Politique de l’amiable : Discours d’Eric DUPOND MORETTI, Ministre de la Justice, 05/02/2024 à la COUR D’APPEL D’AIX EN PROVENCE


Discours à lire sur https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7161400502449061889/

« Éclairage sur la loi 95.17 marocaine : nouveautés dans le domaine de l’arbitrage et de la médiation » par Ilias Belbachir, Avocat (village-justice.com)


« La loi 95-17, relative à l’arbitrage et la médiation conventionnelle au Maroc, représente une réforme majeure dans le domaine du règlement des conflits. Entrée en vigueur le 13 juin 2022, elle apporte des innovations significatives, séparant les dispositions relatives à l’arbitrage et à la médiation conventionnelle du Code de procédure civile marocain. Cette loi est considérée comme un code des modes alternatifs de règlement des conflits, reflétant un mouvement vers la flexibilité et la rapidité dans les procédures juridiques. » (Extrait de village-justice.com du 9/02/2024)

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« L’injonction de rencontrer un médiateur : un instrument efficace de l’amiable à perfectionner » par Valérie Lasserre et Fabrice Vert (actu-juridique-fr.)


« Le 13 janvier 2023, Place Vendôme, le ministre de la justice a lancé sa politique nationale de l’amiable annonçant la création de deux nouveaux outils, la césure et l’audience de règlement amiable, en mettant en évidence le rôle essentiel du juge comme prescripteur de l’amiable.

Lors des tables rondes organisées à cette occasion, l’efficacité du système de l’injonction de rencontrer un médiateur, généralisée par la loi du 23 mars 2019, a été saluée, après un premier accueil timide lors de sa création.

Ce nouveau dispositif, désormais codifié dans l’article 127-1 du Code de procédure civile, prévoit qu’ « à défaut d’avoir recueilli l’accord des parties prévu à l’article 131-1, le juge peut leur enjoindre de rencontrer, dans un délai qu’il détermine, un médiateur chargé de les informer de l’objet et du déroulement d’une mesure de médiation. Cette décision est une mesure d’administration judiciaire ».

C’est souvent la méconnaissance de la médiation, de son intérêt et de ses enjeux qui explique les hésitations des parties à y recourir. D’où l’intérêt pratique de leur permettre de rencontrer un médiateur dans le cadre d’une réunion d’information, apte à les sensibiliser quant à l’existence de la médiation et quant aux avantages que pourrait avoir pour elles leur engagement dans un tel processus.

Ce dispositif fait suite à la mise en œuvre décevante de la modification apportée à l’article 56 du Code de procédure civile par le décret du 11 mars 2015 imposant dans l’assignation une mention sur les diligences amiables entreprises en vue de parvenir à une résolution amiable du litige. Aucune sanction n’ayant été attachée au défaut de cette mention dans l’assignation, l’échec de cette incitation à l’amiable avait été prédit avec une pointe d’humour par l’avocat Antoni Mazenq, dans un article publié le 28 mars 2015, au titre évocateur de « pétard mouillé ».

Dans notre société qui se définit davantage comme une société du conflit que du compromis, qui conçoit le prétoire comme un lieu d’affrontement et la proposition par une partie d’une voie amiable comme un aveu de faiblesse, il était prévisible que le recours volontaire à une voie amiable avant le procès ne rencontrerait que peu de succès. » (Extrait de actu-juridique-fr. du 30/01/2024)

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103ème Café de la Médiation (visioconférence) : La politique de l’amiable du Ministère de la Justice avec Rémi Decout-Paolini, le 8 février, de 18h à 19h30, organisé par l’IFOMEN


Normalien, agrégé d’histoire, ancien élève de l’ENA, ancien maître des requêtes au Conseil d’Etat, Rémi Decout-Paolini a un riche parcours au service de ministères et d’universités. Depuis 2020, Directeur adjoint, puis directeur de cabinet d’Eric Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la justice, il est aujourd’hui Directeur des affaires civiles et du Sceau, et à ce titre en charge du suivi de la politique de l’amiable.

C’est en effet sa Direction qui élabore et concourt à la rédaction des textes qui vont encadrer cette politique de l’amiable en cours de déploiement pour une première période de trois ans.

Son éclairage sur les processus à l’œuvre nous sera donc précieux. Comme toujours, après un temps de présentation initiale, vos questions seront les très bienvenues durant 1 heure d’échanges avec vous.
 
