« Fort de cinq ans d’expérimentation, le colloque de l’Unaf consacré à la médiation aidants-aidés, s’est tenu le 7 octobre dernier, réunissant plus de 200 personnes à Paris et en ligne. Face aux défis du vieillissement de la population et de la transformation des solidarités familiales, la médiation familiale apparaît désormais comme un outil essentiel de soutien et de prévention des conflits. Le Replay du colloque est disponible. » (Extrait de unaf.fr du 16/10/2025)
« Les médiateurs Elsa Costa et Ludovic Pessot se réjouissent, dans une tribune au « Monde », qu’un récent décret ait placé l’accord amiable au cœur du procès civil. Loin des critiques, qui y voient une « privatisation » de la justice, cette décision est pour eux l’espoir d’une République du dialogue, où la médiation devient un véritable instrument de confiance démocratique. » (Extrait de lemonde.fr du 11/11/205)
« Ce dispositif permet à toute personne confrontée à un différend, qu’il soit familial, de voisinage, professionnel ou autre, de bénéficier d’un accompagnement confidentiel, structuré et bienveillant en dehors d’une procédure judiciaire.
Animées par les étudiants du Master Contentieux Privés & MARD et encadrées par des médiateurs professionnels et avocats bénévoles, ces permanences incarnent pleinement notre mission : 👉 Former par la pratique 👉 Mettre le droit au service du lien social 👉 Favoriser une culture du dialogue et de la pacification des relations
« Face à des environnements professionnels où la communication, la confiance et le bien-être conditionnent la performance, l’École nationale d’administration pénitentiaire (ÉNAP) propose une formation innovante et profondément humaine : la certification “Animer des Médiations en Contexte Professionnel (MCP)”.
Ouverte à tous les professionnels, qu’ils exercent dans le secteur public ou privé, cette formation vise à développer les compétences nécessaires à la gestion apaisée des relations et à la prévention des tensions au sein des services. Véritable levier de qualité de vie au travail, elle permet d’aborder les situations de crises relationnelles non plus comme des blocages, mais comme des espaces de dialogue, d’écoute et de reconstruction.
La formation MCP permet d’apprendre à accompagner deux personnes en désaccord (acteurs professionnels et/ou usagers) afin de les aider à comprendre les causes de leur différent, à restaurer la communication et à coconstruire des solutions durables.
Elle s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent placer la relation au cœur de leur pratique professionnelle : managers, responsables RH, agents de médiation, formateurs, éducateurs, cadres de direction ou tout autre professionnel.
Sur une durée de 229 heures réparties sur 6 à 8 mois, la formation alterne théorie, pratique et accompagnement personnalisé. Elle comprend cinq modules de formation (dont un en distanciel), 35 heures d’expérimentation en situation professionnelle, 60 heures de travail personnel supervisé. Une fois certifiés, les médiateurs peuvent bénéficier d’une supervision technique et accéder à la communauté de pratique pour renforcer leurs compétences. Le tout se déroule dans un cadre bienveillant favorisant l’échange, l’analyse et le développement personnel.
Reconnue par France Compétences (RS6509), la formation “Animer des Médiations en Contexte Professionnel” offre une reconnaissance officielle des compétences acquises. Ces savoir-faire relationnels, transférables à de nombreux contextes, permettent aux organisations d’intégrer la médiation comme une démarche de restauration des liens sociaux et de prévention des risques psychosociaux.
« Offrir un espace de parole, ce n’est pas seulement d permet la MCP. » Séverine
« J’agis dans mon service pour permettre à mes collègues de renouer le dialogue et améliorer nos conditions de travail. » Delphine
Ces témoignages traduisent l’essence de la MCP : une formation qui transforme les pratiques professionnelles autant qu’elle renforce la cohésion et l’humanité au sein des collectifs de travail.
En proposant cette formation au plus grand nombre, l’ÉNAP souhaite faire connaître la richesse de ses dispositifs pédagogiques au-delà de son cœur de métier.
Les sessions se déroulent principalement sur l’ÉNAP au sein de son organisme de formation certifié QUALIOPI, à Agen, tout au long de l’année. Un accompagnement logistique (hébergement et restauration) est proposé pour faciliter le parcours de formation. » (Extrait de inkedin.com du 7/11/2025)
« La création de la Médiation à la MSA en l’an 2000, c’est le résultat de la rencontre entre un contexte et une opportunité
(…)
L’opportunité c’est un rendez-vous avec Louis Goupilleau, à l’époque directeur général de l’APCA, qui devait prendre prochainement sa retraite, et était venu me présenter son projet de développer une activité de médiation à laquelle il s’était formé auprès de Jean-François Six, théologien reconnu pour ses travaux sur le sujet (nous ne savions pas à l’époque qu’il serait aussi mis en cause plus tard pour abus sexuels) . Quand je lui ai parlé de notre projet de médiation MSA, il m’a signalé l’opposition de celui-ci aux dispositifs de médiations institutionnelles. C’est cet échange qui nous a conduit à mettre en place une médiation indépendante pour concilier, en quelque sorte, les contraires : une médiation institutionnelle certes mais non soumise à l’autorité de l’institution. » -Daniel Lenoir – (Extrait de miroirsocial.com du 27/10)
« Abidjan, 02 nov 2025 (AIP) – Des hauts fonctionnaires, représentants spéciaux, membres du Conseil de médiation et de sécurité ainsi que du Conseil des sages de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris part, du 27 au 31 octobre 2025, à La Haye (Pays-Bas), à une session avancée de formation sur la médiation, la négociation et la résolution des conflits, organisée à l’Institut néerlandais des relations internationales Clingendael » (Extrait de aip.ci du2/11/2025)
« La question de la place du droit dans les médiations touche à l’essence même de ce processus : la partie confidentielle qui se déroule à huis clos entre les parties, leurs conseils, et le médiateur ou les comédiateurs. Lorsqu’une partie ou son avocat invoque le droit pour affirmer que celui-ci lui donne raison : est-ce la fin de la médiation ? En réalité, invoquer le droit pour clore la discussion en médiation revient à faire appel à une autorité, ce qui est contraire à l’esprit de la médiation. En médiation, les parties ne sont pas limitées par les remèdes que le droit pourrait offrir. Elles peuvent imaginer des solutions créatives, adaptées à leurs besoins spécifiques, qui dépassent largement le cadre des sanctions ou réparations prévues par la loi.
