« Dans l’article publié le 28 novembre dernierdans Discussions avec un médiateur, j’ai traité du meilleur moment pour proposer une médiation.
Lorsqu’arrive un moment propice pour ce faire, comment formuler une telle proposition pour maximiser la probabilité qu’elle soit acceptée par la ou les autres parties à un différend?
Pour commencer, revenons quelque peu en arrière.
Surtout en matière de contrats à moyen ou long terme impliquant une certaine collaboration entre les parties (tels, parmi bien d’autres, une convention entre actionnaires, un contrat de société, un contrat de franchise, un contrat de distribution ou d’approvisionnement, etc.) et où le risque de survenance d’un différend pendant la durée du contrat est réel, la première, et la meilleure, façon d’ouvrir la porte à une médiation est par l’inclusion dans le contrat d’une clause de médiation. » (Extrait de linkedin.com du 27/12/2023)
« L’INDIVIDU ET LA SOCIETE » comment bien vivre ensemble avec ses différences.
3 heures d’interviews et de débat
Comment parvenir à bien vivre ensemble, dans une société où parfois les repères traditionnels se brouillent, les clivages et les clans se créent, les passions deviennent exacerbées. L’individu y trouve-t-il sa place et laquelle ? Comment vivre pleinement ses différences ? La diversité, force souvent négligée, est pourtant, le tissu même de notre société ; mais comment pouvons-nous, en tant qu’individus, transcender nos différences pour vivre ensemble de manière épanouissante ?… Ces différents points seront traités par les Médiateurs Professionnels membres de la CPMN (Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation), dans le cadre de la Journée Internationale de la Médiation.
Une journée de promotion des actions des Médiateurs Professionnels présents sur plusieurs continents, spécialistes de l’Entente et de l’entente sociale lors de cet événement mondial en ligne sur Zoom. Cette journée est développée et animée par Edith Delbreil Sikorzinski, Avocat Honoraire et Médiateure Professionnelle, coauteure du guide pratique de la médiation de la consommation et secrétaire générale adjointe de la CPMN
Inscription gratuite et obligatoire sur www.journee-mediation.com pour suivre cet événement via Zoom
« Basée sur les critères «Evidence-Based Practice», cette revue systématique a été réalisée à la demande d’une école primaire valaisanne désireuse d’introduire un programme de médiation par les pairs. Onze articles évaluant chacun un programme différent ont été analysés. En tenant compte des critères en lien avec la fiabilité de l’évaluation, l’efficacité et la disponibilité de l’intervention, trois possibilités se sont dessinées: (1) choisir le programme québécois Vers le Pacifique; (2) préférer un des programmes anglophones qu’il faudra adapter en français, The Peacebuilders, Resolving Conflict Creatively, PATHS, The Good Behavior Game, Too Good for Violence ; ou (3) opter pour Peacemaker, programme disponible en français et proposé par une organisation, le National Coalition Building Institute (NCBI) »
Conclusion Cette revue systématique avait pour objectif de répondre à deux interrogations: l’efficacité des programmes de médiation par les pairs a-t-elle été mesurée? Si oui, quel(s) programme(s) de médiation par les pairs pourrait (pourraient) être recommandé(s) à une école primaire valaisanne? À l’aide d’une procédure rigoureuse de sélection et d’analyse des données, l’efficacité de 11 programmes de médiation par les pairs a été comparée. Les 11 programmes démontrent des résultats significatifs positifs principalement au niveau des compétences sociales des élèves (augmentation de comportements prosociaux, des habiletés de communication, des compétences émotionnelles) et de la diminution du nombre de conflits (baisse de la fréquence des agressions, des comportements agressifs, du nombre de