« C’est une étape majeure franchie dans la médiation congolaise dans la résolution de la crise tchadienne. Mardi, à Kinshasa, sous la facilitation du président congolais Félix Tshisekedi, un « accord » a été signé pour le retour de l’opposant Succès Masra à Ndjamena où un mandat international avait été émis à son encontre. L’opposant et les autorités tchadiennes se disent satisfaits de ce compromis, un « accord de principe » qui laisse des zones d’ombre sur les modalités de sa mise en œuvre. » (Extrait de rfi.fr/fr du 1/11/2023)
« Le 21 octobre, deux otages américaines, enlevées par le Hamas en Israël, ont été libérées après une médiation du Qatar. Son intervention a été salué par les États-Unis et la France, rappelant le rôle que ce pays du Golfe veut jouer dans les négociations. Comment le Qatar joue-t-il de son influence dans ce conflit ? Entretien.
TV5MONDE : Pourquoi le Qatar représente-t-il un médiateur intéressant dans ce conflit ?
Christian Chesnot, journaliste, spécialiste du Qatar, auteur de Le Qatar en 100 questions – Les secrets d’une influence planétaire (éditions Tallandier) : Le Qatar a un rôle ancien dans ce genre d’affaires de médiation. On l’a vu par exemple en Afghanistan, où le pays a joué les intermédiaires avec les Talibans, notamment pour l’évacuation de Kaboul. C’était aussi le cas pendant la guerre civile en Syrie, où des otages ont été libérés grâce aux médiations du Qatar.
Et là, dans ce cas, il est d’autant plus à même de jouer ce rôle parce qu’il parle à tout le monde. Il parle à la fois au Hamas, à l’Iran, (ce qui n’est pas le cas d’autres pays impliqués), qui a une influence sur le Hamas et à Israël. Même si le Qatar n’a pas d’ambassade comme les Émirats arabes unis, le Bahreïn, l’Égypte ou la Jordanie, il y a quand même une ligne, un canal de communication ouvert avec Tel Aviv. Tout ça fait de lui un interlocuteur incontournable » (Extrait de tv5monde.com du 23/10/2023)
« Président de 1994 à 2000, Martti Ahtisaari a joué le rôle de médiateur dans plusieurs conflits, de l’Indonésie au Kosovo en passant par la Namibie. Il s’est éteint lundi à l’âge de 86 ans.
Il avait joué le rôle de médiateur dans un grand nombre de conflits, de l’Indonésie au Kosovo en passant par la Namibie, obtenant de nombreuses distinctions, jusqu’au prix Nobel de la paix en 2008. Martti Ahtisaari, président finlandais de 1994 à 2000, est mort lundi 16 octobre à l’âge de 86 ans après avoir souffert de la maladie d’Alzheimer. « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la mort du président Martti Ahtisaari », a dit l’actuel président, Sauli Niinistö dans un communiqué. » (Extrait de .lemonde.fr du 16/10/2023)
« Le Niger a accepté la médiation de l’Algérie, qui avait proposé aux militaires au pouvoir depuis le 26 juillet dernier « un plan de transition de six mois ». C’est ce qu’a annoncé ce lundi 2 octobre le ministère algérien des Affaires étrangères.
« Le gouvernement algérien a reçu par le canal du ministère nigérien des Affaires étrangères une acceptation de la médiation algérienne visant à promouvoir une solution politique à la crise du Niger », a précisé le ministère dans un communiqué.
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a chargé le chef de la diplomatie, Ahmed Attaf, « de se rendre à Niamey dans les plus brefs délais pour y entamer des discussions (…) avec toutes les parties prenantes », selon la même source. » (Extrait de tv5monde.com du 2/10/2023)
« Hostile à toute intervention armée au Niger, l’Algérie poursuit ses efforts de médiation avec l’envoi jeudi dans ce pays du numéro deux de sa diplomatie, Lounès Magramane, qui a appelé à privilégier la « négociation », selon la radio nationale nigérienne.
« Une intervention au Niger aura des conséquences naturellement désastreuses non seulement sur le Niger mais aussi sur tous les pays de la région », a-t-il déclaré, assurant privilégier la « négociation », selon des propos rapportés par la radio nationale nigérienne. » (Extrait de europe1.fr du 24/08/2023)
« Une délégation ouest-africaine est arrivée à Niamey afin de tenter une nouvelle médiation diplomatique avec les militaires qui ont pris le pouvoir au Niger, selon les informations de Serge Daniel, le correspondant de France 24 et RFI dans la région. » (Extrait de france24.com du 21/08/2023)
« Le régime militaire au Niger s’est dit prêt à discuter, a rapporté dimanche 13 août le chef d’une délégation de religieux nigérians, au lendemain de sa visite à Niamey. Le général Abdourahamane Tiani, à la tête des putschistes qui ont renversé le président élu Mohamed Bazoum le 26 juillet, « a déclaré que sa porte était ouverte pour explorer la voie de la diplomatie et de la paix afin de résoudre » la crise, a affirmé dans un communiqué le Sheikh Bala Lau.
