Une série d’articles sur le décret du 18 juillet 2025 par Samuel Becquet, avocat (linkedin.com)


𝗦𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻 𝟭 – 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 𝟭
1. 𝘓𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘭 𝘰𝘧𝘧𝘪𝘤𝘦 𝘥𝘶 𝘫𝘶𝘨𝘦 : 𝘥𝘶 𝘴𝘦𝘳𝘷𝘪𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘭𝘰𝘪 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘰𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘤𝘰𝘳𝘥𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘤𝘶𝘭𝘪𝘦𝘳𝘴
https://lnkd.in/g799MqeU
2. 𝘓’𝘢𝘵𝘵𝘳𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘭’𝘦𝘹𝘱𝘦𝘳𝘵𝘪𝘴𝘦 𝘢𝘮𝘪𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘯𝘧𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵𝘪𝘢𝘭𝘪𝘵𝘦́ 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘮𝘦́𝘥𝘪𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 – https://lnkd.in/gwHWA8Zw
3. 𝘓’𝘢𝘣𝘴𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘥𝘦𝘷𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘦 𝘮𝘦́𝘥𝘪𝘢𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘰𝘶 𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘪𝘭𝘪𝘢𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘫𝘶𝘴𝘵𝘪𝘤𝘦 : 𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘧𝘭𝘦́𝘵𝘳𝘪𝘴𝘴𝘶𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘢𝘳𝘣𝘪𝘵𝘳𝘢𝘪𝘳𝘦 – https://lnkd.in/gaxYR2J9
4. 𝘓𝘢 𝘮𝘦́𝘥𝘪𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘯’𝘢 𝘱𝘢𝘴 𝘵𝘰𝘵𝘢𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘨𝘢𝘨𝘯𝘦́ – https://lnkd.in/gCVBj6Sj
5. 𝘓’𝘦𝘹𝘱𝘦𝘳𝘵 𝘫𝘶𝘥𝘪𝘤𝘪𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘵𝘦𝘤𝘩𝘯𝘪𝘤𝘪𝘦𝘯… 𝘥𝘦 𝘭’𝘢𝘤𝘤𝘰𝘳𝘥 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦𝘴 – https://lnkd.in/ejPSqJXZ
6. 𝘓’𝘪𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘤𝘰𝘯𝘷𝘦𝘯𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘰𝘶 𝘭’𝘦𝘮𝘱𝘰𝘸𝘦𝘳𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦𝘴… 𝘷𝘳𝘢𝘪𝘮𝘦𝘯𝘵 ? – https://lnkd.in/ee3tS3xD

𝗦𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻 𝟭 – 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 𝟮
7. 𝘓𝘢 𝘥𝘶𝘳𝘦́𝘦, 𝘭𝘦𝘷𝘪𝘦𝘳 𝘥𝘶 𝘴𝘶𝘤𝘤𝘦̀𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘮𝘦́𝘥𝘪𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘫𝘶𝘥𝘪𝘤𝘪𝘢𝘪𝘳𝘦 – https://lnkd.in/e_9kriE2
8. 𝘓’𝘦𝘹𝘱𝘦𝘳𝘵𝘪𝘴𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘷𝘦𝘯𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘭𝘭𝘦, 𝘶𝘯𝘦 𝘦𝘹𝘱𝘦𝘳𝘵𝘪𝘴𝘦 « 𝘊𝘢𝘯𝘢𝘥𝘢 𝘋𝘳𝘺 » ? – https://lnkd.in/eyBQv5n5
9. 𝘓’𝘢𝘮𝘪𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘢̀ 𝘥𝘦𝘶𝘹 𝘷𝘪𝘵𝘦𝘴𝘴𝘦𝘴 – https://lnkd.in/ebcMhayM
10. 𝘓’𝘢𝘤𝘤𝘰𝘳𝘥 𝘢𝘮𝘪𝘢𝘣𝘭𝘦… 𝘯𝘰𝘯 𝘩𝘰𝘮𝘰𝘭𝘰𝘨𝘢𝘣𝘭𝘦 – https://lnkd.in/et2t3axr
11. 𝘓’𝘈𝘙𝘈, 𝘱𝘰𝘪𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘣𝘢𝘴𝘤𝘶𝘭𝘦 𝘥𝘶 𝘱𝘳𝘰𝘤𝘦̀𝘴 – https://lnkd.in/ehVRvKcH
12. 𝘓’𝘢𝘮𝘪𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘢̀ 𝘮𝘢𝘳𝘤𝘩𝘦 𝘧𝘰𝘳𝘤𝘦́𝘦 – https://lnkd.in/e8CZSA_w