« Cette édition avait une résonance particulière : l’Ifomene célèbre ses 25 ans de réflexion et d’action au service de la médiation et de la négociation. Premier formateur de médiateurs en France, il forme chaque année plus de 700 professionnels dans tous les domaines de la médiation. Pour marquer cet anniversaire, l’Ifomene a publié Donner sens à la médiation – L’Ifomene : 25 ans de réflexion et d’action, ouvrage collectif, dirigé par Paul Lignières, Vice-Recteur aux Relations externes et au développement institutionnel de l’ICP, et par Laurence Villeneuve, ancienne Directrice de l’Ifomene. Cet ouvrage retrace son l’histoire de l’Institut à travers des témoignages exclusifs, notamment celui de Dominique de la Garanderie, première femme Bâtonnière du Barreau de Paris.
Le 114e Café de la Médiation a été l’occasion de présenter ce livre lors d’une interview animée par Hirbod Dehghani-Azar et l’équipe d’INTER-médiés (Joëlle Dunoyer et Marion Delisse), avec comme invités Stephen Bensimon, Président-Fondateur de l’Ifomene, et Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene.
Une remise de diplômes en présence de personnalités du monde juridique
La cérémonie de remise des diplômes des étudiants de l’Ifomene s’est déroulée en présence d’Emmanuel Petit, Recteur de l’Institut Catholique de Paris, et de Carine Denoit-Benteux, Vice-Bâtonnière élue au Barreau de Paris. Leur présence témoigne de la reconnaissance institutionnelle dont bénéficie aujourd’hui la formation à la médiation. Un programme articulé autour des familles
Le programme de ces deux journées a permis d’aborder différentes facettes de la médiation à travers conférences et ateliers, avec un focus particulier sur le thème « Familles et médiation ».
Deux conférences ont traité de questions essentielles :
« Quand l’enfant prend la parole : les enjeux en médiation », avec Jocelyne Dahan, Barbara Régent, Sébastien Dupont et Caroline Blondeau, animée par Muriel Picard Bachelerie ;
et « La médiation aidant-aidé : la place de nos aînés en médiation familiale », avec Nancy Khawam et Danièle Henrie, animée par Lara Ladonne Devillers et Agathe Daime.
Trois ateliers ont permis d’approfondir des problématiques concrètes : « Les familles au cœur de la médiation » (Thomas Pretot, Susanne Schueler, Anne Eveillard), « Les enjeux financiers dans les médiations » (Benoit Lassara, Anne-Marion de Cayeux), et un atelier de théâtre forum sur la médiation scolaire animé par Johanna Hawari Bourgély et la troupe de Parenthèse Médiation, qui a offert un plaidoyer vivant pour la médiation en milieu scolaire. Un espace de rencontres avec les acteurs de la médiation
L’après-midi du 11 octobre a été consacré aux rencontres.
Au Duplex, les auteurs et maisons d’édition présents ont proposé des séances de dédicaces, et une vente de livres.
Au Réfectoire, les associations, centres de médiation et fédérations ont tenu leurs stands, permettant au public de découvrir la diversité des pratiques et des initiatives menées sur le terrain. »
« À l’heure où les incitations au recours aux modes amiables sont de plus en plus fortes, avec encore récemment le décret du 18 juillet 2025, il nous a semblé d’autant plus important d’essayer d’apporter notre réflexion au questionnement suivant qui apparaît souvent, notamment en matière sociale.
Il est commun de parler de la “partie faible” comme de celle qui se sent en position de faiblesse dans un conflit.
La médiation est parfois perçue comme une forme de justice privée, qui serait susceptible de fragiliser la protection de la « partie faible » dans un conflit.
Le droit du travail a en effet été créé à l’origine dans un objectif de protection des salariés vis-à-vis de leurs employeurs, jugés tous puissants. En raison du lien de subordination inhérent au contrat de travail, le salarié tend à se considérer comme la partie vulnérable. C’est ce qui peut induire chez le salarié la perception d’être la partie faible.
Le juge prud’homal de son côté est perçu comme le garant du respect des règles protectrices.
C’est dans ce contexte qu’apparaît la crainte que la médiation puisse priver la partie supposée faible, de la protection judiciaire.
Il nous semble que c’est toutefois méconnaître le processus de médiation qui présente des garanties propres, susceptibles de renforcer l’autonomie du salarié. » (Extrait de village-justice.com du 20/10/2025)