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DU MEDIATION & JUSTICE PARTICIPATIVE INSCRIPTION 2025 / 2026 – Université de Lille

Objectifs de la formation
Le DU Médiation & justice participative a pour objectif d’une part : l’enseignement des fondamentaux du droit de la médiation, des différents Modes Alternatifs de Règlement des Différends et de l’Arbitrage appliqués au champ de la consommation, des affaires économiques et l’industrie immobilière.
Il permet la découverte de la psychologie et des sciences humaine et l’initiation à la pratique des modes alternatifs de règlement des conflits, par la négociation, la gestion ou la compréhension des conflits.
Familiariser les professionnels du droit et du chiffre en leurs exposant l’intérêt et l’efficacité de la justice participative.
Former les participants à la connaissance générale des outils de la médiation et des modes alternatifs de règlement des différends, et notamment de favoriser la connaissance des statuts de médiateur ou conciliateur de justice.
Cet apprentissage des techniques de médiation, de négociation et d’arbitrage est complémentaire de la formation traditionnelle des juristes intéressés par le contentieux, quel qu’il soit.
La formation s’adresse aux candidats statut de médiateur de justice, à tous professionnels du droit et du chiffre (avocat, expert-comptable, expert de justice etc.), aux professionnels de l’entreprise ainsi qu’aux étudiants, dans le domaine des sciences économiques, juridiques, humaines, sociales ou techniques.
Compétences visées
– Connaître les règles fondamentales de la médiation ;
– Savoir choisir le mode adapté de règlement des conflits par rapport à une situation donnée ;
– Savoir rédiger une clause de règlement amiable ;
– Maîtriser les conséquences procédurales et les effets des clauses de règlement amiable ;
– Maîtriser les procédures conventionnelles, institutionnelles et judiciaires de médiation ;
– Gérer la période post-médiation ;
– Maîtriser les règles gouvernant l’activité de médiateur ;
– Savoir mettre en pratique les techniques de négociation raisonnée propres à la médiation.
En savoir plus sur https://www.univ-lille.fr/formations/fr-00181953
Livre : Jacques Salzer et Eric Basso, « Vingt médiations à suivre pas à pas » Médias et Médiations, 2025, 170p