conflits à l’école). En pondérant la fiabilité de la recherche, l’efficacité et la disponibilité du programme, trois possibilités se dessinent pour les écoles primaires romandes désireuses d’introduire un programme de médiation par les pairs au sein de leur établissement scolaire: (1) choisir Vers le Pacifique, programme francophone dont l’efficacité est avérée, (2) préférer un des programmes anglophones dont l’efficacité est également prouvée mais qu’il faudra adapter en français (The Peacebuilders, Too Good for Violence, Resolving Conflict Creatively, PATHS, The Good Behavior Game), (3) opter pour Peacemaker, un programme dont l’effi- cacité reste à évaluer plus rigoureusement mais dont la disponibilité et le soutien à l’implémentation sont assurés grâce au support du NCBI. Évaluer l’efficacité de ces programmes soulève enfin des questions liées à leur implémentation. En effet, dans 5 des 11 programmes retenus dans cette revue systématique, des difficultés liées à l’implémentation ont été mentionnées, notamment lorsque les enseignant·e·s n’étaient pas (assez) impliqué·e·s (Aber et al.,
1998; CPPRG, 1999; Flannery et al., 2003; Hall & Bacon, 2005; Rondeau et al., 1999). Dès lors, comment faire accepter et engendrer de nouvelles pratiques chez les enseignant·e·s? Quels sont les facteurs de risque et de protection dans l’environnement scolaire permettant une implémentation fidèle et durable de tels programmes de prévention de la violence? Ces interrogations soulèvent des problématiques interdisciplinaires complexes et ouvrent la voie vers d’autres recherches, qui concernent à la fois la sociologie des innovations, les sciences de l’implémentation, les recherches sur la formation continue et le courant du School Improvement (Bélanger et al., 2012) (Extrait)
« Description : Le Centre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE) offre des formations universitaires reconnues dans le milieu québécois et à l’international.
La séance d’information vous permettra de découvrir le microprogramme en médiation environnementale et de rencontrer les personnes responsables de cette formation de 2e cycle. Notez que cette formation est le résultat d’une collaboration entre la Faculté de droit et le CUFE.
(…)
Ce programme s’adresse à toute personnes professionnelles susceptibles d’avoir à prévenir ou résoudre des conflits environnementaux associés, notamment à des projets de développement, d’aménagement d’un territoire ou de conflits d’usage.
Il a été conçu de façon à développer une vision interdisciplinaire des enjeux et une compréhension poussée des parties prenantes impliquées, habiletés essentielles à la prévention et au règlement des conflits environnementaux.
D’une durée d’un peu plus d’un an à temps partiel, ce programe est offert entièrement à distance. » (Extrait)
« Éviter de coûteux frais juridiques, c’est possible. Pour y arriver, les citoyens, organismes, municipalités ou entreprises du Val-Saint-François peuvent faire appel à la médiation citoyenne. Un service gratuit, bien qu’encore peu connu, offert depuis trois ans par Equijustice Estrie.
De fait, même si ces services existent depuis environ une vingtaine d’années au Québec, ils sont peu utilisés dans la région. « Les gens sont toujours surpris quand on leur en parle. Je souhaite changer ça », promet Carlo Payeur, gestionnaire de l’unité de médiation du Val-Saint-François et médiateur. » (Extrait de msn.com du 22/12/2023)
« Apsis-Émergence propose, depuis une trentaine d’années, un service de médiation de voisinage. Les binômes de bénévoles cherchent à « (re)créer du lien entre les personnes » en conflit. « On les amène à prendre une décision », explique Maël Olszewski, chef de l’Espace Rencontres.
vous n’arrivez plus à communiquer avec votre voisin alors qu’un désaccord vous oppose ? L’association Apsis-Émergence peut vous venir en aide.
