Article : « L’évaluation des effets de la médiation familiale dans le domaine divorce/séparation : synthèse et réflexions » par Alyette Brau, Annie Delsol, Brigitte Gérault, Christine Metral, Marianne Souquet, Tiers 2015/1 (N° 12), pages 157 à 173


Résumé

Les médiateurs familiaux sont confrontés à des questions telles que : « La médiation familiale, à quoi ça sert, est-ce que ça marche ? Quel est votre taux de réussite ?…. », ainsi qu’aux évaluations statistiques demandées par les financeurs : « Combien de médiations, combien d’accords ? » Notre groupe de médiateurs familiaux a recensé les évaluations et les recherches existantes sur la médiation familiale afin de vérifier dans quelle mesure elles répondaient aux préoccupations du public, des prescripteurs, des financeurs et des médiateurs familiaux.
Pour ce faire, nous avons repris les principales études qui, à notre connaissance, ont été réalisées sur la médiation familiale, en France et aussi à l’étranger, en particulier dans les pays anglo-saxons. Cette compilation ne se prétend pas exhaustive.
Pour chaque étude, nous avons recensé les principaux items. Au cours de nos lectures, nous nous sommes particulièrement intéressées aux études qui portaient sur les effets de la médiation familiale sur les familles concernées. Dans ce travail, nous avons repéré également les aspects non abordés qui pourraient faire l’objet de futures recherches. » (Extrait de cairn.info)

Article à consulter sur https://www.cairn.info/revue-tiers-2015-1-page-157.htm&wt.src=pdf?contenu=resume

« Enfants en danger et médiation familiale » par Caroline Siffrein-Blanc, MCF HDR en droit privé (cirpa-france.fr)


« Envisagée comme un outil complémentaire des mesures d’assistance lorsque le conflit entre les parents est l’une des causes de la mise en danger de l’enfant (Groupe d’appui la protection de l’enfance, « Médiation famille et la protection de l’enfance », 2013), la médiation familiale intègre enfin le code civil en protection de l’enfance avec la loi n°2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants et la création de l’article 375-4-1 du code civil). Si en pratique, les services éducatifs n’avaient pas attendu le législateur pour orienter la famille vers un dispositif de médiation familiale lorsque les parents y étaient favorables, la nouveauté est d’en faire un outil judiciaire entre les mains du juge des enfants qu’il peut désormais inscrire dans sa décision judiciaire.

Pour mettre en place ce nouvel outil, le Gouvernement a précisé le dispositif mis à disposition des juges des enfants en créant un article 1189-1 dans le Code de procédure civile (Décret n° 2023-914 du 2 octobre 2023 portant diverses dispositions en matière d’assistance éducative), lui-même précisé par la Circulaire du 8 janvier 2024 relative au décret n° 2023-914 du 2 octobre 2023 portant diverses dispositions en matière d’assistance éducative.

La médiation familiale devant le juge des enfants suit ainsi les règles communes de la médiation familiale devant le juge aux affaires familiales, relevant elle-même de la médiation judiciaire de droit commun (art. 131-1 à 131-15 du Code de procédure civile, CPC), tout en bénéficiant de règles spécifiques. Les textes précisent ainsi l’objet de la médiation familiale, les conditions et modalités de mise en œuvre de la médiation familiale en protection de l’enfance ainsi que les conditions d’homologation de l’accord issu de cette médiation. » (Extrait de cirpa-france.fr le 15/07/2024)

En savoir plus sur https://cirpa-france.fr/enfants-en-danger-et-mediation-familiale/

Webinaire (rediffusion) : 9ème Rencontre de la Médiation familiale : « La médiation familiale dans le cadre du vieillissement d’un aîné » Entretien avec Danièle Henrie, organisée par L’IFOMENE le 25/04/2024 (YouTube)


A consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=–2zg3fTV-k&t=471s

Livre : « Remue-ménages. Récits de médiations familiales transformatives » par Isabelle DE BAUW, Eres-trajets, 2024, 306p.


« Pour lire cet ouvrage, il suffit d’aimer les histoires de famille et d’avoir envie d’en savoir un peu plus sur ce qui se passe dans les entretiens de médiation et comment cette approche peut, petit à petit, transformer les conflits et parfois les résoudre.

