« À New York, au siège des Nations unies, Bintou Keita, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, a présenté le rapport de la Monusco devant le conseil de sécurité des Nations unies. Elle a notamment salué les progrès récents dans le cadre du processus de Luanda. » -Carrie Nooten -(Extrait de rfi.fr du 10/12/2024)
« Cette formation sur la médiation interculturelle se concentre sur la compréhension et la gestion des identités culturelles en lien avec la posture du médiateur. Les participants apprendront à naviguer dans les dynamiques interculturelles, à rechercher des clés de compréhension des différents cadres de références des médiés, et à utiliser des stratégies de communication efficaces pour éviter les risques d’impasse.
Intervenants : Anissa Benchekroun, intervenante systémicienne et stratégique en entreprises, Florence van de Putte, médiatrice systémicienne agréée et avocate honoraire, et Stéphanie Degrave, Médiatrice agréée et avocate » (Extrait de trialogues.be du 5/11/2024)
« La médiation angolaise a obtenu des avancées réelles entre les belligérants engagés dans l’Est congolais, malgré les difficultés à les appliquer sur le terrain. Après avoir reçu les chefs des services de renseignement et de sécurité militaire, ainsi qu’une délégation du M23, Luanda s’apprête à accueillir cette semaine les ministres des affaires étrangères des deux pays. […] » –J. Tilouine -(Extrait de africaintelligence.fr du 10/09/2024)
La médiation des conflits politiques violents de la scène internationale a suscité, depuis 1989, un regain d’intérêt des acteurs de la politique mondiale (États, organisations internationales, ONG). Une prolifération des acteurs et des initiatives de médiation accompagnées par une recrudescence des programmes de recherches et des publications sur les médiations, les négociations et les processus de paix, produisent un savoir nouveau consacré aux stratégies négociées de sorties de conflit. Les échecs répétés de résolution des conflits israélo-palestinien, afghan, syrien, malien et autres semblent cependant avoir donné un coup d’arrêt à cette dynamique. Comment expliquer cette crise apparente de la médiation et des processus de paix ? Comment expliquer la répétition d’erreurs manifestes ? Quelles sont les leçons que les principaux acteurs de la médiation internationale tirent des expériences réussies mais aussi de leurs échecs ? Le présent texte introduit quatre études de cas de médiation qui tentent d’apporter des réponses à ces questions.
Abstract
Since 1989, the mediation of violent political conflicts on the international scene has aroused renewed interest among political actors (States, international organizations, NGOS). A proliferation of actors and mediation initiatives accompanied by an upsurge in research programs and publications on mediation, negotiations and peace processes, are producing a new body of knowledge devoted to negotiated strategies for ending conflict. The repeated failures to resolve the Israeli-Palestinian, Afghan, Syrian, Malian and other conflicts, however, seem to have brought this dynamic to a halt. How can we explain this apparent crisis of mediation and peace processes? How can we explain the repetition of obvious mistakes? What are the lessons that key actors in international mediation are learning from their successes and failures? This text introduces four mediation case studies that attempt to answer these questions.
« C’est la voie de la dernière chance », annonce dans une interview accordée à Claude Guibal et Eric Audra, de Radio France, au Monde et au Wall Street Journal, le président congolais, Félix Tshisekedi, au sujet de la relance de la médiation entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, alors que progressent toujours dans le Nord-Kivu les rebelles du M23, soutenus par Kigali. Il assure « avoir l’espoir que cela aboutira à quelque chose », tout en accusant le président rwandais, Paul Kagamé, de « manipulation » et d’avoir de « mauvaises intentions ». (Extrait de francetvinfo.fr du 2/04/2024)
« Sollicitée en son temps pour calmer le jeu entre Bamako et Abidjan, la médiation togolaise prend avec fin avec l’avènement de l’AES.
