« C’est une médiation qui se veut silencieuse, discrète. Le Qatar, qui abrite depuis une semaine des pourparlers entre les délégations de Kinshasa et de l’AFC/M23, tient à garder le contrôle sur la communication. Très peu d’informations filtrent.
Doha insiste sur ce silence, une méthode qui, selon des sources diplomatiques, a déjà permis de réunir Félix Tshisekedi et Paul Kagame, là où d’autres initiatives avaient échoué. » (Extrait de rfi.fr)
« La tentative de médiation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en Guinée-Bissau s’est soldée par un échec. Les discussions, menées dans le but de favoriser un dialogue pacifique entre les acteurs politiques, n’ont pas abouti à un accord. Cette impasse révèle les profondes divisions qui persistent à l’approche des élections législatives et présidentielles prévues pour le 30 novembre.
Un contexte politique tendu
La Guinée-Bissau est régulièrement confrontée à des tensions politiques et à des conflits entre les partis. Cette situation, exacerbée par des problèmes de gouvernance, a rendu la tâche de la CEDEAO particulièrement difficile. La mission visait à prévenir une escalade de la violence avant les élections, mais les divergences ont empêché la conclusion d’un accord. »- Adama Bagayoko – (Extrait de maliactu.net du 2/03/2025)
« Les nouvelles autorités du Sénégal et la rébellion indépendantiste de Casamance (sud) ont signé dimanche 23 février à Bissau un « accord important » visant une paix définitive dans cette région, théâtre d’un conflit de plus de quarante ans, a rapporté lundi la chaîne nationale sénégalaise, la RTS.
L’accord a été signé par le premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, lors d’une visite dimanche matin à Bissau, où il a rencontré des membres du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), sous la médiation du président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo. » (Extrait lemonde.fr du 24/02/2025)
« La médiation diplomatique est la recherche active d’un règlement négocié d’un conflit international par une tierce partie impartiale. Il existe des médiateurs de toutes formes, seuls ou en groupe. Les attributs du médiateur idéal varient en fonction de la nature du conflit en question. On assiste aujourd’hui à une prolifération d’initiatives de médiation en lien avec les stratégies de sortie de crise ou de conflit. Quelles leçons tirer des médiations réussies ou de celles qui ont échoué ? Comment interagissent les différents acteurs de la médiation ? Dans ce livre, nous examinerons différentes stratégies et tentatives de médiation diplomatique dans les conflits internationaux. Et nous terminerons par le portrait de trois médiateurs de talent.
Raoul Delcorde est ambassadeur (honoraire) de Belgique et membre de l’Académie royale de Belgique. Titulaire d’un doctorat en sciences politiques, il est professeur invité à l’UCLouvain. Son dernier ouvrage portait sur la négociation diplomatique internationale. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont Le métier de diplomate et Diplomatie et politique étrangère à l’heure de la mondialisation, parus dans « L’Académie en poche » (Extrait)
« Dans la même journée (d’hier), deux images se sont étrangement télescopées, relate le site spécialisé sur la RDC Afrikarabia. Sur la première, le président Félix Tshisekedi rencontre les représentants des confessions musulmanes, orthodoxes, kimbanguistes et des églises du Réveil pour les intégrer au dialogue national prôné par les Églises chrétiennes. Quelques heures plus tard, une seconde image dévoile une autre rencontre, qui a surpris tout le monde, à plus de 2500kilomètres de Kinshasa. Autour de la table, on y voit les responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Monseigneur Fulgence Muteba, l’Abbé Donatien Nshole, celui de l’Église du Christ au Congo, le Révérend Éric Senga, face à Corneille Nangaa, le coordonnateur de l’AFC, la branche politique de la rébellion M23, condamné à mort par Kinshasa. Un télescopage d’images qui donne un sérieux coup d’accélérateur, pointe Afrikarabia, à l’initiative des deux confessions religieuses qui a pour objectif d’ouvrir les portes du dialogue et ramener la paix à l’Est. » – Frédéric Couteau – (Extrait de rfi.fr du 13/02/2025)
« Vous êtes médiateur familial et souhaitez contribuer à la résolution des cas d’enlèvements parentaux internationaux d’enfants ? Il est encore temps de soumettre votre candidature !
La date limite d’inscription pour rejoindre la liste de réserve des médiateurs du SPF Affaires étrangères a été prolongée jusqu’au 𝘃𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲𝗱𝗶 𝟮𝟴 𝗳𝗲́𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟱.