Dans la littérature consacrée à la médiation, l’ouvrage de Jacques Salzer et d’Eric Basso se distingue en ce qu’il adopte la forme d’un « livre dialogue » (p.3). À ma connaissance, il s’agit du premier ouvrage à retracer un échange entre un pionnier de la médiation, Jacques Salzer, et un praticien issu d’une génération plus récente, Eric Basso, conférant ainsi à l’ensemble une tonalité particulière. Les auteurs proposent une auto-analyse approfondie de leur pratique de médiateur, faisant preuve d’un esprit critique peu commun, en n’hésitant pas à évoquer les difficultés rencontrées lors de la gestion de certaines situations.
La présentation des vingt cas, dont la majorité émane d’Eric Basso, s’appuie sur une grille d’analyse qui laisse une large place aux « questionnements du médiateur », mais aussi sur « ce qui a fonctionné » et sur « ce qui aurait pu être fait différemment ». Les développements intitulés « pour aller plus loin » à la fin de chaque analyse s’avèrent particulièrement pertinents ; ils permettent aux deux auteurs d’approfondir le débat sur des questions centrales et parfois controversées, telles que les apartés, la visioconférence ou le rôle de l’avocat.
Si la majeure partie des cas s’inscrit dans le cadre des entreprises et organisations du secteur de la santé, les auteurs prennent soin de ne pas s’enfermer dans ces contextes spécifiques. Ainsi, ils abordent tant les relations interindividuelles, à l’exemple d’un dossier de harcèlement au travail (p.15), que des dynamiques collectives, comme dans le cas d’un conflit entre un directeur d’agence et ses collaborateurs (p.43). La dimension familiale est également explorée à travers des conflits entre associés, opposant une mère à son fils (p.53) ou deux frères (p.62). Pour offrir une typologie plus complète, Salzer et Basso ne s’en tiennent pas à la « médiation curative », mais abordent également ce que l’on nomme parfois la « médiation préventive » (p.150).
À travers ces études de cas, il convient de souligner que les auteurs ne se limitent pas à une description factuelle, mais proposent une véritable analyse approfondie, exposant non seulement les parties impliquées, mais aussi leur rôle tout au long du processus de médiation. Un soin particulier est apporté aux enjeux de gestion du processus, dans une approche résolument non dogmatique, laissant place au débat et à la réflexion critique. Ainsi, la question du recours ou non à la « médiation navette » pour surmonter les réticences à la rencontre directe (p.101) est évoquée, tout comme l’organisation d’ « apartés » et la gestion de la confidentialité des propos échangés dans ce cadre. La question du respect du principe de confidentialité est également abordée en fin de processus avec le problème de la « communication des éléments de l’accord à l’autorité qui a demandé la médiation » (p.14).
De même, la problématique de la co-médiation fait l’objet d’un examen nuancé, les auteurs proposant un comparatif des avantages et inconvénients de ce mode d’intervention (p.119), et s’interrogent sur l’intérêt d’impliquer « deux ou plusieurs médiateurs de cultures professionnelles différentes », tant pour la compréhension d’un cas, que sa résolution (p.131). Ils confrontent également leurs perspectives sur l’adoption de nouveaux dispositifs, tels que la visioconférence, notamment depuis la crise de la COVID-19.
Enfin, la dernière partie de l’ouvrage aborde « les freins à la médiation » car comme j’ai pu maintes fois l’écrire, dans nos sociétés la médiation demeure encore une « contre-culture » et les auteurs à partir des cas présentés décrivent ces « freins » comme l’impact des « réseaux sociaux » (p.134), ou encore le refus des médiés de « continuer une médiation » (p.140) ou bien « le commanditaire qui refuse la solution des parties » (p.144).
Toutefois on peut regretter qu’aucune section spécifique ne soit consacrée à une synthèse de ces analyses, visant à dégager, au-delà des particularités, les caractéristiques communes des processus de médiation étudiés laissant présager l’existence d’un rituel commun de médiation quel que soit le champ d’intervention du médiateur ou la nature du conflit. De même, il aurait été judicieux que les auteurs insistent sur la dimension normative de la médiation qui, outre le rétablissement du dialogue entre les personnes concernées, permet d’instaurer, via l’accord final, un nouveau cadre relationnel, voire d’impulser des évolutions organisationnelles dans les institutions ou entreprises.
Malgré ces quelques réserves, , je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage. Fidèle à l’esprit d’ouverture des auteurs, il propose, de façon concrète, des clés de compréhension et d’action pour la gestion des différents cas de médiation, qu’ils se soldent par un succès ou par un échec. Ce livre constitue ainsi une référence précieuse en matière d’analyse des pratiques, les auteurs étant parvenus à extraire de chaque cas des enseignements pertinents pour enrichir les pratiques de médiation.
Jean-Pierre BONAFE-SCHMITT
La lettre de la Médiation
Baromètre CMAP Médiations et Arbitrages réalisés en 2024
Belgique : Rencontre en ligne avec des médiateurs européens et internationaux le 10/10/2025 organisée par la Commission fédérale de Médiation (linkedin.com)
« Le 10 octobre, ne manquez pas une rencontre exceptionnelle avec des médiateurs européens et internationaux. Une occasion unique de comparer les approches, de partager les défis et de s’inspirer des pratiques développées dans les grandes institutions.
𝗣𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲
10h-12h – Table ronde
Avec les médiateurs de la Commission européenne, du Parlement européen, du Conseil de l’Europe, de l’EEAS, de l’OCDE et de l’OIT.
👉 https://lnkd.in/eKjARM_R
14h-16h – Panorama des pays voisins
Avec la Mediatorsfederatie (Pays-Bas), le Conseil National de la Médiation (France) et l’ALMA (Luxembourg).
👉 https://lnkd.in/eWBJSy6H
(Extrait de linkedin.com du 21/08/2025)
« La médiation pour mieux vivre ensemble à l’université », Entretien de Virginie Engrand Linder, médiatrice interne CY Cergy Paris Université avec Marie-José GAVA, co-directrice pédagogique du D.U de Médiateur du travail (mediation-interne.fr)