« La conflictualité augmente dans la société », note Maël Olszewski, chef de l’Espace Rencontres. Mais il regrette : « La médiation de voisinage, on n’y pense pas toujours. Pourtant, ça fait une trentaine d’années que ça existe. »- T Héberlé – (Extrait de republicain-lorrain.fr
« Cette recherche s’emploie à répondre aux interrogations que soulève l’émergence de services en ligne de règlement extrajudiciaire des différends (services e-RED). Ces derniers renouvellent la conception même de la justice en promouvant une approche fonctionnelle et dématérialisée de celle-ci, en plaçant la voie institutionnelle et l’accès au juge en dernier recours. Les incitations à développer des services en ligne de médiation, de conciliation et d’arbitrage sont aussi bien internationales, européennes que nationales. Toutefois, l’étude montre que, en France, malgré un contexte qui leur est a priori favorable, et hormis une poignée de plateformes de médiation de la consommation qui ont trouvé leur place dans le paysage du règlement des différends, ces services peinent toujours à convaincre.
Ce constat invite à questionner le modèle français, tant quant au choix d’encourager les offres privées de e-justice alternative que quant à l’absence d’articulation de ces services avec une justice publique. A contrario, la réussite du modèle canadien, avec ses quasi tribunaux judiciaires et sa plateforme publique de règlement des différends (PARle), amène à reconsidérer le développement en France d’une plateforme offrant un processus gradué et digitalisé de règlement des différends, proposant une articulation intégrée de l’amiable et du judiciaire, porté par les pouvoirs publics, permettant d’assurer la souplesse du processus tout en facilitant l’exécution des accords et décisions qui en résultent.
Pour que le e-règlement extrajudiciaire puisse mieux répondre à la demande sociale et trouver place au sein d’un projet commun et coopératif de justice, la recherche trace plusieurs perspectives. Tout d’abord sur la qualité et la lisibilité de ces services qui, au-delà du respect des obligations formulées par la loi du 23 mars 2019, nécessite de lever les confusions persistantes (entre le rôle des différents acteurs ou entre la production d’information et de conseil) et l’opacité d’une offre foisonnante et plurielle. La transparence sur les résultats obtenus ou encore l’accompagnement des usagers, notamment ceux qui souffrent d’illectronisme, amélioreraient confiance et accessibilité. De plus, face à la crainte d’un recul de l’Etat de droit et d’une marchéisation de la justice, le « sentiment d’accès à la justice » des usagers devrait être pris en compte. En mettant en lien les différends procédés de règlement des différends, des parcours plus appropriés aux besoins des justiciables se dégageraient par l’aménagement de passerelles entre négociation, conciliation, médiation, procédure participative et arbitrage ou voie judiciaire. Un passage facilité de l’amiable au judiciaire favoriserait ainsi un processus hybride de résolution en ligne des différends, l’amiable trouvant place non seulement comme une étape préalable à l’intervention éventuelle du juge mais aussi en cours d’instance. Les outils technologiques (intelligence artificielle, outils prédictifs, blockchain) peuvent offrir de réels potentiels en termes d’informations ciblées, d’organisation d’un cadre adéquat de négociation ou d’exécution automatisée des accords trouvés. Ils présentent toutefois des risques qui nécessitent une régulation de leurs usages par les services e-RED. » (Extrait)
« Dans l’exercice de bien des professions, dont celles d’avocats et de notaires, la prise et la conservation de notes complètes et détaillées par le professionnel représentent un volet important de la pratique.
Ces notes permettent notamment au professionnel de bien suivre son dossier, de se souvenir de la teneur de ses rencontres et de ses échanges avec sa cliente, d’échanger avec les autres professionnels impliqués dans une même affaire, de prévenir les erreurs et les oublis.
La prise de notes complètes et détaillées est également importante pour tout arbitre.
Qu’en est-il en médiation?
Une médiatrice ou un médiateur devrait-elle (ou il) prendre un peu de notes, beaucoup de notes ou, inversement, pas de notes pendant une séance de médiation?
Certes, les notes peuvent aider la médiatrice ou le médiateur à suivre l’évolution de la séance et à se souvenir des énoncés, positions, affirmations, besoins, intérêts, offres, contre-offres des parties et de leurs avocats.
Par contre, la prise de notes par une médiatrice ou un médiateur pendant une séance de médiation présente plusieurs risques. » (Extrait linkedin.com du 19/12/2023))