En partenariat avec la CCI d’Alsace, l’association ALSACE MEDIATION organise à partir du 11 mars 2021 un parcours de formation à la médiation de 200 heures, 16 modules de 10h chacun + une évaluation de 40 h avec une certification à la clé. Les modules peuvent aussi être pris à la carte.
« Cet article complète deux vidéos du Cercle K2 (lien de la première vidéo, lien de la seconde vidéo) présentant la médiation « comme un processus de communication éthique reposant sur la responsabilité et l’autonomie des participants, dans lequel un tiers – impartial, indépendant, neutre, avec la seule autorité que lui reconnaissent les médieurs – favorise par des entretiens confidentiels l’établissement, le rétablissement du lien social, la prévention ou le règlement de la situation en cause ».
À un moment où la nécessité de développer la médiation fait l’objet d’une prise de conscience grandissante, la question de la démarche-qualité qui doit l’entourer s’impose. La formation des médiateurs, mais aussi l’initiation des prescripteurs, au premier rang desquels les magistrats des deux ordres, les acteurs publics de sa diffusion méritent une attention particulière.
Les lacunes actuelles
La formation des médiateurs et l’initiation de leurs partenaires seraient gages de sérieux et de sincérité des promoteurs de la médiation. Elles témoigneraient d’une réflexion préalable, là où prévaut encore trop souvent le réflexe de facilité qui n’apporte qu’une réponse de façade. L’action combinée du syndrome de Monsieur Jourdain, qui conduisait certains professionnels ou certains élus à croire qu’ils avaient toujours fait de la médiation sans le savoir, et du syndrome du médiateur naturel, qui conduisait les mêmes à croire que leur métier ou leur position socio-professionnelle les désignait naturellement comme médiateurs a beaucoup retardé la conscience de la nécessité d’une formation.
Les pouvoirs publics, tant nationaux qu’européens, commencent à prendre conscience de sa nécessité. La résolution du Parlement européen du 13 septembre 2011 sur la mise en œuvre de la directive relative à la médiation dans les États membres y prête attention.
L’exigence primordiale de formation
Primordiale aux deux sens du terme, de première importance et qui doit venir en premier chronologiquement. On pense bien sûr à la formation des médiateurs qui garantit la qualité de leur intervention, mais aussi à l’initiation de leurs partenaires, tout aussi décisive pour ne pas créer de rupture dans sa mise en œuvre. Au stade où en est le développement de la médiation contemporaine, c’est-à-dire à ses débuts, n’est-il pas vital de former ou au moins d’initier les décideurs publics et privés à ce qu’elle est avant qu’ils ne légifèrent ou tentent de l’instaurer et de la normaliser ? La médiation est fragile car convoitée pour des raisons souvent contradictoires. Les responsables économiques, politiques, nationaux, locaux et européens ont-ils la même médiation en tête lorsqu’ils propagent le mot ? Pire est-on sûr que ce ne soit pas en réalité de la conciliation ou de la régulation ou du traitement massif de réclamations ? Chacun s’en fait sa propre idée mais, faute de formation ou d’initiation, ils ne perçoivent même pas qu’ils confondent médiation, conciliation et arbitrage. Ils dotent ainsi la médiation d’un régime juridique inadapté et placent les médiateurs dans l’incapacité de mettre en œuvre un authentique processus de médiation. Ils ne les mettent pas non plus en position de tiers, vraiment extérieurs indépendants, impartiaux et sans pouvoir. Ils privent ainsi la société d’une véritable innovation.
La formation préalable est une exigence éthique qui fonde la légitimité des médiateurs et de leurs formateurs ainsi que la fiabilité de ses promoteurs
La perception de l’importance de la formation ouvre un vaste chantier. Des enjeux de pouvoirs et financiers troublent la réflexion. Il faut traiter le thème sans naïveté en mesurant bien les conséquences des choix entre options apparemment anodines, comme par exemple la question de savoir s’il faut traiter de la formation à la médiation ou de celle des médiateurs. Ce n’est pas tout à fait pareil. On peut se former ou s’initier à la médiation sans pour autant vouloir exercer le métier de médiateur. Le souci louable de savoir ce qu’on ordonne, ce qu’on finance, de quoi il s’agit lorsqu’on légifère constitue en soi une justification suffisante pour s’initier. Lorsque le législateur adopte une loi, rendant selon un oxymore létal la médiation obligatoire, n’apporte-t-il pas involontairement et a contrario la preuve que l’onction du suffrage ne vaut pas initiation, encore moins formation. Le singulier qui prévaut, lorsqu’on forme à la médiation, insiste à la fois sur l’identité singulière de la médiation et sur son unité fondamentale. Au contraire, le pluriel inscrit dans la formation des médiateurs ouvre la voix à l’atomisation de la médiation par des formations spécialisées et au risque de perte de sens commun. Ces considérations valent aussi bien pour les initiations que pour la formation à la médiation.
Qu’est-ce qu’une formation à la médiation ?
Pour que la formation constitue une garantie fondamentale, elle doit répondre à des critères essentiels et, pour commencer, être une formation. Elle doit porter sur la médiation et rien que la médiation. La formation avant toute chose mais par sur n’importe quelle base, à n’importe quoi, n’importe comment et par n’importe qui.