Ce livre propose un voyage dans l’intimité de familles contemporaines venant en médiation déposer leurs échecs, leurs doutes, leurs souffrances. Mais ce n’est pas triste ! Les récits authentiques présentés ici fourmillent de magnifiques silences, de traits d’humour et parfois de joie retrouvée.

Les couples et familles se révèlent, se développent, se rencontrent, grâce à l’accueil bienveillant que leur réserve une médiatrice formée à l’analyse systémique et à l’approche transformative. Elle partage les questions qu’elle se pose, les doutes qui l’assaillent, les espoirs qui la portent.

Cette pratique réflexive, sincère et enthousiaste de la médiation passionnera non seulement les professionnels qui souhaitent affiner leur talent mais aussi tous ceux qui voudront découvrir la manière dont se travaillent les conflits familiaux dans les espaces de médiation. » (Extrait éditeur)

À propos de l’auteur·e

photo de Isabelle DE BAUW

Isabelle De Bauw est médiatrice familiale depuis une trentaine d’années. Investie pendant vingt-deux ans dans le cadre d’un planning familial, elle exerce aujourd’hui dans un cabinet privé. Elle est par ailleurs avocate au Barreau de Bruxelles mais son activité est essentiellement centrée sur la médiation et la formation dans ce domaine qu’elle dispense notamment à l’UCLouvain et à l’ASBL ForMediation dont elle est actuellement présidente.

Ouvrage à commander sur https://www.editions-eres.com/ouvrage/5232/remue-menages

Suisse : « Médiation plutôt que juge de divorce? » par Josef Alkatout – Avocat (tdg.ch)


« Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi genevoise sur la médiation au début de l’année, les juges civils sont tenus d’encourager les justiciables à tenter une médiation «dans toutes les situations» qui leur paraissent s’y prêter, notamment en droit de la famille. Le dispositif de médiation mis en place gratuitement par le canton ne prend en compte ni la situation financière des parties, ni les chances de succès du processus de médiation.

Ce changement de paradigmea été accueilli chaleureusement par la magistrature et les médias – pour des raisons différentes: le pouvoir judiciaire compte sur un allégement de la charge de travail des 26 juges du Tribunal civil genevois de première instance qui traitent actuellement plus de 20’000 procédures par année. » (Extrait de tdg.ch du 7/05/2024)

En savoir plus sur https://www.tdg.ch/mediation-plutot-que-juge-de-divorce-601123106753

Article : « Penser la médiation (et les dispositifs de médiation) à l’aune de l’éducation familiale : quels dispositifs/ médiation pour et par les parents ? » par Julie Pinsolle, Sciences de la Société, N°117, 2021


RESUME

Cet article propose d’interroger les formes que prend la médiation (et les dispositifs qui s’en réclament) dans les discours de ses promoteurs. Il revient sur ses contours définitoires (la médiation se cantonne-t-elle aux situations de conflit ?) et ses modalités de mise en œuvre (le langage) afin d’en questionner les principes. Cette réflexion sera menée essentiellement dans le champ de l’éducation familiale en s’intéressant aux actions à destination des parents pour les accompagner dans leur rôle de parent et par une mise en perspective des pratiques d’éducation familiale et des pratiques de médiation.

PLAN

Les formes de médiation interrogées par la médiation à destination des familles : ouverture définitoire et primat du langage

Centration puis essaimage du processus de médiation : de la médiation familiale à la médiation en matière familiale

L’énonciation, au cœur de l’action de médiation, exemple de la médiation en matière familiale

La médiation vue à l’aune de l’étude des pratiques d’éducation familiale

L’indicibilité du sens

Quand le sens c’est l’usage : l’étude des processus d’ajustement entre culture familiale et culture scolaire comme relativisation du langage en médiation

Discussion : Des rapports entre éducation familiale et médiation, ou la dimension praxéologique d’une recherche heuristique

Article à lire sur

9ème Rencontre de la Médiation familiale (visioconférence) : « La médiation familiale dans le cadre du vieillissement d’un aîné », organisée par l’IFOMENE, le 25 avril | de 18h à 19h30



