« Portée et intérêt d’une clause de médiation dans un contrat de travail » par Julia Fabiani, Avocate (village-justice.com)


« Le 14 juin 2022, la Cour de Cassation a rendu, au visa de l’article L1411-1 du Code du travail, l’avis suivant « en raison de l’existence en matière prud’homale d’une procédure de conciliation préliminaire et obligatoire, une clause du contrat de travail qui institue une procédure de médiation préalable en cas de litige survenant à l’occasion de ce contrat n’empêche pas les parties de saisir directement le juge prud’homal de leur différend ». Quelle est la portée de cet avis ? Pour l’apprécier, il est nécessaire de s’arrêter un instant sur la problématique soumise à la Cour.

(…)

Dans son avis du 14 juin 2022, la Cour de Cassation a confirmé sa position en reprenant très exactement la formulation employée dans son arrêt du 5 décembre 2012. La présence d’une clause de médiation ou de conciliation préalable contractuellement prévue n’est pas un préalable obligatoire à la saisine de la juridiction prud’homale.

Cet avis est surprenant si l’on regarde les récentes mesures législatives prises en faveur des modes amiables de règlements et leur promotion, ou encore les développements du Rapport du Comité des Etats Généraux de la justice déposé en avril dernier.

A l’évidence, au travers de cet avis, c’est un choix politique qui se manifeste, celui de conserver la spécificité du Conseil de prud’hommes indéniablement lié au préalable de conciliation.

Pourtant cette juridiction s’essouffle et la procédure de conciliation, qui est pourtant au cœur de la mission des conseillers prud’homaux, n’aboutit pas (on note un taux de conciliation au niveau national de seulement 8%) [5] pour de multiples raisons, dont notamment la complexification du droit du travail, la multiplication des demandes, et la lourdeur de la structure de l’audience judiciaire. » (Extrait de village-justice.com du 22/09/2022)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/clause-mediation-prevue-dans-contrat-travail-prealable-obligatoire-saisine,43725.html

Article : « LA MÉDIATION SCOLAIRE PAR LES PAIRS : UNE ALTERNATIVE À LA VIOLENCE A L’ÉCOLE » par Jean-Pierre BONAFÉ-SCHMITT, SPIRALE – Revue de Recherches en Éducation – 2006 N° 37 (173-182)


Résumé : La médiation scolaire par les pairs en France, est un phénomène récent et l’article reprend les résultats d’une recherche-action visant à vérifier si cette nouvelle forme d’agir pouvait contribuer à modifier les représentations et les comportements des élèves médiateurs, notamment ceux dits à « problèmes ». Il ressort de cette évaluation à trois ans que la dimension éducative de la médiation varie d’une manière importante en fonction de l’âge des élèves. C’est parmi les élèves des écoles primaires et du collège que l’on mesure le mieux les changements intervenus chez les médiateurs avec l’amélioration de l’estime de soi, le développement de capacités personnelles (esprit d’ouverture, tolérance…), mais aussi, l’amélioration du comportement, notamment chez les élèves dits à « problèmes ».


Mots-clés : médiation scolaire, violence, socialisation, éducation, citoyenneté, communication.

Article à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-158_No-01.pdf

ou https://www.persee.fr/issue/spira_0994-3722_2006_num_37_1?sectionId=spira_0994-3722_2006_num_37_1_1307

Semaine Internationale de la Médiation – Visioconférence : « Harcèlement moral au travail et médiation » par Cécile Lapierre, le 10 octobre 2022 de 11h45 à12h30