 Formation : « La place des tiers en médiation » le 6 octobre 2025, organisée par Trialogues ASBL au Château de la Solitude, Auderghem (Belgique)


« Programme

– Mieux comprendre la dynamique des tiers en médiation

– Enrichir votre pratique interdisciplinaire

– Acquérir des outils concrets pour clarifier les rôles dans les situations complexes » (Extrait)

𝐈𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 :
https://www.trialogues.be/event/les-satellites-en-mediation-40/register

APMF : « Décret du 18 juillet 2025 : une avancée majeure pour la politique de l’amiable en France qui entrera en vigueur au 1er septembre 2025 et s’appliquera aux procédures en cours »


« Ce nouveau décret marque une étape importante dans la reconnaissance et la structuration des modes amiables de résolution des différends, et plus
particulièrement de la médiation.

🎯 L’État consolide le rôle de la médiation comme véritable levier de transformation des pratiques judiciaires et sociales.

➡️Injonction généralisée à rencontrer un médiateur
➡️Des cadres d’intervention clarifiés (délai prolongé pour les médiations judiciaires..)
➡️ Une articulation renforcée avec les institutions judiciaires
➡️ Une légitimité accrue auprès des justiciables

📌La levée de la confidentialité concernant qui vient ou qui ne vient pas en médiation interroge les médiateurs familiaux de l’APMF tout comme l’absence d’exigence de formation spécifiée dans le décret pour exercer la médiation.
L’expertise du mediateur familial apportée par le DEMF et la déontologie du médiateur familial vient au soutien de la liberté de parole et du sentiment de sécurité des personnes.
Le refus de faire une médiation peut revêtir plusieurs raisons dont les violences…
La libre adhésion et la confidentialité sont des piliers d’une Médiation Familiale éthique, indépendante et conforme à sa déontologie.
Toutefois tant la TMFPO que certaines pratiques de tribunaux avaient déjà établis la levée de cette confidentialité pour les entretiens d’ information et force est de constater que les praticiens médiateurs familiaux eux même ont convenus que cette forte incitation etait une porte d’entrée supplémentaire en MF.
Le débat est ouvert !

🔎 Ce décret s’inscrit dans la continuité de la politique de l’amiable portée par le ministère de la Justice, en réponse aux besoins croissants d’écoute, de dialogue et de co-construction de solutions durables.

💬 La médiation n’est plus une alternative : elle devient une évidence.
L’amende encourue le démontre-t-elle?

📣Pour les prochaines étapes, le Conseil national de la médiation devrait faire bientôt des propositions notamment en matière de déontologie, de formation des médiateurs. » (Extrait de https://www.linkedin.com/posts/a-p-m-f_maezdiation-daezcret18juillet2025-politiquedelamiable-activity-7354067788971286528-qmzT/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I)

Médiation : « Pourquoi divorcer risque de coûter plus cher à partir du 1er septembre ? » (capital.fr)


« A partir du 1er septembre, une réforme de la justice civile risque d’alourdir la facture pour de nombreux justiciables, en particulier dans les affaires familiales comme le divorce. En cause : un nouveau décret, publié le 18 juillet dernier, qui encourage fortement le recours à la médiation, une procédure payante, avant de passer devant un juge. Comme l’explique Le Parisien, les magistrats pourront désormais proposer, voire enjoindre les parties à rencontrer un médiateur, dans le cadre d’une «audience de règlement amiable». -Solina Prak -(Extrait de capital.fr du 11/à_:2025)

En savoir plus sur https://www.capital.fr/votre-argent/pourquoi-divorcer-risque-de-couter-plus-cher-a-partir-du-1er-septembre-1517095

Article : « La médiation : aspects théoriques et foisonnement de pratique » par Claude Tapia, Claude Tapia, professeur émérite à l’université de Tours, CONNEXIONS 93/2010-1