L’Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation (Ifomene) vous invite à la 9ème Rencontre de la Médiation Familiale consacrée à la place de la médiation familiale dans le cadre du vieillissement d’un aîné. Actuellement la médiation familiale est surtout connue dans le contexte des problématiques liées aux conflits inhérents à la séparation et au divorce, et ceci au nom de l’intérêt de l’enfant.Mais elle répond également aux problématiques liées aux conflits intrafamiliaux et aux conflits famille/institution lorsque l’un des membres de la famille est vulnérable. Ceci eu égard à la dignité des personnes dépendantes et à leurs droits et libertés. L’allongement de la durée de la vie, l’accroissement du nombre de personnes âgées atteintes de maladie dégénératives, l’éloignement géographique des enfants, le coût de la vie, le chômage, les séparations, divorces, recompositions familiales, ont notablement modifiés la figure de la famille. Celle-ci se retrouve bien fréquemment démunie face à la dépendance d’un parent âgé. Animé par Muriel Picard-Bachelerie, médiatrice familiale, responsable du Diplôme d’Etat de Médiateur Familial de l’Ifomene. Invitée
Danièle Henrie Médiatrice familiale diplômée d’État libérale, thérapeute familiale systémique (formation longue à l’APRTF Paris), formée à l’Intelligence relationnelle et à la systémie intérieure (IFS, IFIO), formatrice au Diplôme d’Etat de médiateur familial et à la question du vieillissement, superviseur d’analyse des pratiques professionnelles. Elle est également titulaire du Diplôme d’Etat d’infirmière (soins à domicile, libérale et coordinatrice en résidence pour personnes âgées), et présidente de l’Association Médiation Part’Âge.

Inscription sur https://www.eventbrite.fr/e/billets-ifomene-9eme-rencontre-de-la-mediation-familiale-873808664237?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=9%C3%A8me%20rencontre%20de%20la%20M%C3%A9diation%20familiale

Journée : « Médiateur familial & Avocat : quel couple ? »organisé par MFDElib, le 31 mai à Faculté de droit et de science politique, AIX EN PROVENCE (présentiel et distanciel)


Inscription sur https://my.weezevent.com/mediateur-familial-avocat-quel-couple

Colloque (Belgique) : « Les dialogues de la médiation familiale 2024. Questions pratiques et enjeux fondamentaux » organisé par le certificat interuniversitaire en médiation familiale de l’UC Louvain, à Louvain-la-Neuve – 12 avril 2024 (uclouvain.be)


« Cette après-midi d’échange et de réflexion s’adresse à toutes les personnes intéressées par l’actualité de la médiation familiale :

  • médiatrices et médiateurs
  • magistrat.e.s
  • avocat.e.s
  • notaires
  • enseignant.e.s, chercheur.se.s et étudiant.e.s.

Elle vise à appréhender, sous la forme de dialogues entre les intervenant.e.s et avec le public, des thématiques pertinentes pour la pratique de la médiation familiale et la réflexion sur la médiation familiale.

Pour cette seconde édition, les thèmes suivants seront abordés :

  • Les situations familiales à haut niveau de conflit
  • La question du genre dans le processus de médiation familiale
  • Des perspectives internationales (Extrait de uclouvain.be)
Programme
13h30Accueil des participants
14h00Mot de bienvenue Nathalie Dandoy, Présidente du Centre de droit de la personne, de la famille et de son patrimoine (Cefap), Professeure de droit de la personne et de la famille à l’UCLouvain, Collaboratrice notariale, Formatrice médiation familiale
14h15Les situations familiales à haut niveau de conflit : Approche psychologique et enjeux pour la médiation familiale   Mario Alu, Psychologue, Formateur médiation familiale Damien d’Ursel, Médiateur familial, Avocat, Formateur médiation familiale 
15h00La question du genre dans le processus de médiation familiale : Aspects théoriques et enjeux pratiques Jacques Marquet, Professeur de sociologie à l’UCLouvain, Formateur médiation familiale Geoffrey Willems, Professeur de droit de la personne et de la famille à l’UCLouvain, Responsable académique du certificat en médiation familiale, Formateur médiation familiale Bénédicte Gennart, Médiatrice familiale, Avocate, Formatrice médiation familiale
15h45Café gourmand
16h15Perspectives internationales : Aspects pratiques de droit international privé pour la médiation familiale  Anne-Sophie Bonyhadi, Médiatrice familiale, Avocate Isabelle De Bauw, Médiatrice familiale, Avocate, Formatrice médiation familiale La médiation familiale dans les recommandations du Conseil de l’Europe et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme Lidia Terrasi, Assistante en droit de la personne et de la famille à  l’UCLouvain, Médiatrice familiale, Avocate, formatrice en MARCs
17h00Libres propos conclusifs : la médiation familiale, regards québécois  Michelle Giroux, Professeure de droit des personnes et de la famille, de droit médical et de bioéthique à l’Université d’Ottawa

Inscription sur https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/juri/cefap/dialogues-mf.html

Belgique : « Violences conjugales et la médiation » –  après-midi d’étude de l’UBMP-BUPB- 20 mars 2024 – La Bourse à Namur


« L’ UBMP-BUPB organise une après-midi d’étude le 20 mars à La Bourse à Namur sur les violences conjugales.