Ce chef d’Izala, un mouvement islamique d’inspiration salafiste, mène une mission de médiation avec l’accord du président du Nigeria, Bola Tinubu, également président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ». (Extrait de francetvinfo.fr du 13/8/2023)
« Une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est attendue au Niger pour « négocier » avec les putschistes, a indiqué ce 2 août 2023 l’un des responsables de la Cédéao à l’ouverture d’une réunion des chefs d’état-major ouest-africains à Abuja. Cette délégation à Niamey est conduite par l’ex-président nigérian Abdulsalami Abubakar, avec dans ses rangs le sultan de Sokoto, un leader traditionnel et religieux de premier plan.
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Abdulsalami Abubakar, artisan d’une transition démocratique
Après une longue carrière militaire débutée dans les années 1960, cet ancien chef des armées a succédé au général Sani Abacha, à la tête du pays, en 1998. Moins d’un an plus tard, Abdulsalami Abubakar organise des élections multipartites et transfert le pouvoir au président Olusegun Obasanjo, élu démocratiquement en 1999.
À 81 ans, Abdulsalami Abubakar préside toujours le Comité national pour la paix, un organe qui est notamment chargé de veiller au bon déroulement des élections nigérianes.
Muhammad Sa’as Abubakar III, des atouts de taille
Le sultan de Sokoto est lui aussi passé par une carrière militaire. Avant de monter sur le trône du califat de Sokoto, Muhammad Sa’ad Abubakar III, 66 ans, a participé à de nombreuses opérations militaires avec l’armée nigériane, notamment au Tchad ou en Sierra Leone.
Dès le milieu des années 1990, il occupe aussi le poste d’officier de liaison pour la Cédéao. Après la disparition tragique de son frère en 2006, Muhammad Sa’ad Abubakar devient sultan de Sokoto. » (Extrait de rfi.fr du 2/08/2023)
« Après une réunion au Nigeria, les chefs d’État de la Cédéao ont lancé un ultimatum aux putschistes et ont décidé de sanctions financières. Mahamat Idriss Déby est à Niamey pour une médiation.
Le chef de l’État tchadien Mahamat Idriss Déby est arrivé ce dimanche 30 juillet à Niamey pour une médiation après avoir rencontré le président nigérian Bola Tinubu, également président en exercice de la Cédéao. Le président tchadien, dont le pays est voisin du Niger mais n’est pas membre de l’organisation ouest-africaine, « n’a pas un mandat spécial acté de la Cédéao », a précisé le porte-parole du gouvernement tchadien. D’après les informations de notre correspondant régional, Serge Daniel, à Niamey Mahamat Idriss Déby a rencontré la junte, le président Mohamed Bazoum et l’ancien président Mahamadou Issoufou
Un peu plus tôt, l’organisation ouest-africaine s’était rassemblée à huis clos à Abuja pour décider des mesures à prendre, quatre jours après le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum. À l’issue de cette réunion, les chefs d’État ont annoncé un ultimatum d’une semaine pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger, rapporte notre correspondant à Abuja, Moïse Gomis. Ils n’excluent pas le « recours à la force » si nécessaire. En attendant, des sanctions ont été décidées avec effet immédiat : fermeture des frontières puis des vols en direction du Niger, plus de transactions commerciales avec le Niger, plus de transactions énergétiques avec le Niger, gel des avoirs bancaires. » (Extrait de rfi.fr du 30/07/2023)
« Le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, facilitateur du processus de transition au Tchad, est arrivé mardi matin à N’Djamena, pour poursuivre ses consultations visant à trouver des solutions à la crise politique qui secoue ce pays, a appris l’ACP de la Présidence de la République.
« Le président de la République a été reçu en tête-à-tête par son homologue tchadien, le président Mahamat Idriss Déby. Il est également prévu une séance de travail avec le gouvernement tchadien et va échanger avec des représentants du système des Nations-Unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Etats-Unis. Le Chef de l’Etat recevra par ailleurs les principaux partis politiques et des membres de la société civile tchadienne. Sa visite sera clôturée mercredi par une conférence de presse conjointe qu’il animera avec le président tchadien », a indiqué la source.
Le rôle du président Tshisekedi en tant que facilitateur, est de recréer la confiance entre les différentes parties prenantes au processus de transition, de concilier leurs vues afin de trouver un accord devant mener aux prochaines élections et de promouvoir la paix au Tchad, signale-t-on. » (Extrait de acp.cd du 18/07/2023)
« Si Macky Sall, Cyril Ramaphosa, Hakainde Hichilema et Azali Assoumani ont réussi à aller sur place malgré les conditions de sécurité et à la rencontre de leurs homologues, à Kiev, Volodymyr Zelensky a rejeté toute volonté de médiation et à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a salué une approche équilibrée. Alors quel bilan diplomatique tirer des visites en Ukraine puis en Russie de la délégation africaine ?
Au sein de la société civile africaine, des voix se font critiques. Le Gabonais Marc Ona Essangui, président de l’organisation Tournons la page internationale, estime que les chefs d’État qui ont mené cette mission sont trop clivants et que l’Afrique dispose d’instances qui sont les seules habilitées à mener des médiations. » (Extrait de msn.com du 19/06/223)