En 2022, lors des divergences poussées avec Abidjan sur le cas des 49 militaires censés intégrer la MINUSMA, le Colonel Assimi Goïta s’était rabattu sur le Président Faure Gnassimgbe. Le numéro 1 Togolais était déjà le médiateur attitré du Mali auprès de la sous-région et s’était montré assez décisif dans la levée des lourdes sanctions infligées à Bamako à l’époque. Faure Gnassimgbe avait en outre croisé son homologue de la Guinée Bissau à peine installé à la tête de la CEDEAO, lors de la première visite officielle du général Emballo comme président en exercice. Suite au coup d’État du Niger, en juillet dernier, et la menace militaire, Bamako affichait un retrait de l’instance régionale avant de pousser Niamey à s’offrir les services de Lomé. Une médiation gagnante d’autant que l’option militaire sera finalement enrayée. Au fil des mois, Lomé va prendre tout le monde à contre-pied en mettant son port à la disposition du Niger. Une position assumée qui n’a jusque-là pas été condamnée ou remise en cause par la CEDEAO. » – I. Keita – (Extrait de malijet.com du 6/02/2024)
« C’est une étape majeure franchie dans la médiation congolaise dans la résolution de la crise tchadienne. Mardi, à Kinshasa, sous la facilitation du président congolais Félix Tshisekedi, un « accord » a été signé pour le retour de l’opposant Succès Masra à Ndjamena où un mandat international avait été émis à son encontre. L’opposant et les autorités tchadiennes se disent satisfaits de ce compromis, un « accord de principe » qui laisse des zones d’ombre sur les modalités de sa mise en œuvre. » (Extrait de rfi.fr/fr du 1/11/2023)
« Le 21 octobre, deux otages américaines, enlevées par le Hamas en Israël, ont été libérées après une médiation du Qatar. Son intervention a été salué par les États-Unis et la France, rappelant le rôle que ce pays du Golfe veut jouer dans les négociations. Comment le Qatar joue-t-il de son influence dans ce conflit ? Entretien.
TV5MONDE : Pourquoi le Qatar représente-t-il un médiateur intéressant dans ce conflit ?
Christian Chesnot, journaliste, spécialiste du Qatar, auteur de Le Qatar en 100 questions – Les secrets d’une influence planétaire (éditions Tallandier) : Le Qatar a un rôle ancien dans ce genre d’affaires de médiation. On l’a vu par exemple en Afghanistan, où le pays a joué les intermédiaires avec les Talibans, notamment pour l’évacuation de Kaboul. C’était aussi le cas pendant la guerre civile en Syrie, où des otages ont été libérés grâce aux médiations du Qatar.
Et là, dans ce cas, il est d’autant plus à même de jouer ce rôle parce qu’il parle à tout le monde. Il parle à la fois au Hamas, à l’Iran, (ce qui n’est pas le cas d’autres pays impliqués), qui a une influence sur le Hamas et à Israël. Même si le Qatar n’a pas d’ambassade comme les Émirats arabes unis, le Bahreïn, l’Égypte ou la Jordanie, il y a quand même une ligne, un canal de communication ouvert avec Tel Aviv. Tout ça fait de lui un interlocuteur incontournable » (Extrait de tv5monde.com du 23/10/2023)
« Président de 1994 à 2000, Martti Ahtisaari a joué le rôle de médiateur dans plusieurs conflits, de l’Indonésie au Kosovo en passant par la Namibie. Il s’est éteint lundi à l’âge de 86 ans.
Il avait joué le rôle de médiateur dans un grand nombre de conflits, de l’Indonésie au Kosovo en passant par la Namibie, obtenant de nombreuses distinctions, jusqu’au prix Nobel de la paix en 2008. Martti Ahtisaari, président finlandais de 1994 à 2000, est mort lundi 16 octobre à l’âge de 86 ans après avoir souffert de la maladie d’Alzheimer. « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la mort du président Martti Ahtisaari », a dit l’actuel président, Sauli Niinistö dans un communiqué. » (Extrait de .lemonde.fr du 16/10/2023)
« Le Niger a accepté la médiation de l’Algérie, qui avait proposé aux militaires au pouvoir depuis le 26 juillet dernier « un plan de transition de six mois ». C’est ce qu’a annoncé ce lundi 2 octobre le ministère algérien des Affaires étrangères.
« Le gouvernement algérien a reçu par le canal du ministère nigérien des Affaires étrangères une acceptation de la médiation algérienne visant à promouvoir une solution politique à la crise du Niger », a précisé le ministère dans un communiqué.
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a chargé le chef de la diplomatie, Ahmed Attaf, « de se rendre à Niamey dans les plus brefs délais pour y entamer des discussions (…) avec toutes les parties prenantes », selon la même source. » (Extrait de tv5monde.com du 2/10/2023)