« Événement – « Semaine Internationale de la Médiation »  
Disponible le lundi 10 octobre 2022, de 11h45 à 12h30 ?
Pourquoi ?
Pour échanger, questionner, bousculer et avancer sur la prise en charge du harcèlement moral au travail (présumé ou avéré).
Où ? C’est en visio-conférence.
Combien ? C’est gratuit.
Pour qui ? Pour vous, salariés, dirigeants et confrères médiateurs.
Comment ? C’est simple et sans inscription.
Le lien de connexion est dans le premier message de ce post.
Vous cliquez à 11h44 et je vous accueillerai !
Prérequis : visionner préalablement la vidéo pour pouvoir nourrir le débat et/ou la liste de vos questions !
Rdv le 10 octobre ?
https://lnkd.in/gar8CTJg »

(Extrait de https://www.linkedin.com/posts/c%C3%A9cile-lapierre_harcelement-moral-et-mediation-par-cecile-activity-6980124482027876352-5YUQ/?utm_source=share&utm_medium=member_androi

Nouveau site internet de l’association Médiation Part ‘Âge


« En cette période de rentrée, l’association Médiation Part ‘Âge a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de son nouveau site internet que vous pouvez consulter des à présent sur : mediationpartage.fr
Il a vocation à être un espace de réflexion et de partage pour penser et agir dans le contexte des conflits liés à la vulnérabilité d’un parent malade, handicapé ou vieillissant.

L’actualité de ces derniers mois montre que la médiation est au service des transformations familiales, sociales et sociétales.
Le recours à un tiers professionnel, extérieur, qualifié et indépendant est mis en avant au niveau national.

L’association Médiation Part’Age propose aux familles, aux professionnels de l’aide et du soin, aux institutions et aux médiateurs d’avancer ensemble.
Oser la médiation dans le champ de la vulnérabilité, c’est peut-être un nouveau chemin pour vous. » (Extrait de https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6978765027327492096/?updateEntityUrn=urn%3Ali%3Afs_feedUpdate%3A%28V2%2Curn%3Ali%3Aactivity%3A6978765027327492096%29

En savoir plus sur https://mediationpartage.fr/

« La médiation n’est pas un mode alternatif de règlement des conflits » par Roger Tudela, Avocat. (village-justice.com)


« Plus de 10 ans après le texte de base la structurant [1], on s’interroge sur les difficultés rencontrées par la médiation pour s’imposer dans notre paysage juridique et judiciaire malgré ses atouts incontestables.
Les multiples raisons à l’origine de ces difficultés ont aujourd’hui quasiment disparues faisant de la médiation un mode de règlement amiable des conflits, bien plus qu’un mode alternatif (II)

/ Pourquoi a-t-il été si difficile d’imposer la médiation comme mode de règlement des différends à part entière.

C’est naturellement une certaine peur de l’inconnu qui a généré des oppositions de principe, pour les professionnels comme pour les justiciables.

Mais cela seul ne peut expliquer le rejet d’un processus pendant autant de temps.

Il faut chercher ailleurs, les raisons de cet échec peut être dans la communication qui l’a accompagnée.

Marshall B. Rosenberg indiquait [2] que « Les mots peuvent ouvrir des portes mais aussi parfois en fermer ». On se doit de constater que pour la médiation les portes sont restées fermées pendant trop longtemps alors que l’intégration des modes amiables au sein de notre système judiciaire s’imposait chaque jour un peu plus.

Le texte fondateur aura bientôt 30 ans puisque la médiation apparait dans notre droit positif dans l’article 21 de la loi n° 95-125 du 8 février 1995, complétée par l’ordonnance du 16 novembre 2011, qui définit plus précisément le processus.

La loi de 1995 limite la médiation à une décision du juge alors que l’ordonnance ouvre le processus aux parties.

A l’instar des « soft justices » américaines, tous s’accordaient à prévoir un succès rapide de la médiation, processus simple, rapide et peu onéreux.