Séance animée par
Hirbod Dehghani-Azar
Avocat, Ancien membre du Conseil de L’Ordre du Barreau de Paris, médiateur, Ancien Pdt de l’AME et de la commission MARD du CNB, formateur en négociation, médiation et droit public, Ambassadeur de l’Amiable du Ministère de la Justice (Extrait)
Inscription sur https://www.eventbrite.fr/e/billets-103eme-edition-cafe-de-la-mediation-et-de-la-negociation-803148357357?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=103%C3%A8me%20Caf%C3%A9%20de%20la%20M%C3%A9diation

Cycle des conférences dédié à la justice amiable : « L’amiable dans la justice économique et commerciale » le 29/02/2024 à Paris


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Rapport : « Les préalables obligatoires de médiation/conciliation dans le procès civil en France et en Allemagne » sous la direction de, Marc VERICEL, Martin ZWICKEL, CERCRID, FAU, IERDJ novembre 2023


« En France, la conciliation préalable obligatoire dans le procès civil a été introduite successivement depuis 2016 pour tous les litiges de voisinage et les litiges dont la valeur litigieuse est inférieure ou égale à 5 000 €. En Allemagne, elle a été expérimentée depuis plus de 20 ans, mais avec un champ d’application nettement plus restreint qu´en France. L’équipe de recherche a saisi l’occasion de cette situation de départ pour comparer les réglementations allemande et française relatives à la conciliation obligatoire ainsi que les pratiques qui s’y rapportent.
La recherche s‘est effectuée, dans chacun des deux pays, essentiellement au moyen de questionnaires, de visites de tribunaux et d’entretiens avec des principaux acteurs de la conciliation obligatoire (notamment magistrats et conciliateurs de justice). Cette recherche montre qu’il existe des différences majeures entre les deux pays dans la culture du règlement amiable des litiges. En Allemagne, les juges jouent un rôle central dans le cadre de la conciliation obligatoire, tandis qu’en France il existe déjà une infrastructure uniforme de conciliation reposant surtout sur le réseau des conciliateurs de justice bénévoles.
Sur la base du droit comparé, le rapport final formule des propositions pour une refonte substantielle du dispositif de la conciliation préalable obligatoire.
– Le champ d’application de la conciliation obligatoire n’est pas conçu de manière optimale, ni en Allemagne ni en France. Au lieu de prévoir une conciliation obligatoire uniquement pour certaines valeurs de litiges, on pourrait à l’avenir l’étendre à tous les litiges civils, sous réserve de prévoir une meilleure coordination avec certaines procédures spécifiques destinées à l‘obtention rapide d‘un titre exécutoire (injonction de payer – référé).
– Le statut des acteurs de la conciliation obligatoire (indemnisation, formation initiale et continue aux techniques de résolution amiable des litiges) mérite d’être clairement réorganisé en Allemagne et en France avec une meilleure intégration de ces conciliateurs dans l‘institution et les processus judiciaires.
– Diverses améliorations du dispositif règlementaire de la conciliation obligatoire sont également préconisées, notamment l‘adoption d‘un système de double convocation (devant un conciliateur et devant le tribunal), mais aussi l’adaptation des règles de prescription et d‘assistance par avocat et la clarification des notions de conciliation et de médiation.
– Il est enfin mis l‘accent sur l‘importance pour l’Allemagne et la France d’établir une véritable culture du règlement amiable des conflits. Un dispositif de conciliation facilement accessible en amont de toute procédure en justice peut y contribuer, tout comme une information conséquente (y compris par voie numérique) sur les différents mécanismes de règlement amiable des litiges. » (Extrait)

Rapport à consulter sur https://gip-ierdj.fr/fr/publications/mediation-conciliation-proces/

Dossier : Conciliation, Médiation et Apaisement amiable des conflits » , Signatures Internationales, bulletin n°8, décembre 2023, Association Française des Docteurs en Droit à l’écoute du Monde


« NOUVEAUTÉ : UN MÉCANISME DE CONTRIBUTION DEVANT LE TRIBUNAL DE COMMERCE EN FAVEUR DE L’AMIABLE » (Fabrice Vert – linkedin.com)