« Depuis 2022, Virginie Engrand Linder, enseignante à CY Cergy Paris Université, occupe également la fonction de médiatrice interne. Elle accompagne les personnels administratifs, les enseignants-chercheurs et les étudiants dans la recherche de solutions pour dépasser leurs différends. Portrait d’une médiatrice engagée en faveur du bien-être au sein de la communauté universitaire.
Comment êtes-vous venue à la médiation ?
« J’ai suivi des études de droit à l’université de Cergy-Pontoise et ai obtenu un doctorat en droit public, portée par une vocation pour l’enseignement. J’ai ensuite intégré la composante de géographie, devenant une juriste parmi les géographes. Je n’ai plus quitté ce département, où j’enseigne le droit public, le droit de l’environnement ou bien encore le droit de l’urbanisme. Cet investissement m’a conduite à assumer progressivement des responsabilités administratives. En 2020, j’ai été élue directrice adjointe de la composante Lettres et Sciences humaines. Forte de cette expérience et de ma connaissance du fonctionnement de l’université, le vice-président délégué à la politique de l’établissement m’a proposé de réfléchir au développement de la médiation, mission vacante depuis la crise COVID. C’est ainsi qu’en 2022, j’ai pris mes fonctions de médiatrice interne au sein de l’université. » (Extrait de mediation-interne.fr du 20/08/2025)
En savoir plus sur https://www.mediation-interne.fr/virginie-engrand-linder/
« La médiation pour régler l’urgence environnementale » par Lyne G. Morissette Ph. D., biologiste marine, médiatrice environnementale accréditée et Louise Otis juge internationale, médiatrice et arbitre (lapresse.ca)

« À Genève, du 6 au 15 août 2025, le monde avait rendez-vous avec l’Histoire : signer enfin un traité mondial contre la pollution plastique. Dix jours plus tard, il a récolté le néant. Pas de texte. Pas d’accord. Pas même un calendrier. Ce naufrage diplomatique n’est pas un incident isolé : c’est la démonstration brutale d’un système qui refuse de se donner les moyens de réussir.
Cette session, INC‑5,2 – le Comité intergouvernemental de négociation de l’ONU – était appelée « la réunion de la dernière chance ». Après les échecs d’Ottawa (INC‑4) et de Busan (INC‑5,1), on espérait enfin un accord, même partiel. Résultat : deux projets rejetés, des délégations campées sur leurs positions e/205=t des lobbies d’influence.
/Le clivage était total. D’un côté, la High Ambition Coalition – Canada, Union européenne, Royaume-Uni, nations insulaires, pays africains – exigeait des plafonds de production plastique, l’interdiction de plastiques toxiques et une gestion du cycle complet, avec financement équitable. En face, le groupe Like-Minded – États producteurs de pétrole (Russie, Arabie saoudite, Iran, etc.), soutenus par d’imposants lobbies – refusait toute contrainte, préférant miser sur le recyclage. » (Extrait lapresse.ca du 19/08/2025)
Article à consulter sur https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2025-08-19/lutte-contre-la-pollution-plastique/la-mediation-pour-regler-l-urgence-environnementale.php
Air Canada: « la grève est terminée », annonce le syndicat du personnel de bord (france24.com)

« Air Canada a confirmé, dans un communiqué, « reprendre progressivement aujourd’hui (mardi) ses opérations après avoir conclu un accord de médiation » avec le SCFP, sous la supervision d’un médiateur, William Kaplan.
Quelque 10.000 agents de bord avaient cessé le travail pendant le week-end pour demander des augmentations de salaires et une compensation pour le travail au sol non rémunéré, y compris pendant l’embarquement. Malgré une décision de justice en leur défaveur, les hôtesses et stewards avaient poursuivi leur grève lundi » (Extrait de france24.com du 19/08/2025)
En savoir plus sur https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20250819-air-canada-la-gr%C3%A8ve-est-termin%C3%A9e-annonce-le-syndicat-du-personnel-de-bord
« La paix s’éloigne dans l’est de la RDC, malgré la médiation des Etats-Unis et du Qatar » (lemonde.fr)