Le succès attendu n’était malheureusement pas au rendez-vous. C’était en effet oublier qu’au-delà des textes, l’engagement de toutes les parties prenantes est nécessaire. » (Extrait de village-justice.com du 19/09/2022)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/mediation-est-pas-mode-alternatif-reglement-des-conflits-est-tout-simplement,43614.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=linkedin&utm_campaign=RSS

Rapport Sauvé : « Il faut que les pratiques professionnelles des acteurs judiciaires changent », selon Stéphane Noël, Président du tribunal de Paris (affiches-parisiennes.com)


Affiches Parisiennes : Vous êtes le président du tribunal judiciaire de Paris , quelle est la situation actuelle pour la justice civile ?

Stéphane Noël : Lorsque je suis arrivé à Paris, j’ai voulu immédiatement travailler avec la juridiction pour redonner à l’activité civile la place et la visibilité qu’elle mérite. J’ai vite remarqué qu’il y avait dans de nombreuses chambres civiles des juges en difficulté. Il ne faut jamais perdre de vue que l’institution judiciaire a en majorité une activité civile. Pour nos concitoyens, la réponse de l’Etat en matière judiciaire, en matière de traitement de procédure, passe souvent par une procédure civile. Ils attendent donc qu’une attention particulière soit portée à ces contentieux et qu’on y apporte une réponse de qualité, dans des délais raisonnables. Or, les choses se sont beaucoup dégradées dans toutes les juridictions, à cause d’une très forte tension due à des flux qui ne cessent d’augmenter et une capacité de jugement insuffisante. J’ai aussi insisté sur le fait que restaurer la justice civile impliquait de répondre à une attente des professionnels du droit, en particulier des avocats. Une justice civile performante, c’est aussi une activité économique et sociale performante, une compétitivité nationale renforcée au sens le plus large. Le groupe de travail « Simplification de la justice civile » a voulu aussi repenser l’économie générale de l’appréciation du litige civil selon le schéma trop traditionnel : un litige, un procès, un jugement. Pour cela, il faudrait que les avocats qui accompagnent les parties s’interrogent aussi sur l’économie générale du procès. Voilà pourquoi notre réflexion porte sur l’introduction renforcée de la médiation entre les acteurs, ce qui n’est pas une pratique toujours comprise, développée et valorisée dans notre système judiciaire, alors que toutes les parties prenantes au procès ont intérêt à s’en emparer, notamment les avocats. Par ailleurs, lorsque le juge est saisi, il faut que son office soit repensé, ce qui implique une révolution culturelle de la part de tous les acteurs judiciaires : il s’agit de renoncer à une approche qui est devenue simplement productiviste – flux entrants, flux sortants – pour passer à une offre plurielle et qualitative de la réponse judiciaire civile . Et puis, nous avons considéré qu’il fallait renforcer la collégialité. Il faut que les pratiques professionnelles des acteurs changent. Cela se fait dès la formation initiale des magistrats et des avocats, lors des formations communes et puis, dans les juridictions, par un travail approfondi de mise en œuvre de politiques de juridiction en matière civile, définies par les chefs de cour et les chefs de juridiction, en lien avec le Barreau.

Mais la vraie question est, est-ce que tous les acteurs judiciaires sont prêts à de telles évolutions professionnelles ? (Extrait affiches-parisiennes.com du 19/09/2022)

En savoir plus sur https://www.affiches-parisiennes.com/rapport-sauve-il-faut-que-les-pratiques-professionnelles-des-acteurs-judiciaires-changent-selon-stephane-noel-113457.html

Suisse – Justice des mineurs: la pratique fribourgeoise en exemple pour le Mali et d’autres pays africains


L’application cantonale de la médiation pénale pour mineurs intéresse le Mali et d’autres pays africains

 » De g. à dr.: Boubacar Tchiombiano, de Terre des hommes, a permis à Diénéba Diakité, ancienne juge experte en justice des enfants, de rencontrer le médiateur Gérard Demierre et Michel Lachat, ancien juge des mineurs de 1984 à 2015. © Aldo Ellena » (Extrait)

En savoir plus sur https://www.laliberte.ch/news/regions/canton/justice-des-mineurs-la-pratique-fribourgeoise-en-exemple-660477