« L’article 27 de la LOI n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 publiée au JO avant hier prévoit à titre expérimental une contribution pour la justice économique est versée par la partie demanderesse, à peine d’irrecevabilité que le juge peut prononcer d’office,que 
le montant de la contribution pour la justice économique est fixé par un barème défini par décret en Conseil d’Etat, dans la limite de 5 % du montant des demandes cumulées au stade de l’acte introductif d’instance et pour un montant maximal de 100 000 euros(avec des cas de dispense ) et notamment qu’En cas de RECOURS À UN MODE AMIABLE de règlement du différend emportant extinction de l’instance et de l’action ou en cas de désistement, la contribution est remboursée.
En cas de comportement dilatoire ou abusif d’une partie au litige, le tribunal des activités économiques peut condamner celle-ci à une amende civile d’un maximum de 10 000 euros, sans préjudice des dommages et intérêts qui seraient réclamés.
Cette expérimentation se déroule dans les tribunaux de commerce désignés dans les conditions fixées au III de l’article 6 de la présente loi.

♟Cette mesure de remboursement de cette nouvelle contribution s’inscrit dans le volet financier des mesures incitatives pour développer les modes amiables

♟Une politique nationale de amiable doit comporter des mesures incitatives notamment financières ou fiscales comme cela existe dans de nombreux autres pays » (Extrait de https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7133349705463287808/)

Revue Justice Actualités : « JUSTICE CIVILE AMIABLE ET JUSTICE NÉGOCIÉE : VERS UNE JUSTICE CONSENSUELLE ? », N°38/octobre 2023, Ecole Nationale de la Magistrature


Revue à consulter sur https://redoc-bibliotheque.enm.justice.fr/pro/basicfilesdownload.ashx?itemGuid=0A1E3128-0B73-4AA3-8720-C6FB54A7833C

Ministère de la Justice : Circulaire de mise en oeuvre, dans les procédures judiciaires civiles, de la politique publique de l’amiable (décrets n° 2023-686 du 29 juillet 2023 et décret n° 2023-357 du 11 mai 2023)


Circulaire de mise en oeuvre, dans les procédures judiciaires civiles, de la politique publique de l’amiable : présentation des décrets n° 2023-686 du 29 juillet 2023 portant mesures favorisant le règlement amiable des litiges devant le tribunal judiciaire et n° 2023-357 du 11 mai 2023 relatif à la tentative préalable obligatoire de médiation, de conciliation ou de procédure participative en matière civile

Circulaire à consulter sur https://www.justice.gouv.fr/circulaire-mise-oeuvre-procedures-judiciaires-civiles-politique-publique-lamiable-presentation-decrets-ndeg-2023

« Éric Dupond-Moretti plaide en faveur de l’amiable à la rentrée du CNB » Fabrice Vert magistrat, GEMME (actu-juridique.fr)


« L’amiable, qui a longtemps été délaissé en France par les acteurs judiciaires, notamment en raison d’un excès de juridisme, selon l’expression d’un illustre « inventeur » de la médiation judiciaire, le premier président Pierre Drai, est au cœur de l’actualité de la rentrée judiciaire.

Et la grande rentrée des avocats 2023 organisée par le Conseil national des barreaux n’y échappe pas. Le garde des Sceaux, avocat de profession, présent à cet évènement, sous les applaudissements de l’amphithéâtre comble de la Maison de la Chimie, a détaillé les premières avancées de sa politique nationale volontariste de l’amiable, dont l’une des pièces maîtresses, inspirée de modèles étrangers qui ont fait leurs preuves, est l’audience de règlement amiable.

La justice, et singulièrement la justice civile, celle qui traite chaque année des centaines de milliers d’affaires de la vie quotidienne fait face à un monceau de litiges à traiter[1]et traverse une crise structurelle en raison de plusieurs facteurs finement analysés dans le rapport issu des états généraux de la justice réclamés par les chefs de la Cour de cassation de l’époque.

Suite à ce rapport qui préconise notamment de développer les principes de proportionnalité et loyauté procédurales, le ministre de la justice a considéré que le moment était venu d’engager une véritable politique nationale de l’amiable, étant observé qu’il a été prouvé, dans certaines juridictions, qu’un développement significatif de la médiation et de la conciliation permettait de traiter un pourcentage non négligeable du contentieux et de prévenir de futurs procès[2]. » -F. Vert -(Extrait de actu-juridique.fr du 29/09/2023)

En savoir plus sur https://www.actu-juridique.fr/international/marl/eric-dupond-moretti-plaide-en-faveur-de-lamiable-a-la-rentree-du-cnb/