appelle Claire Bouteloup et son métier est de proposer la médiation. Installée à Fay-sur-Lignon, disposant de son propre cabinet, Voix Croisées, elle intervient aussi pour l’association Amely pour proposer la médiation dans les écoles. En Haute-Loire, après l’école de « Verne » à Lapte, Yssingeaux est le deuxième établissement à faire appel à cette communication non violente. » (Extrait de lacommere43.fr du 14/11/2023)

En savoir plus sur sur https://www./yssingeaux-les-sucs/item/61060-yssingeaux-l-ecole-jean-de-la-fontaine-tente-la-mediation-scolaire-realisee-par-les-enfants-entre-euxhtml

Vidéo : « La médiation à l’école « , réalisée par OMEGA – FRANCE MEDIATION


« Localement, c’est 10 ans de « combat » pour arriver à convaincre… ! Mais aujourd’hui bientôt 5 années d’action concrète et des centaines d’élèves formés à la médiation, des milliers d’autres sensibilisés par OMEGA Médiation Sociale médiation sur notre agglomération.

La Médiation Par Les Pairs est LA réponse la plus aboutie pour répondre à cet enjeu de société. La transmission de compétences psychosociales dont l’empathie n’est qu’une composante, y est globale. » (Extrait de linkedin.com du 10/11/2023)

Vidéo à regarder sur https://www.linkedin.com/posts/c%C3%A9dric-j%C3%A9gou-0191a946_empathie-activity-7128429701366214656-Rv1M/?utm_source=share&utm_medium=member_android

Article : «La médiation scolaire par les pairs : une alternative à la violence à l’école» BONAFÉ-SCHMITT Jean-Pierre, Spirale 37, N° 37, 2006 (pp.173-182)


Résumé : La médiation scolaire par les pairs en France est un phénomène récent et l’article reprend les résultats d’une recherche-action visant à vérifier si cette nouvelle forme d’agir pouvait contribuer à modifier les représentations et les comportements des élèves médiateurs, notamment ceux dits à « problèmes ». Il ressort de cette évaluation à trois ans que la dimension éducative de la médiation varie d’une manière importante en fonction de l’age des élèves. C’est parmi les élèves des écoles primaires et du collège que l’on mesure le mieux les changements intervenus chez les médiateurs avec l’amélioration de l’estime de soi, le développement de capacités personnelles (esprit d’ouverture, tolérance…), mais aussi, l’amélioration du comportement, notamment chez les élèves dits à « problèmes ».
Mots-clés : Médiation scolaire, violence, socialisation, éducation, citoyenneté, communication.

Abstract : The school mediation by the peers in France, is a recent phenomenon and the article shows the results of an research-action aiming at checking if this new form to act could contribute to modify the representations and the behaviors of the pupils mediators, in particular those called to « problems ». It comes out from this evaluation at three years that the educational dimension of the mediation varies in an important way according to the age of the pupils. It is among the pupils of the primary schools and the college that one measures best the changes intervened at the mediators with the improvement of the regard of oneself, the development of personal capacities (spirit of opening, tolerance…), but also, the improvement of the behavior, in particular at the pupils called to « problems ».

Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/spira_0994-3722_2006_num_37_1_1307

Harcèlement scolaire : une étude montre l’efficacité de la médiation à l’école (lagazettedescommunes.com)


« Alors que le gouvernement vient de présenter son plan de lutte contre le harcèlement à l’école, une étude réalisée par le cabinet TransFormation met en lumière les excellents résultats de la médiation à l’école, un dispositif pourtant absent du plan gouvernemental.

Piloté depuis 2021 par France Médiation, la médiation scolaire a pour objectifs prioritaires de prévenir et de gérer les violences à l’école, au premier rang desquelles le harcèlement et le cyberharcèlement. La France compte à ce jour 196 postes de médiateurs déployés dans 384 établissements scolaires, soit une couverture de 185 000 élèves. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 10/10/2023)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/890828/harcelement-scolaire-une-etude-montre-lefficacite-de-la-mediation-a-lecole/

Cinq ans de médiation scolaire au Luxembourg (2018-2023) (gouvernement.lu)


« Le Service de médiation scolaire (SMS) vient de célébrer ses 5 années d’existence.

Ouvert en 2018, le SMS est dirigé par le médiateur scolaire, Lis De Pina.

Sa mission consiste à aider à trouver des solutions quand les chances de réussite scolaire d’un élève semblent compromises en raison d’une situation conflictuelle. Créé dans le souci de participer à la réduction du décrochage scolaire (quand un jeune quitte l’école sans diplôme ni qualification), il porte une attention particulière aux droits à l’intégration des élèves issus de l’immigration et à l’inclusion des élèves à besoins spécifiques.

Service rattaché au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, il agit cependant en toute indépendance.

Les parents, les élèves majeurs ou les professionnels de l’Éducation nationale peuvent contacter le SMS quand une situation concrète au niveau de l’école ou d’un service de l’Éducation nationale, leur semble bloquée et qu’ils souhaitent le soutien d’une instance neutre. Le SMS privilégie les règlements à l’amiable des désaccords. Il tend à favoriser au maximum la communication entre les parties concernées, en apportant aux uns et aux autres l’écoute, les informations ou la compréhension qui ont pu faire défaut. Il met ainsi en avant une posture médiative, bien que la loi lui confère également un rôle de type Ombudservice de l’École, au service de l’intérêt de l’élève (il peut p.ex. exiger de l’école ou du service concerné des documents, formuler des recommandations à leur attention ou à celle du ministre afin de contribuer à l’amélioration du système éducatif).

À travers la loi, des projets sur le terrain et le recrutement d’un personnel formé, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse s’engage depuis plusieurs années à mener des politiques inclusives et intégratives, comme à lutter contre le décrochage scolaire. En accueillant les plaintes, le SMS veille à ce que cet engagement soit effectif.

Avec les années la communauté scolaire a appris à connaitre le travail du SMS alors que le bouche-à-oreille répandait le mot entre parents. C’est ainsi qu’il fait face à une croissance constante du nombre de réclamations.

Du 15 septembre 2018 au 14 septembre 2023, le SMS a enregistré 929 réclamations:

2018-2019108
2019-2020140
2020-2021190
2021-2022217
2022-2023274
 929

Communiqué par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse 

(Extrait)

Article à consulter sur https://gouvernement.lu/fr/actualites/toutes_actualites/communiques/2023/10-octobre/25-mediation-scolaire.html