« L’Institut des Sciences de la Famille fut un des pionniers dans l’organisation et la mise en place de la formation de médiateur familial. Du Certificat Universitaire au Diplôme d’Etat, la reconnaissance de sa formation universitaire et pluridisciplinaire en signe depuis plus de 27 ans (1992) la qualité et la vitalité.
Objectifs
La médiation familiale s’est imposée progressivement à la société et a été particulièrement consacrée dans les lois du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale, du 26 mai 2004 et du 18 novembre 2016 relative au divorce. En effet, face à l’augmentation du nombre de divorces et de séparations, il est apparu indispensable d’accompagner les familles dans l’intérêt des enfants qui est celui de conserver des liens avec chacun de leurs deux parents, grâce à son intervention confidentielle et impartiale.
Egalement, prenant en compte le vieillissement de la population, le médiateur familial trouve sa place dans l’accompagnement des conflits et des crises familiales au sens large. Le tiers médiateur familial, accompagne les parents, les membres d’une famille, dans leur recherche des bases d’accords durables et mutuellement acceptables.
Le décret du 2 décembre 2003 portant création du DE de Médiateur Familial, et l’arrêté du 19 mars 2012 consolidé le 23 août 2012, définissent le contenu de l’actuelle formation en élargissant également le champ d’intervention de la médiation familiale. Ainsi la formation dispensée à l’Institut des Sciences de la Famille associe-t-elle enseignants, formateurs, praticiens et étudiants dans l’exploration des nombreux champs d’intervention concernant la famille, et aussi la protection de l’enfance et les liens intergénérationnels.
En plus de la formation initiale Diplôme d’Etat de Médiateur Familial, l’Institut des Sciences de la Famille propose des sessions thématiques intéressant tous les étudiants, les médiateurs, les professionnels du Droit et du psychosocial.
L’Institut des Sciences de la Famillea été agréé par la DRASS Rhône Alpes le 31 Août 2004 pour délivrer le Diplôme d’Etat de Médiateur Familial.
Le diplôme d’Etat de médiateur familial constitue un diplôme de spécialisation professionnelle inscrit au niveau 5 du Répertoire National des Certifications Professionnelles (R.N.C.P.)
L’objectif de cette formation est de permettre au futur médiateur d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de sa fonction.
Pour en savoir plus : Décret n°2003-1166 du 02/12/2003 ; arrêté du 19 mars 2012, consolidé le 23 août 2012 ; circulaire DGCS/SD4A/2012/312 du 15 octobre 2012 ; Solidarité santé-ville n° 2004 /34 du 04/09/04.
Public
Les candidats doivent être titulaires au choix :
D’un diplôme national de niveau 5 des formations sociales (diplôme d’assistant social, de conseiller en économie sociale et familiale, d’éducateur spécialisé, d’éducateur de jeunes enfants, certificat d’aptitude aux fonctions d’éducateur technique spécialisé) soit un diplôme de niveau 6 dans les disciplines psychologique, sociologique ou juridique (Licence ou Master)
D’un diplôme national de niveau 5 plus trois années d’expérience professionnelle dans le champ de l’accompagnement familial, social, sanitaire, juridique, éducatif ou psychologique. (Extrait de ucly.fr/formations)
« Au départ, des travailleurs sociaux s’adressent à des médiateurs, ils veulent comprendre pourquoi les parents, lorsqu’ils sont en conflit, sont aveugles à leur propre responsabilité vis vis de leurs enfants. Une médiatrice familiale, Claire Bonnelle, s’empare du sujet, en fait un objet de recherche, écrit un premier ouvrage qui sera publié aux éditions érès et commence des formations sur le conflit. Ainsi Minerve-Médiation est né en 2014 au sein d’un service de médiation familiale conventionné, l’AEMF de Valence.
Aujourd’hui le centre de formation Minerve médiation s’est développé et intervient dans toute la France, notamment pour des formations sur mesure à destination des médiateurs familiaux ou non.
Trois activités : formation, intervention en Analyse de la pratique, médiation non familiale.
Trois publics : les médiateurs, les intervenants sociaux qui travaillent avec des familles en conflit, les associations et les petites entreprises qui ont besoin d’une médiation.
