« Proposer un aparté en séance plénière : c’est une possibilité en médiation, mais à quel moment, pourquoi, comment, pour qui, avec quels objectifs, risques et avantages ?
Quel que soit le processus de médiation choisi, en médiation d’entreprise, familiale, commerciale, de voisinage… Ce sujet soulève bien des questionnements sous son apparente banalité.
C’est en tentant d’y répondre qu’est née l’idée de ce livret, porté par le constant et amical échange entre médiateurs, les discussions à bâtons rompus, une journée de formation sur ce thème… Sans avoir vocation à émettre des réponses définitives, ce texte cherche plutôt à susciter curiosité et hypothèses, expérimentations et approfondissements, échanges et clarifications.
Tout professionnel de la médiation ne doit-il pas être un vivant point d’interrogation ?
Les règles à respecter, les points d’éthique, ce qui se passe avant, pendant l’aparté, le retour en plénière : tel est le sujet de ce livret construit au pas de nos expériences et rencontres. » (Extrait aegalite.fr)
« Pour lire cet ouvrage, il suffit d’aimer les histoires de famille et d’avoir envie d’en savoir un peu plus sur ce qui se passe dans les entretiens de médiation et comment cette approche peut, petit à petit, transformer les conflits et parfois les résoudre.
Ce livre propose un voyage dans l’intimité de familles contemporaines venant en médiation déposer leurs échecs, leurs doutes, leurs souffrances. Mais ce n’est pas triste ! Les récits authentiques présentés ici fourmillent de magnifiques silences, de traits d’humour et parfois de joie retrouvée.
Les couples et familles se révèlent, se développent, se rencontrent, grâce à l’accueil bienveillant que leur réserve une médiatrice formée à l’analyse systémique et à l’approche transformative. Elle partage les questions qu’elle se pose, les doutes qui l’assaillent, les espoirs qui la portent.
Cette pratique réflexive, sincère et enthousiaste de la médiation passionnera non seulement les professionnels qui souhaitent affiner leur talent mais aussi tous ceux qui voudront découvrir la manière dont se travaillent les conflits familiaux dans les espaces de médiation. » (Extrait éditeur)
À propos de l’auteur·e
Isabelle De Bauw est médiatrice familiale depuis une trentaine d’années. Investie pendant vingt-deux ans dans le cadre d’un planning familial, elle exerce aujourd’hui dans un cabinet privé. Elle est par ailleurs avocate au Barreau de Bruxelles mais son activité est essentiellement centrée sur la médiation et la formation dans ce domaine qu’elle dispense notamment à l’UCLouvain et à l’ASBL ForMediation dont elle est actuellement présidente.
Futurs médiateurs dans les différents champs d’application de la médiation (médiation socio-éducative, médiation institutionnelle, médiation d’entreprise…),
Managers, avocats, notaires, entrepreneurs, coach, responsables RH, travailleurs sociaux, professionnels du champ sanitaire… en complément de leur pratique professionnelle principale.
OBJECTIFS :
Se former à la pratique de la médiation généraliste applicable dans différents domaines (entreprises, administrations, associations, famille, secteur sanitaire et social, voisinage …),
Acquérir les méthodes et techniques de gestion des conflits (outils de communication et de négociation),
Élaborer un dispositif de gestion des conflits relationnels (mise en place de médiation interne, de temps de régulation, d’approche facilitative…).
COMPÉTENCES : Compétences acquises à l’issue de la formation :
Appréhender et comprendre un conflit dans toutes ses dimensions
Définir un processus de médiation
Mettre en œuvre un processus de médiation
Mettre en œuvre un processus de prévention des conflits
Inscrire l’action de médiation dans le cadre légal
Elaborer une stratégie de développement de la médiation au sein d’une organisation
« Le Diplôme Universitaire en Médiation Organisationnelle et Économique est une formation précieuse pour les avocats souhaitant se spécialiser dans la médiation, un domaine essentiel pour la résolution des conflits dans les milieux économiques et organisationnels. En participant à ce programme, les avocats développent des compétences avancées en négociation et médiation, leur permettant d’offrir des services étendus et de devenir des conseillers stratégiques pour leurs clients, en plus de leur rôle traditionnel. En outre, cette formation offre une perspective interdisciplinaire qui enrichit la compréhension des avocats sur les interactions entre le droit, l’économie comportementale, et la gestion de conflits. Elle ouvre également de nouvelles voies professionnelles dans la médiation, un secteur en expansion, et permet de bâtir un réseau professionnel solide avec des experts et professionnels diversifiés, augmentant ainsi les opportunités de collaboration et d’innovation dans leur pratique. Pour la rentrée 2024, les avocats qui suivront le DU et qui demanderaient à être référencés sur l’annuaire des avocats médiateurs du CNMA (Centre National de la Médiation des Avocats) bénéficieront d’une procédure allégée d’examen de leur candidature, dès lors qu’ils fourniront une attestation de réussite.
La formation est pluridisciplinaire. Par comparaison avec la plupart des formations existantes, le DU développe une approche originale mêlant économie, droit, psychologie, sociologie et management. Il s’agit de privilégier ainsi une approche de la médiation organisationnelle (intra-organisation et entre organisations privées ou publiques) résolument moderne et adaptée aux différentes réalités tant des entreprises que des administrations.
Sont ainsi proposés plusieurs niveaux de connaissances qui permettent d’appréhender à la fois l’environnement institutionnel et juridique de la médiation, ainsi que les comportements, les processus et les stratégies de décision des acteurs impliqués dans les processus de médiation organisationnelle. » (Extrait de cfp.assas-universite.fr)
« La France se fracture, la France se divise. Au fil des années, les écarts se sont creusés, les incompréhensions ont grandi, le décalage entre les citoyens, en général, et les personnes qui exercent des fonctions à responsabilité, en particulier, s’est accentué. Un climat de défiance à l’encontre de la parole publique, des responsables politiques et des autorités, voire des institutions se propage durablement, dangereusement. Ainsi, de plus en plus d’élus locaux se retrouvent en situation délicate, subissent des incivilités, des menaces et des agressions.