Résumé

« L’étude proposée ici sur le contenu et le sens de la médiation sociale et interculturelle s’appuie sur une analyse des pratiques – diffuses ou professionnelles – à la lumière des théorisations ou conceptualisations empruntées aux sciences humaines et sociales, plus particulièrement la psychosociologie, l’anthropologie culturelle, la psychanalyse. L’auteur insiste sur l’institutionnalisation et la codification progressives des activités médiatrices depuis le milieu des années 1970 et sur leur insertion dans le corps des professions dites « nouvelles », dont la vocation est de faciliter et réguler la vie sociale, en traitant les tensions et conflits, selon des modalités diverses, mais toujours dans le respect d’une déontologie concertée et des valeurs cardinales de la société libérale démocratique. L’identité professionnelle des médiateurs s’est construite à mesure que se sont précisés et structurés les modèles et schémas de référence de l’intervention médiatrice, en même temps que se sont diversifiées les composantes démographiques et culturelles de notre société. » (Extrait)

« This study is about the content and meaning of social and cross-cultural mediation. It is based on an analysis of both professional and non-professional practices, viewed in the light of theorization and conceptualization taken from the social and human sciences, in particular, social psychology, cultural anthropology, and psychoanalysis. The author stresses the progressive institutionalization and codification of mediating activity which has been going on since the mid-1970’s, and their inclusion in professional groups known as « new ». The aim of such groups is to facilitate and regulate social life, dealing with tension and conflict by diverse means, but always with respect for deontology and the cardinal values of liberal democratic society. The mediator’s professional identity has been constructed in tandem with both the refinement and structuring of models of mediation, and the diversification of the demographic and cultural components of our society. » (Extrait)

Article à consulter sur https://shs.cairn.info/revue-connexions-2010-1-page-11?lang=fr

Québec : Formation de base (60h) en médiation familiale de mars à mai 2006 organisée par l’Association des médiateurs familiaux du Québec (AMFQ)


En savoir plus sur https://association-des-mediateurs-familiaux-du-quebec.s1.yapla.com/fr/event-71870

« L’homologation par le juge de l’accord de médiation » par hermes-mediation.fr


« Qu’est ce que l’homologation d’un accord de médiation et pourquoi y recourir ?

L’homologation est l’acte par lequel le juge valide un accord amiable et lui confère la force exécutoire. Cela signifie que l’accord aura la même valeur qu’un jugement et qu’il pourra être exécuté par la contrainte si l’une des parties de le respecte pas.

Bien que l’accord de médiation soit contraignant pour les parties dès sa signature (Tribunal administratif de Poitiers, 12 juillet 2018), l’homologation par le juge offre une sécurité juridique supplémentaire. Thibault Goujon-Bethan, professeur de droit privé et de sciences criminelles à l’Université Jean Moulin Lyon III, dans la revue Justice Actualités d’octobre 2023, résume parfaitement le rôle de l’homologation en indiquant que « l’ombre du juge plane et cette ombre impressionne […] Le simple fait qu’un juge puisse être saisi, en l’absence de toute contestation, pour apporter à l’accord une forme d’onction suffit à orienter les négociations ».

Cependant, l’homologation, pas davantage qu’une autre intervention judiciaire, n’a pas pour effet d’éteindre le droit d’action relativement au litige que les parties ont entendu régler par leur accord. Une telle extinction résulte soit de la loi, lorsque l’accord est une transaction, soit de la renonciation non équivoque à l’action contenue dans l’accord (clause). » (Extrait de hermes-mediation.fr le 22/07/2025)

En savoir plus sur https://hermes-mediation.fr/2025/07/22/lhomologation-par-le-juge-de-laccord-de-mediation/

Création de l’Association des Médiateurs Internes (AMI) (linkedin.com)


« Un collectif se forme pour fédérer, promouvoir et faire rayonner la médiation interne au sein des grandes organisations françaises.

