« Au CESE, l’Unaf alerte sur la suppression des crédits budgétaires de la TMFPO dans le PLF 2025 sans concertation, ni évaluation de l’expérimentation, ni même info préalable des pros concernés (médiateurs familiaux, greffes, juges, services des Udaf). » (Extrait de https://x.com/unaf_fr/status/1857062173085667388?t=nhZQ7qnAutcP2TVzClIEew&s=09)
« Où en est-on de la médiation familiale aujourd’hui en France ? Pour répondre à cette question, l’Association pour la Médiation Familiale (APMF) et l’Institut Régional du Travail Social (IRTS) de Franche Comté organisent une journée d’étude qui réunira les différent-e-s acteur-rice-s de la Médiation Familiale et permettra de croiser les regards avec les acteur-rice-s de la Justice et du Travail Social. Il s’agira notamment de se demander comment ces différent-e-s acteur- rice-s de la médiation peuvent contribuer à une meilleure connaissance et reconnaissance de la Médiation Familiale, plus particulièrement lorsque la médiation familiale est proposée par le-la juge, qu’il s’agisse du-de la juge aux affaires familiales, du-de la juge des enfants, du-de la juge de la Protection des personnes ou encore des magistrat-e-s de la Cour d’Appel : Quelles sont les attentes des magistrat-e-s vis-à-vis de la Médiation Familiale ? Comment le-a médiateur-rice familial-e va-t-il-elle susciter l’envie de s’engager dans un processus de médiation familiale ? Comment les avocat-e-s peuvent-ils accompagner leurs clients dans un processus de médiation
LES INTERVENANTS Benoît BASTARD, Sociologue Claudine BLASSELLE, Médiatrice Familiale D.E. Cyril CARBONNEL, Directeur Général Adjoint en charge des Solidarités au Département du Doubs Maître Laurence CLAUSS, avocate Sébastien CUINET, Président de l’APMF Emmanuelle DUFAY, Juge aux Affaires Familiales, Vice-présidente 4 ème chambre affaires familiales de Marseille Sophie GUILHAUME, Médiatrice Familiale D.E Corinne JONON, Médiatrice Familiale D.E. Marc JUSTON, Magistrat honoraire, formateur Dominique LEFEUVRE, Médiateur Familial D.E. Stéphanie LIGIER, Médiatrice Familiale D.E. Maître Caroline LORTON, avocate Véronique MOUGEY, Médiatrice Familiale D.E Amélie PAUVREL DUSOLLIER, Médiatrice Familiale D.E. Sabine RUFFY, Médiatrice Familiale D.E
La médiation familiale globale et interdisciplinaire pratiquée au Québec mène à la rédaction d’ententes portant sur tous les aspects de la rupture d’un couple. Ces accords prévoient le partage des responsabilités parentales (garde des enfants), celui des biens et des contributions financières (pension alimentaire), tout en favorisant le maintien d’une relation parentale fonctionnelle. Alors que le gouvernement encourage l’accès à la médiation dans le cas des conjoints ayant des enfants, la valeur juridique des ententes issues de la médiation familiale se révèle nébuleuse et soulève dans la doctrine et dans la jurisprudence de nombreuses controverses. D’abord, les auteurs présentent la médiation familiale telle qu’elle a été mise en oeuvre au Québec. Par la suite, ils démontrent, par une analyse de la jurisprudence et de la doctrine sur la valeur juridique des ententes issues de la médiation familiale, que le droit omet de s’adapter à ce mode de résolution des conflits. Il en résulte des incertitudes et des discordes sur la valeur juridique des ententes qui découlent de ce processus.
« Les interactions parents/ enfants et entre frères et sœurs sont souvent mises à l’épreuve des questions patrimoniales.
Qu’il s’agisse d’anticiper et « sécuriser » une succession future, de faciliter ou débloquer une succession percutée par la résurgence de passifsvoire de traumatismes intra-familiaux, ou encore de prendre soin de la relation dans le cadre d’une transmission d’entreprise, les membres de la famille peuvent être avantageusement soutenus par un tiers dans leurs efforts pour avoir ensemble des conversations sensibles et difficiles.
Lors de cette rencontre, Olivier présentera des exemples d’interventionschoisis dans ces différents types de contextes et pourra répondre aux questions concrètes qu’ils susciteront.
Au travers de ces exemples, il cherchera en outre à préciser l’influence sur ces interventions de son attachement au modèle transformatif(approche du conflit, respect absolu de l’autodétermination, non directivité y compris sur le processus…).
Entretien avec notre invité, Olivier Chambert-Loir
Médiateur transformatif certifié qui accompagne les organisations et les familles, membre de l’Institute for the Study of Conflict Transformation et anime le Réseau Francophone pour une Approche Transformative du Conflit. Formateur sur le modèle transformatif et intervient dans des programmes universitaires, notamment au CNAM de Paris.
Conférence animée par Muriel Picard-Bachelerie, médiatrice familiale, et responsable du Diplôme d’Etat de Médiateur Familial de l’Ifomene. » (Extrait)
« La médiation familiale et l’approche systémique partagent un objectif commun : favoriser la communication et la compréhension au sein des familles en conflit. Tandis que la médiation familiale se concentre sur la résolution de conflits par un processus structuré de négociation, la systémie offre un cadre théorique pour comprendre les dynamiques familiales en termes de systèmes interconnectés. Ensemble, ces deux approches permettent d’aborder les problématiques familiales avec une vision globale et d’apporter des solutions plus durables.
1. La Systémie : Comprendre la Famille comme un Système
La thérapie systémique repose sur l’idée que la famille est un système dont chaque membre influence les autres. Contrairement à une approche centrée sur l’individu, la systémie s’intéresse à la façon dont les relations et les interactions entre les membres affectent le fonctionnement global de la famille. En systémie, chaque comportement ou conflit est vu non pas comme un problème isolé, mais comme une réponse à des dynamiques familiales plus larges. » (Extrait de linkedin.com du 25/09/2024)
« Ce mémoire consiste à faire une analyse, sous l’angle de la sociologie du droit, du discours des médiateurs familiaux sur leur perception du « tiers impartial ». Il a pour objectif principal de comprendre la position de ce « tiers impartial » face à l’autonomie des époux divorcés ou séparés d’autant plus que le discours dominant sur la médiation familiale établit une corrélation entre ces deux normes.
L’analyse s’appuie sur des entretiens effectués auprès des médiateurs familiaux du Grand Montréal provenant de trois professions différentes celles des avocats, des psychologues et des travailleurs sociaux. Elle s’inscrit dans la perspective de pluralisme juridique à travers le concept d’internormativité, et pose comme hypothèse générale une opposition entre la norme pratique d’impartialité et la norme juridique étatique de l’autonomie.
Les conclusions rapportent que la pratique de la médiation familiale, dans ce contexte particulier, s’exerce autour de la construction des mythes de l’impartialité du « tiers » et de l’autonomie des « participants ». Mots-c lés avocat, autonomie, impartialité, internormativité, médiateur. pluralisme juridique, psychologue, tiers, travailleur social. » (Extrait)