Twee sprekers geven een uiteenzetting over de problematiek en wordt bekeken en besproken in welke mate bemiddeling hier van toepassing kan zijn. Deux orateurs présenteront cette problématique et dans quelle mesure la médiation s’applique sera examinée et discutée.

Notre membre du Comité Directeur, Sehriban Saritas est notre modératrice.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 1 femme sur 3 dans le monde a été victime de violence physique ou sexuelle de la part de son partenaire intime au cours de sa vie. Les femmes sont plus susceptibles d’être victimes de violences conjugales que les hommes. Selon les données de l’OMS, environ 30 % des femmes dans le monde ont subi une forme de violence conjugale.

En outre, les enfants sont souvent témoins de violences conjugales, ce qui peut avoir des effets dévastateurs sur leur développement émotionnel et psychologique. En plus les violences conjugales sont souvent sous-déclarées en raison de la peur, de la honte ou du manque de ressources pour rechercher de l’aide.

Ces chiffres ne capturent que partiellement l’ampleur du problème, car de nombreuses victimes n’ont pas accès aux services de soutien ou n’osent pas signaler les abus. Les organisations nationales et internationales, ainsi que les gouvernements, travaillent à sensibiliser sur cette question et à fournir des ressources pour aider les victimes de violences conjugales.

Comme il y a un déséquilibre de pouvoir important entre les parties, la médiation peut être très difficile. Cependant, il existe des approches spécifiques et des techniques qui peuvent être utilisées dans des situations de violence conjugale pour tenter de réduire ce déséquilibre et créer un espace plus sûr pour la discussion.  

Dans les cas de violence conjugale la médiation doit être menée par des professionnels spécialement formés à cette problématique. Ces médiateurs doivent avoir une compréhension approfondie de la dynamique des violences conjugales et des compétences spécifiques pour gérer ces situations sensibles de manière sécurisée et efficace.

Le débat sera mené par la modératrice Sehriban Saritas. » (Extrait)

Inscription sur https://ubmp-bupb.org/newsite/?wysija-page=1&controller=email&action=view&email_id=23&wysijap=subscriptions&user_id=448

Sénégal : « Plaidoyer pour le recrutement des médiateurs-trices familiaux dans les tribunaux et les maisons de justice » par MALICK NIASSE, médiateur professionnel diplômé d’Etat (lequotidien.sn)


« La médiation familiale se profile comme une solution alternative aux problèmes familiaux et relationnels récurrents au sein des communautés et des familles sénégalaises. Face au taux croissant de divorces et aux problèmes familiaux complexes, il est impératif d’intégrer pleinement les médiateurs familiaux dans les tribunaux et les maisons de justice au Sénégal.

Les médiateurs familiaux dans leurs fonctions collaborent étroitement avec les tribunaux et les familles pour faciliter la résolution à l’amiable des différends, évitant ainsi des procédures judiciaires longues et coûteuses. Intervenant dans des cas variés tels que les divorces, les litiges de garde d’enfants, les pensions alimentaires et le partage des biens, ils apportent une expertise adaptée pour rétablir l’harmonie familiale. Les conflits familiaux, qu’ils s’agissent des couples, des successions, des enfants, des parents, des grands-parents ou d’autres, ont souvent des répercussions sur la vie et la stabilité morale et psychologique des membres de la famille. Ces conflits empoisonnent la vie familiale, génèrent la haine et entraînent ruptures et souffrances, altérant l’existence de ceux qui les subissent et de ceux qui les provoquent. » (Extrait de lequotidien.sn du 26/01/2024)

En savoir plus sur https://lequotidien.sn/plaidoyer-pour-le-recrutement-des-mediateurs-trices-familiaux-dans-les-tribunaux-et-les-maisons-de-justice/