Plusieurs milliers d’agents publics et salariés concernés.
Un Conseil d’Administration déjà engagé :
Thomas PRETOT Directeur Médiation chez Clariane France
Stephanie SALEN Responsable Médiation interne à la Direction générale des Finances publiques
Sophie PRALONG-RICHY Responsable Médiation Interne à la RATPgroup
Annick BRUYERE Directrice de la Médiation de la Vie au Travail à La Poste Groupe
Laurence COCHET-ALESSI Médiatrice Interne à la RATPgroup
Alla Davydova Chef de projet chez Clariane France
Françoise Tirilly Médiatrice interne de l’AFPA
Marianne SIVIGNON-LECOURT Conseillère à l’éthique et médiatrice interne chez l’AFD – Agence Française de Développement » (Extrait de linkedin.com du 1/08/2025)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/thomas-pretot-590301112_ami-qvt-dialoguesocial-activity-7356716294794084352-H6W0/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

« Litiges civils : avant de passer devant un juge, est-on désormais obligé de payer un médiateur ? » par Elsa de La Roche Saint-André (liberation.fr)


« «Une justice plus chère, plus lente, moins accessible.» C’est ce qui découlerait d’un décret signé par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, le 18 juillet, et passé relativement inaperçu. A part sur les réseaux sociaux, où des internautes dénoncent «un recul du droit pour tous», comme cette membre du groupe Facebook «Peuple de gauche».

En cause : des dispositions du décret concernant les «modes amiables de résolution des différends». Qu’un avocat très actif sur X, Maître Eolas (de son pseudonyme), résume ainsi : «Pour faire des économies, l’Etat pourra vous obliger à recourir à un arbitre privé à vos frais plutôt que juger votre affaire et vous sanctionner si vous refusez.» La réforme en question concerne les procès civils, ceux qui règlent les différends entre deux personnes (divorce, conflit de voisinage, litige sur un contrat…) Les modifications entreront en vigueur au 1er septembre. » (Extrait de liberation.fr du 26/07/2025)

En savoir plus sur https://www.liberation.fr/checknews/litiges-civils-avant-de-passer-devant-un-juge-est-on-desormais-oblige-de-payer-un-mediateur-20250728_U23QR5KATBCC7J5LARZIC24QEU/

Café de la Médiation de l’IFOMENE 112ème édition (rediffusion) : « Le bien être du médiateur et gestion du stress » avec Aurélie DEHGHANI-AZAR (15/07/2025)


A consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=6nNitIq5yWc

« Médiateur conflit entreprise : résolution amiable et gestion des conflits » par Henri de Braquilanges, Expert en SEO


Vous dirigez une entreprise ou travaillez dans les ressources humaines ? Vous connaissez alors cette sensation désagréable. L’atmosphère se tend progressivement entre deux collaborateurs. Les sourires forcés remplacent la collaboration naturelle.

Un jour, vous vous réveillez avec un litige ouvert sur les bras. Deux camps se forment dans l’entreprise. La productivité chute, l’ambiance devient toxique. Les clients commencent à ressentir cette tension.

Que faire ? Il existe une troisième voie : la médiation. Cette approche transforme les conflits en opportunités et permet de régler les tensions sans casser les relations.

Car les conflits en entreprise ne sont pas rares, une étude du CCP Global Human Capital Report de 2008 stipule que 85% des 5000 employés interrogés (de 9 pays européens + US) sont confrontés à des conflits en entreprises; 29% d’entre eux déclarent que cela arrivait très fréquemment, et 25% disant que ces conflits entraînent des arrêts maladies et de l’absentéisme.

Les conséquences de ces conflits ne doivent pas être prises à la légère. Selon le Livre Blanc Think Tank RH 2024 publié par Les Echos Le Parisien Événements en partenariat avec l’association nationale des DRH, 82% des DRH interrogés estiment que l’absentéisme impacte l’engagement des collaborateurs et engendre des risques psychosociaux. Une étude pour Acas  de 2021 par le Professeur Richard Saundry, confirme cette tendance avec 5% des employés interrogés déclarant avoir démissionné pour cause de conflit dans leur entreprise, 9% ayant posé des congés maladie et 56% subissent du stress, de l’anxiété et/ou ont contracté une dépression à la suite de conflit avec des collaborateurs..