Le baromètre 2024 de la confiance politique[1] est, à ce sujet, on ne peut plus clair : outre un pessimisme affiché et une défiance généralisée, les Français expriment le sentiment que le système politique et social est injuste. Aujourd’hui, 70% des personnes interrogées affirment ne plus faire confiance à la politique, 68% estiment que l’actuel modèle démocratique ne fonctionne pas bien et 81% considèrent que les responsables politiques ne se préoccupent pas de leurs problèmes… Éloquent ! Et, même si pour 60% des Français le maire reste, en 2024, la personnalité élue préférée, nous devons toutefois observer que cette confiance ne cesse, inexorablement, de diminuer au fil des années.
Un recours utile, impartial et neutre
La crise de la représentation politique est donc très profonde. De plus en plus de citoyens ne se considèrent bien représentés que par eux-mêmes. Cette crise de la verticalité doit nous inviter à innover en matière de démocratie locale et nécessite de travailler, non seulement sur ses conséquences qui abîment le dialogue et la concorde, mais également sur ses causes qui conduisent à cette situation alarmante.
C’est dans ce contexte que, en tant que médiateurs institutionnels des villes de Marseille et de Paris, nous pensons que les collectivités locales doivent se saisir des modes amiables de résolution des différends et, en particulier, du rôle que peut jouer cette médiation institutionnelle en leur sein.
Aux fonctions qui sont les nôtres, à Paris comme à Marseille, nous voyons bien que la médiation obtient des résultats tangibles. Elle constitue un recours utile face à la colère, l’insatisfaction, l’incompréhension ou encore l’absence de réponse si mal vécue par nos concitoyens. C’est un recours pour des publics souvent vulnérables, des personnes très éloignées de la chose publique, des citoyens circonspects face aux édiles ou aux administrations. En effet, pouvoir compter sur un tiers, impartial et neutre, permet à l’administré d’être plus libre dans son expression et d’être partie prenante de son différend, acteur dans la construction de solutions. » (Extrait de telos-eu.com du 7/06/2024)
« Dans un effort de modernisation du paysage législatif marocain, les initiatives se multiplient et les propositions s’accumulent. De projet de loi en projet de loi, la législation se réinvente constamment. A cet effet, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a annoncé que la création d’une institution de médiation est à l’étude. Cette institution viserait à faciliter la conciliation entre les parties dans les litiges liés aux conflits du travail, aux affaires de statut personnel, ainsi qu’aux litiges civils où l’État n’est pas partie.
Le ministre a exposé sa vision pour cette institution de médiation ce mardi, lors de la discussion détaillée de la procédure civile à la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’homme, après que des députés ont soulevé la question de la procédure de conciliation dans les conflits de travail.
Ouahbi a indiqué qu’un “ projet est en cours concernant le concept de conciliation et de médiation. L’idée est de créer une fonction de médiation indépendante de l’inspecteur du travail, incluant les affaires de statut personnel et de divorce, étant donné que les juges ne se chargent pas de la conciliation”. La médiation couvrirait également les conflits du travail et les litiges civils. » – Zineb Jazouli – (Extrait de msn.com du 14/06/2024)
« Face à l’augmentation du recours à la médiation et à la nécessité de développer les compétences des professionnel·les qui pratiquent la médiation et des futur·es professionnel·les, l’UCLouvain (Saint-Louis – Bruxelles et Louvain-la-Neuve) et l’Université de Namur (UNamur) se sont organisées afin de proposer en partenariat quatre programmes de formation à la médiation : – Le Certificat inter-universités en médiation : formation générale et interdisciplinaire – Certificat inter-universités en médiation : spécialisation en médiation civile, commerciale et sociale – Le Certificat inter-universités en médiation : spécialisation en médiation locale, scolaire, pénale et soins de santé – Le Certificat inter-universités : Médiation familiale » (Extrait de linkedin.com du 31/05/2024)
Ouverte à tous les magistrats (de l’ordre judiciaire) et greffiers en exercice, cette formation offre aux participants une préparation approfondie aux nouvelles procédures de résolution amiable, telles que l’audience de règlement amiable (ARA) et la Césure dans leurs juridictions respectives. » (Extrait de linkedin.com du 1/06/2024)
« Comment désamorcer les tensions en Nouvelle-Calédonie ? Comment rétablir un dialogue qui semble rompu entre les indépendantistes et les loyalistes, qui défendent le maintien du territoire dans la France ? En 1988, alors que le conflit s’enflammait, un compromis provisoire avait été trouvé grâce à une médiation. Voyons, en racontant l’histoire de cette notion, si elle est encore possible aujourd’hui.
La visite d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie n’aura pas apaisé la situation sur place. Le niveau de tension reste le plus élevé jamais atteint depuis la période 1984-1988. Pendant quatre années ponctuées d’événements violents, l’opposition entre les indépendantistes kanaks et les « Caldoches » avait alors enflé jusqu’à la prise d’otages d’Ouvéa, point culminant de cette séquence dramatique. Des gendarmes avaient alors été capturés par les indépendantistes, et l’opération de libération des otages avait causé la mort de 21 personnes. Un point de non-retour semblait alors atteint. Le choix fut cependant fait d’essayer de désamorcer le conflit non seulement par la force, mais grâce à une médiation. » (Extrait de philomag.com du 29/05/2024)