Nous vous invitons à consulter l’appel à candidatures et à envoyer votre lettre de candidature accompagnée de votre CV par lettre recommandée à l’adresse suivante :
SPF Affaires étrangères – Direction générale Affaires consulaires Service Coopération judiciaire internationale – C1.2 Rue des Petits Carmes, 15 1000 BRUXELLES
« Le président congolais, Félix Tshisekedi, était absent, mercredi 29 janvier, du sommet de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est organisé par le chef d’Etat kényan pour résoudre la crise en cours. La réunion n’a pas permis d’avancer sur le plan diplomatique.
Une réunion « en distanciel », sans l’un des deux principaux intéressés, qui a abouti, tard dans la soirée de mercredi 29 janvier, à un communiqué de 57 lignes au contenu convenu. Le texte appelant à la « fin des hostilités » et à un « cessez-le-feu inconditionnel » dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) n’apporte aucune avancée significative à la situation. Voilà, en somme, le bilan de la tentative de médiation de William Ruto, le chef de l’Etat kényan et actuel président de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC), au sujet du conflit opposant la RDC aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et à l’armée rwandaise. » – Arthur Frayer-Laleix – (Extrait de lemonde.fr du 30/01/2025)
« L’histoire de la médiation algérienne dans les libérations d’otages, mais aussi la résolution des conflits, illustre une approche diplomatique unique et efficace.
Depuis les Accords d’Alger en 1981 et la libération des otages américains détenus en Iran jusqu’à des interventions plus récentes, comme celles concernant le sud-africain Gerco van Deventer, en mars 2023, et, tout récemment, celle de l’espagnol Joaquín Navarro Cañada, l’Algérie s,est affirmée comme un acteur clé capable d’intervenir dans des situations complexes, pour favoriser le dialogue et résoudre les crises. L’un des moments les plus marquants de la diplomatie algérienne est sans conteste la médiation lors de la crise des otages américains en Iran. En novembre 1979, l’ambassade américaine à Téhéran est envahie par des étudiants iraniens, entraînant la prise en otages de 52 diplomates et employés. Cette crise a duré 444 jours et a créé une impasse diplomatique majeure. L’Algérie, par sa position neutre et son approche pacifique, a été sollicitée pour faciliter les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Le 19 janvier 1981, les Accords d’Alger sont signés, permettant la libération des otages. Cet accord a non seulement mis fin à une crise aiguë, mais a également établi l’Algérie comme un médiateur respecté sur la scène internationale. Les diplomates algériens ont été salués pour leur professionnalisme et leur capacité à instaurer un climat de confiance entre les parties adverses. » –Yazid Yahiaoui-(Extrait de elmoudjahid.dz du 24/01/2025)
« L’affaire minait la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) depuis plus d’un an. Selon un communiqué du ministère des affaires étrangères marocain, publié jeudi 19 décembre à l’aube, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso, a « répondu favorablement » à la demande de libération des quatre agents du renseignement français détenus à Ouagadougou, depuis décembre 2023, grâce à une médiation du roi Mohammed VI. Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est entretenu, mercredi, avec le souverain chérifien pour le « remercier chaleureusement de la réussite de la médiation », a confirmé l’Elysée à l’Agence France-Presse. » (Extrait de lemonde.fr du 19/12/2024)
« Au moment où on interroge le bilan à mi-parcours de la délicate mission du président Diomaye Faye de recoller les morceaux entre la CEDEAO et les trois pays de l’AES, les dirigeants de l’institution sous-régionale ont ratifié dimanche le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger du bloc économique. Toutefois, le mandat de médiation du président Diomaye Faye a été prolongé jusqu’en juillet 2025.
A l’issue du sommet ordinaire tenu dimanche à Abuja, la capitale du Nigéria, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont ratifié le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger du bloc économique.
Les trois pays de l’AES cesseront à partir du 29 janvier 2025 d’être membres de la CEDEAO.
Dans un communiqué lu par Omar Touray, le président de la Commission de la CEDEAO, les dirigeants de l’institution sous-régionale ont indiqué qu’ils respectaient la décision des trois pays de quitter la communauté. » – Mamadou Faye – (Extrait de bbc.com du 11/12/2024)
« À New York, au siège des Nations unies, Bintou Keita, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, a présenté le rapport de la Monusco devant le conseil de sécurité des Nations unies. Elle a notamment salué les progrès récents dans le cadre du processus de Luanda. » -Carrie Nooten -(Extrait de rfi.fr du 10/12/2024)