« Le Valais va également augmenter ses effectifs pour la médiation scolaire. Le postulat était porté par le PS, Les Vert-e-s et le Centre. Il était soutenu par le Conseil d’Etat.
« Les médiateurs sont centraux dans le système scolaire », a détaillé en plénum Christophe Darbellay, conseiller d’Etat en charge de l’économie et la formation. Il y a actuellement 138 médiateurs et médiatrices qui ont réglé quelque 4000 situations conflictuelles l’an dernier, allant d’un trop-plein de devoirs à des situations familiales délicates.
Leur rôle est très important pour maintenir un bon climat dans les écoles et éviter que ces cas ne dégénèrent et que les avocats ne s’en mêlent, a précisé le conseiller d’Etat. La hausse est estimée à 5 EPT, soit environ 500’000 francs. L’UDC du Valais romand s’est opposé à cette dépense. Le postulat a été accepté par 106 oui, 13 non et 1 abstention. » (Extrait de rts.ch d 6/09/2023)
« Depuis le 9 novembre, chacune des 12 classes de l’école Jean-de-la-Fontaine à Yssingeaux bénéficie de l’intervention de Claire Bouteloup, médiatrice et formatrice de l’association Amely dans un projet de médiation scolaire. Une dizaine de référents du CE2 au CM2 vont être formés pour devenir médiateurs au sein de l’établissement scolaire.
Elle s’appelle Claire Bouteloup et son métier est de proposer la médiation. Installée à Fay-sur-Lignon, disposant de son propre cabinet, Voix Croisées, elle intervient aussi pour l’association Amely pour proposer la médiation dans les écoles. En Haute-Loire, après l’école de « Verne » à Lapte, Yssingeaux est le deuxième établissement à faire appel à cette communication non violente. » (Extrait de lacommere43.fr du 14/11/2023)
« Localement, c’est 10 ans de « combat » pour arriver à convaincre… ! Mais aujourd’hui bientôt 5 années d’action concrète et des centaines d’élèves formés à la médiation, des milliers d’autres sensibilisés par OMEGA Médiation Sociale médiation sur notre agglomération.
La Médiation Par Les Pairs est LA réponse la plus aboutie pour répondre à cet enjeu de société. La transmission de compétences psychosociales dont l’empathie n’est qu’une composante, y est globale. » (Extrait de linkedin.com du 10/11/2023)
Résumé :La médiation scolaire par les pairs en France est un phénomène récent et l’article reprend les résultats d’une recherche-action visant à vérifier si cette nouvelle forme d’agir pouvait contribuer à modifier les représentations et les comportements des élèves médiateurs, notamment ceux dits à « problèmes ». Il ressort de cette évaluation à trois ans que la dimension éducative de la médiation varie d’une manière importante en fonction de l’age des élèves. C’est parmi les élèves des écoles primaires et du collège que l’on mesure le mieux les changements intervenus chez les médiateurs avec l’amélioration de l’estime de soi, le développement de capacités personnelles (esprit d’ouverture, tolérance…), mais aussi, l’amélioration du comportement, notamment chez les élèves dits à « problèmes ». Mots-clés :Médiation scolaire, violence, socialisation, éducation, citoyenneté, communication.
Abstract :The school mediation by the peers in France, is a recent phenomenon and the article shows the results of an research-action aiming at checking if this new form to act could contribute to modify the representations and the behaviors of the pupils mediators, in particular those called to « problems ». It comes out from this evaluation at three years that the educational dimension of the mediation varies in an important way according to the age of the pupils. It is among the pupils of the primary schools and the college that one measures best the changes intervened at the mediators with the improvement of the regard of oneself, the development of personal capacities (spirit of opening, tolerance…), but also, the improvement of the behavior, in particular at the pupils called to « problems ».
« Alors que le gouvernement vient de présenter son plan de lutte contre le harcèlement à l’école, une étude réalisée par le cabinet TransFormation met en lumière les excellents résultats de la médiation à l’école, un dispositif pourtant absent du plan gouvernemental.
Piloté depuis 2021 par France Médiation, la médiation scolaire a pour objectifs prioritaires de prévenir et de gérer les violences à l’école, au premier rang desquelles le harcèlement et le cyberharcèlement. La France compte à ce jour 196 postes de médiateurs déployés dans 384 établissements scolaires, soit une couverture de 185 000 élèves. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 10/10/2023)
« Le Service de médiation scolaire (SMS) vient de célébrer ses 5 années d’existence.