« Les discussions engagées à Doha autour de la signature d’un cessez-le-feu entre l’Etat congolais et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, patinent. Les combats ont repris au Sud-Kivu.
Le Qatar parviendra-t-il à ramener la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles de l’Alliance fleuve Congo-M23 (AFC-M23) à la table des négociations ? Alors que les parties devaient conclure un « accord de paix global » censé mettre fin aux violences qui déchirent l’Est congolais au plus tard le 18 août, rien n’a été signé et les négociations semblent au point mort. A la veille de la date butoir, un responsable qatari a déclaré à l’Agence France-Presse qu’un projet d’accord de paix avait été partagé avec les deux parties. Selon ce responsable, Doha s’apprêterait à « accueillir un important cycle de négociations » dans quelques jours. Sur le terrain, pourtant, la guerre se poursuit » -Mathilde Boussion- (Extrait de lemonde.fr du 18/08/2025)
Article à lire sur https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/08/18/la-paix-s-eloigne-dans-l-est-de-la-rdc-malgre-la-mediation-des-etats-unis-et-du-qatar_6631655_3212.html
Article : « La médiation sociale et l’école. La longue marche de la médiation » par Bénédicte Madelin Laurent Giraud, Diversité, Année 2014 175, pp. 71-75

« Depuis plus d’une trentaine d’années, il est fait référence à la médiation sociale comme mode de réponse à des situations très diverses, voire comme « la » réponse quand la parole publique ne passe
plus. De quoi s’agit-il ? Pourquoi fait-on appel à cette fonction – ou à ce terme – de
façon si fréquente et dans des contextes multiples ?
En fait, la médiation apparaît dans un double mouvement.
- Une médiation institutionnelle : ce terme
est utilisé pour la première fois dans le cadre
d’une fonction officielle, en 1973, avec la
création du Médiateur de la République.
Quelques années plus tard, apparaissent
les premiers médiateurs dans les conflits
sociaux. - Une médiation « citoyenne », née dans
les années 1980 au sein même des groupes
sociaux de milieux populaires : les femmes
relais, les grands frères (Extrait)
Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/diver_1769-8502_2014_num_175_1_3877?q=M%C3%A9diation%20
Article : « Le concept de médiation dans l’Islam » par Selim Jahel, Revue internationale de droit comparé, Année 2017 69-1, pp. 101-105

« On sait que la médiation est l’une des formes anciennes de règlement des
litiges, elle remonterait à des millénaires. Elle permettait dans les sociétés
primitives de mettre fin à toutes sortes de conflits, tant entre particuliers
qu’entre groupes sociaux opposés. Dans un monde, écrivait Emile Tyan1,
parlant lui de l’Arabie préislamique, ou il n’existe pas de puissance publique
ni d’État organisé, le tahkim – mot qui littéralement signifie arbitrage – va
servir à tempérer le recours à la justice privée, ce qu’on appelle le thar, la loi
du talion, œil pour œil, dent pour dent. L’intervention d’un hakam (arbitre)
empêchera l’exercice du thar (vengeance) par la recherche d’un accord entre
les parties pour établir le montant de ce qu’on appelle la diya, une
compensation pécuniaire qui remplace le thar.
En l’absence d’un système judiciaire organisé, c’est en toute matière
qu’il pourra être fait appel au hakam aussi bien pour répondre à de simples
dissensions familiales que pour résoudre des litiges entre particuliers ou
même des querelles de pouvoir. Il peut arriver, parfois que le chef du clan,
de la tribu, ou le sage du village prennent eux-mêmes l’initiative d’intervenir
pour mettre fin au litige, notamment au cas où celui-ci risque de s’élargir :
Mais lorsqu’il s’agit d’intérêts privés, c’est le plus souvent les parties elles
mêmes qui conviennent de confier à un tiers le soin de trouver un accord.
Dans les deux cas, il y a une interposition dans le litige d’une ou de deux
personnes appelées hakam qui vont essayer de concilier les parties et de
trouver avec elles une solution pouvant mettre fin au différend sans en
référer à des normes préétablies ou à une autorité publique. » (Extrait)
Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/ridc_0035-3337_2017_num_69_1_20808?q=M%C3%A9diation%20#ridc_0035-3337_2017_num_69_1_T5_0102_0000