Claude Evin, avocat au Barreau de Paris et Médiateur. Ancien député et ancien ministre des Affaires sociales et de la solidarité, auteur de « La médiation au service de la santé et du médico-social » Decitre, 2022 edition “Les presses de l’EHESP”
Docteur Sylvie TESSIER, médecin coordonnateur régional d’un grand groupe gestionnaire d’EHPAD (EMEIS)
Frédéric Pigny, directeur du centre hospitalier de Mont de Marsan, médiateur régional pour les personnels des établissements publics de santé et médico-sociaux en Occitanie
Avec le concours de Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene
Animé par Hirbod Deghani-Azar, ambassadeur de l’amiable, avocat-médiateur
Leur expertise vous permettra de mieux comprendre que les secteurs de la santé et du médico-social ont un besoin primordial de relations harmonieuses entre toutes les parties prenantes. Au moins autant un besoin de médiations de prévention que de règlement des litiges.
L’Ifomene a constamment développé des formations dédiées à ce domaine à haute valeur éthique et humaine. C’est à l’Ifomene que le Ministère de la Santé a confié la formation des équipes du Médiateur National de la Santé, et aujourd’hui des modules du diplôme de médiateur et le Groupement interculturel et international de médiation en santé (GIMES) poursuivent et approfondissent cet axe essentiel.
Il est donc important de comprendre ce monde complexe d’interactions entre des univers très différents mais nécessairement complémentaires. » (Extrait de
« La libération de la parole à l’hôpital a eu pour impact l’augmentation du nombre de déclarations d’agressions et de cas de harcèlements. Pour dénouer les conflits entre soignants, médecins et managers, les directeurs d’hôpitaux disposent d’une gamme d’outils en pleine expansion, présentés le 19 septembre au congrès du Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS).
Comment résoudre un conflit entre deux ou plusieurs personnes dans un environnement professionnel aussi complexe que l’hôpital public ? Cette thématique a été abordée lors du 76e congrès du Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) le 19 septembre à Paris.
En 2023, la médiation nationale pour les personnels des établissements de la fonction publique hospitalière a pris en charge 413 conflits. Ce dispositif né en 2019, coordonne les dix médiations régionales existantes. » (Extrait de lequotidiendumedecin.fr du 23/09/2024)
« Ces dernières décennies, la médiation n’a cessé d’investir les secteurs de la vie sociale, qu’ils soient privés ou publics. N’est cependant pas médiateur qui veut. La médiation est un processus structuré qui fait appel à des techniques, des compétences et des habiletés qui ne peuvent s’acquérir qu’au terme d’une formation sérieuse.
Par ailleurs, l’agrément de médiateur, délivré par la Commission fédérale de médiation, ne peut être obtenu qu’après avoir réussi une formation dont le contenu est réglementé.
Face à l’augmentation du recours à la médiation et à la nécessité –institutionnelle et professionnelle – de développer les compétences des médiateurs et futurs médiateurs, deux universités partenaires, l’UCLouvain (Saint-Louis Bruxelles et Louvain) et l’UNamur ont souhaité offrir une formation à la médiation, qui non seulement répond aux exigences réglementaires mais propose aussi un apprentissage théorique et pratique substantiel. .
« Le médiateur de l’assurance fait face à un « choc des saisines »
« L’année 2023 est celle du « choc de saisines » du médiateur de l’assurance selon le rapport d’activité 2023 de la Médiation des assurances. Avec 30 620 dossiers reçus, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2022, le secteur est en ébullition. À l’origine de cette envolée se trouve la réforme du traitement des réclamations, entrée en vigueur début 2023 explique le médiateur. Cette législation oblige en effet les assureurs à répondre aux plaintes des assurés dans un délai de deux mois maximum, soit 60 jours. Si cette obligation n’est pas respectée ou si la réponse ne satisfait pas l’assuré, ce dernier peut saisir gratuitement le médiateur. En réponse à cette nouvelle dynamique, les entreprises n’ont pas toutes su s’adapter à temps. « Trop de dossiers remontent à la Médiation de l’Assurance alors qu’ils auraient dû être traités plus tôt», déplore Arnaud Chneiweiss, médiateur de l’assurance. Conséquence : le délai moyen de traitement des litiges est passé à 117 jours. En moyenne précise le rapport, il faut 6,9 mois pour qu’une affaire soit résolue à l’amiable. À noter néanmoins que près de la moitié des saisines (48 ) trouvent une solution en moins de 90 jours, grâce à l’usage accru de la dématérialisation : 60 % des saisines sont désormais effectuées en ligne, contre 25% en 2019. » -A. Ker – (Extrait de economiematin.fr du4/09/2024)
« Ce mémoire consiste à faire une analyse, sous l’angle de la sociologie du droit, du discours des médiateurs familiaux sur leur perception du « tiers impartial ». Il a pour objectif principal de comprendre la position de ce « tiers impartial » face à l’autonomie des époux divorcés ou séparés d’autant plus que le discours dominant sur la médiation familiale établit une corrélation entre ces deux normes.
L’analyse s’appuie sur des entretiens effectués auprès des médiateurs familiaux du Grand Montréal provenant de trois professions différentes celles des avocats, des psychologues et des travailleurs sociaux. Elle s’inscrit dans la perspective de pluralisme juridique à travers le concept d’internormativité, et pose comme hypothèse générale une opposition entre la norme pratique d’impartialité et la norme juridique étatique de l’autonomie.
Les conclusions rapportent que la pratique de la médiation familiale, dans ce contexte particulier, s’exerce autour de la construction des mythes de l’impartialité du « tiers » et de l’autonomie des « participants ». Mots-c lés avocat, autonomie, impartialité, internormativité, médiateur. pluralisme juridique, psychologue, tiers, travailleur social. » (Extrait)