Toutes ces répercussions pour cause de conflits en entreprise sont considérables, autant pour les employés que pour les employeurs. Il est primordial de résoudre le problème dès les premiers signes de tension, et l’intervention d’un médiateur se présente souvent comme la solution idéale pour apaiser les hostilités rapidement et définitivement.

Dans les lignes qui suivent, nous explorons ensemble comment la médiation peut sauver votre entreprise de situations explosives.

Qu’est-ce qu’un médiateur d’entreprise et quel est son rôle ?

Le médiateur en entreprise reste un personnage mystérieux pour beaucoup de dirigeants. Il agit comme un facilitateur de dialogue entre des parties en conflit et favorise la résolution des conflits. Un article sur Village Justice recommande d’ailleurs une sensibilisation et formation accrue des dirigeants d’entreprises à l’usage de la médiation.

Contrairement aux idées reçues, le médiateur ne tranche pas les conflits. Sa mission consiste à créer les conditions d’un dialogue constructif entre les protagonistes.

Définition du médiateur des entreprises et intervention d’un tiers neutre

Un médiateur intervient comme un tiers totalement neutre dans les conflits professionnels. Sa neutralité constitue son atout principal. Il n’a aucun intérêt personnel dans l’issue des discussions.

Le médiateur qui intervient dans le monde de l’entreprise peut effectuer une formation spécialisée en gestion de conflits dispensée par des organismes publics ou privés. Son expertise lui permet de désamorcer les tensions même dans les situations les plus complexes et tendues.

Cette intervention d’un tiers neutre change complètement la dynamique du conflit. Les parties bénéficient d’un espace sécurisé pour s’exprimer sans crainte d’être jugées.

Rôle du médiateur dans la gestion des conflits et l’accompagnement

Le rôle du médiateur dépasse la simple résolution des conflits. Il accompagne les parties vers une compréhension mutuelle de leurs besoins respectifs.

Le médiateur identifie les vrais enjeux cachés derrière les positions affichées. Il guide les discussions vers des solutions créatives que les parties n’auraient jamais envisagées seules.

L’accompagnement du médiateur ne s’arrête pas à la signature d’un contrat d’accord. Il peut proposer un suivi pour s’assurer que les solutions trouvées fonctionnent dans la durée.

Différence entre médiation en entreprise et procédure judiciaire

Le tribunal cherche à déterminer qui a tort et qui a raison. La médiation part du principe que chaque personne peut avoir partiellement raison.

La médiation est un processus où les parties construisent elles-mêmes leur solution. Elles restent maîtres de leur destin tout au long du processus.

Une procédure judiciaire peut traîner pendant des années. La médiation se résout généralement en quelques semaines.

Quels types de conflits peuvent être médiés en entreprise ?

L’entreprise génère naturellement des tensions. Certaines situations nécessitent d’autres approches. Identifier les conflits « médiables » permet d’utiliser cet outil à bon escient et de résoudre les conflits efficacement.

Conflit salarié-employeur et situations de conflit interpersonnel

Les conflits entre salariés et employeurs touchent au cœur de la relation de travail. Ces tensions mélangent souvent l’humain et le professionnel.

Un salarié peut se sentir injustement évalué par son manager. Cette frustration génère de la démotivation et de l’amertume. Les situations de conflit interpersonnel empoisonnent l’atmosphère de travail.

Conflits managériaux et prévention des risques psychosociaux

Les tensions hiérarchiques naissent souvent de malentendus sur les rôles et responsabilités. Un manager peut avoir l’impression que son équipe ne le respecte pas. L’équipe peut ressentir un management trop directif ou injuste.

La médiation d’équipe permet de rétablir les pendules à l’heure. Elle clarifie les attentes mutuelles et rétablit des règles de fonctionnement acceptées par tous.

Les accusations de harcèlement constituent un cauchemar pour tout dirigeant. La médiation peut intervenir en complément de l’enquête obligatoire pour traiter les aspects relationnels. Son but reste la prévention de nouvelles tensions.

Conflit collectif et dialogue social

Les conflits collectifs impliquent plusieurs acteurs avec des intérêts divergents. Ces situations complexes demandent une expertise particulière en dialogue social.

Le dialogue social français reste souvent tendu. Les positions se cristallisent rapidement entre direction et représentants du personnel.