La formation des médiateurs doit être une formation. Il faut beaucoup de lucidité et de détermination pour résister à la tentation de diplômes ou de certificats obtenus rapidement. Les médiateurs qui acceptent l’effort d’une formation consistante sont de plus en plus nombreux. La formation requiert un étalement dans le temps pour permettre les transformations, les mises en perspectives des formations précédentes, l’assimilation en profondeur de données nouvelles et l’établissement de liens entre les membres du groupe. Il faut se départir des déformations professionnelles initiales pour se recomposer une identité de médiateur. La médiation n’étant ni une branche du travail social ni une variante de la thérapie ni une province du travail juridictionnel, elle requiert un travail personnel approfondi pour trouver et construire la posture juste. » (Extrait de cercle-k2.fr/etudes
« Une formation de 10 jours, répartie sur 10 journées (5 fois 2 jours), étalée sur 3 à 4 mois. => Avec une formation théorique (processus, textes en vigueur, …) => Avec l’étude d’une dizaine de cas, jeux de rôle en situation de médiation
OBJECTIFS DE LA FORMATION : – Une première sensibilisation, formation à la pratique de la Médiation. – La découverte du processus de Médiation, des « outils » de la Médiation. – L’approche du conflit, le déroulement d’une médiation et la posture du médiateur.
MODALITES PEDAGOGIQUES : – Une alternance d’exposés théoriques et de mises en situation de Médiation. – Des Débriefings et apports développés.
ATOUTS de la FORMATION IEAM : – Des formateurs, praticiens très expérimentés en Médiation, de profils différents pour une large vision de la Médiation. – Un nombre restreint de participants, environ 15, pour une participation et une relation plus approfondie. Ceci permet un meilleur suivi individuel. – L’absence de redondances inutiles puisqu’un formateur est présent tout au long de la formation. – L’aspect extrêmement pratique de la formation avec de nombreuses mises en situation et des débriefings étayés. – Le pragmatisme de l’enseignement. – La possibilité d’échanger avec des médiateurs qui se proposent de venir partager avec vous leurs expériences.
LIEU de la FORMATION : – PARIS (début de la formation à 10 h pour accueillir les participants de province), ou en Région, selon la demande.
FORMAT de la FORMATION : – Dix jours sur cinq fois deux jours – Prochaine session les 4 et 5 février, 4 et 5 mars, 8 et 9 avril, 6 et 7 mai, 10 et 11 juin 2021
PRIX : – 3 900 € pour la formation initiale de 10 jours soit 70 heures – 4 600 € pour la formation initiale de 70 heures et la formation complémentaire. – Formation Datadockée » (Extrait de ieam.eu)
Report de la formation « Aborder la mort en médiation, travailler avec les personne en deuil » initialement prévue en novembre, les 14 et 15 avril 2021 à Valence.
« L’Institut des Sciences de la Famille fut un des pionniers dans l’organisation et la mise en place de la formation de médiateur familial. Du Certificat Universitaire au Diplôme d’Etat, la reconnaissance de sa formation universitaire et pluridisciplinaire en signe depuis plus de 27 ans (1992) la qualité et la vitalité.
Objectifs
La médiation familiale s’est imposée progressivement à la société et a été particulièrement consacrée dans les lois du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale, du 26 mai 2004 et du 18 novembre 2016 relative au divorce. En effet, face à l’augmentation du nombre de divorces et de séparations, il est apparu indispensable d’accompagner les familles dans l’intérêt des enfants qui est celui de conserver des liens avec chacun de leurs deux parents, grâce à son intervention confidentielle et impartiale.
Egalement, prenant en compte le vieillissement de la population, le médiateur familial trouve sa place dans l’accompagnement des conflits et des crises familiales au sens large. Le tiers médiateur familial, accompagne les parents, les membres d’une famille, dans leur recherche des bases d’accords durables et mutuellement acceptables.
Le décret du 2 décembre 2003 portant création du DE de Médiateur Familial, et l’arrêté du 19 mars 2012 consolidé le 23 août 2012, définissent le contenu de l’actuelle formation en élargissant également le champ d’intervention de la médiation familiale. Ainsi la formation dispensée à l’Institut des Sciences de la Famille associe-t-elle enseignants, formateurs, praticiens et étudiants dans l’exploration des nombreux champs d’intervention concernant la famille, et aussi la protection de l’enfance et les liens intergénérationnels.
En plus de la formation initiale Diplôme d’Etat de Médiateur Familial, l’Institut des Sciences de la Famille propose des sessions thématiques intéressant tous les étudiants, les médiateurs, les professionnels du Droit et du psychosocial.
L’Institut des Sciences de la Famillea été agréé par la DRASS Rhône Alpes le 31 Août 2004 pour délivrer le Diplôme d’Etat de Médiateur Familial.
Le diplôme d’Etat de médiateur familial constitue un diplôme de spécialisation professionnelle inscrit au niveau 5 du Répertoire National des Certifications Professionnelles (R.N.C.P.)
L’objectif de cette formation est de permettre au futur médiateur d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de sa fonction.
Pour en savoir plus : Décret n°2003-1166 du 02/12/2003 ; arrêté du 19 mars 2012, consolidé le 23 août 2012 ; circulaire DGCS/SD4A/2012/312 du 15 octobre 2012 ; Solidarité santé-ville n° 2004 /34 du 04/09/04.
Public
Les candidats doivent être titulaires au choix :
D’un diplôme national de niveau 5 des formations sociales (diplôme d’assistant social, de conseiller en économie sociale et familiale, d’éducateur spécialisé, d’éducateur de jeunes enfants, certificat d’aptitude aux fonctions d’éducateur technique spécialisé) soit un diplôme de niveau 6 dans les disciplines psychologique, sociologique ou juridique (Licence ou Master)
D’un diplôme national de niveau 5 plus trois années d’expérience professionnelle dans le champ de l’accompagnement familial, social, sanitaire, juridique, éducatif ou psychologique. (Extrait de ucly.fr/formations)