Ouvert en 2018, le SMS est dirigé par le médiateur scolaire, Lis De Pina.
Sa mission consiste à aider à trouver des solutions quand les chances de réussite scolaire d’un élève semblent compromises en raison d’une situation conflictuelle. Créé dans le souci de participer à la réduction du décrochage scolaire (quand un jeune quitte l’école sans diplôme ni qualification), il porte une attention particulière aux droits à l’intégration des élèves issus de l’immigration et à l’inclusion des élèves à besoins spécifiques.
Service rattaché au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, il agit cependant en toute indépendance.
Les parents, les élèves majeurs ou les professionnels de l’Éducation nationale peuvent contacter le SMS quand une situation concrète au niveau de l’école ou d’un service de l’Éducation nationale, leur semble bloquée et qu’ils souhaitent le soutien d’une instance neutre. Le SMS privilégie les règlements à l’amiable des désaccords. Il tend à favoriser au maximum la communication entre les parties concernées, en apportant aux uns et aux autres l’écoute, les informations ou la compréhension qui ont pu faire défaut. Il met ainsi en avant une posture médiative, bien que la loi lui confère également un rôle de type Ombudservice de l’École, au service de l’intérêt de l’élève (il peut p.ex. exiger de l’école ou du service concerné des documents, formuler des recommandations à leur attention ou à celle du ministre afin de contribuer à l’amélioration du système éducatif).
À travers la loi, des projets sur le terrain et le recrutement d’un personnel formé, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse s’engage depuis plusieurs années à mener des politiques inclusives et intégratives, comme à lutter contre le décrochage scolaire. En accueillant les plaintes, le SMS veille à ce que cet engagement soit effectif.
Avec les années la communauté scolaire a appris à connaitre le travail du SMS alors que le bouche-à-oreille répandait le mot entre parents. C’est ainsi qu’il fait face à une croissance constante du nombre de réclamations.
Du 15 septembre 2018 au 14 septembre 2023, le SMS a enregistré 929 réclamations:
2018-2019
108
2019-2020
140
2020-2021
190
2021-2022
217
2022-2023
274
929
Communiqué par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse
« Pour apaiser la cour de récré, les élèves de 6e du collège Saint-Gabriel de Pont-l’Abbé sont formés à la médiation. Avoir un regard bienveillant sur l’autre, savoir l’écouter et se méfier des rumeurs, autant de conseils précieux pour lutter contre le harcèlement scolaire. » – D. Tanguy – (Extrait de
« 180 personnes venues de toute la France étaient réunies le 22 juin, à l’occasion du bilan des 3 ans du programme « Toutes et tous à l’école ! » 2021-2023 piloté par la Dihal et élaboré en lien étroit avec les autorités académiques et la Délégation interministérielle à la prévention et lutte contre la pauvreté
Programme d’accompagnement vers l’école dans le cadre de la résorption des bidonvilles : quel bilan?
L’accès à l’école des 7 000 enfants résidant en squats et bidonvilles fait partie des interventions participant à la résorption des bidonvilles. Parmi eux, 70% n’ont jamais été à l’école ou sont en décrochage scolaire. Depuis la rentrée 2020, des actions de médiation scolaire portées par la Dihal ont été mises en place en lien étroit avec les autorités académiques.
40 médiateurs financés à hauteur de 1,6 M€, participent à un changement de paradigme dans la prise en charge de cette question et à l’instauration de liens de confiance entre parents, enfants et institution scolaire.
« La scolarisation des enfants vivant en bidonville, traditionnellement très faible, a plus que doublé depuis le déploiement en 2020 d’un réseau de 40 médiateurs, chargés d’aller à la rencontre des familles, selon un bilan rendu public jeudi 22 juin 2023.
Sur les quelque 7 000 enfants résidant en squats ou bidonvilles – des Roms en grande majorité -, seuls 1 430 étaient scolarisés en 2019. Mais ce nombre a grimpé à 3 202 pendant l’année scolaire 2021-2022, après le déploiement de ces médiateurs dans 15 départements, a souligné la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal), qui pilote ce programme, lors d’une conférence organisée jeudi 22 juin 2023 à Paris pour en dresser un premier bilan. » (Extrait de weka.fr/actualite 26/06/2023)
« Intervention devant les établissements, lutte contre l’absentéisme et contrôle de l’instruction à domicile sont les principales missions des médiateurs scolaires qui travaillent pour la Ville, en lien avec l’Education nationale et la préfecture.