Différends avec les représentants du personnel

Les relations avec les représentants du personnel oscillent souvent entre collaboration et affrontement. Chaque partie défend légitimement ses intérêts.

Un médiateur expérimenté en dialogue social comprend les enjeux de chaque camp. Il peut aider à transformer la confrontation en négociation constructive.

La médiation permet de sortir de ces impasses. Elle identifie les intérêts communs cachés derrière les positions antagonistes où chaque membre peut exprimer son point de vue.

Conflits liés aux conditions de travail

Les conflits sur les conditions de travail touchent au quotidien des salariés. Ces sujets génèrent beaucoup d’émotion car ils impactent directement la qualité de vie professionnelle.

Les changements organisationnels génèrent naturellement des résistances. Les salariés peuvent craindre pour leur emploi ou leurs conditions de travail.

Le médiateur aide à transformer ces résistances en contributions constructives. Il facilite l’expression des craintes et permet de partager les points de vue.

Différends direction-CSE

Les relations entre direction et CSE déterminent largement le climat social de l’entreprise. Ces relations peuvent rapidement se dégrader en l’absence de dialogue constructif. La médiation rétablit la communication et permet d’aboutir à un rétablissement durable.

Quand faire appel à la médiation : mode alternatif de résolution

Identifier le bon moment pour recourir à la médiation demande de l’expérience. Trop tôt, les parties ne sont pas motivées. Trop tard, les positions se sont trop durcies.

Les signaux d’alerte permettent d’anticiper l’escalade. Reconnaître ces signaux évite que la situation ne dégénère grâce à ce mode alternatif.

Situations de conflit nécessitant une médiation amiable

Certaines situations appellent naturellement la médiation amiable. Le conflit existe mais les parties gardent une volonté de dialogue.

Les tensions qui impactent le travail des autres signalent un conflit mûr pour la médiation. Quand les collègues commencent à éviter certaines réunions, l’intervention devient urgente.

L’apparition de stratégies d’évitement constitue un autre signal d’alerte. Quand les gens changent de chemin pour ne pas se croiser, le conflit parasite le fonctionnement normal et nécessite une mise en place de solutions.

Prévenir les tensions avant l’escalade judiciaire

La prévention de l’escalade judiciaire représente un enjeu majeur pour l’entreprise. Une procédure judiciaire coûte cher et prend du temps.

Quand les parties commencent à « faire des dossiers », la machine judiciaire se met en route. Il faut agir rapidement.

La médiation préventive intervient avant cette escalade. Elle traite les sujets sensibles dans un cadre confidentiel et permet de favoriser un environnement de travail sain.

Quels sont les avantages de la médiation d’entreprise ?

La médiation d’entreprise présente des avantages concrets et mesurables. Ces bénéfices dépassent largement le coût de l’intervention.

Les dirigeants qui découvrent la médiation deviennent rapidement des adeptes convaincus. Ils intègrent cet outil dans leur stratégie de management et leur capacité à résoudre les conflits. Le taux de réussite des médiations en entreprise atteint 70% selon le médiateur des entreprises rattaché au ministère de l’économie. En parallèle, le baromètre du CMAP de 2023 indique que 63% des médiations enclenchées ont été soldées par un accord (à noter que ce barème rassemble aussi bien des cas de médiations d’entreprises que de médiations de consommations).

Résolution amiable et solution mutuellement acceptable

La résolution amiable produit des accords plus durables que les décisions imposées. Les parties s’approprient les solutions qu’elles ont contribué à élaborer.

L’expérience de la médiation développe les compétences relationnelles des participants. Ils apprennent à exprimer leurs besoins clairement et à écouter ceux des autres.

Cette montée en compétence collective améliore le climat général de l’entreprise. Les conflits futurs se résolvent plus facilement et permettent de partager différents points de vue.

Confidentialité et efficacité du processus

La confidentialité absolue de la médiation libère la parole des participants. Ils peuvent exprimer leurs vraies préoccupations sans crainte que leurs propos soient répétés. La présence d’un élément externe et neutre permet aussi d’assurer le bon respect des règles de dialogue nécessaire à toute résolution de conflit tout en apportant l’apport non négligeable de la présence d’un témoin.