Trois thèmes majeurs : le conflit, la médiation, la posture professionnelle
Trois thèmes nouveaux : aborder la mort en médiation, les émotions des médiateurs, la médiation sociale. » (Extrait)
« La médiation participe à la résolution des conflits en tant que facteur de cohésion et de paix sociale, il paraît donc indispensable de garantir la qualification et la qualité du médiateur, ce qui confirme la nécessité d’une évolution des textes.
Les formations à la médiation sont actuellement très diverses tant par leur durée, leur contenu que leur intitulé.
Or, la qualité du processus de médiation dépend très largement de la formation suivie par le médiateur et de ses qualités humaines. »
Ce numéro spécial « supervision » de notre NL s’adresse à toutes les médiatrices et les médiateurs FSM. Chacun et chacune d’entre nous s’est engagé à porter un regard réflexif sur sa pratique en participant à des intervisions (entre pairs) ou à des supervisions avec un tiers qui nous aide à exercer une réflexion sur nos propres compétences en matière de conflits, nos actions lors d’interventions en médiation et notre posture. (Lignes directrices)
Dans cette édition, plusieurs médiateurs – superviseurs nous offrent un éclairage sur cette fonction de supervision ou – comme nous aimons la désigner en pays francophones – d’analyse de pratique :
Notre collègue allemand, Thomas Robrecht, nous invite à ne pas être des amateurs qui pensent ne pas avoir besoin de réfléchir à leur pratique. Être professionnel, c’est développer sans fin son potentiel de réflexion tant au plan personnel que professionnel.
Yvonne Hostetter et Ljubjana Wüstehube, médiatrices et superviseuses de Suisse alémanique, abordent la question de la complexité : du système de médiation, des pensées et des actions du médiateur comme tiers ; de son interaction dynamique avec les médiants. Le médiateur est son propre instrument, qui doit régulièrement être accordé pour jouer sa partition avec justesse. La pensée systémique offre des perspectives intéressantes et des outils d’analyse pour la médiation et la supervision. Elles présentent ensuite plusieurs méthodes de supervision auxquelles médiatrices et médiateurs peuvent recourir.
Alexandre Balmer, Michel Paillard et Florence Studer, médiateurs et superviseurs de Suisse romande, traitent de l’indispensable réflexivité du médiateur. La supervision de médiateurs engage une approche particulière qui devrait résonner avec leurs logiques d’intervention, leur déontologie et la matière avec laquelle ils travaillent. Le processus de supervision, analogue à celui de la médiation, permet le renforcement de la capacité d’agir et d’élaborer. Deux ressources à disposition des superviseurs pour penser l’intervention sont présentées: les ressorts systémiques de la thérapie sociale et de l’approche narrative.
Markus Murbach et Rolf Münch nous présentent un modèle particulier de supervision, celui de la supervision analogue à la médiation. Le superviseur suit les six phases du modèle spécifique de médiation dans son intervention d’accompagnement des médiateurs: introduction; recueil des cas et des thèmes ; hypothèses de travail des médiants; options (“…si c’était mon cas… »); décision concernant les options d’action; accord sur la suite du travail.
Notre objectif à la Commission de formation et de reconnaissance de la FSM (CRF) est de favoriser l’organisation de séances avec des superviseurs et superviseuses qualifiés et de permettre à tous nos membres professionnels de bénéficier de ce soutien. C’est pourquoi nous avons édité une liste comprenant des médiateurs et médiatrices FSM spécifiquement formés en analyse de pratique et supervision : lien sur la liste.
Nous vous invitons à lire ces articles qui vous donneront un regard multiple sur la fonction et le rôle de la supervision dans la formation continue des médiateurs et à contacter l’un ou l’une de nos collègues pour un accompagnement de votre pratique si exigeante de médiation !
Anne Catherine Salberg, présidente de la Commission de formation et de reconnaissance (CFR) de la FSM
Les modes alternatifs de règlement des litiges (MARL) se rapportent aux processus de résolution amiable des conflits permettant d’éviter le recours au juge. Valorisés depuis quelques années pour la résolution des litiges entre particuliers, entre partenaires économiques (des secteurs privés ou publics) ou au sein de l’entreprise, ils permettent aux parties en conflit de renouer le dialogue et de trouver, par la négociation, une solution à la fois rapide et pérenne.
Ce parcours vise à former au maniement des différents processus de règlement amiable des litiges. Il propose une approche transversale pour en comprendre les principes et les avantages sur un plan stratégique et une approche spéciale par une étude approfondie des différents modes alternatifs (médiation, procédure participative, conciliation…).