Publication « Au fil de la médiation » de l’ANM Numéro 86 – 13 septembre 2022


A consulter sur https://www.anm-mediation.com/site-showfile-internal.php?id=239144

Semaine Mondiale de la Médiation (Luxembourg) : « LES MÉDIATIONS A L’ÈRE DES MEDIUMS DIGITAUX Vidéoconférence, auxiliaires interactifs et intelligence artificielle »  par Fathi BEN MRAD et organisé par le Centre de Médiation, le 20/10/2022


2ND INTERNATIONAL CONGRESS FOR ALL MEDIATIONS – ANGERS 5-7 OCTOBRE 2022


Depuis des décennies, la fragilisation du lien social, la montée des individualismes et de la violence, la défiance vis-à-vis des responsables publics et de la parole républicaine se sont exacerbées.

Ces deux dernières années, le tsunami de la pandémie a encore accentué les difficultés économiques et sociales, dans tous nos territoires. L’écoute, le dialogue, l’échange et la recherche de compromis deviennent plus que jamais nécessaires, à tous les niveaux, afin d’apaiser la société. Par ailleurs, dans des sociétés de plus en plus dématérialisées et dépersonnalisées, où les administrations et organisations doivent répondre à un nombre croissant de demandes, il est essentiel que les citoyens puissent disposer d’un recours pour répondre à leur besoin d’écoute, d’attention personnelle et de dialogue, en particulier les personnes les plus vulnérables et les plus défavorisées, pour lesquelles l’accès à la justice est difficile.

La médiation s’impose désormais comme un repère incontournable, et, bien au-delà, comme un véritable projet de société qui replace l’humain au cœur de la prévention et de la résolution des conflits, dans tous les secteurs de la vie des citoyens, des institutions et des organisations.

L’Association des médiateurs des collectivités territoriales (AMCT), en fort développement, regroupe aujourd’hui près de 60 régions, départements, métropoles ou villes (plus de 12500 demandes ont été traitées en 2021).

Elle organise, avec la ville d’Angers et Destination Angers, le deuxième Congrès international de toutes les médiations du 5 au 7 octobre 2022. Après le remarquable succès de de l’édition 2020 (650 participants dont 22% venant de l’étranger), notre ambition est encore beaucoup plus grande.

Six séances plénières, quinze tables rondes, deux World Cafés réuniront 110 intervenants dont 50 étrangers, venant de très nombreux  pays (Canada, Argentine, Brésil, Royaume-Uni, Belgique, Espagne, Luxembourg, Suisse, Liban, Maroc, Côte d’Ivoire, Israël, Italie, Cameroun…).

Tous les grands thèmes d’actualité seront abordés : la crise climatique, les conflits internationaux, les problématiques d’éducation, de santé, de violences faites aux femmes, de relations dans l’entreprise, de consommation, et beaucoup d’autres…., y compris la justice restauratrice post-terrorisme.

Probablement pour la première fois dans notre pays, la médiation suscite l’intérêt au plus haut niveau de l’Etat.

Ce Congrès d’Angers est en effet placé sous le haut patronage du Président de la République.

Dans son courrier du 28 juillet 2022, m’informant de cette décision, son Chef de Cabinet indique :

 » Le Président de la République forme des vœux de plein succès en faveur de cette manifestation qui participera aux réflexions sur des sujets majeurs comme le défi climatique, les violences faites aux femmes ou encore les conflits internationaux ». (Extrait)

Programme et inscription sur https://www.mediationscongress.org/

4ÈMES RENCONTRES DE LA MÉDIATION : DU 13 AU 15 OCTOBRE 2022 – ESPACES DU FORT CARRÉ D’ANTIBES-JUAN-LES-PINS


En savoir plus sur https://www.amimediation.fr/2022/03/04/les-4emes-rencontres-de-la-mediation-du-13-au-15-octobre-2022-dans-les-espaces-du-fort-carre-dantibes/