Comment se déroule le processus structuré de médiation ?

La médiation est un processus qui suit une méthodologie éprouvée qui maximise les chances de succès. Chaque étape a son importance dans l’architecture globale.

Cette structuration rassure les participants souvent inquiets avant leur première médiation. Ils savent à quoi s’attendre et cette préparation repose sur des bases solides.

Étapes de la médiation et diagnostic initial

Le diagnostic initial détermine la suite de la médiation. Le médiateur évalue la faisabilité de sa mission et adapte son approche aux spécificités du conflit.

Le médiateur rencontre d’abord séparément chaque partie pour comprendre leur vision du conflit. Ces entretiens préliminaires révèlent les enjeux cachés et les attentes réelles de chacun.

Le diagnostic débouche sur un protocole de médiation qui définit les règles du jeu. Toutes les parties doivent accepter ce cadre et permettre une mise en place efficace.

Déroulement des séances : dialogue et négociation

Les séances de médiation alternent entre moments collectifs et entretiens individuels. Cette alternance permet d’avancer progressivement vers la résolution du conflit.

Entretiens individuels confidentiels

Les entretiens individuels offrent un espace d’expression totalement libre aux participants. Ils peuvent exprimer leurs émotions sans contrainte.

Ces moments privilégiés permettent au médiateur de comprendre les motivations profondes de chaque partie. Il identifie les besoins authentiques cachés derrière les revendications de surface.

Le médiateur utilise ces entretiens pour tester la volonté réelle de résoudre le conflit et permettre à chacune des parties de s’exprimer.

Séances collectives et recherche de solutions

Les séances collectives constituent le cœur de la médiation. C’est là que s’opère la transformation relationnelle entre les protagonistes.

La recherche de solutions mobilise la créativité collective des participants. Ils découvrent souvent des options qu’aucun n’avait envisagées individuellement.

Les solutions émergent progressivement de ces discussions facilitées. Elles intègrent les préoccupations de chacun et permettent de partager les points de vue de façon constructive.

Accord de médiation et suivi

L’accord de médiation formalise les engagements pris par les parties. Sa rédaction demande autant de soin que la médiation elle-même.

Cet accord peut rester confidentiel ou être rendu public selon la volonté des parties. Dans tous les cas, le médiateur ne peut jamais témoigner du contenu des séances.

Le suivi post-médiation vérifie la bonne application des accords trouvés. Certains ajustements peuvent s’avérer nécessaires et permettent d’aboutir à des solutions durables.

Comment trouver un médiateur d’entreprise qualifié ?

Choisir le bon médiateur conditionne largement le succès de la démarche. Tous les médiateurs ne possèdent pas la même expertise, c’est pourquoi il faut entrer en contact avec un organisme reconnu pour effectuer une analyse avant de lancer les démarches, voici quelques solutions à envisager si vous êtes confrontés à un conflit au travail. Il existe des cabinets privés de médiation comme par exemple, le cabinet de médiateur avocat Maxey, ou des centres de médiation,à  l’image du CMAP (Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris) ou encore le RME (Réseau des Médiateurs d’Entreprise) qui publie une liste de ses membres sur son site.

Ces solutions présentent différents avantages et peuvent être plus ou moins adaptées selon le contexte du conflit. L’intervention d’un médiateur avocat permet d’assurer le respect de la loi lors du conflit, et est particulièrement appropriée en cas de sujets sensibles ou déjà judiciaires. Le CMAP propose un réseau de médiateurs ou arbitres pour entreprises de toutes tailles et des conflits inter-entreprises ou intra-entreprises ou médiation sociale . Alors que le RME est une association de médiateurs répartis sur toute la France et qui interviennent pour  des médiations interpersonnelles ou collectives, au sein ou entre entreprises.

La relation de confiance avec le médiateur s’établit dès les premiers contacts. Cette confiance doit être partagée par toutes les parties pour que la médiation fonctionne.

Critères de sélection d’un médiateur formé

La formation du médiateur constitue le premier critère de sélection. Exigez un diplôme reconnu et une formation continue régulière.

L’expérience pratique complète nécessairement la formation théorique. Un médiateur chevronné a développé des réflexes que possède rarement un débutant.