La Ville de Béziers, en lien avec l’Education nationale et la préfecture, a relancé le service Médiation scolaire, il y a deux ans. « Avec et après le Covid, c’est devenu plus compliqué notamment concernant l’absentéisme scolaire, explique Alberte Frey, l’adjointe en charge des affaires scolaires. » (Extrait de midilibre.fr du 5/09/2023)
L’année 2022 a été une période très intense pour la médiation. L’augmentation du nombre de saisines s’est poursuivie, mais c’est surtout la tonalité générale de ces saisines, l’anxiété et l’âpreté parfois qui s’y expriment, qui donnent le sentiment d’un climat de tension exacerbé.
L’École et l’Université sont le réceptacle de nombreuses tensions sociétales. Après la crise sanitaire, la perte de certains repères traditionnels a accentué les inégalités et favorisé la montée des individualismes, des incivilités et des violences. Le besoin d’écoute, d’explications et d’équité devient de plus en plus pressant chez les élèves, les parents et les étudiants, qui souhaitent être mieux associés aux décisions les concernant, mais également chez les personnels, qui ont de plus en plus de mal à faire face à cette nouvelle donne et font état parfois, dans leurs réclamations, d’un sentiment d’insécurité, d’un manque de reconnaissance et de perspectives d’avenir. En outre, la complexité de certaines procédures administratives dématérialisées crée une forme d’opacité et engendre de la défiance chez les usagers vis-à-vis des responsables publics, tandis qu’une sensation d’épuisement professionnel s’exprime chez un certain nombre d’agents, au sein de l’administration comme dans les établissements scolaires, créant du découragement et de la démotivation.
L’École reste cependant le premier espace de vie sociale et de cohésion pour la plupart des enfants et des jeunes ; à ce titre, elle doit pouvoir continuer à jouer pleinement son rôle structurant en intégrant des publics d’une diversité de plus en plus grande, en fixant des cadres et des objectifs communs, tout en respectant les droits, les besoins particuliers et les aspirations légitimes de chacun.
Dans ce contexte, la médiation a poursuivi sa mission d’écoute, de conseil et d’apaisement. Elle a également entrepris d’améliorer la qualité de l’accès à ses services en modernisant ses outils de communication et de suivi, et en renforçant son réseau de médiateurs académiques. Son action doit en effet répondre à un triple enjeu
un enjeu social, parce qu’elle accompagne prioritairement les personnes les plus vulnérables, éloignées des services publics, gagnées parfois par l’amertume ou le ressentiment, pour leur faire retrouver confiance dans l’institution et s’inscrire dans une approche plus constructive de leurs difficultés ;
un enjeu démocratique, qui réside dans la possibilité de débattre, de comprendre et de faire valoir ses droits dans un univers administratif de plus en plus complexe et déshumanisé ;
un enjeu pédagogique, celui de diffuser la culture de la médiation à tous les étages du système éducatif, en encourageant, en particulier, dès les petites classes, le développement de compétences et de valeurs humanistes préparant les enfants à vivre ensemble et à coopérer.
Je tiens à saluer ici l’engagement de tous les médiateurs académiques qui œuvrent sans relâche, et tout au long de l’année, à maintenir le lien de confiance et à créer des espaces de dialogue entre les usagers, l’administration et tous les acteurs du système éducatif.
Aux côtés du pôle national, ils ont contribué à la rédaction de ce rapport qui est aussi la photographie de leur activité, fondée sur l’écoute bienveillante et la disponibilité, ainsi que sur une volonté farouche de ne jamais laisser prospérer une situation pouvant porter atteinte aux droits fondamentaux ou à la dignité des personnes.
Catherine Becchetti-Bizot Médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur
Rapport 2022 de la médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur
L’activité 2022 des médiateurs en chiffres
L’enseignement supérieur privé : des clarifications nécessaires pour sécuriser le parcours des étudiants
Réduire les conflits en établissement : une responsabilité collective ?
Affectations et mutation : vers une mobilité consentie – Focus sur les académies d’Outre-mer