La spécialisation en entreprise apporte une compréhension fine des enjeux organisationnels. Le médiateur familial ne maîtrise pas forcément les spécificités du monde professionnel et permet de favoriser un climat de confiance.

Un médiateur avocat spécialisé dans le droit du travail/social, droit des contrats ou droit commercial pourrait être une meilleure option lors de la médiation d’un conflit en entreprise.

Centre de médiation et saisir le médiateur : procédures

Les centres de médiation sélectionnent leurs médiateurs selon des critères stricts. Ils offrent une garantie de qualité et des procédures rodées.

La procédure de saisine reste généralement simple et rapide. Un premier contact téléphonique suffit souvent à évaluer l’adéquation du médiateur au conflit.

Attention aux délais de disponibilité des bons médiateurs. Leurs agendas se remplissent rapidement et consultez la liste des médiateurs disponibles.

L’avocat médiateur : expertise juridique et techniques de médiation

L’avocat spécialisé en médiation combine deux expertises complémentaires. Il maîtrise les enjeux juridiques tout en possédant les techniques relationnelles de la médiation.

Son expertise juridique rassure les parties sur la faisabilité des solutions envisagées. Il peut évaluer les risques juridiques des différentes options.

Mise à disposition par le CSE et financement

Le CSE peut financer des médiations sur son budget de fonctionnement. Cet investissement améliore le climat social ainsi que la qualité de vie au travail et prévient des conflits plus coûteux.

La mise en place d’avocats médiateurs par le CSE constitue une innovation intéressante. Les salariés bénéficient d’un service gratuit et de qualité, financé par le CSE. Il s’agit de la mise à disposition d’avocats médiateurs pour les salariés, afin de les accompagner dans leurs problématiques juridiques, ou pour intervenir lors d’un conflit.

Cette solution présente l’avantage de la neutralité totale. L’avocat médiateur ne représente aucune des parties et permet de favoriser l’accès à ce service. De plus, cet accès simplifié à l’avocat médiateur permet de réduire les temps de procédures, ce qui n’est pas négligeable quand l’on assiste à une escalade rapide d’un conflit.

Procédure de désignation et intervention

La procédure de désignation doit garantir l’acceptation du médiateur par toutes les parties. Le CSE peut proposer plusieurs noms et laisser les protagonistes choisir d’un commun accord.

L’intervention de l’avocat médiateur suit les mêmes règles déontologiques que toute médiation. Sa qualité d’avocat lui impose des obligations supplémentaires de confidentialité.

L’intervention peut être financée totalement ou partiellement par le CSE. Certaines entreprises complètent ce financement et permettent d’aboutir à des relations plus harmonieuses.

Formation à la médiation et développement des compétences internes

Développer des compétences internes de médiation transforme durablement l’entreprise. Cette montée en compétence crée une culture de résolution collaborative des conflits.

Rôle du CSE et des RH dans la mise en œuvre

Le CSE et les RH orchestrent la politique de médiation de l’entreprise. Ils définissent les procédures et forment les acteurs. Leur implication détermine largement le succès de cette politique.

Le CSE peut proposer la création d’un service de médiation interne. Ce service traite les conflits avant qu’ils ne dégénèrent. Il constitue un investissement intelligent dans la paix sociale.

Les RH intègrent la médiation dans leur boîte à outils de gestion des conflits. Elles orientent et conseillent les managers sur l’utilisation appropriée de cet outil.

L’entreprise qui investit dans la médiation interne transforme sa culture. Elle développe des réflexes de dialogue qui préviennent l’émergence de nombreux conflits et permet de favoriser leur réussite.

La médiation d’entreprise mérite une attention assidue. Cette approche transforme les conflits en opportunités d’amélioration et de renforcement des liens. Elle protège votre entreprise des coûts humains et financiers des tensions non résolues.

Cet outil puissant résout des situations que les approches traditionnelles ne parviennent pas toujours à traiter. La médiation préventive coûte moins cher et obtient de meilleurs résultats que les interventions de crise. Investissez dès maintenant dans cette compétence stratégique qui permet de résoudre les conflits de manière durable.

Henri de Braquilanges, Expert en SEO